Le bardage selon Moeding

Le bardage selon Moeding

La société d’origine allemande Moeding est spécialisée dans les terres cuites depuis plus d’un siècle. Toujours à la pointe de l’innovation, elle s’est tournée dans les années 80 sur les bardages rapportés. Grâce à de nombreuses collaborations avec des architectes, Moeding propose sans cesse de nouvelles solutions comme la pose de bardages horizontaux et verticaux sur la même façade, ou encore toute une gamme de couleurs et de différentes finitions. Parmi les projets récents les plus marquants on retiendra les nouveaux locaux de Sanofi situés en région parisienne.

Réouverture du Café de l’Homme

Le Café de l’Homme

Tables avec vue

Installé au cœur de l’un des lieux mythiques de la Capitale, le Palais de Chaillot, le Café de l’Homme qui tire son nom du musée éponyme, a rouvert ses portes fin 2015, après une éclipse de 5 ans. De cet emplacement exceptionnel chargé d’histoire, le tandem d’architectes d’intérieur Gilles & Boissier a su réécrire une nouvelle page de l’art de vivre à la française.

vue terrasse café de l'homme

Une longue histoire

Si le Palais de Chaillot évoque avant tout les grandes heures des Arts Décoratifs, l’histoire a commencé en 1583 sous Catherine de Médicis par une maison de Plaisance bâtie sur ce qui s’appelait la colline de Chaillot, jouissant d’un point de vue remarquable sur la Seine en contrebas.café de l'homme La topographie du lieu inspira moult projets, pour la plupart jamais édifiés. En 1824, le projet de « villa Trocadéro » autour d’une place semi circulaire fut avancé par Antoine-Marie Peyre, faisant référence au nom du fort de la ville de Cadix que les Français avaient repris pour rétablir le roi d’Espagne en 1823. En 1826, lors d’une reconstitution historique de cette bataille, la colline de Chaillot symbolisa… le fort du Trocadéro reconquis.

Servant de panorama pour l’exposition universelle de 1867 qui se tenait sur la rive gauche, la place située en haut de la colline de Chaillot est alors terrassée, nivelée puis reliée au pont d’Iéna par un escalier en granit. En 1878, le Palais du Trocadéro (architectes Gabriel Davioud et Jules Bourdais) est édifié pour l’exposition universelle sur un plan mauresque et néo byzantin.

N’ayant pas vocation à durer, il subsistera néanmoins jusqu’en 1937; détruit, il est remplacé par le Palais de Chaillot conçu par les architectes et prix de Rome Léon Azéma, Jacques Carlu et Louis Hyppolyte Boileau, pour l’Exposition universelle de 1937café de l'homme
qui voulait promouvoir l’esprit de paix. Ils en conservent le plan initial avec ses ailes en demi-cercles.

Pas moins de 40 sculpteurs, 20 peintres et ferronniers travaillent sur le
bâtiment désormais incontournable de la Capitale. Paul Valéry créa la police de caractère de la devise qui coiffe le fronton : « Il dépend de celui qui passe – Que je sois tombe ou trésor – Que je parle ou me taise – Ceci ne tient qu’à toi – Ami n’entre pas sans désir.”

En 1940, les lieux abritent l’un des premiers réseaux de la résistance connu sous le nom de réseau du Musée de L’homme et, en 1948 c’est là qu’est signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par l’assemblée générale des Nations Unies. Le bâtiment abrite aujourd’hui le Musée de l’Homme, le musée de la Marine, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine et le Théâtre national de Chaillot.

 

Dédié à l’art de vivre à la française

café de l'hommeInstallé en 2004 dans l’aile Passy, le Café de l’Homme dévoile ses nouveaux atours en un vibrant hommage à l’Art Déco, alliant minéral et végétal, magistralement interprété par les meilleurs artisans du patrimoine français. Le mobilier intérieur, créé sur mesure et en exclusivité, mêlant marbre et frêne, fait écho aux boiseries de cèdre sablé brossé et aux moucharabiehs de marbre. Le volume de quelque 6,50 m de haut prend vie sous un éclairage réalisé de main de maître par Gilles Guilhot.

Une mezzanine surplombant la salle accueille une quinzaine de personnes dans un esprit de convivialité élégante. Quelle que soit la saison, la terrasse de 300 m² dévoile au visiteur une vue époustouflante sur la Tour Eiffel, le Champ de mars et les jardins, à l’abri des regards, confortablement installé sur des banquettes de châtaignier ou des fauteuils en rotin dessinés sur mesure.
Ce cadre unique de 200 m² peut accompagner toutes sortes d’événement et accueille jusqu’à 125 personnes lors d’une privatisation complète.

Le Café de l’Homme propose une carte de brasserie contemporaine alliant tradition et inspiration du Monde, emmenée par le Chef Mickaël Foubert et une brigade d’une soixantaine de personnes. Quant à la cave, baptisée l’Incunable, elle recèle une sélection de 3000 références et peut être ouverte sur demande pour vivre une expérience inoubliable.

 

Une histoire de passion

À l’origine de cette belle aventure Coco Couperie-Eiffel et Christophe Bonnat, ont uni leur expérience, l’une de la restauration et l’autre de l’hôtellerie, au service du Café de l’Homme. Ils ont mis en commun leur passion pour les savoir-faire et le patrimoine qu’il soit culturel,culinaire ou viticole, et ont su constituer une équipe de passionnés partageant ces mêmes valeurs. Un pari osé et réussi qui porte haut les couleurs de nos traditions dans ce qu’elles ont de meilleur.

http://www.cafedelhomme.com/

café de l'homme

 

 

 

Archidev achève la rénovation du Palais des Festivals de Cannes

La 69e édition du Festival de Cannes se tiendra du 11 au 22 mai 2016 dans un Palais flambant neuf.

Palais des Festivals à Cannes

Après avoir évincé Jean-Michel Wilmotte, lauréat du concours en 2009, jugeant son projet trop coûteux (le budget était passé de 25 millions d’euros au moment du concours à 32 millions)*, la ville de Cannes, par le biais de la SEMEC (Société d’économie mixte des événements cannois), a retenu le projet architectural d’Archidev. Fondée par Patrick Fagnoni et Blandine Roche en 1992, l’agence (qui a notamment conçu le FRAC Franche-Comté avec Kengo Kuma en 2013) vient de livrer la dernière phase du chantier du Palais des festivals et des congrès de Cannes.

Palais des festivals de cannes
La verrière agrandie donnant sur la mer et sur la Croisette

Étalés sur trois étés, pour ne pas perturber l’activité du Palais, les travaux ont porté sur l’extérieur (rénovation de la façade et des marches) et sur l’intérieur du bâtiment.

Palais des festivals à Cannes
Le nouvel escalier à double révolution et la verrière

Le foyer est métamorphosé par un escalier sculptural à double révolution, visible depuis le parvis, à travers une verrière agrandie, qui offre une vue unique sur la mer et sur la Croisette. Le grand auditorium Louis Lumière a été réaménagé avec 2300 fauteuils réalisés sur-mesure par les architectes-designers d’Archidev.

Auditorium Louis Lumière à Cannes
Le grand auditorium Louis Lumière, équipé de nouveaux fauteuils

Le nouveau Palais est résolument plus moderne, épuré et lumineux.

*Rappelons que Corinne Vezzoni (lauréate du Prix de la Femme architecte 2015) avait été écartée en 2004 de l’extension souterraine du Palais alors qu’elle était lauréate du concours. Le tribunal administratif de Nice a jugé illégale la délibération de novembre 2004 du conseil municipal de Cannes qui attribuait la réalisation des travaux d’extension au groupement d’architectes Scau, alors que le cabinet Vezzoni avait remporté l’appel d’offres.

Palais des Festivals
Palais des Festivals

Astrid Avédissian

Début des travaux : 2013
Fin des travaux : 2015
Architectes : Archidev
Maître d’ouvrage : Ville de Cannes
Entreprise : Eiffage Construction Côte d’Azur
Investissement total : environ 23 millions d’euros

Jean-Michel Wilmotte signe un immeuble pour vente-privee.com

Jacques-Antoine Granjon, Pdg et fondateur de vente-privee.com (2 milliards de chiffre d’affaires en 2015), a fait appel à l’architecte Jean-Michel Wilmotte pour restructurer un immeuble de bureaux construit dans les années 1980 à Saint-Denis.

Le Vérone, extérieur Nuit © Vincent Fillon
Le Vérone, extérieur Nuit © Vincent Fillon

Son emplacement bénéficie d’une visibilité exceptionnelle, en face du Stade de France et en bordure de l’autoroute A1, où les quelque 350 000 voitures qui passent chaque jour ne pourront manquer la façade habillée d’une résille en béton fibré constellée de 1950 LEDs, du plus grand écran haute définition d’Europe (102 m2) et d’un grand logo vente-privee rose.

Bluebus Vente-privée devant Le Vérone © Vincent Fillon
Bluebus Vente-privée devant Le Vérone © Vincent Fillon

Le 6e bâtiment de la société de déstockage en ligne en Seine-Saint-Denis accueille environ 400 salariés (600 à terme), répartis sur 9 600 m2 et neuf étages. Il a été baptisé Le Vérone en hommage à l’artiste Pucci De Rossi, natif de la ville italienne, avec lequel Jacques-Antoine Granjon avait conçu la résille, mais qui est mort avant l’achèvement du projet.

Le Vérone, résille ©Lisa Ricciotti
Le Vérone, résille ©Lisa Ricciotti

Jean-Michel Wilmotte a intégré l’œuvre à la façade Est, équipée côté sud de panneaux photovoltaïques pour alimenter le bâtiment en électricité. À l’intérieur, il a dévêtu l’immeuble et y a installé des bureaux, un restaurant ouvert sur des jardins et une salle de sport.

Le Vérone, caféteria © Vincent Fillon
Le Vérone, caféteria © Vincent Fillon

Le Vérone a été inauguré le 13 janvier en présence d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, qui s’est réjouit de l’embauche de nombreux jeunes issus du 93 (388 sur 2800), où le taux de chômage est l’un des plus élevés de France.
Débordant de projets, Jacques-Antoine Granjon vient d’acheter un terrain derrière Le Vérone, sur lequel il pourrait construire une salle de spectacles ou une usine digitale.

Le ministre Emmanuel macron et Jacques-Antoine Granjon, lors de l'inauguration du Vérone
Le ministre Emmanuel Macron et Jacques-Antoine Granjon, Pdg de Vente-privée, lors de l’inauguration du Vérone

Pour se développer, il pourra certainement compter sur les futurs diplômés de l’EEMI, l’Ecole Européenne des Métiers de l’Internet, qu’il a lancée en 2011 avec Marc Simoncini (fondateur de Meetic) et Xavier Niel (fondateur de Free et vice-président de sa maison-mère Iliad).
La Halle Freyssinet, une pépinière numérique en grande partie financée par Xavier Niel, est d’ailleurs en cours de rénovation par Jean-Michel Wilmotte et sa livraison est prévue en février 2017. L’architecte mène de front de nombreux projets à Paris, comme le réaménagement de l’hôtel Lutetia et le Centre orthodoxe russe, situé à l’angle du quai Branly et de l’avenue Rapp, qui doit ouvrir d’ici octobre 2016.

Jean-Michel Wilmotte© Leo-Paul Ridet
Jean-Michel Wilmotte © Leo-Paul Ridet

Le Vérone, 164 rue Ambroise Croizat, 93200 Saint Denis

Astrid Avédissian

Alejandro Aravena, premier architecte chilien lauréat du Pritzker

Alejandro Aravena, premier architecte chilien lauréat du Pritzker

Alejandro Aravena est le 41e lauréat du Pritzker, considéré comme le prix Nobel d’architecture. Il recevra son prix, doté de 100 000 dollars, et une médaille de bronze, le 4 avril au siège de l’ONU, à New York. Il sera par ailleurs le commissaire de la 15e édition de la Biennale d’architecture de Venise, qui se tiendra du 28 mai au 27 novembre 2016.

Tours Siamoises, 2004, Université catholique de Santiago, Chili © Cristobal Palma
Tours Siamoises, Université catholique de Santiago, Chili, 2005 © Cristobal Palma

Basé à Santiago du Chili, où il est né en 1967, Alejandro Aravena dirige l’agence Elemental, axée vers la construction sociale, depuis 2006. En 2008, il était lauréat du Lion d’Argent à la Biennale de Venise et d’un Global award for sustainable architecture.
Il s’est fait connaître grâce à ses “demi-maisons” (car il trouvait plus judicieux de “construire la moitié d’une bonne maison plutôt qu’un mauvais logement”), ses “Tours Siamoises” et plusieurs bâtiments de l’université catholique du Chili (dont l’école d’architecture, où il a étudié et enseigne désormais), ou encore le quartier construit pour résorber un bidonville à Iquique, près la frontière péruvienne, en 2004. Il construit actuellement des bureaux à Shanghai, en Chine, pour le groupe pharmaceutique suisse Novartis.

"Demi-maison", Iquique, Chili © Cristobal Palma
« Demi-maison », Iquique, Chili © Cristobal Palma

Tom Pritzker, président du prix et petit-fils de son fondateur, présentait Alejandro Aravena, dont il dévoilait la nomination le 13 janvier, comme un “pionnier de la pratique collaborative”, dont “les créations participent à offrir des opportunités aux plus défavorisés, à atténuer les effets des catastrophes naturelles (le Chili, situé sur la ceinture de feu du Pacifique, enregistre régulièrement de violents séismes), à réduire la facture énergétique et à procurer des espaces publics accueillants”.

Astrid Avédissian

Alejandro Aravena (à gauche), dans son agence Elemental © Elemental
Alejandro Aravena (à gauche), dans son agence Elemental © Elemental
Palmarès du Prix des femmes architectes 2015

Palmarès du Prix des femmes architectes 2015

Après Odile Decq en 2013 et Manuelle Gautrand en 2014, Corinne Vezzoni a reçu le Prix de la femme architecte 2015, lors d’une cérémonie organisée au Pavillon de l’Arsenal le 11 janvier.

 

Corinne Vezzoni, lauréate du Prix de la femme architecte 2015
Corinne Vezzoni, lauréate du Prix de la femme architecte 2015

Née à Arles en 1964, elle a étudié à l’école d’architecture de Marseille Luminy et a fondé l’agence Corinne Vezzoni et Associés, en 1999, au sixième étage de la Cité Radieuse de Le Corbusier. Elle a notamment réalisé le Centre de conservation et de ressources du MUCEM, le campus de la Timone et la station de métro La Fourragère, à Marseille. Parmi ses projets en cours, figurent The Camp (un campus high-tech et incubateur de start-up à Aix-en-Provence, dont la livraison est prévue en 2017) et un programme immobilier tertiaire dans la ZAC Clichy-Batignolles, dont la livraison est prévue en 2018.

Station de métro La Fourragère, à Marseille, réalisée par Corinne Vezzoni
Station de métro La Fourragère, à Marseille, réalisée par Corinne Vezzoni

Le Prix de la jeune femme architecte a été attribué à l’agence Œco architectes (Coralie Bouscal, Claire Furlan et Vanessa Larrère) et le Prix de l’œuvre originale à Véronique Descharrières pour le parc zoologique de Vincennes. Une mention spéciale a également été décernée à Nathalie Régnier-Kagan. Les trophées remis aux lauréates ont été réalisés par Nicole Barondeau, artisane verrière.

Le Parc zoologique de Vincennes, réalisé par Véronique Descharrières
Le Parc zoologique de Vincennes, réalisé par Véronique Descharrières, lauréate du Prix de l’œuvre originale

Malgré une nette progression, les femmes architectes restent minoritaires. Selon le Conseil national de l’ordre des architectes, elles étaient 25% en 2013, contre seulement 7,5% en 1982. Le Prix des femmes architectes a été créé en 2013 par l’Arvha, l’association pour la recherche sur la ville et l’habitat, afin d’encourager la parité et d’accroître la visibilité des femmes. En 2015, 173 architectes se sont portées candidates.
Les inscriptions pour l’édition 2016 seront ouvertes en mars.

www.femmes-archi.org

Astrid Avédissian

Restaurant design… dans une prison italienne

Restaurant design… dans une prison italienne

La prison de Milan Bollate a adopté une politique carcérale qui vise à la réhabilitation des détenus. Elle vient d’ouvrir en son sein un restaurant ouvert au public. InGalera (en prison, en italien) a été pensé comme un pont tendu entre l’intérieur et l’extérieur.

Le restaurant de la prison de Milan Bollate, photo Andrea Guermani
Le restaurant de la prison de Milan Bollate, photo Andrea Guermani

L’équipe est exclusivement composée de détenus, à l’exception du chef et du maître d’hôtel. Le directeur de la prison, Massimo Parisi, souhaite que le restaurant permette aux prisonniers de reprendre contact avec la société.

InGalera, le restaurant de la prison de Milan Bollate, photo Andrea Guermani
InGalera, le restaurant de la prison de Milan Bollate, photo Andrea Guermani

Conçu dans des teintes pastel par l’architecte Augusta Comi, l’espace, moderne, élégant et lumineux, rompt totalement avec le décor carcéral classique, dont certains restaurants « traditionnels » jouent au contraire pour attirer une clientèle en quête d’exotisme.

InGalera, le restaurant de la prison de Milan Bollate, photo Andrea Guermani
InGalera, le restaurant de la prison de Milan Bollate, photo Andrea Guermani

Le mobilier provient de chez Pedrali : sièges « Volt » blancs dessinés par Claudio Dondoli et Marco Pocci, et tables « Inox » à plateau en bois, avec piètement époxy blanc.
Ouvert midi et soir du lundi au samedi, le restaurant dispose de 52 places assises. On peut par exemple y déguster des pappardelles aux châtaignes et au cerf. Un joli projet dont on pourrait bien s’inspirer.

Astrid Avédissian