Delabie, 100 % collectivités

Delabie, 100 % collectivités

L’entreprise familiale et française Delabie, spécialisée dans la robinetterie, l’accessibilité et les accessoires d’hygiène pour les collectivités, hôpitaux et EPHAD, voit sa réussite s’exporter à l’internationale.

Delabie partage son savoir-faire

Fondée en 1927 par Georges Delabie, l’entreprise est spécialiste de la robinetterie et des équipements sanitaires en inox ou nylon exclusivement destinés aux Etablissements Recevant du Public (ERP). Son panel est large. Delabie propose des robinetteries électroniques et temporisées, des ensembles de douches, des chasses de WC, divers accessoires comme les barres de relèvement ou sièges dans la gamme accessibilité, des distributeurs de savons et de papiers hygiéniques… Présent en France et exportant 40% de sa production dans plus de 70 pays, Delabie connait une croissance continue due à son expertise et à ses produits efficients. De plus, le marché français évolue positivement, avec une demande en équipement de plus en plus confortable.

 

Quelques nouveautés

A découvrir les nouveautés Delabie : le panneau de douche INOX et MINERALSTEEL est idéal en rénovation. Sa grande taille permet de cacher des traces éventuelles d’installations préalables. Le mitigeur de douche thermostatique SECURITHERM, encastré dans un boîtier étanche, existe en version temporisée ou électronique. Il apporte à la fois confort et sécurité à l’utilisateur tandis que l’installation et la maintenance du boitier sont facilitées. Le robinet ou mitigeur TEMPOMATIC 4 secteur à électronique intégrée s’installe rapidement avec une alimentation encastrée ou un bloc prise. La détection infrarouge et le rinçage périodique anti prolifération bactérienne garantissent une hygiène totale. Son débit préréglé à 3 l/min permet une économie d’eau de 90 %.

 

 

Delabie est reconnue pour ses produits qui assurent confort, économie d’eau, hygiène, accessibilité, sécurité, antivandalisme et endurance.

Laraqui Bringer équipe la périphérie parisienne

Laraqui Bringer équipe la périphérie parisienne

Laraqui Bringer Architecture, agence d’architecture parisienne créée en 2010 par Ilham Laraqui et Marc Bringer est lauréate des Albums des jeunes Architectes et paysagistes, session 2009-2010, et a remporté déjà d’autres nombreux prix. Cette année 2015, la jeune agence a livré deux bâtiments qui méritent qu’on leur porte attention.

Maison de la Vie Associative et du Citoyen

Le premier, la Maison de la Vie Associative et du Citoyen (MVAC) à Saint Ouen (93) a été livrée en janvier. Situé à l’angle de deux voies publiques, l’avenue Gabriel Peri et la rue Jean, le bâtiment prend place dans un site contraint par sa taille réduite et sa forme irrégulière. Il marque sa différence programmatique avec les immeubles d’habitations environnants par sa peau en bois – la façade principale est en bardage à claire-voie en mélèze – et par ses touches de couleur en façade.

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Façade ouest MVAC. ©Ecliptique – Laurent Thion

Dans le même temps, il joue des continuités urbaines en respectant les alignements des façades existantes. La MVAC exprime clairement sa qualité d’équipement associatif. Dans ses 1 235 m² se trouvent une salle de spectacle, un centre de ressource, des salles de réunions, un hall d’exposition, un patio et des bureaux. Malgré le manque de surface au sol, le projet propose de retrouver un sol extérieur en créant de grands balcons et terrasses aux R+2 et R+3. Du haut de ses cinq niveaux, l’équipement est en équilibre formel avec l’immeuble haussmannien qui lui fait front.

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Zoom façade ouest MVAC ©Ecliptique – Laurent Thion

Espace Culturel et de Loisirs

Le second bâtiment est l’Espace Culturel et de Loisirs (ECL) livré en avril. Il est situé dans la ZAC du centre-ville de Chaville (92), actuellement en construction. Laraqui et Bringer ont imaginé un bâtiment sculptural qui s’inspire de l’omniprésence des forêts avoisinantes ; la moitié du territoire communal étant boisé. En effet, le bâtiment est habillé d’une peau de bois enveloppant l’enceinte de béton noir réfléchissant. 57 modules d’arbres en mélèze, de 15 m de hauteur x 2,21 m de largeur et 14 cm d’épaisseur sont accrochés mécaniquement aux murs en béton autoplaçant noir, teinté dans la masse.

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Cette construction s’accroche sur une pente douce et se développe sur cinq niveaux : 1 en infrastructure, 4 en superstructure. A chaque étage, son programme. Au sous-sol se trouvent les espaces dédiés à la production musicale avec les studios d’enregistrement ainsi que les studios techniques. Le rez-de-chaussée abrite les espaces dédiés à l’accueil du public : hall d’accueil, patio et café-théâtre. L’entresol est entièrement dédié à l’administration. Au premier et deuxième étage, des salles d’activités et des salles de cours, une ludothèque et des terrasses. Ainsi, ce bâtiment de 2 095 m² et d’un coût de 7,3 M€ HT créé une nouvelle identité urbaine et paysagère au centre ville, en révélant symboliquement le paysage de Chaville à ses habitants et ses visiteurs.

Amélie Luquain

Patio ECL. ©Ecliptique - Laurent Thion
Patio ECL. ©Ecliptique – Laurent Thion

 

Restaurant Hueso : OSpitalité gourmande

Restaurant Hueso : OSpitalité gourmande

Architectes, Cadena + Asociados

La reconversion d’un atelier d’artiste en restaurant – autour d’une bien étrange mais très originale collection – invite à une expérience qui ne l’est pas moins en réconciliant plaisir des sens et mythe religieux fondateur. Une parfaite mise en bouche de la cosmogonie aztèque.

Nous sommes dans l’ancien quartier colonial Lafayette de Guadalajara, mégalopole mexicaine en devenir entre la capitale et la côte Pacifique. Architecturalement marqué par l’influence européenne des années 1940 et 1950, c’est aujourd’hui un arrondissement créatif et branché avec des galeries d’art contemporain, des bars, des boutiques de mode et de design. Dans un ancien atelier d’artistes – sur une parcelle toute en longueur non loin de la Fondation Luis Barragán et de la maison d’un de ses confrère Ignacio Diaz Morales – précédemment reconverti en bar, le chef Alfonso Cadena vient d’ouvrir son nouveau restaurant. Son frère Ignacio étant architecte et designer, c’est donc en toute logique que le cuisinier branché fait appel à l’agence Cadena + Asociados pour relooker le lieu.

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Bien plus qu’un ravalement de façade, le bâtiment est entièrement “dégraissé” pour mettre à nu l’ossature et en révéler les détails structurels. Il est ensuite enveloppé d’une peau extérieure en carreaux de céramique réalisés par José Noé Suro, le plus important fabricant du Mexique qui réalise des éditions limitées pour des artistes. Hiéroglyphes incas ou réminiscences de la Sécession viennoise, leur graphisme éthéré stylise en fait des points de couture et les gestes accomplis sur un métier à tisser que reprennent les tabliers du personnel signés tout comme le carrelage par le maître d’œuvre. Au vu de la décoration intérieure, ne devrait-on pas y voir la volonté inconsciente de figurer un linceul ? Eh bien non ! La réponse, plus gourmande, souligne le parallèle entre couture et cuisine mais entend aussi rappeler les savants (mé)tissages culinaires d’Alfonso, renommé pour ses mariages de saveurs et de textures.

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Hueso : natures mortes et vanités

Bien plus (d)étonnant, le décor intérieur convoque davantage l’idée d’un cabinet de curiosités qu’une salle à manger. En effet, après avoir été passés à la chaux une fois dénudés, les murs – de béton et de briques aux multiples cicatrices – sont en bonne partie revêtus d’un patchwork continu de cadres et installations exposant près de 10 000 pièces. Outre des ustensiles de cuisine blanchis, on y dénombre surtout plusieurs milliers d’ossements d’animaux – de bovins, chevaux, oiseaux et poissons divers ramassées ça et là sur les plages, dans les bois ou les ranches… – à moins qu’il ne s’agisse de répliques en fonte d’aluminium comme l’os suspendu sous le porche en guise d’enseigne. Assemblés en tableaux, ces compositions évoquent – plus qu’un ossuaire – des natures mortes, des trophées de chasse, voire des vanités…

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Tout l’esprit hueso 62-compresseddu Mexique est là, dans cette communion quasi mystique avec l’univers, où le charnel et le spirituel ne font qu’un, et dans ce rapport à la mort. Effectivement, pour les Mexicains, la mort est le miroir de la vie, un sentiment familier qui plonge ses racines dans l’univers primordial et les civilisations précolombiennes où les sacrifices humains n’étaient pas rares. D’après les légendes, Quetzalcóatl était à la fois un sorcier, un roi et un prêtre qui gouvernait la cité toltèque de Tula au XIe siècle. Un épisode de sa geste le montre en train de recréer l’homme à partir d’ossements humains brisés sur lesquels il fit couler le sang de son sexe, donnant vie aux “serviteurs des dieux” : l’humanité actuelle. Ce récit, qui est aux descendants des aztèques et des conquistadors ce que l’épopée homérique est à la culture occidentale, explique le fait qu’un squelette soit considéré comme un symbole de vie et de renouveau. De fait, la mort habite les arts, populaires et plastiques, la littérature, la vie quotidienne. « Le Mexicain fréquente [la mort], la raille, la brave, dort avec, la fête, c’est l’un de ses amusements favoris, et son amour le plus fidèle, écrit Octavio Paz. [Son] indifférence […] devant la mort se nourrit de son indifférence devant la vie. »

OStensiblement conceptuel

S’attabler c’est avant tout partager. Alors la table se fait ici collective : sur mesure, elle s’étire d’un seul tenant d’un bout à l’autre du restaurant, son plateau en lamellé collé grossier absorbant même l’emmarchement intermédiaire. “Assiégée” de part et d’autre de chaises bistrot de Thonet, la tablée débute dans un vaste vestibule sous double hauteur qu’éclairent généreusement les deux rangées de fenêtres superposées – aux menuiseries métalliques d’origine – tout en connectant visuellement l’intérieur à la végétation environnante. Cette table d’hôtes s’interrompt au droit des baies coulissantes commandant le patio emmuré d’où émerge le tronc massif d’un arbre… mort !

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Aussi y a-t-il moins lieu de s’étonner devant le nom du restaurant et la nature pour le moins organique du décor, entièrement badigeonné d’un blanc immaculé, comme pour faire un pied de nez à ce que nous avaient laissé croire les œuvres colorées de Luis Barragan, Diego Rivera ou Frida Kahlo : « Bon nombre d’artistes mexicains s’intéressent moins à la couleur qu’aux textures, au processus de fabrication artisanale, aux parfums qu’ils distillent » précise Alfonso Cadena. « En décorant le restaurant avec les matières premières qui sont servies à table, nous souhaitons mettre en avant une philosophie culinaire irrévérencieuse qui se moque des recettes, des règles, de l’opinion publique. En éveillant la curiosité, l’émotion, nous souhaitons offrir une expérience incomparable ».

 

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Delphine Désveaux

Photographies : Courtesy Hueso Restaurant / Jaime Navarro

 

Hueso Restaurant

Efrain Gonzalez Luna 2061 – Colonia Lafayette – Guadalajara

www.huesorestaurant.com

Programme : Transformation d’un bar en restaurant de 150 couverts

Surface : 350 m²

Calendrier : janvier 2013 / juin 2014

Propriétaire, concept, direction artistique : Alfonso Cadena

Maîtrise d’œuvre : Ignacio Cadena, Javier Monteón (Cadena + Asociados)

Design mobilier, table et éclairage : Cadena Concept Design®

Carreaux de céramique : José Noé Suro

Intervention artistique : Los Originales Contratistas, Tomás Guereña & Miguel Ángel Fuentes

Signalétique : Rocío Serna

Chaises : Thonet

 

Silindokulhe Pre-School par Collectif Saga

Silindokulhe Pre-School par Collectif Saga

Collectif Saga, une jeune agence de cinq architectes, participe au développement social d’une communauté africaine basée à Joe Slovo.

Pour sa première mission, le jeune Collectif Saga, fondé en 2014 et composé de cinq architectes Nantais, est intervenu en Afrique du Sud. Tout juste diplômés, Sylvain Guitard, Camille Sable, Simon Galland, Anastasia Rohaut et Pierre Y. Guerin ont construit un projet de développement social pour et avec une communauté basée à Joe Slovo, un quartier informel de la ville de Port Elizabeth. Ce projet, Silindokulhe Pre-School, est une crèche temporaire vouée à devenir un atelier.

La construction d’un équipement à Port Elizabeth, prétexte de lien social

Collectif Saga : pour une architecture participative

Collectif Saga s’interroge sur la dimension éthique du travail de l’architecte et repense la place de l’habitant dans le processus de construction du projet ; autant dans sa conception que dans la réalisation de l’espace habité. Influencé par les travaux de Carin Smuts, Christophe Hutin, Lucien et Simone Kroll ou encore Elemental, il vient faire de l’art de construire le prétexte à un dialogue social. Proposé par les habitants et les organisations locales déjà en place, le projet fut conçu sur le mode du workshop. A la manière de Patrick Bouchain, Collectif Saga a mis en place un chantier participatif où les habitants construisent leur propre équipement et se l’approprient d’autant plus. A un moment T du chantier, l’espace s’est transformé en une scène, capable de fédérer des dynamiques culturelles différentes autour d’un projet commun. Le bâtiment physique devient le catalyseur d’un processus social bien plus large et s’inscrit dans un projet de développement à long terme.

Silindokulhe Pre-School hangar

 

Silindokulhe Pre-School : pour une architecture pérenne

Bien entendu, cet équipement n’avait qu’un budget minime, ce qui n’a pas empêché les architectes de créer un espace qualitatif, suffisamment grand et adaptable. La halle multi-programme est constituée de deux bâtiments qui se répondent. D’un coté le point d’eau de 38 m², de l’autre une grande halle de 100 m² divisible sur laquelle vient se « plugger » un conteneur qui abrite un bureau et une cuisine. Surélevé sur pilotis, le bâtiment répond à la problématique des eaux de pluie transformant le terrain en une marre de boue.

Le point d'eau
Le point d’eau

Le toit est réalisé en tôle ondulée ; les portiques à partir de poteaux téléphoniques et bois de palettes ; les murs, sols et menuiseries sont intégralement réalisés en bois de palettes ; le mur d’entrée est constitué de bouteilles et contreplaqué. Ainsi, les matériaux sont en grande partie recyclés et les techniques de construction des plus efficientes. Les procédés constructifs sont simples et réplicables par la communauté ; des outils sont fournis aux habitants pour qu’ils puissent être eux-même acteur du développement de leur quartier. La construction participative a permis la transmission des savoirs, et ce dans les deux sens. Collectif Saga a beaucoup appris des habitants de la communauté de Joe Slovo et ne demande que ça.

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Joe Slovo : pour un quartier en développement

Ce projet n’est que la première phase d’une intervention à plus grande échelle qui doit se dérouler en quatre phases. Cette crèche est temporaire et a vocation à devenir un atelier autour du travail du bois et du métal, tandis que la véritable école sera construite sur la parcelle adjacente. Dans le même temps verront le jour des jardins, ainsi qu’un centre communautaire. De quoi équiper Joe Slovo et inscrire ce quartier dans un processus de renouveau.

Collectif Saga ne s’arrête pas là, ils ont pour ambition de « partager ses opportunités de projet avec ceux qui n’en ont que rarement la possibilité, en particulier les étudiants pour qui l’expérimentation est primordiale. Notre volonté est celle d’offrir une plateforme capable de mettre en relation des initiatives particulières entre elles. »

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Courtesy Collectif Saga / Joubert Loots et Maguelonne Gorioux

Amélie Luquain

www.collectifsaga.com

Garde pour Emporium

GARDE, agence internationale d’architecture d’intérieure basée à Tokyo (présente aussi à Osaka, Hong Kong, Singapour, Milan, Paris, New York et Los Angeles) fête cette année ses 30 ans. Connue pour son esthétique japonisante, elle a pour ambition de préserver le patrimoine du client, tout en insufflant à ses locaux un brin de jeunesse. Garde intervient dans de multiples lieux : restaurants (SUSHI B par Yukio ISHIYAMA à Milan), centre commerciaux (Doota par Wataru ISHIKAWA à Séoul), grands magasins (Hankyu Umeda Flagship Store par Akira KAJIWARA), résidentiels (Brillia Ariake City Tower par Akira KAJIWARA à Tokyo), commerces.

 

Emporium

 

Emporium par Yukio ISHIYAMA à Baku

Il y a un an de cela, GARDE livrait l’architecture d’intérieure du magasin multi-marques Emporium. Situé à l’intérieur du Baku Mall, une destination shopping de luxe à Baku (Azerbaïdjan), il a vu sa rénovation débuter en janvier 2014 après 6 mois de planification. Le magasin de 5 000 m² est divisé sur trois étages et offre près de 300 marques de mode. Chaque étage est constitué de zoning réunissant les différentes marques par catégorie de produits. Le rez-de-chaussée est dédié aux parfums et accessoires; les chaussures sont posées sur des cylindres orthogonaux de bois et les sacs à mains sont disposés sur des étagères aux plateaux de verre circulaire.

Emporium ground floor

Le premier étage est consacré aux vêtements, avec un espace prêt-à-porter et plus loin une sélection de robes de cocktails, de la lingerie et des robes de mariées, présentées dans des alcôves immaculées de blanc et cerclées de luminaire.

Emporium wedding zone

Le deuxième étage est, quant à lui, consacré à l’intérieur de la maison. De l’extérieur, est donnée à lire une façade rétro éclairant l’environnement alentour avec rondeur. Les nez de dalles affirment ceux de l’existant et soulignent les étages, tandis que des néons de couleurs viennent prolonger les aplats lumineux du deuxième niveau.

Emporium Floor plan ground floorEmporium Floor plan first floorEmporium Floor Plan second floor

Encore de beaux projets à venir pour l’agence GARDE !

www.garde-intl.com

Courtesy GARDE

Chantier de l’Arena de Nanterre

Chantier de l’Arena de Nanterre

La partie gros œuvre de l’Arena de Nanterre dessiné par Christian de Portzamparc touche à sa fin. Le stade est actuellement joliment coiffé d’une couronne de béton.

 

Première partie réussie pour l’Arena de Nanterre-La Défense !

Dans la folie des stades, je demande l’Arena de Nanterre – La Défense. Après Lyon, Nice, Bordeaux et bien d’autres, l’arène multimodale dessinée par Christian de Portzamparc et construite par Vinci Construction France voit le jour petit à petit. Située dans la perspective de l’Arche de la Défense, à quelques mètres de là, elle a vocation à devenir la plus grande salle de sport indoor d’Europe.

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Une arène multimodale

Signalée par une entrée majestueuse au sud du bâtiment, face à la scène, l’Arena se déploie en trois tribunes composées en fer à cheval et accueille des bureaux au nord. Modulable en fonction des événements grâce à une jauge verticale qui coulisse depuis la charpente, les 117 000 m² de l’Arena peuvent accueillir de 10 000 à 40 000 personnes selon l’événement, et offrent 30 681 places de rugby.

Sa façade est constituée de trois parties : au rez-de-chaussée, un socle lumineux et vitré accueillant les commerces s’ouvre vers la ville, la toiture est coiffée d’une « coque de béton flottante au-dessus du sol » selon les mots de Portzamparc, et l’entre-deux reçoit des écailles de verre et d’aluminium.

 

Un chantier complexe

arena (5)Pour construire ce projet, qui est un des plus grands chantiers en IDF a l’heure actuelle – pour ne pas dire le plus grand – Vinci Construction France a dû et doit faire face à plusieurs problématiques. La première a concerné les fondations, en raison de la prolongation de la ligne 1 du métro. La seconde concerne l’exiguïté du site, entouré d’habitations, engendrant des problématiques de transport et d’accessibilité, mais aussi de chantier propre. Et c’est avec brio que l’opération se réalise. A l’heure actuelle se termine le gros œuvre et les grues se replient petit à petit. Reste à réaliser la charpente métallique dont les 4 poutres de 80 m de portée et 1 000 T chacune sont montées au sol en 4 parties. Les larges étais qui les supportent sont en eux-mêmes des ouvrages. Pour cette manipulation, une grue mobile à treillis capable de porter 1 200 T est nécessaire (il existe seulement 3 modèles de ce type en Europe).

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Une coiffe de béton

Mais revenons-en à la coiffe de béton, dont la réalisation vient tout juste de se terminer. Réalisée par Jousselin Préfabrication, spécialisé dans les bétons armés architectoniques, à partir du Ciments Calcia (filiale d’Italcementi Group), cette couronne de béton est composée de 645 pièces aux formes planes, coniques, cylindriques, toriques et d’autres spécifiques. Une maquette numérique a permis d’extraire les pièces une à une, de façon à réaliser les 36 moules de bois en panneaux multiplis cintrables. Les coques ont été cartographiées afin de faciliter la mise en place et l’assemblage d’un puzzle parfaitement réalisé. « Un véritable travail sur mesure », confie Jean-Yves Jousselin. Représentant 5 570m², les pièces de 16 cm d’épaisseur pesant 6 à 7 T et mesurant jusqu’à 7 m sont composées d’un système de suspente pour la mise en place et de systèmes d’accrochage aux quatre coins de la coque. Un outil spécial a été conçu pour incliner les pièces. Il a fallu de 20 min à 2 h de pose par pièce. L’autre défi a été pour Ciments Calcia de trouver une teinte en parfaite harmonie avec celle de la Grande Arche. C’est un béton blanc finition hydrogommée suivi de l’application d’un hydrofuge de surface qui a été choisi, de manière à résister à la pollution urbaine et de vieillir parfaitement.

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En quelques chiffres, ce chantier de 282,7 millions d’euros, dont 111 millions dévolus au gros œuvre, nécessite 500 000 heures de travail, 130 000 m3 de terrassement évacués en 3,5 mois soit 11 000 camions, 55 000 m3 de béton, 5 000 T d’acier, 6 700 T de charpente métallique (7 300 T pour la tour Eiffel).

Qui sait, peut être que ce stade accueillera les Jeux Olympiques 2024 !

 

Superficie, 117 000m². Livraison, janvier 2017. Maître d’ouvrage, Racing Arena. Maître d’œuvre, AECDP Christian de Portzamparc. Entreprise, Vinci Construction France. BET, Jousselin Préfabrication, Ciments Calcia.

 

Amélie Luquain

Courtesy Ciments Calcia

Atom et Glass Solution : un trophée de verre

Atom et Glass Solution : un trophée de verre

Glass Solution collabore avec la société Atom Ltd pour réaliser un trophée de verre de haute qualité.

Trophée de verre

Collaboration fructueuse

Glass Solution, leader mondial dans la fabrication de verre de haute qualité, a produit récemment, en collaboration avec la société de production Atom Ltd, un trophée de verre. Atom a déjà produit bon nombre de trophée de récompense mais le plus souvent en acrylique. Cette-fois ci, il leur a fallu faire face à un nouveau défi que Glass Solution a très bien relevé.

 

Glass Solution, évidemment

Basé à Sutton, près de Cambridge (Royaume-Uni), Glass Solution possède la plus grande installation de soufflage de verre dans le pays, ainsi que des bureaux à travers le monde. La société fabrique une large gamme de verrerie, à la fois standard et sur-mesure, plus ou moins sophistiquée. Elle fournit une assistance de conception, des prototypes et des petits services de fabrication par lots, ainsi que des produits fabriqués par milliers.

 

Artisanat sur-mesure

Pour Glass Solution, la qualité est primordiale. L’artisanat du trophée a impliqué des collages de différents morceaux de verre durant le soufflage et une forme sur mesure difficilement imitable par une machine. Face à cela, les délais d’exécution étaient particulièrement importants, et Glass Solution y a répondu une nouvelle fois avec brio. Atom a ensuite pu y apposer ses décorations et gravures avant que ce trophée parvienne bien aux mains de celui à qui il est destiné!

 

Courtesy Glass solution et Atom

VMZINC atteint les sommets

VMZINC atteint les sommets

Répondant aux problématiques de densification urbaine et de construction durable, VMZINC sait démontrer que le zinc est une solution adaptée notamment pour les surélévations.

Quand la construction durable répond à la densification urbaine

 

Concours Campus Archizinc

Vendredi 2 octobre ont été remis les prix de la 3e édition du concours Archizinc. VMZINC a invité une nouvelle fois les étudiants des écoles d’architectures européennes à concourir, cette fois ci sur le thème de « La densification urbaine : la ville sur la ville, construire par-dessus ». VMZINC a proposé de réfléchir à des projets d’appartements unifamiliaux en surélévation, utilisant les vertus environnementales et plastiques du zinc.

 

« Ce type de concours doit permettre de préparer les étudiants à utiliser la question environnementale comme source d’opportunité et notamment comme élément esthétique. » souligne Cécile Roland, Responsable Applications Environnementales chez VMZINC.

 

Les étudiants ont dû choisir une ville de plus de 100 000 habitants pour réaliser un projet en structure légère bois utilisant le zinc VMZINC en parement, tout en y incorporant une conception écologique.

 

Un jury de 6 experts présidés par Françoise-Hélène Jourda, architecte et professeur à l’université de Vienne en Autriche (qui nous a malheureusement quitté récemment), a pu évaluer les qualités architecturales et environnementales des projets.

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TANK à Roubaix

Si VMZINC à travers ce concours s’inscrit dans une démarche répondant aux problématiques de densification urbaine, le fabricant prouve son attachement à ce sujet de façon d’autant plus concrète. Au cours des dernières années, ses systèmes sont largement utilisés dans les rénovations et extensions.

Tank

Courtesy TANK ARCHITECTURES / Julien Lanoo

Exemple avec la construction d’une surélévation en zinc à Roubaix, à l’angle de la Grand’Rue et de la Grand’Place, par TANK Architectes. L’agence participe à la rénovation de l’ancien Palais du Vêtement en bureaux accueillant au rez-de-chaussée une banque. Ce bâtiment vacant depuis longtemps avait déjà vécu maintes reconfigurations sans aucune cohérence architecturale. TANK a su proposer un bâtiment original surélevé d’une boite de zinc gris foncé. Cette construction moderne couronne le bâtiment et accentue son aspect urbain.

Amélie Luquain

Courtesy Vmzinc

Quand BAM fait boum !

Quand BAM fait boum !

La jeune start-up BAM fait débat. Fondée par Mathias Boutier et Boris Lefèvre, elle tente de réconcilier les français avec l’architecture.

Architecte !

En France, ce « gros » mot désigne des élitistes qui ont surtout… des idées. Pour les uns, l’architecte produit des formes auxquelles doit répondre l’ingénieur (NB : on ne parlera pas ici de la guerre qui anime les architectes et ingénieurs). Pour les autres, il est surtout trop coûteux et reste un personnage dont l’intérêt n’est que minime. En effet, 71% des particuliers français pensent que « le travail de l’architecte est le plus souvent un passage obligé, qui est coûteux et dont on aimerait bien se passer »*.

Bref, l’architecte est quelque peu mal perçu. L’image d’artiste décalé de la réalité concrète et d’un certain pragmatisme lui colle à la peau. Et pourtant, chez nos voisins européens, il est reconnu pour la finesse et l’intelligence de ses projets.

Because Architecture Matters

De ce constat est née en août dernier la jeune start-up BAM, entendre Because Architecture Matters, une plateforme numérique qui a pour but de réconcilier les français avec l’architecture, les particuliers avec la maîtrise d’œuvre. Pour Mathias Boutier et Boris Lefèvre, les deux fondateurs, il est urgent de redonner sa place à l’architecte au sein de nos villes. L’un ayant emprunté la voie de l’entreprenariat et de la finance à la Toulouse Business School, l’autre ayant suivi un cursus d’architecte à l’ESA, les deux amis de longue date ont décidé de travailler main dans la main pour tenter de faire évoluer les mœurs.

homepage du site BAM

La mission de BAM

Démocratiser la profession et ainsi augmenter la proportion de constructions conçues par les architectes. L’architecte est un garant de l’intégrité, de la singularité et de l’harmonie de nos paysages urbains. Il doit reconquérir sa place de chef d’orchestre au sein des constructions françaises, et notamment à l’échelle de la maison individuelle, dont l’emprise reste très marginale en France. En effet, 4% seulement des particuliers font appel à un architecte. Or l’architecte est quelqu’un à l’écoute, capable d’offrir des habitats singuliers selon les besoins et désirs de chacun. Sur la question du logement, il est temps de sortir de la domination des promoteurs dont l’intérêt principal est la rentabilité, entrainant de fait une standardisation des constructions et donc des modes de vie. Aujourd’hui sortent de terre des ZAC toutes similaires où seule diffère la façade. Notons d’ailleurs qu’avec les normalisations en cours, l’acte de création architectural est entièrement reporté aux façades. Après l’Homme de Vitruve et ses proportions idéales, puis le Modulor fonctionnel au plus haut point, nous voici aujourd’hui dans l’air du sigle handicapé, et l’architecture s’handicape avec elle. Face à la standardisation, il faut promouvoir la capacité des architectes à produire du sur mesure afin d’augmenter la qualité architecturale.

Faire appel à un architecte est aussi un gage d’économie dans tous les sens du terme. Au niveau écologique, il s’adapte aux lieux et climats dans lesquels il construit, il travail sur l’orientation, les techniques de construction, déniche les meilleurs matériaux. Au niveau rapport qualité / prix, il connaît les entreprises et fabricants, suit ses chantiers. Au niveau temps, il a l’habitude des formalités administratives, des dépôts de permis de construire…

Leur proposition 

Une plateforme numérique condensant l’offre et la demande, destinée à mettre en relation des personnes porteuses de projets avec des jeunes architectes (moyenne d’âge de 35 ans). Côté maîtrise d’ouvrage, l’accès à la commande peut se faire de deux manières. La première, par consultation (gratuit) : une sélection d’architectes est présentée au maître d’ouvrage en fonction de ses attentes et de son projet. Il n’a plus qu’à choisir à partir de leurs portfolios. Le deuxième, par concours (rémunération des architectes) : un concours d’architecture restreint est organisé, sur la base d’intentions architecturales. Le client réceptionne, évalue les projets et choisit. Pour lui, cette plateforme est une véritable garantie. Tous les architectes inscrits sur la plateforme le sont aussi à l’Ordre et sont assurés selon les normes en vigueur. Tous les échanges sont archivés. De plus, le particulier bénéficie d’un conseiller personnel BAM et du réseau d’entreprises partenaires.

Côté maîtrise d’œuvre, BAM propose aux jeunes architectes inscrits à l’Ordre de s’inscrire sur la plateforme. Celle-ci permet d’augmenter la lisibilité des agences et de renforcer leur relation presse. BAM vérifie en amont le sérieux des maîtres d’ouvrages, leurs attentes, offrant ainsi une économie de temps sur la recherche de nouveaux clients. L’architecte reste indépendant, et accepte uniquement les projets sur lesquels il veut travailler. En plus de sensibiliser les particuliers à la qualité architecturale, BAM offre un gain de temps considérable aux architectes pour qu’ils puissent se concentrer sur ce qui les intéresse : l’architecture.

bam portrait

Leur ambition

BAM propose donc de casser le monopole des grosses agences et de limiter l’influence des promoteurs sur les petits projets, faisant le choix de donner la visibilité aux jeunes archis. Ainsi, les ambitions de cette start-up s’inscrivent aussi dans le nouveau projet de loi relatif à l’Architecture défendu par Fleur Pellerin, actuel ministre de la Culture. Le 17 septembre, enfin, a été prononcée la loi concernant l’obligation de recourir à un architecte pour les surfaces de plus de 150m² (contre 170m² jusqu’à présent). Cette loi dénote donc bien de l’ambition de rendre la mainmise des petites constructions aux archis. Depuis août, une soixantaine d’architectes d’un peu partout en France se sont inscrits. Affaire à suivre !

* Enquête Ipsos pour l’Ordre National Des Architectes en mars 2011

Amélie Luquain

Quick-Step revêt ses plus beaux sols à Paris

Quick-Step revêt ses plus beaux sols à Paris

Quick-Step, la marque emblématique de sols stratifiés, de parquets et de vinyles luxueux, prend ses quartiers dans le 15e arrondissement parisien.

 

Une marque innovante

Leader dans son secteur et actif dans plus de 100 pays, la marque de revêtements de sols, Quick-Step, fabriqués par UNILIN (Belgique), est célèbre pour son système breveté de pose sans colle baptisé Uniclic®. Si elle représentait à ses débuts une alternative rentable aux parquets, elle a su évoluer pour devenir aujourd’hui une catégorie à part entière, proposant une large variété de sols design, innovants et de qualité.

 

Un Concept Store qui inspire

Le 29 septembre, la marque a inauguré son Concept Store au cœur de Paris. Véritable lieu dédié à l’inspiration, ce générateur d’images a invité à découvrir les dernières créations dans un environnement de shopping unique. Lors de l’inauguration du Concept Store, un visualiseur 3D dénommé Virtual Floor Styler a donné la possibilité aux utilisateurs d’explorer des maisons virtuelles et de leur trouver une variété de solutions. Accompagné de designers qui suivent de près les dernières tendances, Quick Step les appliquent ensuite aux catalogues de produits et s’étoffe chaque année de nouvelles propositions. Extra-mats avec les nouveautés parquets des collections Palazzo et Variano ou vernis avec celles de la gamme Imperio, ambiance bois authentique étanche spécial pièces d’eau avec la gamme Impressive, ou encore Livyn, la gamme de sols en vinyle luxueuse et tellement réaliste. Le magasin dispose de toutes les gammes de sols de la marque, soit en échantillon, soit sur catalogue, de quoi donner envie !

 

Courtesy Quick-Step