Le Solid Surface Avonite revêt les façades

Le Solid Surface Avonite revêt les façades

AVONITE est un Solid Surface de haute technicité, thermoformable. Son offre s’étend sur des produits hautement qualitatifs dans 18 formats et 3 épaisseurs, déclinés en 57 coloris. S’il s’utilise dans les secteurs de la santé, de l’hôtellerie ou du commerce, il se décline aussi parfaitement en revêtement de façades.  

 

avonite solid surface façade
Villa Privée à Ibiza, Espagne. Façade extérieure, pourtour de piscine, mur d’enceinte, salles de bain, plinthes, piliers de terrasse, cadres extérieurs des portes et fenêtres en AVONITE® Snowfall. Architecte : Laurence Sonck. Fabricant : M2 Ibiza Construct SL. Photographe : Arsen Mikitov.

Le Solid Surface Avonite est un matériau composé d’un mélange de bauxite (poudre minérale), de résines acryliques haute performance et de pigments naturels. Installée depuis 40 ans dans le Kentucky, l’entreprise américaine possède deux usines, dont l’une, par son procédé de fabrication de coulée en continue, permet la conception de panneaux de toutes dimensions. Son offre s’étend sur des produits hautement qualitatifs dans des dimensions et épaisseurs standards ou sur-mesure.

avonite solid surface façade
Villa Privée à Ibiza, Espagne. Façade extérieure, pourtour de piscine, mur d’enceinte, salles de bain, plinthes, piliers de terrasse, cadres extérieurs des portes et fenêtres en AVONITE® Snowfall. Architecte : Laurence Sonck. Fabricant : M2 Ibiza Construct SL. Photographe : Arsen Mikitov.
avonite solid surface façade
Villa Privée à Ibiza, Espagne. Façade extérieure, pourtour de piscine, mur d’enceinte, salles de bain, plinthes, piliers de terrasse, cadres extérieurs des portes et fenêtres en AVONITE® Snowfall. Architecte : Laurence Sonck. Fabricant : M2 Ibiza Construct SL. Photographe : Arsen Mikitov.

 

Solid Surface thermoformé

Les plaques Avonite sont malléables lorsqu’elles sont soumises à la chaleur de fours spéciaux. Le thermoformage permet aux plaques de prendre des formes originales et novatrices avec des rebords arrondis ou des lignes organiques. L’assemblage des panneaux se fait sans joints apparents.

 

Dimensions

Le programme Right Size, propose 18 formats de plaque sans le moindre surcoût au m2. Avec des volumes de commande minimum qui se veulent accessibles, les plaques peuvent mesurer jusqu’à 1 524 m de large et 3 658 m de long dans des épaisseurs de 6 mm et de 12 mm. Il est possible de choisir le format le mieux adapté, réduisant ainsi la consommation au plus utile, en diminuant les chutes.

 

Nuancier

Riche d’une palette chromatique de 57 couleurs, le solid surface Avonite se décline dans de nombreuses teintes, parfois translucides, parfois texturées. Qu’il s’agisse de la couleur “Mango” ultra pop, de l’élégance du “Snowfall”, de la sobriété d’“Eclipse” ou encore de la texture évocatrice de “Stormy Grey”, la marque offre un large nuancier.

 

 

 

 

Réinventions en cascades : la revue de presse du 23 janvier 2018

Bref inventaire de ce qui doit être réinventé en 2018 : la baraque à frites, la rémunération des architectes, la Loire à Nantes, Paris en Chine, Patrik Schumacher chez Zaha Hadid, l’Espagne, les fermes éoliennes, l’impression 3D, la basket et les transports en commun, Hong Kong. La revue de presse du 23 janvier 2018

Réinventer la baraque à frites

Heureux comme le Morris Vandenberghe et Thomas Hick en Belgique. Ces deux architectes associés au sein du Studio Moto viennent de remporter le concours portant sur la rénovation d’un symbole bruxellois, voire belge : le fritkot ou baraque à frite. L’échevine du commerce et l’échevin de l’urbanisme de la ville de Bruxelles s’étaient unis pour lancer un concours visant à rénover ces édicules tout en leur apportant une nouvelle identité. Les idées du Studio Moto ont été distinguées parmi 52 propositions : « de forme simple et épurée, l’objet, de par sa taille et sa superficie, s’implante parfaitement dans le tissu urbain. Son revêtement réfléchissant en aluminium poli favorise le dialogue avec son contexte; ainsi, par un jeu de réflexions, les abords se trouvent changés au gré des passages et c’est en se déplaçant autour du volume que celui-ci se dessine. Ce matériau, résistant et facile d’entretien, permettra également de venir à bout des détériorations liées aux actes de vandalisme. Enfin, le fritkot est couronné par une enseigne lumineuse unique. Chaque frituriste aura l’autonomie de la confectionner lui-même afin de garder son identité propre ». Le fritkot nouveau ouvrira ses auvents début 2019, à moins que les élections à venir ne soient remportées par des élus qui auraient moins la frite.

via Sud infos 

 

Réinventer la rémunération des architectes

Le métier d’architecte est toujours aussi mal payé : dans les bilans des promoteurs, la ligne conception est bien loin derrière les frais de publicité ou les dépenses de commercialisation, constate Catherine Sabbah dans Les Échos. Honoraires en berne, dumping, casse des prix par les maîtrises d’ouvrage privées, repli des maîtrises d’ouvrage publiques, tout concourt à tirer les prix vers le bas. « Les récentes consultations baptisées “Réinventer”… Paris, la Métropole, et le Monde encore tout récemment, ne rassurent pas tellement les architectes. Sollicités par des maîtres d’ouvrage privés pour inventer des nouvelles formes, techniques, usages… ils retrouvent des commandes et du travail. Mais se retrouvent aussi noyés au milieu d’une kyrielle d’autres prestataires désormais associés à la conception des bâtiments : experts de l’environnement, innovation, co-living, co-working et autres espaces partagés… qui se paient aussi sur le prix final ». Et dans une économie de service qui mise sur l’innovation et la pensée, personne ne s’occupe de réinventer la rémunération des prestations intellectuelles?

Via Les Échos 

 

Réinventer la Loire

Nantes Métropole les avait repérés alors qu’ils planchaient sur des projets de guinguette en bord de Loire. Cette année, elle a demandé à ces étudiants de master en architecture navale d’imaginer des projets pour rendre ludiques les bords de la Loire ou de l’Erdre. À côté du « projet pragmatique qui ne coûtent pas trop cher » de passerelle avec son miroir d’eau, on trouve un café submersible, ou un bassin de surf sur l’ancien parking de la gloriette, point final d’une promenade aquatique. « L’équipe d’étudiants est partie des 30 engagements pour la Loire des élus de Nantes métropole qui visent à “une réappropriation physique, sensible et imaginaire du fleuve”’ ». Après alerte à Malibu, alerte pas loin de Vertou?

via Ouest-France 

La « vague de Gloriette », spot de surf à ciel ouvert sur le parking de Gloriette. © ENSA

 

Réinventer Schumi

« On m’a fait passer pour un fasciste », s’indigne Patrik Schumacher, dirigeant de Zaha Hadid Architects depuis la mort de sa célèbre associée. Cassant, pas naturellement d’un abord sympathique, Schumacher s’était attiré les foudres du public après une conférence donnée en 2016 au World architecte forum, ou il suggérait de supprimer le logement social, de privatiser l’espace public — rue comprise — et de vendre Hyde Park aux promoteurs. Certaines voix demandaient à ce qu’on ne lui donne plus la parole. Sur tous ces sujets, Patrik Schumacher affirme avoir été mal compris. Ses propositions entendaient remédier à ce qu’il voit comme des cercles vicieux, et aux mécanismes de régulation qui entraînent paradoxalement une hausse des prix, obligeant la plupart des gens à quitter les zones de centre-ville, pourtant les plus intéressantes du point de vue des connexions et des opportunités économiques. « C’est ce que je critiquais, dit-il. Ce n’est pas que je veuille attaquer les franges vulnérables de la société et les jeter à la rue. J’ai été dépeint comme ce scélérat (…). On a diffusé mon portrait avec la moustache d’Hitler durant une campagne de diffamation. La question centrale ici est de savoir comment nous pouvons réellement créer la prospérité pour tous ». Si certains arguments de Schumi font mouche chez les partisans du logement social, d’autres, tels que l’élimination du logement social sur Hyde Park au motif que cela renchérirait le prix des logements privés ne passent toujours pas. Cela peut-il suffire à lui ôter cette vilaine moustache?

Via The Guardian 

Protestants devant les bureaux de Zaha Hadid Architects après le discours controversé de Schumacher fin de 2016. Photographie: Alamy

 

Réinventer Prada

Amoureuse du Nylon noir, Muccia Prada a demandé à deux agences d’architectures amies — Herzog et de Meuron et OMA – de donner leur interprétation de ce matériau pour une collection. Toujours à la demande de Prada, les architectes ont convié les designers Grcic et les frères Bourroulec à faire de même. Pour remédier à l’incommodité des sacs à dos, qu’on est obligé d’enlever dès que l’on souhaite prendre un objet, Rem a imaginé un sac marsupial bardé de fermetures à glissière, évoquant le gilet pare-balle et l’armoire normande par son côté imposant. Herzog et de Meuron ont orné les vêtements de textes en caractères noirs posés sur un fond blanc, célébration ironique de l’âge des « fake news ». Au risque d’en lancer une, en faisant croire que le diable s’habille désormais en H & (d) M.

Via The New York Times

 

Réinventer l’Espagne

Aucun Français un peu versé dans l’aménagement du territoire n’ignore cette diagonale du vide qui traverse l’hexagone en vidant ses villes et villages. Mais qui connaît la « Laponie du Sud », dix régions occupant une surface du territoire espagnol grande comme deux fois la Belgique, ou la densité de population atteint à peine 7,72 habitants au km2, soit celle du nord de la Finlande? Et cette zone identifiée par l’Universitaire Francisco Burillo, ne représente qu’une partie de la España vacía, l’Espagne vide, du titre d’un essai du journaliste Sergio del Molino publié en 2016, ou il est fait état de secteurs « biologiquement morts » : Orense, León, Zamora, Salamanca, Ávila, Palencia, Ciudad Real… Il y a désormais deux Espagne, « une Espagne urbaine et européenne, identique par toutes ses caractéristiques aux autres sociétés européennes, et une Espagne intérieure et dépeuplée. La communication entre ces deux Espagne est difficile. Elle donne le sentiment de deux pays étrangers l’un à l’autre » , relate El Diario. Une série de mesure est envisagée pour réduire l’hémorragie — incitations fiscales, maintien minimal de services publics, etc. Comme le rappelle la fédération espagnole des communes et provinces (FEMP), « la lutte contre la dépopulation n’est pas une fin, c’est un moyen de rendre la planète plus durable ».

Via El Diario 

 

Réinventer la ferme d’éolienne

Implanté à 125 km à l’est des cotes du Yorkshire, cette ferme éolienne d’un genre nouveau pourrait surpasser tout ce qui se fait en la matière. D’une échelle bien supérieure aux fermes éoliennes traditionnelles, ce projet de la compagnie hollandaise TenneT alimenterait en électricité le Royaume-Uni et les Pays-Bas, et éventuellement la Belgique, l’Allemagne et le Danemark. Au centre de l’installation, une nouveauté : une île de 6 kilomètres carrés pour convertir le courant et le diriger vers la demande du moment, ce qui permettrait des économies d’échelles et une plus grande flexibilité. Alors que le défi d’ingénierie de la construction de l’île semble énorme, Rob der Hage (responsable du programme éolien offshore pour TenneT) n’est pas découragé. « C’est difficile? Aux Pays-Bas, lorsque nous voyons un plan d’eau, nous voulons construire des îles ou des terres. Nous faisons cela depuis des siècles. Ce n’est pas le plus grand défi », a-t-il déclaré. Trouver le milliard et demi pour la construction du programme s’annonce plus difficile.

Via The Guardian 

Vidéo TenneT pour le concept d’îlot éolien 

 

Réinventer l’impression 3D

C’est une des nombreuses Arlesiennes qui entoure la marque à la pomme : est-ce que 2018 sera pour Apple l’année de l’impression 3D. Le dépôt le 16 janvier de 44 brevets dont un pour « Méthodes et appareils pour l’impression 3D d’objets en couleur » a relancé les spéculations, anticipant implicitement une potentielle explosion du secteur. «  Parmi les caractéristiques de la potentielle imprimante 3D d’Apple, la marque explique que le fichier 3D pourrait être créé à partir d’un ordinateur, d’un téléphone ou d’un serveur avec la possibilité de se connecter avec tous les appareils électroniques de la marque » explique 3D natives. Pour réinventer la pomme et pallier à ses batteries défectueuses et son matériel indémontable

Via 3D natives 

 

Réinventer la grolle

Malgré le froid de l’hiver berlinois, il y a la queue depuis plusieurs heures devant Outside Overkill, un magasin de chaussure de sport branché de Kreuzberg, pour la sortie d’un nouveau modèle de la marque Adidas. Éditées à 500 exemplaires seulement, ces chausses sont bien plus qu’une paire de baskets. Portant les couleurs camouflage de la BVG (l’opérateur de transports en commun local), elles offrent un accès gratuit à tout le réseau de la BVG pendant une année — le ticket est dans la languette. Pour 180 euros, l’heureux et patient acheteur se voit allouer un pass normalement facturé 728 €. De quoi être motivé. Pour la BVG, qui fête cette année ces 90 ans, l’opération fait partie d’une stratégie plus large de rajeunissement de son image. La compagnie multiplie les produits dérivés et actions de communications ironiques, tel ce tweet encourageant Trump à postuler à un poste de conducteur de bus à Berlin plutôt que de briguer la présidence des États-Unis. Pas besoin de ce genre d’artifice à Paris : le développé officieux du sigle RATP (rentre avec tes pieds) montre que du mocassin à la basket en passant par l’escarpin ou la tong, un moyen transport public est automatiquement intégré à chaque paire de chaussures.

Via The Guardian 

 

Réinventer Paris (à Tiandu Cheng)

Modèle urbain envié, le Paris Haussmannien s’est largement exporté jusqu’à la Première Guerre mondiale. Au XXIe siècle, il semble connaître un revival en Chine : la ville de Tiandu Cheng a construit un quartier entier autour d’une tour Eiffel — pas vraiment haussmannienne il est vrai — bordé de tout un tas d’immeubles inspirés de l’œuvre urbaine du divin baron. Le photographe François Prost a tenté de comparer les deux villes termes à terme. Difficile parfois de faire la différence, entre avenues plantées, allées inspirées des jardins à la française… Tout l’urbanisme à l’âge classique est convoqué dans cet aménagement patchwork. « À Tiandu Cheng, en plus de l’architecture très largement inspirée – même copiée – de Paris, le photographe fait part de la vie sur place, qui ne diffère en rien des autres villes chinoises : la classe moyenne a investi la ville, et l’on ne déguste pas de macarons ou croissants au petit-déjeuner. Tiandu Cheng devient un îlot pseudo-français dans l’architecture, mais où le syndrome de Paris n’existe plus. Dans la relation entre les deux villes, François Prost a comparé les pierres, mais aussi les âmes ». Et, pour paraphraser la regrettée France Gall, a vu un chinois dans son miroir urbain.

Via Les inrocks 

Crédits diaporama : Paris Syndrome, © François Prost
Crédits diaporama : Paris Syndrome, © François Prost

 

Réinventer HK

Retour à l’âge des cavernes : en manque constant de terrains constructibles, Hong Kong envisage de bâtir sous ses collines. Les activités générant des nuisances ou les infrastructures seraient implantées en priorités dans ces grottes modernes : station d’épurations, data center, centres logistiques, réservoirs, mais aussi piscine, prévoit un nouveau plan directeur qui espère ainsi libérer mille hectares de terrains constructibles. 48 sites potentiels sont identifiés. Pas assez, estime le Think tank Our Hong Kong Foundation, qui a chiffrer à 9000 ha les besoins de terrain pour la construction de logements. Les possibilités de poldérisation étant déjà bien utilisées, Hong Kong va-t-il devoir s’installer sous la mer?

Via The Guardian 

Avec le prix des maisons les plus élevés au monde, et la plupart de ses terrains non constructibles, la ville a trouvé une nouvelle façon de s’agrandir – en déplaçant les installations dans les grottes dans les montagnes.

 

Olivier Namias

Bruno Foucart s’est éteint le 5 janvier 2018

Né en 1938, ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1959), agrégé de Lettres, Bruno Foucart étudia l’histoire de l’art à la Sorbonne au tournant des années 1960, sous l’égide d’André Chastel et de Jacques Thuillier.

Passé par les universités de Dijon et de Nanterre, il rejoignit la Sorbonne après son doctorat d’Etat, Le renouveau de la peinture religieuse en France, 1800-1860. Il y fut professeur jusqu’à sa retraite en 2006. Il y créa et dirigea l’Unité mixte de recherche André Chastel (CNRS, ministère de la Culture, Sorbonne). Il enseigna parallèlement à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts.

Bruno Foucart ne fut pas que l’enseignant dont beaucoup d’entre nous admiraient l’éloquence et l’humour. Avec André Chastel, il participa à la création de l’Inventaire général du Patrimoine culturel au ministère de la Culture d’André Malraux, puis fut conseiller des cabinets ministériels d’Alain Peyrefitte et de Michel Guy. En ce début des années 1970 qui virent la destruction des Halles de Victor Baltard, Bruno Foucart eut un rôle décisif pour la protection du patrimoine des XIXe et XXe siècles. Son action ouvrit les consciences, et contribua significativement au renversement culturel qui s’ensuivit.

En 1979, Bruno Foucart consacra une exposition à Viollet-le-Duc, réconciliant l’histoire avec l’architecte encore controversé. Il prit part à la création du musée d’Orsay, puis du Musée des années trente à Boulogne-Billancourt où il fut aussi pendant plus de trente ans conservateur de la Bibliothèque Marmottan.

Bruno Foucart montra la même finesse d’intuition en architecture et en peinture, traita tant des avant-gardes que de courants jugés moins novateurs, craignant peu de se placer à contre-courant. Sa vision transversale lui permettait ces audaces, quand la génération qui suivit spécialisa ses travaux.

L’Association d’histoire de l’architecture rend hommage à cet inventeur du patrimoine et de l’histoire de l’architecture des XIXe et XXe siècles. Bruno Foucart contribua à libérer l’histoire de l’architecture des idéologies qui la bridaient, pour l’ouvrir à la pluralité qui fait aujourd’hui sa force.

Jean-Baptiste Minnaert

Professeur d’histoire de l’art contemporain, Sorbonne Université

Centre André Chastel UMR 8150 http://www.centrechastel.paris-sorbonne.fr

Concours ouverts : BIM, céramique … des sujets à méditer

Concours ouverts : BIM, céramique … des sujets à méditer

Des concours pour étudiants et architectes : concevoir en BIM, utiliser la céramique ou l’aluminium, travailler la lumière naturelle … inscrivez-vous dès à présent jusque fin mars 2018.

 

Retrouvez tous nos appels à concourir sur notre page Appels à Projets.

 

A l’avant-garde, des concours en BIM

Eugène Beaudouin et Marcel Lods est un duo d’architectes qui a marqué l’entre-deux-guerres. Avant-garde, banlieue et préfabrication sont certainement les maîtres mots qui les désignent. Et c’est justement l’îlot à Suresnes où se situe leur remarquable école de plein air que le concours BIM propose de requestionner.

L’édition 2018 du Concours BIM propose aux candidats, dans le cadre d’un concours d’idées, de réfléchir à la création d’un collège de 500 élèves qui serait construit dans la ville de Suresnes. Les candidats devront concevoir la maquette numérique renseignée d’un ou plusieurs bâtiments qui s’intégreront dans un îlot existant. L’École de Plein Air de Suresnes construite par les architectes Eugène Beaudouin et Marcel Lods est implantée sur cet îlot existant. Elle devra faire l’objet d’une proposition de réaffectation par les candidats. La méthodologie BIM employée par l’organisateur du concours Polantis devra être respectée.

Les inscriptions seront closes le 4 février et les rendus de projets sont attendus au 17 mars 2018. Les lauréats seront désignés le 26 avril, et recevront des prix d’un montant de 10 000 à 2500 €

Plus d’informations sur le site de notre partenaire Wiin Contest et aussi, à découvrir, l’exposition Eugène Beaudouin et Marcel Lods, architectes d’avant-garde

concours wiin contest BIM

 

De céramique ou d’aluminium

Deux concours destinés à mettre en valeur les matériaux que promeut leur organisateur. L’un sur la céramique, organisé par Confindustria Ceramica (the Italian Association of Ceramics) et l’Italian Trade Agency. Célébrant les 25 ans de son prix Ceramics of Italy, ce concours met en vedette la céramique italienne et les carreaux de porcelaine dans des projets résidentiels, commerciaux et institutionnels. Nouveautés pour cette année, les étudiants sont aussi invités à concourir. Les inscriptions seront closes dès le 15 février 2018.

L’autre sur l’aluminium, lancé par Aluminium France, uniquement destiné aux étudiants de France métropolitaine. Le Défi Aluminov’ recherche des projets originaux, innovants, à forte dominante aluminium. Les inscriptions seront clôturées le 23 février, les projets devront être rendus le 20 avril, et le premier prix d’une valeur de 5 000 sera remis en mai 2018.

Plus d’informations sur le site de notre partenaire Wiin Contest : Ceramics of Italy et Défi Aluminov’

concours wiin contest ceramics of italyconcours wiin contest défi aluminov

 

Toi, toi ma fenêtre de Toit

Velux, le spécialiste des fenêtres de toit, décerne tous les deux ans The International VELUX Award for students, un prix international destiné à faire connaitre les produits de la gamme Velux aux étudiants. Il les met au défi d’explorer le thème de la lumière du jour, un sujet qui ne perd pas de son actualité en architecture. Mais l’éclairage naturel peut être une discipline difficile à aborder, à comprendre et à maîtriser.

L’éclairage naturel décrit l’utilisation contrôlée de la lumière naturelle à l’intérieur et autour des bâtiments. Il s’agit de la pratique consistant à placer les fenêtres, ou d’autres supports transparents et surfaces réfléchissantes, de façon à ce que la lumière naturelle fournisse un éclairage interne efficace pendant la journée. Pour que l’éclairage naturel soit efficace, il faut tenir compte des considérations de conception à toutes les étapes du processus de conception du bâtiment, de la planification de l’emplacement à la conception architecturale, intérieure et d’éclairage. D’autant plus dans un climat d’économie d’énergie. Les projets devront prendre en compte les effets de la construction (contexte, formes, dimensions …), et répondre aux besoins de bien-être.

Le prix veut reconnaître non seulement les étudiants mais aussi leurs professeurs. Par conséquent, les enseignants des projets seront également récompensés, pour un montant total de 30 000 €. Clôture des inscriptions dans 70 jours !

Plus d’informations sur le site de notre partenaire Wiin Contest : International Velux Award 2018

concours wiin contest velux award

 

Citizen M La Défense : un hôtel à destination du Millennial

Ils ont pour nom MOB, Okko, Eklo, Yooma, Jo & Joe ou CitizenM,
 et ont en commun de vouloir casser les codes de l’hôtellerie classique pour mieux servir une population particulière : le Millennial, urbain connecté et voyageur. Ils instaurent un style qui gagne à grande vitesse les hôtels mainstream, et s’insinue jusque dans la sphère domestique.

Le « Millennial Hôtel » ou le nouvel âge du Fun Palace, un article d’Olivier Namias a retrouver dans le numéro 384 d’Architectures CREE

CitizenM La Défense est la deuxième adresse grand-parisienne de cette chaîne créée par Kul Rattan Chadha, homme d’affaires d’origine indienne installé aux Pays-Bas depuis 1971 où il a fondé une chaîne de magasin de vêtement. L’établissement met en application son concept de « luxe accessible à tous » à proximité de la Grande Arche et à un jet de pierre de la nouvelle U Arena dessinée par Christian de Portzamparc.
 Les hôtels de CitizenM prennent le parti de réduire la chambre à sa plus simple expression — une cellule dimensionnée sur le module d’un container, petite, mais équipée d’un lit king size, d’un équipement audiovisuel et digital poussé, et d’une douche aux parois de verre sablé bombés, le recours à la préfabrication des éléments permettant de réduire les coûts tout en augmentant la prestation. En compensation, les visiteurs se voient offrir de grandes parties communes foisonnantes de mobilier design
 et œuvre d’art sans crainte de la collision la plus totale. L’autre adresse parisienne de CitizenM occupe une ancienne tour de bureau près de la gare de Lyon. À La Défense, l’agence MAAC a été chargée d’organiser la rencontre 
entre le cahier des charges de l’hôtelier et les exigences des réglementations urbaine. Sa réponse tient en un immeuble aux façades sophistiquées et minimalistes révélant l’unité
 des 175 chambres, logées dans
 un volume posé sur un socle mettant en correspondance les nombreux dénivelés du terrain avec les espaces communs des salles de réunion
 et de restaurant. Le groupe AVAF 
a réalisé la décoration de la façade.

© Richard Powers
© Richard Powers
© Richard Powers

© Gilles Luneau

© Richard Powers

© Gilles Luneau
© Gilles Luneau

 

Programme : Hotel 175 chambres et locaux commerciaux

Lieu : La Défense, Paris, France
Maitrise d’ouvrage : Citizen M. Maitrise d’ouvrage d’exécution : HPM (Hotel Project Managment).
Maitrise d’oeuvre : Studio MAAC – (Cottrell Macary Michelangeli Associated Architects). Architecte d’intérieur : Concrete. Façade : Joseph ingénierie. Artiste façade : AVAF. 
Calendrier :  concours : Aout 2011. Démarrage chantier : novembre 2015. Livraison : juin 2017
Surface : 5 780 M2
Radical Chic : 25 logements par Bruther

Radical Chic : 25 logements par Bruther

Le plan, outil de projet et de lecture universelle, est inséparable de la production de l’architecte. Architectures CREE publie des carnets de plans dans ses numéros. Chaque semaine, la rédaction a décidé de compléter sa rubrique en vous faisant découvrir ou redécouvrir l’ensemble des plans d’un même et unique projet. 

L’opération de 25 logements livrée par l’agence Bruther pour le compte du bailleur social SIEMP et Elogie sur la rue Pelleport à Paris compose en plan deux surfaces triangulaires alignées sur rue qui s’élèvent selon des hauteurs différentes. L’axonométrie met en avant la volumétrie facettée des toitures et les balcons.

 

« Le logement passe difficilement inaperçu rue Pelleport, une voie faubourienne du 20e arrondissement en balcon au-dessus de Paris. Les programmes d’habitations dominent l’espace urbain. D’abord, la masse écrasante d’une barre des années 60-70, longue de 100 mètres et haute de dix niveaux. Puis, à l’angle de deux rues, immanquable bien que ne comportant qu’un logement par étage, une sculpture habitée dessinée par Frédéric Borel à l’aube du XXIe siècle. Intercalé entre ces deux extrêmes, une parcelle longtemps occupée par une maison à un niveau, sur laquelle l’agence Bruther vient de livrer un ensemble de 25 logements, pour le compte du bailleur social SIEMP et Élogie. Animé par Alexandre Theriot et Stéphanie Bru, l’agence s’est fait connaître pour ses bâtiments à l’allure rigoriste, semblant clamer qu’ils n’utilisent que des moyens limités, tel le centre Saint-Blaise à Paris XIX, ou le MRI à Caen. Les logements de la rue Pelleport sont dans cette même veine brutaliste et smithsonnienne : structure de béton brut fermée par de grandes baies vitrées, bardage métallique, carreau de céramique noire réfléchissante pour marquer les zones les plus nobles. Un strict minimum… »_Olivier Namias

 

Retrouvez l’intégralité du reportage dans le numéro 384 sur le thème « hospitalité », en vente sur notre shop

© Bruther Architecte

Le Naturbloc Bois de chez Alkern : un bloc en béton de bois

Le Naturbloc Bois de chez Alkern : un bloc en béton de bois

Spécialisée dans la fabrication de bloc béton, Alkern s’engage pour l’environnement avec une gamme composée de produits biosourcés ou issus de l’économie circulaire : sa première application est le Naturbloc Bois.

naturbloc bois alkern

Le Naturbloc Bois de chez Alkern est un bloc biosourcé en béton de bois, porteur et isolant pour la construction de maisons individuelles et bâtiments collectifs allant jusqu’à R+2. Il est conçu selon un cercle vertueux de fabrication. Les granulats minéraux sont remplacés par des granulats biosourcés, en l’occurrence des déchets de bois recyclés, issu de forêts gérées durablement (bois PEFC). Avec 28kg de bois/m² de mur, l’empreinte carbone est considérablement réduite car le CO2 capté par le bois est emprisonné dans la construction. Le produit se dit 100% recyclable.

 

Mise en œuvre simplifiée

La mise en œuvre du bloc porteur de 20x20x50 cm s’effectue simplement en pose maçonnée, selon le savoir-faire des compagnons maçons. La pénibilité sur chantier est réduite grâce au poids allégé du produit (17kg). Il se décline en différents éléments pour permettre de traiter les points singuliers en conservant un système homogène biosourcé : palette bloc standard et tableau, palettes blocs poteaux et blocs poteaux sécables, palettes chainages horizontaux, palette isolée liège.

 

Isolation rapportée

Le bloc peut recevoir une isolation rapportée soit par l’intérieur en ouate de cellulose, soit par l’extérieur en fibre de bois. Ses qualités naturelles de régulation de l’humidité et d’isolation (R=0,85 m².K/W) assure le confort d’un habitat bien isolé et économe en énergie. Il n’y a pas de risque de dégradation hygrothermique de la paroi. La qualité de l’air intérieur est également préservée : classement A+ aux polluants volatiles.

 

 

Fiche technique complète sur le site d’Alkern

 

 

Stéphane Paumier : la French Indian Touch en conférence à l’école Boulle

Stéphane Paumier : la French Indian Touch en conférence à l’école Boulle

C’est en 1996 que Stéphane Paumier arrive en Inde, pour effectuer sa période de service militaire à l’Ambassade de France de Delhi. Il réalise plusieurs projets dans l’enceinte de la représentation française ou en dehors, comme la résidence du chef du poste d’expansion économique construite dans le quartier résidentiel de Sundar Nagar. La réalisation de l’Alliance française de Delhi, un concours remporté en son nom propre, marque le début d’une carrière indienne jalonnée de nombreux grands projets : bureau à Triburg, université de Sonipat, et plus récemment, l’ambassade franco-allemande de Dacca (Bangladesh). À l’occasion d’une conférence donnée à l’École Boulle à Paris, Stéphane Paumier revient sur son parcours, évoque les différences de conditions d’exercices entre la Chine et l’Inde, et présente les grands axes de son travail, qui cherche à créer un terrain de rencontre entre l’architecture moderne et l’architecture indienne traditionnelle. Basée à New Delhi, son agence SPA emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes.

Lire aussi, dans le numéro 381 d’Architectures CREE : Les degrès du temps (Stepwell to office), un article sur le siège de la société Triburg à Gurugam en Inde

La conférence de Stéphane Paumier à l’école Boulle dans son intégralité accessible ci-dessous

 

Vidéos : © Antoine Durand / Olivier Namias

Questions patrimoniales : la revue de presse du 16 janvier 2018

Questions patrimoniales : la revue de presse du 16 janvier 2018

Disparition de Neave Brown – maisons préfabriquées des années 60, un habitat bon marché à prix d’or – La vie dans les lotissements du Prince Charles – Jean Bossu à La Réunion : entre classement et destruction – Oran, ville Art-déco – Whitefish se débarrasse de Wright – le cadre de la polémique – Des granges dans les Pyrénées – L’école d’architecture de Kigali imaginée par un Alsaciens. La revue de presse du 16 janvier 2018

 

Disparition brutale

Couronné très récemment de la médaille d’or du RIBA, Neave Brown nous a quitté à l’âge de 88 ans. Américain installé en Angleterre, il avait réalisé des logements sociaux remarquables, tel l’Alexandra Estates, un projet d’habitat intermédiaire en bande. Entièrement en béton, ce projet possède une touche brutaliste qui devrait le ranger dans la catégorie du patrimoine trendy et désirable. « La communauté architecturale a perdu un géant » a déclaré Ben Derbyshire, président du RIBA. « Ses idées pour des logements bas et denses comportant des espaces communs pour tous les habitants, reste un antidote radical a bien des projets conçus sans réflexion (..) typiques de la production de logement de l’époque ». Voire de la production d’aujourd’hui, pourrait-on ajouter.

Via The Spaces 

Alexandra Estate, conçu par Neave Brown. Photographie : Courtesy of The Modern House

 

Million dollar Cahute

Ce sont des abris plus ou moins rudimentaires, conçus comme des objets à produire en série entre les années 50 et 70. Pensés pour être financièrement accessibles à tous, ils se négocient aujourd’hui entre 1 et 8 millions d’euros – loin des 10 000 euros de moyenne que coutent les Tiny Houses,  leur équivalent contemporain, ou des 145 000 euros qu’il faut débourser pour s’offrir une « bulle six coques », capsule de vacance dessinée par Maneval à la fin des années 60. Ces sommes astronomiques sont justifiées par le nom prestigieux de leurs concepteurs – Perriand, Prouvé – ou la relative étrangeté de leurs formes, telle la maison Futuro, dessiné par l’architecte Matti Suuronen, soucoupe volante construite à une centaine d’exemplaire seulement. « La manie de collectionner (…) les préfabriqués de designers dans les foires d’art contemporain et les ventes aux enchères à commencé lorsqu’André Balazs – propriétaire des hôtels Mercer à New York et de Chiltern Firehouse à Londres, pour n’en citer que quelques uns – a acheté la « Maison Tropicale » de Jean Prouvé, pour 4,97 millions de dollars à Christies New York en 2007. Le collectionneur précoce Brad Pitt fit l’acquisition du préfabriqué modulaire ‘’Mini Capsule hotel’’ dessiné par l’Atelier van Lieshout(…) pour son pied à terre sur le front de mer de Santa Monica », explique Architectural Digest. Des « pièces » plus récentes sont également prisées des amateurs, à l’instar du pavillon de thé en tubes de carton de Shigeru Ban. « Il est difficile d’imaginer que les équivalent contemporains du mobile home – les maisons de réfugiés Better Shelter de l’ONU sponsorisées par IKEA, l’Abri Ukrainien constitué de boucliers de polices, les maisons de Shigeru Ban pour les victimes du tremblement de terre au Népal – finissent dans le futur dans des galeries d’art ». Si elle n’avait été rasée, la jungle de Calais et ses cabanes aurait surement fait l’objet de la « Monumenta 2020 » au Grand Palais. Encore une occasion manquée.

Via Architectural Digest 

Conçue comme un « flatpack maison » pour la production de masse, la ‘Demountable House 6×6’ fait partie des 20 maisons de la Galerie Patrick Seguin de Jean Prouve vendues en 2007 pour 1,25 million d’euros à 8 millions d’euros chacune. Photo: Galerie Patrick Seguin

 

Le fait du Prince

Le Journaliste du Monde Grégoire Allix a traversé le Channel pour visiter ces villes dont un prince est l’urbaniste. A Newquay, en Cornouailles, la « fondation du prince pour construire une communauté » doit mettre en pratique les princiers principes de Charles de Galles sur 4000 logements à construire sur 40 ans. L’héritier de la couronne d’Angleterre, comme on le sait, n’aime pas l’architecture moderne. Pas facile d’être Charlie en matière de lotissement : les constructions érigées sur ses terrains doivent donner « une sensation d’intemporalité, une tradition vivante », pour créer un « puissant sentiment d’identité locale et de communauté ». Les habitants de ces décors semblent heureux, malgré les contraintes d’aménagement imposées par son altesse «  ‘’Je voulais une porte d’entrée vitrée, mais c’est interdit, regrette Angela KeerEt on ne peut pas avoir de carreaux dépolis à la fenêtre de la salle de bains, le prince n’aime pas ça…’’ La couleur des peintures est strictement réglementée. Quant aux plates-bandes de plantes aromatiques et d’arbres fruitiers, c’est aux résidents de les entretenir, mais pas question de modifier les plantations sans soumettre une demande au duché, ‘’par souci de la biodiversité’’ ». Du client au constructeur, personne n’est épargné : « notre manière de construire est plus coûteuse à court terme, mais il faut raisonner sur la rentabilité à long terme, argumente Alastair Martin, le dirigeant du duché. Ce n’est qu’en pensant à un horizon de cinquante ans qu’on peut bâtir une ville complète, avec écoles, commerces, bureaux, église, et pas des lotissements dortoirs. Malheureusement, les promoteurs ne pensent généralement qu’à leur profit immédiat. » Si c’est un prince qui le déplore…

Via Le Monde 

Nansledan en octobre 2017. Cette extension de la ville de Newquay, en Cornouailles, dans le sud-est de l’Angleterre, a été réalisée selon les préceptes du prince Charles.

 

Un Bossu anéanti par les démolisseurs

Collaborateur de Le Corbusier et figure oubliée de la reconstruction en France, Jean Bossu a construit plus de 300 bâtiments dans l’ile de la Réunion entre 1950, date de son arrivée, et 1979, année où il cesse son activité. La Commission régionale du patrimoine et des sites envisage d’en inscrire plusieurs à l’inventaire des monuments historiques, parmi lesquels une gendarmerie, la direction de l’agriculture et un immeuble d’habitation. « Pour la Caisse d’allocation familiales, c’est trop tard. Elle a été rasée pour laisser la place à un établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes et à une crèche pour des enfants en situation de handicap ». D’après l’historien Xavier Dousson, spécialiste de l’oeuvre de l’architecte « c’était une des plus belles réalisations de Jean Bossu tout court. »

Via Clicanoo

Le siège historique de la Caisse générale de la Sécurité Sociale devait rejoindre les quatre réalisations de Jean Bossu déjà inscrites à l’inventaire des monuments historiques

 

Oran Art-Déco

Avant son installation à La Réunion, Jean Bossu avait travaillé en Algérie : un pays qui commence à prendre en compte son patrimoine. Des voix s’élèvent à Oran pour sauver les bâtiments construits avant l’indépendance. Nabila Métaïr, architecte et historienne, a organisé une exposition sur l’architecture Art Déco « « Il s’agit d’un style assez customisé. Quand il entre dans un pays, il s’adapte complètement à la culture locale. Il est à la fois universel, régional, mais régionaliste aussi, ce qui fait que quand on évoque le cas d’Oran, on va retrouver des motifs et décors qui existent un peu partout dans le monde, comme on va trouver des décors qui sont propres à Oran à travers la faune et la flore ». Ce patrimoine étant presque caché, faire refleurir les plâtres d’Oran s’annonce comme un chantier de grande envergure, mais passionnant.

Via El Watan 

 

« Poisson Blanc » se débarrasse de Wright

L’Etat du Montana n’est pas à Frank Lloyd Wright ce que l’ile de la Réunion est à Jean Bossu : il n’y a construit que trois bâtiments, dont le Lockridge Medical Center, à Whitefish, en 1958. Le bâtiment fut achevé après la mort du Prince de Taliesin, et sévèrement altéré : adjonction d’additions, suppression d’éléments décoratifs et démolition du jardin pour faire place à un parking. Après avoir affirmé être disposé à vendre le bâtiment à quiconque lui donnerait 1,7 million de dollar – à peine le prix d’une cabane Prouvé – le propriétaire a finalement refusé l’offre d’achat de la fondation Wright, qui n’aurait disposé de la somme qu’après le 10 janvier, date butoir qu’il avait fixé. La démolition serait imminente. La fondation investira-t-elle les fonds recueillis dans l’achat de la Norman Lykes Home, à Phoenix, de nouveau à vendre pour 3,25 millions de dollar : une demi-maison tropicale de Prouvé pour un bien entièrement meublé à la façon du maitre…

Via Curbed et Curbed 

Lockridge Medical Clinic en 2016. photo Adam Jeselnick
Norman Lykes Home. La maison est de retour sur le marché avec une réduction de prix. Photos courtesy of The Agency

 

Archidependance Day

Que restera-t-il du patrimoine architectural mondial, si, après les humains, les extraterrestres se piquent à leur tour de le détruire ? S’inspirant du film Independance Day, une association culturelle italienne se présentant comme Le Désordre des Architectes propose un concours fiction pour la reconstruction du Colisée, du Dôme de Milan, de la tour de Pise et le phare de Gênes après leur destruction par des êtres venus d’une planète hostile à l’architecture. L’occasion, pour le Désordre des Architectes, de lancer un débat qui ne serait pas exclusivement économique mais aussi culturel et social autour de ces icônes dont le territoire italien est parsemé. Les architectes intéressés ont jusqu’au 3 février pour réagir à cette question brulante.

Via Professione Architetto

 

Paysage à encadrer

Dubai, la ville où le dernier projet est encore plus fou que l’avant dernier. On croyait avoir tout vu avec la livraison de la Burj Khalifa ou de The World, archipel artificiel reproduisant la mappemonde, mais c’était avant que ne soit inauguré The Frame, un cadre de 150 mètres de hauteur venant cerner le merveilleux paysage urbain dubaïote. Pour 50 dirhams (environ 11 euros), les visiteurs peuvent emprunter un ascenseur « tourbillon » – l’effet est produit par un éclairage LED – qui leur donne accès à une galerie de 93 mètres leur offrant une magnifique vue panoramique à l’est et à l’ouest de l’Emirat. Problème : ce plus grand cadre du monde est aussi le plus grand projet volé du monde, explique The Guardian. Il avait été présenté par l’architecte mexicain Fernando Donis à l’occasion du concours organisé par l’ascensoriste Thyssen Krupp en 2008, consultation qui avait pour thème « une structure emblématique pour promouvoir le nouveau visage de Dubai ». L’Emirat ne s’est même pas donné la peine de cacher son larcin sous son imper « Le système juridique de Dubai empêche de faire un procès à la municipalité à moins que la municipalité vous donne le droit de lui faire un procès », explique l’avocat New-Yorkais Edward Klaris. Aussi forts en cadre bâti qu’en cadre légal, les Dubaïotes…

Via The Guardian 

 

Le peuple des Granges

« Elles sont 5.000 à peupler les Hautes-Pyrénées, comme autant d’emblèmes de nos montagnes. Un peu à l’écart des derniers villages, sur les chemins menant vers les sommets, les granges foraines, autrefois utilisées pour loger les animaux et stocker les fourrages, sont désormais des biens que l’on veut préserver.’’Ces bâtiments sont d’une beauté, d’une qualité architecturale et d’une singularité remarquables. Ils représentent la vie entre les villages de vallées et les estives, assure la préfète Béatrice Lagarde. Participer à leur réhabilitation, c’est sauvegarder le patrimoine rural et paysager de notre territoire’’.» L’unité départementale de l’architecture et du patrimoine a organisé un concours pour encourager les restaurations de ces édifices, que la loi montagne de 1985 autorise à convertir en résidence secondaire.

Via La Dépêche 

 

Schweitzer en Afrique

C’est dans un bâtiment conçu par l’Alsacien Patrick Schweitzer que les futurs architectes Rwandais se formeront à l’art de bâtir. « Pour ce centre de formation destiné à ses jeunes collègues africains, l’Alsacien s’est inspiré des volcans tous proches. Il utilise de la pierre de lave et ses bâtiments ressemblent à des volcans » apprend-on par France Bleu. Le gouvernement Rwandais doit se prononcer sur un autre projet du Strasbourgeois, l’antenne rwandaise d’un institut de recherche sur le cancer alsacien. La nature médicale du programme ne doit pas tromper le lecteur : il est archi, docteur Schweitzer.

Via France Bleu 

Montrer aux futurs architectures toutes les facettes du métier – @S&AA

 

Olivier Namias

 

Les lauréats de la 6e édition du Trophée Béton école

Les lauréats de la 6e édition du Trophée Béton école

La cérémonie de remise des prix de la 6ème édition du Trophée Béton école* s’est déroulée jeudi 11 janvier 2018, à la Maison de l’architecture en Ile-de-France. Le jury, présidé par Christian Dautel, architecte et directeur de l’école d’architecture de Nantes, a désigné 4 projets lauréats parmi 10 nominés.

Les 10 projets nominés seront exposés, du 12 janvier au 1er février 2018, à la maison de l’architecture en Ile-de-France.

 

  • 1er prix : Jérémy Delhostal / « L’école de la ville » / Braga (Portugal) INSA Strasbourg, sous la direction de Hugues Klein

Un équipement scolaire s’insère dans l’ancien palais épiscopal de Braga au Portugal. Le béton blanc, teinté dans la masse, contraste avec le granit du cadre patrimonial.

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  • 2ème prix : Pierre Condé / « Expressivité du logement collectif » / Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ENSA Versailles, sous la direction de Guillaume Ramillien

Hommage au matériau des grands ensembles, un bâtiment neuf en structure béton complète la Cité des 4 tours au Blanc-Mesnil. Les éléments de second-œuvre sont démontables et modifiables et le mobilier est intégré aux cloisons

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  • 3ème prix : Alexandre Puech / « De la transformation de l’autoroute du soleil » / Marseille (Bouches-du-Rhône) ENSA Strasbourg, sous la direction de Dominique Coulon

À Marseille, l’étudiant imagine un renouvellement urbain à vocation sociale, en remaniant l’autoroute du soleil qui traverse le centre de la ville, sur plusieurs séquences : promenade piétonne, piscine, édifices culturels, logements… Le béton utilisé est issu du concassage et du broyage des tronçons d’autoroute détruits.

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  • 4ème prix : Eric Raoult, Johanna Leserre et Louis Remy / Habiter sur-mesure /Lille (Nord-pas-Calais) ENSAP Lille, sous la direction d’Adrien de Bellaigue

Ce projet de relogement temporaire expérimental associe béton coulé en place et béton imprimable 3D. Les alvéoles habitables seront aisément recyclées car l’absence de ferraillage dans le béton imprimé favorise une perspective circulaire en réintégrant dans des éléments neufs les matériaux issus d’anciennes alvéoles.

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*Organisé depuis 2012 par Bétocib, le Centre d’information sur le ciment et ses applications (CIMbéton) et la Fondation École Française du béton

Jury : Christian Dautel, architecte et directeur de l’école d’architecture de Nantes / Agnès Vince, directrice chargée de l’architecture, adjointe au directeur général des patrimoines du ministère de la Culture et de la Communication / Nathalie Choplain, architecte et urbaniste de l’État, ministère de la Culture et de la Communication / Dominique Boré, présidente de la maison de l’architecture en Île-de-France / Gilles Davoine, rédacteur en chef de la revue AMC  / Alain Bertrand, maître d’ouvrage / Paul Chemetov, architecte / Pascale Dalix, architecte / Jean-Gilles Decosterd, architecte / Pascal Dupont, consultant béton / Alain Le Houedec, architecte / Jean Mas, architecte / Giulia Mazza, architecte, 1er prix de la 5ème édition du Trophée Béton école