Retour sur la Biennale, interview de Koolhaas… : la revue de presse du 14 juin 2016

Retour sur la Biennale, interview de Koolhaas… : la revue de presse du 14 juin 2016

Retour sur la Biennale de Venise, controverses sur le genre et les frontières, Koolhaas et les tours, Loi CAP : un permis pour enlaidir la France?

Gateway-Tower_Gensler_Chicago
Gateway Tower par Gensler sur le site de l’ex tour The Spire à Chicago

 

Sexy ou sexiste ?

Bonnes nouvelles du front pour Alejandro Aravena, et son architecture engagée qui semble avoir reçue un écho positif à travers les médias internationaux — dans la presse spécialisée et au-delà. Seule ombrette au tableau pour le sexy commissaire, les accusations de misogynie formulées par le site Die Architektin — l’architecte au féminin pour les non-germanophones. Où sont les femmes à la Biennale 2016 ? Pas dans la conférence « infrastructures », rassemblant un panel de huit intervenants exclusivement masculins. Parler d’architecture, c’est mâle ? « Habituellement, nous à Die Architektin tenons le compte du ratio homme/femme des commissaires des pavillons pour évaluer la parité à cet évènement important. En débutant par un panel uniquement masculin, Aravena reconduit une vision sexiste de la profession. Des nouvelles de quel front ? Pas celui où se déroule les vraies batailles », dénonce le site.

Vu sur Die Architektin, le 28 mai 2016

 

 

Sahara, ça n’ira pas.

Une deuxième controverse, d’ordre géopolitique cette fois, a été déclenchée par un fragment de l’exposition générale confiée aux bons soins d’Aravena. Objet du courroux, une petite tente plantée dans les jardins de la Biennale par l’architecte Manuel Herz, présentant l’architecture des camps Sarahoui. « Le pavillon d’un pays qui n’existait pas », s’insurge Tarik Oualalou. L’architecte de l’agence Oualalou-Choi et commissaire du pavillon du Maroc à la biennale 2014 voit dans l’exposition un « projet instrumentalisé de propagande » introduisant « la notion d’un état du Sahara Occidental (…) une fantaisie dangereuse sans base historique ». « On ne peut qu’être d’accord avec la position du commissaire, Alejandro Aravena, dans son ambition de partager sa trajectoire intime et personnelle, de rechercher dans le monde des échos et au fond d’essayer de constituer une scène alternative. Mais cette mondialisation trop rapide d’un discours se fait forcément en approchant les sites et les situations de manière générique, faisant disparaître ce qui fait la nature de l’engagement : la connaissance des territoires. Nous sommes pris en otage d’une architecture bien pensante qui fait disparaître la dimension critique du projet et qui fabrique une écriture qui esthétise les stigmates de la misère humaine. On peut alors tout dire, tout montrer, tout falsifier pour autant que l’on se donne l’apparat de la Résistance » poursuit Oualalou. Le royaume chérifien dispute aux Sarahouis la souveraineté de ces 260 000 km2 de désert figurant sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU depuis 1963 et dont le statut définitif reste à déterminer depuis 1991.

Vu sur Le courrier de l’architecte, le 8 juin 2016

 

 

Collapsus nigérian

Mauvaises nouvelles du front de mer nigérian, où l’école flottante de l’architecte Kunlé Adeyami, la Makoko Floating School, vient de s’effondrer. Pas de drame cependant, car l’établissement mobile était désaffecté. Usé par trois années d’usage intensif, sa destruction était même programmée depuis plusieurs mois. Espérons que les visiteurs de la Biennale préservent mieux l’exemplaire de ce bâtiment qui flotte dans les bassins de l’Arsenale jusqu’à fin novembre de cette année.

Vu sur Dezeen, le 8 juin 2016

 

 

Effondrement scandinave

Plus ennuyeux, la toiture du pavillon Nordique, magnifique œuvre de l’architecte Sverre Fehn, se serait effondrée à quelques jours de l’ouverture de la Biennale, selon James Taylor Foster, chargé avec le Chilien David Basulto du commissariat de l’exposition « in therapy » présenté dans ce même pavillon. Le bâtiment est tellement fragile qu’il est interdit d’y accrocher quoique ce soit sur les murs ou le plafond. Il a fallu monter une pyramide en bois pour exposer les 300 projets de ces architectes scandinaves si marqués par l’architecture de leurs célèbres aînés — Asplund, Aalto, et autres — qu’ils stagnent et doivent partir à l’étranger pour percer le plafond de verre qui les empêche d’émerger. Leurs efforts pour défoncer la toiture auraient-ils ajouté à la dégradation du pavillon, dont on évoque désormais la fermeture voire la démolition ?

Vu sur Dezeen, le 10 juin 2016

 

 

Zaha après Zaha

Absente des pavillons, l’œuvre de Zaha Hadid fait l’objet d’une rétrospective à la fondation Berengo. Le point final pour l’architecte disparue au début de cette année ? Peut-être pas : Rem Koolhaas pense que l’agence Zaha Hadid Architects peut survivre à la mort de sa fondatrice si elle se nourrit à son « ADN ». Koolhaas voit dans le secteur de la mode un modèle à suivre. « Versace, Chanel et Alexander McQueen ont continué à prospérer sans leurs fondateurs », observe le Pritzker, qui prépare sa succession en associant neuf architectes à OMA au cours des quinze dernières années.

Vu sur bdonline, le 13 juin 2016

 

 

ReSpire

Dans la même interview, Koolhaas écorne les évolutions du skyline londonien, accusant les architectes de tours d’y colporter « un mythe de l’image de marque ». « Le secret honteux de l’architecte et des gratte-ciel est que l’on pourrait obtenir le même volume bâti avec des blocs de douze étages » affirme encore Koolhaas en citant pour preuve les études du mathématicien Lionel March sur la densité. Message transmis à l’agence Gensler, qui relance un projet de tour à l’emplacement de la défunte Spire conçu par Calatrava, abandonnée suite à la crise immobilière en laissant un trou de 34 mètres de diamètre sur sa parcelle. Le programme mixte du nouveau bâtiment haut de 610 mètres devrait faire office d’attrape investisseur désireux de s’implanter dans la Windy City, qui attire 50 millions de visiteurs chaque année, rappelle Dezeen.

Vu sur bdonline, le 13 juin 2016

Vu sur Dezeen, le 7 juin 2016

 

 

Boulevard de moche-France

« Lors de la dernière étape dexamen parlementaire de la loi Création architecture et patrimoine (Loi CAP), le 15 juin, députés et sénateurs auront-ils le courage de dire non à la France moche? » s’interroge Luc Le Chatelier de Télérama. Il est permis d’en douter, depuis le retoquage par les sénateurs de l’article 26 de la loi de Création architecture et patrimoine. Ceux-ci ont fait fi de la préconisation du recours obligatoire à l’architecte ou au paysagiste pour tout projet de lotissement, arguant que beaucoup d’autres professionnels de l’aménagement et du cadre de vie en seraient capables. D’aucuns y voient la main du lobby des géomètres, anxieux à l’idée de lâcher raquette, ronds-points inutiles et parcelles standardisées dont le territoire est tapissé. Selon Catherine Jacquot, présidente de l’Ordre national des architectes, les géomètres auraient fait une mince concession : organiser des formations de quinze jours pour sensibiliser leurs pairs à ces problèmes. Vivement la publication du poly accompagnant ces cessions, sérieux concurrents à l’ouvrage « laménagement pour les nuls ».

Vu sur Télérama, le 13 juin 2016

 

 

 

Un pavillon français du moche ?

« La médiocrité a de beaux jours devant elle. Mais ce qui est bien avec l’actualité, c’est qu’on peut aujourd’hui lui donner un nom : celui des sénateurs frileux et sans vision qui n’ont pas osé prendre une décision simple de salut public » confiait Frédéric Bonnet à Télérama. Le commissaire du pavillon français à la biennale 2016 a certes de quoi s’étouffer devant la proposition des sénateurs, à rebours de tout ce qu’il essaie de présenter à Venise. Fallait-il être plus radical pour réveiller les consciences ? Olly Wainwright, du Guardian, le pense sans doute. En un tweet assassin mettant côte à côte la Philharmonie, la Cité du vin, le musée des Confluences et de la canopée des Halles, il expose un projet alternatif pour le pavillon national : « Le pavillon français de cette année aurait plutôt du porter sur Pourquoi on a construit toutes ces m… récemment ». Une idée d’exposition pour le futur pavillon Français à la 16e biennale ? Chiche, à condition que le pavillon anglais présente une rétrospective sur dix ans de sa Carbuncle cup, prix du furoncle qui présente les bâtiments les plus laids construits aux Royaume Uni. 

Vu sur Télérama, le 13 juin 2016

 

 

Olivier Namias

Enregistrer

SERGE FERRARI : la lumière, pas la chaleur

Spécialiste mondialement reconnu des textiles composites éco-responsables (cf CREE N° 373), Serge Ferrari développe des produits applicables à l’architecture, aux prescripteurs et grand public. En 2016, plusieurs gammes de textiles ont vu le jour notamment dans la protection solaire, intérieure et extérieure.

ferrari
Maison d’Aix en Provence2 – Atelier Aude Cayatte

 

Des applications diversifiées

Si le retour du soleil est salué par tous, il s’accompagne aussi de son corollaire : la protection contre ses rayons ardents. Les toiles techniques Serge Ferrari présentent plusieurs réponses en fonction du degré d’occultation recherchée ; stores intérieurs, extérieurs, voiles d’ombrage… s’adressent au public comme aux professionnels de la restauration ou du tertiaire. Son matériau culte, qu’elle fabrique de puis 1988, la Batyline© garnit moult sièges de jardin, se révélant indéformable, inaltérable aux UV, confortable car aérée grâce à un brevet de fabrication unique, et recyclable. Elle décline aujourd’hui de nouvelles finitions et textures Batyline iso, Duo, Canatex ( chanvre et pvc), Eden…

 

Le Précontraint®, autre brevet de la marque (à l’instar du béton, les textiles sont maintenus en tension au cours de leur fabrication et ne se déforment pas dans le temps) est développé dans les gammes de membranes de protection solaire;
En 2016 le Précontraint 502, une membrane pleine, offre un nouvel aspect satiné dans 40 coloris. Hyper solide, facile à entretenir grâce à un traitement de surface PVDF, indéformable, elle garantit une protection renforcée contre la chaleur et les intempéries tout en gardant un bon apport de lumière ; elle est garantie 10 ans.
Poids 570g/m2. Laize : 180 cm

ferrari_Gamme 502 SATIN
Gamme 502 SATIN

 

Soltis 88, dans la gamme Soltis, décline un nouvel aspect micro-perforé régulier pour l’intérieur, en alliant confort thermique et visuel. 17 couleurs.
Poids 360 g/m2, épaisseur : 0,45 mm. Laize 267 cm

Ferrari_Soltis 88
Soltis 88 (c) Photo Philarty

 

Elle complète le Soltis 99, qui présente une face métallisée réduisant l’éblouissement. 

Poids 360 g/m2, épaisseur : 0,45 mm. Laize 267 cm

ferrari_Soltis 99
UTS – Dr Chau Chak Wing – Sydney – Australie – Soltis 99

 

Soltis 86 est l’écran le plus ouvert et sa texture micro-aérée laisse largement entrevoir la lumière. Placé à l’extérieur, il résiste aux intempéries et bloque 88% des rayons solaires. Idéal pour habiller les façades et vérandas et verrières. 25 couleurs.
Poids : 380g/m2, épaisseur : 0,43 mm. Laize 177 cm et/ou 267 cm selon les coloris

ferrari_Soltis 86
Maison Individuelle – Afrique du Sud – Soltis 86

 

Soltis 92 placé à l’extérieur constitue un véritable bouclier thermique et rejette 97% de la chaleur. Sa structure micro aérée régule l’apport thermique en limitant l’effet de serre et en gardant la transparence. Idéale en stores et voiles d’ombrage car il laisse circuler l’air. Plus de 40 couleurs.
Poids : 420g/m2, épaisseur : 0,45 mm. Laize 177 cm – 267 cm selon le coloris

ferrari_Clos St Fran+ßois
Clos St Fran+ßois, St Sernin sur Rance

 

Soltis W 96 assure l’imperméabilité, la transparence et la luminosité. Recommandé pour les terrasses, balcons, auvents, voiles d’ombrage quand la protection recherchée est maximale. 5 couleurs.
Poids : 620g/m2, épaisseur : 0,56 mm. Laize 267 cm

Ferrari_Soltis W96
Hotel Park Est France 3 – Soltis W96

 

Une présence internationale

Industriel français basé en Rhône Alpes, désormais coté en bourse, Serge Ferrari poursuit sa trajectoire technologique du plus petit au plus grand projet. Du textile de transat au dôme du grand stade de Lyon, d’Ecomerden, projet d’aquaculture en Norvège, à la plus grande retenue d’eau des Alpes sans oublier les œuvres d’Anish Kapoor, l’entreprise a toujours le matériau composite souple à proposer. Expérimenter, inventer l’avenir dans l’optique du développement durable et ce à l’échelle internationale en s’appuyant sur ses filiales aux USA, Brésil, Japon, Hong Kong et ses bureaux en Espagne, Turquie, Chine, Singapour et Dubaï ainsi que sur plus de 100 distributeurs.
De plus l’entreprise recycle tous ses produits via une filiale Texyloop, basée en Italie.
A la fin 2015, Serge Ferrari affiche un chiffre d’affaires de 148,5 millions d’euros dont plus de 75% est réalisé hors France et compte 638 collaborateurs.

 

Françoise Marchenoir

 

Euro 84 : Archibruts contre Archibracs

Euro 84 : Archibruts contre Archibracs

euro 2016

En cette année 1984, pas de polémiques vaines sur l’origine des joueurs des Archibracs et des Archibruts : inscrits ou non à l’Ordre, architectes, designers ou urbanistes, tout le monde était le bienvenue dans ces parodies d’équipe de la coupe d’Europe, qui se déroulait alors en France. Si l’antagonisme des deux formations ne saute plus aux yeux, il était pourtant bien réel. -Bracs et -Bruts défendaient des positions architecturales bien tranchées : néo-rationalistes emmenés par Paul Chemetov, face aux post-modernistes – représentants d’un mouvement abusivement réduit à une version publicitaire de l’historicisme – guidé par Bernard Huet. Archicréé sponsorisait les deux équipes. Après la photo souvenir au pied de la dame de fer, les joueurs se rendirent porte d’Orléans pour un choc des titans dont le score est sorti des mémoires. Le résultat de l’Euro 84 est par contre bien connu : la France l’emporta sur l’Espagne 2 à 0. 

 

 

Trophée archi-crée 1984

« Archibruts contre Archibracs »

 

« Les Archibruts » (maillots blancs)

Entraîneur : Paul Chemetov

Joueurs : de gauche à droite, premier rang : Pierre-Louis Faloci, Roland Castro, Philippe Robert, Jean-Pierre Vitrac, Christian Germanaz, Didier Maufras. Deuxième rang : gardien, Claude Vasconi, Marc Berthier, Jean-Pierre Watel, Ronald C. Sportes, Antoine Stinco, Roland Simounet, Georges Maurios, Pierre Colboc, Yves Lion. 

 

Arbitre : Thierry de la Brosse, architecte, président de l’Office professionnel de qualification des architectes d’intérieur, Yves Dauge, directeur de l’urbanisme et des paysages, Jean-Pierre Queré, directeur de l’architecture de la Ville de Paris

 

« Les Archibracs » (maillots bleus)

Entraîneur : Bernard Huet

Joueurs: de gauche à droite, premier rang : Bernard Tschumi, Manolo Nuñez, Antoine Grumbach, Fernando Montès. Deuxième rang : Dominique Montassus, Stanislas Fiszer, Alain Sarfati, Philippe Starck, Jean Nouvel, Daniel Rubin, Bernard Trilles, Roger Tallon, gardien. 

 

Arbitres : Jean-Pierre Duport, directeur de l’architecture, Claude Parent, architecte, Florence Contenay, directrice de l’Institut français d’architecture. 

 

Décoration du stade : Génie civil de la Direction de l’architecture de la Ville de Paris. 

Fanfares : Octave Callot, sons de cuivre (responsable Vincent Gielly) et Association Jazzophile (responsable Olivier Brard). 

Animation : majorettes de l’Ecole Camondo, chanteurs de l’Ecole spéciale d’architecture, clowns de UP1. Commentateur du match : Michel Cantal-Dupart

 

© Gaston Bergeret

Biennale de Venise : Olivier Leclercq, initiateur d’Archi Debout

Biennale de Venise : Olivier Leclercq, initiateur d’Archi Debout

Olivier Leclercq énonce les fondements du mouvement Archi Debout qu’il anime. Face aux crises économiques et sociales, aux mal-logements et aux migrations, l’architecte doit retrouver sa place dans la conception avec les habitants.

 

A voir aussi :

Biennale de Venise : Luc Le Chatelier partage ses impressions

Biennale de Venise : Frédéric Bonnet détaille le pavillon français

Biennale de Venise : Jean-Christophe Quinton revisite l’archétype

Biennale de Venise : Olivier Leclercq présente Actes et Cités

 

Biennale de Venise : Olivier Leclercq présente Actes et Cités

Biennale de Venise : Olivier Leclercq présente Actes et Cités

Persuadé que l’architecte doit prendre part à la politique, Olivier Leclercq, architecte associé à Cyrille Hanappe de l’agence AIR architectures (publiée dans le numéro collector de CREE) présente leur association Actes et Cités. Actuellement, ils travaillent au relogement de familles en grande précarité résidents dans les bidonvilles de la petite ceinture, en proposant des habitats auto-construits et des chantiers écoles.

A voir aussi :

Biennale de Venise : Luc Le Chatelier partage ses impressions

Biennale de Venise : Frédéric Bonnet détaille le pavillon français

Biennale de Venise : Jean-Christophe Quinton revisite l’archétype

Biennale de Venise : Olivier Leclercq initiateur d’archi debout

Biennale de Venise : Jean-Christophe Quinton revisite l’archétype

Biennale de Venise : Jean-Christophe Quinton revisite l’archétype

Jean-Christophe Quinton, architecte et directeur de l’ENSA de Versailles, expose un projet réalisé en 2005 : une maison dénommée P3 située au beau milieu de la plaine de Caen. L’architecte revisite l’archétype de la grange.

A voir aussi :

Biennale de Venise : Luc Le Chatelier partage ses impressions

Biennale de Venise : Frédéric Bonnet détaille le pavillon français

Biennale de Venise : Olivier Leclercq présente Actes et Cités

Biennale de Venise : Olivier Leclercq initiateur d’archi debout

Biennale de Venise : Frédéric Bonnet détaille le pavillon français

Biennale de Venise : Frédéric Bonnet détaille le pavillon français

Frédéric Bonnet, Grand Prix de l’Urbanisme 2014, commissaire avec le collectif AJAP14, explique les principes qui ont guidé la conception de la représentation française de la biennale de Venise 2016. Avec pour thème Nouvelles richesses, l’équipe répond aux Nouvelles du front, en partant d’une double hypothèse : l’architecture créatrice de richesses dans des lieux où on ne l’attend pas – le périurbain – et la création de richesses non monétaire par la valorisation du collectif. 

 

A voir aussi :

Biennale de Venise : Luc Le Chatelier partage ses impressions

Biennale de Venise : Jean-Christophe Quinton revisite l’archétype

Biennale de Venise : Olivier Leclercq présente Actes et Cités

Biennale de Venise : Olivier Leclercq initiateur d’archi debout

Biennale de Venise : Luc Le Chatelier partage ses impressions

Biennale de Venise : Luc Le Chatelier partage ses impressions

Luc Le Chatelier, journaliste d’architecture pour Telerama, nous donne ses impressions sur le pavillon français et sur la Corderie d’Alejandro Aravena, commissaire de la Biennale d’architecture de Venise 2016. Son pavillon « fait le boulot », tandis que les français « font ce qu’ils peuvent ».

A voir aussi :

Biennale de Venise : Frédéric Bonnet détaille le pavillon français

Biennale de Venise : Jean-Christophe Quinton revisite l’archétype

Biennale de Venise : Olivier Leclercq présente Actes et Cités

Biennale de Venise : Olivier Leclercq initiateur d’archi debout

 

Linky, le compteur communicant d’Enedis

Linky, le compteur communicant d’Enedis

Enedis déploie progressivement son nouveau compteur communicant Linky sur l’ensemble du territoire français, avec pour objectif 90% des anciens compteurs remplacés, soit 35 millions de compteurs équipés d’ici 2021.

compteur-linky-enedis

Comme les compteurs actuels, la fonction du compteur Linky consiste à compter l’électricité consommée ; il n’enregistre donc que la consommation globale du foyer en kWh. Néanmoins, les compteurs les plus anciens datant de 1990, la technologie a depuis fait un bond. Les compteurs communicants Linky utilisent ainsi la technologie CPL (courants porteurs en ligne). De cette façon, ils peuvent recevoir des ordres et envoyer des données sans l’intervention physique d’un technicien. Par ailleurs, l’installation du compteur Linky ne nécessite ni travaux ni câblages puisqu’il utilise les infrastructures déjà existantes.

Ce programme d’envergure est très suivi par les industriels du monde entier. Selon Bernard Lassus, directeur du programme Linky d’Enedis interrogé par Le Figaro, « si le développement de ce compteur communicant est aussi suivi, c’est parce que nous sommes l’un des plus grands réseaux de distribution au monde et le secteur est très attentif à la fois au choix de la technologie et à la manière dont nous allons le déployer ». Un déploiement progressif débuté avec une phase d’expérimentation menée dans quelques 300 000 foyers à Lyon et à Tours en 2010/2011 et qui devrait continuer jusqu’en 2021, date à laquelle 90% des anciens compteurs devraient être remplacés.

Search : un centre aquatique dans le Finistère

Search : un centre aquatique dans le Finistère

Après le pôle nautique de Mantes-la-Jolie (78) en 2011, l’agence Search, fondée par Caroline Barat et Thomas Dubuisson, récidive. Elle remporte le concours restreint de maîtrise d’œuvre pour la réalisation d’un centre aquatique sur la commune de Châteaulin (29).

search_piscine_chateaulinSur un site rural en pente douce, en périphérie immédiate du centre-ville de Châteaulin et à proximité des berges de l’Aulne qui ceinturent le terrain, s’implantera le projet circulaire de piscine communautaire dessiné par l’agence Search. S’il se veut largement intégré dans son environnement, tel un ruban émergent du sol, il sera dans le même temps ouvert sur le paysage, offrant des vues lointaines sur la campagne.

search_piscine_chateaulin search_piscine_chateaulinLa forme circulaire a pour vocation de générer un espace « compact et intégrateur », selon les mots des architectes. Traversées par un axe est-ouest, souligné par les entrées du public et des scolaires, deux moitiés se distingueront : une au nord, alternant pleins et vides dus aux locaux techniques ou aux espaces d’accueil et l’autre au sud, où un bassin s’ouvrira sur le paysage grâce à de larges baies vitrées. Les architectes précisent : « la simplicité fonctionnelle et la compacité du cercle, qui opposent les accès et permettent la convergence des parcours vers les sanitaires et l’espace commun de la halle bassin, signent la lisibilité du plan et l’aisance des usages du bâtiment. » En effet, ils nous proposent ici une double lecture. D’une part, se succéderont de manière horizontale les gradins, le bassin principal au centre, les espaces de relaxation puis le solarium, accentuant l’orientation plein sud. D’autre part, le bâtiment se déroulera verticalement tel un ruban, conduisant au premier étage où se trouveront les espaces administratifs. Le tout sera aussi relié de façon ludique par un toboggan qui contournera, en intérieur, la halle bassin, avant de le rejoindre.

search_piscine_chateaulin search_piscine_chateaulinL’insertion paysagère de la piscine dans ce site naturel et boisé se resposera sur l’utilisation de la déclivité du terrain. Au nord, elle atténuera l’impact visuel des parkings jardins implantées en contrebas de la route dont les abords seront sur-vegetalisés. Au sud, les bocages et forêts seront préservés et mis en valeur, le solarium surplombant les champs. Enfin, le traitement paysager de la toiture amènera le bâtiment à disparaître dans son environnement, ses courbures répondant aux collines alentours.

search_piscine_chateaulin

Amélie Luquain

 

Programme, Piscine communautaire. Concours : 2016. Livraison : 2018. Surface : 3 600 m² SDO. Montant des travaux :  8.9 M€HT. Maîtrise d’ouvrage : Communauté de Communes du Pays de Chateaulin et du Porzay. Maîtrise d’œuvre : Architecte mandataire, Agence Search. Architecte paysagiste, Sempervirens. BET TCE, Oteis Sechaud Bossuyt. BET Acoustique, Peutz et Associés. Economie de la construction, Bureau Michel Forgue

Courtesy Search / MIR