Le Groupe TERREAL annonce l’acquisition de PICA Pesaro

Le Groupe TERREAL poursuit le développement de sa stratégie de croissance et annonce l’acquisition, via sa filiale TERREAL Italia (San Marco), d’actifs de la société PICA. Basée à Pesaro et fondée à la fin des années 1930, cette entreprise produit et commercialise des tuiles, des briques extrudées et d’autres éléments de terre cuite pour la toiture, la façade et le sol. TERREAL enrichit son offre et renforce ainsi sa position commerciale en Italie et sur les marchés export.

En mai 2017, TERREAL San Marco a pris en location gérance la société PICA qui avait été placée en liquidation. 7 mois plus tard, le 10 janvier dernier, le Groupe TERREAL a validé l’acquisition de plusieurs actifs de cette société : la marque PICA, l’usine de Pesaro, la force de vente et un centre logistique à Rome. Avec un chiffre d’affaires de 20 % réalisé à l’export et jouissant d’une belle notoriété dans le centre et le sud de l’Italie, la marque PICA sera conservée.

L’acquisition enrichira la gamme de produits avec des briques extrudées et des pavés et carrelages pour le sol, et faire de TERREAL San Marco le grand spécialiste de la terre cuite visible.

 

Valérie Mancret-Taylor, nommée directrice générale de l’Anah

Elle succède à ce poste à Blanche Guillemot, nommée directrice du logement et de l’habitat à la ville de Paris.

Précédemment directrice adjointe du cabinet en charge du pôle Ville, urbanisme et logement au cabinet de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, Valérie Mancret-Taylor est architecte de formation (double diplôme École d’architecture de Versailles et School of Architecture University of Illinois). Elle est également titulaire d’un Master en Aménagement et Urbanisme de l’IEP de Paris et est architecte urbaniste en chef de l’État.

 

Après un premier passage par l’Anah en tant que déléguée départementale pour Paris, la nouvelle directrice générale de l’Agence avait rejoint en 2003 la direction régionale de l’équipement en Île-de-France, puis les services de la Région Île-de-France en 2005, où elle s’est occupée, entre autres, de la planification, de l’aménagement et des stratégies métropolitaines. Elle a dirigé l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’avril 2014 à mai 2016, puis est devenue directrice adjointe de l’urbanisme pour la ville de Paris, avant de rejoindre le cabinet du ministre.

 

Source : Anah.fr 

Rétro : Ouvrages de dames, les femmes architectes à l’honneur

Rétro : Ouvrages de dames, les femmes architectes à l’honneur

A l’occasion de la remise des prix des femmes architectes par l’ARVHA ce 11 décembre, mettant à l’honneur 8 femmes et principalement Sophie Berthelier de l’agence SBBT (Prix de la Femme Architecte), Architectures CREE revient sur un ouvrage dédié aux dames.

En 1999, la revue consacrait son numéro 291 aux femmes architectes. Au sommaire, elle identifiait à la fois des équipages mixtes, couples d’architectes ou chefs de projets féminins, et des courses en solitaires 100% féminines avec des projets d’Hélène Friout-Cassignol, Odile Deck, Françoise Jourda, Manuelle Gautrand et aussi un portrait de feu Zaha Hadid, une femme à l’avant-garde internationale. Egalement, la revue donnait la parole à l’architecte Renée Gailhoustet, pionnière dans le genre, et à Catherine Guyot, déjà présidente de l’ARVHA, sur un sujet autour de la pratique féminine du métier d’architecte aujourd’hui en Europe.

Le numéro s’ouvre sur un premier papier « Femmes et architecture, une histoire à écrire » par Maristella Casciato et Claudia Mattogno :

« Un numéro spécial consacré aux « femmes et l’architecture » devrait s’ouvrir sur un article dédié à l’histoire des femmes architectes. Cette histoire n’existe pas. Si le cas de Lina Bo Bardi (1914-1992), est emblématique de cette « occultation », il n’est pas le seul : Julian Morgan, Eileen Gray ont conquis leur place dans les dictionnaires d’architecture mais que dire de la compagne de Mies van der Rohe, Lilly Reich, ou de la viennoise Margarete Schütte-Lihotzky, et d’autres ?  Des extraits de l’autobiographie de Lina Bo Bardi illustrent la matière qu’il reste à défricher, selon deux historiennes italiennes, membres fondatrices de l’Association très engagée de « La Casa di Eva ». Elles rappellent ici les jalons d’une révision qui cherche à redonner à l’histoire de l’architecture, sa « diversité ». »

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Et aussi « Les européennes dans le métier d’architecte », par Catherine Guyot :

 

Téléchargez la version  haute définition archicree 291_ouvrages de dames

 

Plaidoyer pour l’ordinaire : 35 logements par l’agence Atelier Martel à Homécourt

Le plan, outil de projet et de lecture universelle, est inséparable de la production de l’architecte. Architectures CREE publie des carnets de plans dans ses numéros. Chaque semaine, la rédaction a décidé de compléter sa rubrique en vous faisant découvrir ou redécouvrir l’ensemble des plans d’un même et unique projet. 

L’opération de 35 logements à Homécourt livrée par l’agence Atelier Martel pour le compte de Meurthe & Moselle Habitat dessine un hameau d’habitations étroites et longitudinales, aux hauteurs variables sur deux ou quatre niveaux.

 

« A Homécourt, commune de Meurthe-et-Moselle de 6 000 habitants, l’activité minière en déclin a laissé place aux traditionnelles zones d’activités, un tissu discontinu qui constitue le plus souvent la dernière frange urbaine avant la forêt ou les exploitations agricoles. C’est dans ce contexte que s’implante l’opération de logements de Meurthe & Moselle Habitat, dans un morceau de ville sans tissu ni identité, grignoté sur la forêt fraîchement déboisée. Le nouveau quartier dit « Bois de la Sarre » accueille là sa première opération significative : un îlot combinant 19 maisons individuelles et 16 appartements en collectif, dont la compacité contraste avec la faible densité des constructions alentour. Pour l’inscrire dans son environnement, les architectes Stéphane Cachat, Marc Chassin et Laurent Noël de l’agence Atelier Martel puisent leur « imaginaire dans des formes connues et familières, archétypes de l’architecture périurbaine », disent-ils : implantation en bande, maisons accolées, jardins privatifs, façades en enduit, toits double pente en zinc. Une « banalité apparente » qui compose avec le déjà-là, et faciliterait les mécanismes d’appropriation des habitants… »_Amélie Luquain

Retrouvez l’intégralité du reportage dans le numéro 384 sur le thème « hospitalité », en vente sur notre shop

© Atelier Martel

 

AMCC : deux lignes de coulissants aluminium pour ses 70 ans

AMCC : deux lignes de coulissants aluminium pour ses 70 ans

Créé en 1947 à Châteauroux (36), AMCC (Atelier de Menuiseries et de Charpentes du Centre) est alors un fabricant de menuiseries industrielles. De 1950 à 1960, l’entreprise se spécialise dans la fabrication de charpentes en bois, avant de mettre au point des fenêtres PVC dès 1969, pour s’orienter ensuite vers le marché de la construction des grands ensembles immobiliers. Rachetée en 1996 par le groupe Atrya, AMCC continue de développer ses produits pour le logement, avec en 2009 la fenêtre OC68 IR à isolation renforcée pour la gamme aluminium ; en 2012, la création d’une ligne de production dédiée à la gamme A80 répondant aux exigences BBC ; en 2015, le lancement de la gamme Alya, fenêtre mixte haute performance alliant aluminium et PVC.

Au lendemain de son 70e anniversaire, AMCC lance deux lignes de coulissants aluminium, C70 Elégance et C70 Excellence. Disponible de 2 à 6 vantaux, jusqu’à une hauteur de 2,60 m, ils sont aisément manœuvrables sur 1, 2 ou 3 rails, grâce à différents systèmes (coquille, poignée décalée, poignée contemporaine). D’une hauteur de 2,15 m, le coulissant à 6 vantaux dans sa version à galandage permet de créer de très larges ouvertures, jusqu’à 6,5 m. Questions performances, ils sont constitués d’un dormant de 70 mm (d’où leur dénomination) et d’un ouvrant de 44 mm pouvant recevoir en standard un double vitrage de 28 mm jusqu’à un triple vitrage de 32 mm, ceux qui leur permet d’atteindre un Uw de 1,7 à 1,4W/m2.K et un affaiblissement acoustique de 36-37 dB. Le coulissant Elégance est doté d’un joint brosse, le second d’un joint bi-matière qui confère étanchéité à l’air et à l’eau. En termes de sécurité, ils disposent d’une serrure 2 ou 3 points, avec ou sans clé de déverrouillage extérieur. Disponible dans de multiples RAL, en finition lisse ou granité ainsi qu’en bi-coloration

 

C 70 Elegance
C70 Excellence

 

 

 

 

L’école des Beaux-Arts de Paris reprend ses fonctions muséographiques.

L’école des Beaux-Arts de Paris reprend ses fonctions muséographiques.

« L’école des Beaux-Arts de Paris n’est pas un monument, ni un ensemble de monuments. Ce qui fait monument à l’école des Beaux-Arts, c’est précisément son histoire et sa fonction. Authenticité, état de référence, état d’origine, aucun des outils « standards » du restaurateur n’est pertinent dans ce lieu. Chaque espace, chaque vestige de la cour, chaque sculpture porte sa propre histoire. Si c’est un livre, c’est une encyclopédie dont les volumes continuent à s’écrire chaque jour. Ici, pas de grands plans, pas de « gestes », il faut suivre la palpitation de l’histoire et de la vie de ce monument perpétuel afin de lui permettre d’accueillir, tout en douceur, les usages contemporains dont il a besoin. » introduit François Chatillon, Architecte en chef des Monuments Historiques, en charge de la rénovation du site depuis 2013. Et il a bien raison de décrire ainsi cette école, comme un collage d’éléments architecturaux qui s’est constitué au fil du temps.

Collage architectural

Les Beaux-Arts se déploient sur plus de deux hectares au cœur de Paris, entre le Louvre et Saint-Germain-des-Prés. A l’époque, vers 1800, l’école est installée dans l’ancien couvent des Petits Augustins, avant qu’il n’accueille le musée des Monuments français fondé par Alexandre Lenoir. Héritage architectural des siècles passés, l’école comprend des bâtiments du XVIIe jusqu’au XXe siècle, laissant apparaitre ici ou là des éléments architecturaux beaucoup plus anciens. Dès la cour d’honneur de la rue Bonaparte, est donné un aperçu de cette variété architecturale. « Les édifices qui la bordent ont pour la plupart été érigés par dans la première moitié du XIXe siècle par l’architecte François Debret ou par son élève et beau-frère Felix Duban. Le XXe siècle lui-même a laissé son empreinte dans cette enceinte avec de nouveaux étages d’ateliers construits après 1945 par Auguste Perret pour accueillir des élèves toujours plus nombreux, aujourd’hui au nombre de 600 », peut-on lire dans une brochure dédiée aux Journées du Patrimoine 2017. Si l’école des Beaux-Arts est chahutée dans son écriture architecturale, elle le fut aussi dans son organisation suite aux évènements de Mai 68 qui ont vu apparaitre des tensions entre les disciplines enseignées. S’en est suivi la séparation des enseignements artistiques de ceux architecturaux en 1977, ce  qui donnera ici naissance à deux institutions : d’un côté les Beaux-Arts de Paris (anciennement ENSBA) et de l’autre l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais (ENSAPM). Une histoire tant sociétale qu’architecturale qui vaut bien une mise en avant de ces bâtiments tous classés au titre des Monuments Historiques.

 

L’enseignement par la muséographie

L’école des Beaux-Arts de Paris fêtait en 2017 son bicentenaire, année au cours de laquelle elle a fait sa demande d’appellation « Musée de France » afin d’exposer ses collections qui ne constituaient jusqu’alors que des outils pédagogiques. « Mettre les étudiants dans un musée pour qu’ils apprennent directement au contact de l’histoire de l’art, c’est cohérent », rétorque François Chatillon, architecte en charge de la rénovation. Depuis 8 ans déjà, l’école fait l’objet d’un programme de rénovation ambitieux liée à la création d’un parcours muséographique accessible à tous, restauration appuyée par son nouveau directeur Jean-Marc Bustamante. Le palais des Beaux-Arts voit se succéder plusieurs chantiers : celui des décors polychromes d’inspiration italienne de la magnifique cour vitrée du palais des Etudes conçu entre 1830 et 1870 ; celui de la bibliothèque fondée par Prosper Mérimée en 1864, dont l’architecture générale évoque la Renaissance ; celui de la salle Melpomène, principalement dédiée à l’accueil d’expositions ; et plus récemment celui de l’amphithéâtre d’honneur, où ont été restaurés le parquet marqueté, les boiseries et les peintures. Reste encore à mener le chantier de rénovation des couvertures et verrières de l’Hôtel Chimay, ainsi que la rénovation de la cour du Mûrier, un « atrium cloitre à l’italienne » avec une fontaine centrale, entourée sur ses trois côtés d’une galerie d’arcades en plein cintre et pilastres doriques, ornés de fresques d’inspiration pompéienne et de ses statues antiques qui devrait s’achever en 2018. Un ensemble qui bénéficiera bien entendu d’une mise en accessibilité et d’outils technologiques contemporains._Amélie Luquain

 

Explication en image avec François Chatillon, Architecte en chef des Monuments Historiques et Jean-Marc Bustamante, directeur de l’école des Beaux-Arts.

© Amélie Luquain / Cécile Gauthier / Antoine Durand et Anthony Ondomat

Image à la Une © Antoine Mercusot

 

 

 

L’agence Rey-Lucquet change de nom et devient Rey-de-Crécy

L’atelier d’architecture Rey de Crécy informe que Serge Lucquet a décidé de quitter la société depuis le 1er décembre. Rey-Lucquet et associés atelier d’architecture change de nom et devient Rey-de-Crécy atelier d’architecture. L’équipe, forte de 21 personnes avec Thierry Rey et Olivier de Crécy reste celle que l’on connait.

La « machine curatoriale » des Galeries Lafayette

La « machine curatoriale » des Galeries Lafayette

Lafayette Anticipations – Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, ouvrira ses portes au public le 10 mars 2018. En plein cœur du Marais, dans une cour d’un bâtiment du XIXe, s’élève une « machine curatoriale », tour d’exposition amovible conçue par l’agence OMA assistée de DATA, tandis qu’en sous-sol la production des œuvres bat son plein.

C’est non loin du BHV du Marais, au 9 de la rue du Plâtre (Paris 4e), qu’élit domicile la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette – Lafayette Anticipations. L’institution est dédiée à la production et la diffusion de l’art, du design et de la mode, conjuguant espace d’exposition et de production artistique dans un même lieu, créée en octobre 2013 à l’initiative de Guillaume Houzé qui en assure la présidence. Le bâtiment qui l’héberge aux façades de pierre calcaire est caractéristique de la période fin XIXe. Sur 5 niveaux, ses volumes en U s’organisent autour d’une cour, qui traverse l’îlot jusqu’à rejoindre la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. Construit pour le BHV en 1891 par l’architecte Samuel de Dammartin, ce bâtiment était utilisé initialement comme entrepôt, puis lieu de réparation de chapeaux de paille, alors spécialité du BHV. Il servira par la suite de dispensaire, d’institution de jeunes filles et plus récemment d’école préparatoire à l’enseignement supérieur. Son état actuel reflète l’accumulation des transformations qu’il a subi, dont l’essentiel des témoignages a disparu lors de l’incendie des archives du BHV.

Lorsque l’agence OMA (Rem Koolhaas) assistée de DATA (Léonard Lassagne et Colin Reynier) débute les études de reconversion en 2012, le quartier sauvegardé du Marais faisait encore l’objet d’une révision de son Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV), occasionnant des doutes quant à la classification du bâtiment. Une période d’hésitation durant laquelle Rem Koolhaas lui-même, qui construit pour la première fois à Paris, était particulièrement engagé. Un intervalle qui a permis d’engager des dialogues avec les Architectes des Bâtiments de France (ABF), de prendre en main l’existant, d’évaluer les possibilités de démolition totale ou partielle, pour finalement préserver près de 50% de l’existant. Au moins 3 avant-projets et 30 commissions auront été nécessaires avant d’obtenir un permis de construire en mars 2014.

 

Néo-constructivisme 2.0

Quatre ans plus tard, et après trois mois de travaux conduits par Citynove – filiale du Groupe Galeries Lafayette, dédiée à la valorisation de son patrimoine immobilier – Lafayette Anticipations ouvrira ses portes au public ce mois de mars 2018. Si en façade rien ne signale la fondation, qui conserve son entrée de style parisienne, ils y découvriront une intervention contemporaine avant de rejoindre, par une galerie habillée de noir, la rue parallèle.

Insérée dans l’emprise de la cour du bâtiment, une « tour d’exposition » structurée d’acier et chapeautée de verre haute de 18,70 mètres, opère telle une « machine curatoriale », selon les mots de l’agence OMA. Quatre planchers mobiles superposés (deux grands d’une surface de 50 m2 et deux plus petits de 25 m2, revêtus de bois debout) peuvent se mouvoir verticalement le long d’une crémaillère. Indépendant les uns des autres, ils peuvent être stationnés dans l’alignement des niveaux existants. Positionnés à rez-de-chaussée, ils rappellent la perception historique du bâtiment, qui intéresse particulièrement les ABF, et dégage un grand volume d’exposition propice à la suspension. Au fil de la programmation artistique, les plateformes pourront se mouvoir selon 49 configurations différentes, variant entre doubles hauteurs, quinconce, hauteurs variées… et éclairer de leur sous-face les œuvres. Sur leur pourtour, des éléments en caillebotis galvanisés assurent tantôt la fonction de garde-corps, tantôt, en se repliant à l’horizontal, celle de désenfumage, tout en créant la liaison avec les planchers du bâtiment existant. Un dispositif mobile qui répond à un souhait de flexibilité et d’adaptation dans cet espace restreint et contraint, et qui n’est pas sans rappeler la maison Lemoine conçue à Bordeaux, dans laquelle une plateforme hydraulique se déplace librement dans les étages jusqu’à devenir une pièce à part entière. Du mobile dans l’immobile, sources de complexité et de nombreuses dérogations (les règles étant destinées à l’immobilier) avant d’aboutir à cette évidence.

© OMA

 

Production in-situ

Restaurant et boutique à rez-de-chaussée, espaces d’exposition et ateliers pédagogiques dans les étages, et bureaux au dernier niveau occupent le volume existant. L’ensemble totalise 2200 m2 de surfaces, dont 840 m2 de surfaces d’exposition et 350 m2 dévolus à l’atelier de production. Situé au sous-sol, il assurera la production des œuvres exposées in-situ par les artistes invités. Chaque œuvre aura ainsi une dimension inédite, pressentie pour le lieu qui la loge. Dans cet atelier, la dimension collective de la création sera privilégiée à l’idée romantique de l’artiste solitaire, pour reprendre les mots d’Howard Becker qui certifiait dans Les mondes de l’art que « toute œuvre porte implicitement la trace de toutes les contingences qui l’ont fait naître », une affirmation dont a su se saisir Lafayette Anticipations.

© OMA

Tour d’exposition et ateliers de fabrication sont deux dispositifs qui seront utilisés simultanément, pour une configuration d’exposition spécifique. La programmation débutera avec l’artiste Lutz Bacher qui présentera jusqu’au 30 avril sa première exposition monographique en France. S’emparant de l’espace, elle souhaite porter son regard sur l’élévation symbolique de l’édifice, en particulier ce vide central investit par les architectes. La seconde exposition aura pour titre Le centre ne peut tenir, écho au bâtiment mais aussi aux artistes bien plus au centre de la société que décalés.

Cette construction n’est que le prémices d’un remodelage des îlots proches appartenant également au groupe des Galeries Lafayette._Amélie Luquain

 

 

Fiche technique :

Lieu : 9 rue du Plâtre (Paris 4e). Maîtrise d’ouvrage : Citynove Asset Management, pour le compte de la SA des Galeries LafayetteAssistant Maître d’ouvrage : Comitis Ingénierie Maîtrise d’ouvrage déléguée :Artelia, Elite et Corégi Utilisateur : Fondation d’entreprise Galeries Lafayette Maîtrise d’œuvre : Architecte mandataire : OMAPartners : Rem Koolhaas et Ellen van Loon Architecte local : DATA Architectes : Edouard Guyard et Colin Reynier Maîtrise d’œuvre patrimoniale : Thierry GlachantConsultants ingénierie : Eckersley O’Callaghan, dUCKS Scéno, Bureau Michel Forgue, BET Louis Choulet, Lamoureux Acoustique, MPK Conseils Construction Entreprises : Bureau Véritas, GINGER CEBTP, LBC Bâtiment, Eiffage Energie Thermie, Eiffage Energie Electricité, Eiffage Charpente métallique, Roussière, Balas, Sarmates, Pradeau-Morin, Ledran, Sertac, MAARS, Staffissimo, France Sols, Lindner, Europarquet, PSR, Paul Champs, Altor, També

Calendrier : Mars 2012 : début des études. Juillet 2012 : première proposition de projet architectural. Novembre 2012 : présentation du projet à la mairie du 4e arrondissement. Mars 2013 : troisième proposition de projet. Mars 2014 : obtention du permis de construire. Novembre 2014 : début des travaux. Novembre 2017 : Livraison du bâtiment. Mars 2018 : ouverture au public.

Photos © Martin Argyroglo

Folies architecturales et délires constructifs : la revue de presse du 8 janvier 2018

Archicopieurs en Chine – Les clocháns, huttes de Star Wars et refuge de Luke Skywalker – bulles en tout genre – Palais de glace à Québec – « Jenkgi », un style moderne pour l’Indonésie indépendante – Patrimoine et « banlieue » – Mercedes Benz s’installe à Sophia Antipolis – Apple : quand l’architecture tombe dans les pommes – Le Monde interview Jean Nouvel – Des historiens disparus en 2017. La revue de presse du 8 janvier 2018

L’architecture Ctrl+C

« En l’espace d’une seule journée, on peut visiter en Chine toutes les curiosités insolites du monde. Il suffit par exemple de se rendre dans le sud du pays et de visiter le parc «Window of the World» pour voir plus d’une centaine de reproductions de sites touristiques célèbres » explique le site Sputnik, dévoilant un scoop qui n’en est plus un depuis le film The World, de Jia Zhangke, réalisé en 2004, et dont certains passages sont tournés dans ce parc d’attraction. On connaissait moins, en revanche, les autres sites mentionnés dans l’article : la réplique de Stonehenge, construite à Hefie dans une une cour d’immeuble « Les riverains y font des pique-niques ». L’Académie des Beaux-Arts de la province de Hebei est construite d’après Poudlard, l’école d’Harry Potter, et à Zhengzhou, vous pourrez chasser des dinosaures sur une île dédiée. Le site Archdaily recense de son côté une série de copies d’architectures contemporaines : le Nopera de Sydney, le Pompidon’t, la chapelle de Wrongchamp, etc. L’imitation étant la plus sincère des flatteries, selon Charles Caleb Colton, gare à qui ne retrouve pas son clone : c’est le signe qu’il n’existe pas.

Via Sputnik et Archdaily 

© Sam / Olai Ose / Skjaervoy
© AFP 2017 FRED DUFOUR

 

Luke Skywalker aime le vernaculaire irlandais

Habituée des fantaisies architecturales futuristes, la saga Star Wars a surpris en donnant pour gite à Luke Skywalker un igloo en pierre évoquant les trulli, ces huttes de la région des Pouilles, en Italie, la terminaison pointue en moins. Erreur : s’il s’agit bien d’architecture vernaculaire, l’habitat Skywalkerien n’est autre qu’un clochán, caractéristique de la fort fort lointaine île de Skellig Michael, en Irlande, où a été tournée cette partie de l’épisode Les Derniers Jedi. « Skellig Micheal et ses clocháns ont été habités sans discontinuer de la fondation du monastère jusqu’en 1200, date à laquelle les moines quittèrent l’île après que ses conditions climatiques empirèrent jusqu’à la rendre inhabitable. Avec les huttes, ils abandonnèrent deux oratoires et une église (…) L’ordre monastique continue d’entretenir Skellig Michael, qui a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ». Espérons que l’isolement épargne au site le sort de Dubrovnik, ville croate elle aussi inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses remparts ne la protège plus des assauts par les fans de Game of Thrones déferlant en véritables hordes. Les moines irlandais sauront-ils se préserver du retour de la force touristique ?

Via Atlas Obscura et Citylab 

Des huttes de ruche sur Skellig Michael, regardant en face vers Little Skellig. PETER BARRITT/ALAMY
Une des cabanes et un cimetière sur Skellig Michael. JIBI44/ CC BY-SA 3,0

 

50 nuances d’Igloo

Skellig Michael n’a pas le monopole des habitats en coupole. Notre bel hexagone en est richement pourvu. Outre les maisons bulles d’Antti Lovag et celle de Pascal Häusermann, l’inclassable Jacques Couëlle a réalisé cinq « maisons paysages », dont une est actuellement à vendre du coté de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes). « Dans un domaine privé et sécurisé, l’acheteur aura tout le loisir de profiter d’une piscine et d’une vue dégagée sur la baie de la Napoule et sur le massif de l’Estérel. Et pour l’intérieur, il ne sera pas trop mal servi entre les 4 chambres et les trois salles de bains. Une architecture qui se caractérise par une grande variété de formes et de matières. Une chose est sûre: les angles droits chers au mouvement moderne de l’époque sont proscrits au profit de formes organiques et arrondies, inspirées et intégrées parfaitement dans la nature » détaille Boursorama. Et si vous n’avez pas les 2,45 millions nécessaires à financer l’achat, vous pourrez vous rabattre sur les gites développés par la société « Somn’en bulle » : « C’est une réelle expérience qui nous amène à prendre conscience de la nature qui nous entoure. Dans sa bulle, dans un vrai cocon, nos visiteurs seront en communion avec le ciel et la nature environnante. Ici, on dort à la belle étoile avec vue sur le causse et l’Aveyron tout en ayant le confort d’un hôtel ». Une architecte diplômée de l’école de Marseille est auteur de ces bulles immobilières qui dament le pion à la Yourte, autre forme d’habitat très en vogue dans les gites français.

Via Boursorama et La Dépêche du Midi 

 

Palais de glace

Au rayon « délire », la construction de glace répond toujours présent. Catherine de Russie avait construit un palais de glace pour son bon plaisir. À Quebec, deux étudiants en architecture édifient en glace le Palais de Bonhomme pour le carnaval. Un mode constructif qui a ses contingences thermiques : « la température est de notre côté, se réjouit le sculpteur Mathieu Lepire, qui est responsable de la construction du palais. Ce n’est pas comme l’an passé, quand on a eu beaucoup de redoux, ce qui a fait en sorte qu’on a dû fermer le chantier ». Le matériau glace est d’un maniement délicat «  ll fait tellement froid que ça crée un choc de température. Ça fait en sorte que lorsqu’on sort le bloc, il est extrêmement fragile. Lorsqu’il y a un choc, le bloc peut éclater ou casser plus facilement, et c’est la même chose lorsqu’on ajoute de l’eau » explique Mathieu Lepire, responsable de la construction du palais. Avec 200 blocs de 330 livres, le Palais de Bonhomme 2018 sera le plus imposant de ces dix dernières années.

Via Radio Canada

Une des cabanes et un cimetière sur Skellig Michael. JIBI44/ CC BY-SA 3,0
Une des cabanes et un cimetière sur Skellig Michael. JIBI44/ CC BY-SA 3,0

 

Style « Jengki »

Avec la découverte d’une villa année 50 appartenant à un certain Haji Samsul sur l’île de Madura (Indonésie), le photographe jakartanais Tariq Khalil a levé un lièvre. Interpelé par ces bâtiments à l’allure sauvage et libre, éclos à l’indépendance du pays, il s’est fait le héraut de cette architecture éclose à l’indépendance du pays. « Après l’expulsion des Hollandais en 1957, l’Indonésie s’est retrouvée sans architectes. Samsul, (Baron local du tabac) a transmis ses croquis aux constructeurs locaux, qui ont bâti sa maison de rêve en 1967. Cette habitude s’est vite répandue autour des grandes villes de Madura où les entreprises et les propriétaires ont intégrés en toute liberté des éléments art-deco et modernistes ». Paradoxalement, ce style associé à l’indépendance dérive des conceptions des ingénieurs hollandais, et a été baptisé « Jengki », d’après le mot Yankee. Khalil en a traqué les avatars à travers tout l’archipel, en utilisant une méthodologie précise. Son modus opérandi consistait à suivre l’argent. « Dans chaque nouvelle ville la première chose à faire est de visiter les Chinatown. Où sont les commerçants ? Où sont les magasins ? (…) Dans ces alentours, vous trouverez surement des bâtiments du milieu de siècle qui ont survécus ». Une des découvertes les plus notables de Khalil ? La pharmacie Sputnik, surmontée du satellite lancé par l’URSS en 1957. La technologie soviétique avec le plus pur style yankee : la mythologie grecque aurait qualifié de chimère ce mariage contre nature.

Via smh

The Hansel and Gretel house, commissioned by Madura tobacco baron Haji Samsul in the 1960s. Photo: Tariq Khalil
A 1950s revival style fun palace at Blok M, Jakarta. Photo: RONI BINTANG
The Apotek Sputnik in Semarang, on Java’s north coast. Photo: Tariq Khalil

 

Banlieue, un patrimoine ?

Pas Yankee mais Hard French, ainsi que l’avait baptisé l’historien Bruno Veyssiere, l’architecture française des Trente Glorieuses peine à trouver ses défenseurs. « Au nom de programmes de rénovation, les bâilleurs veulent détruire ce qui pourrait être réglé autrement. Pour régler un déficit thermique, ils sont prêts à dénaturer le bâtiment, changer l’identité du quartier et, in fine, à déplacer une partie des habitants. Or, l’architecture ne se résume pas à une feuille de chiffres, surtout quand elle a une valeur patrimoniale. L’approche des pouvoirs publics est d’autant plus scandaleuse que nous parlons ici de logements sociaux » s’insurge Julien Lacaze, vice président de Sites et Monument, qui a engagé une campagne pour la préservation de ce patrimoine mal aimé. Conseiller de l’association, le conservateur général honoraire du patrimoine Bernard Toulier veux mobiliser l’opinion autour de ces architectures « Dans les années Jack Lang, de grandes expositions sur les gares ont éveillé les consciences et suscité des travaux de réhabilitation respectueux. Il faudrait organiser une grande expo sur la banlieue au Centre Pompidou. Mais le ministère de la Culture a-t-il aujourd’hui le poids nécessaire pour faire respecter son patrimoine face aux appétits des collectivités locales et aux promoteurs ? ». Chiche ? En Australie, les autorités envisagent de reconvertir une petite barre de logement social en musée de l’habitat social – et demandent au promoteurs locaux de contribuer au financement du projet. 

Via Libération et Libération  et The Sydney Morning Herald 

Dans les tours Nuages créées par Emile Aillaud au pied de La Défense, en novembre. Photo Cyril Zannettacci pour Libération

 

Canard à la pomme

Le nouvel Apple Store de Chicago est bien plus qu’un simple magasin : avec sa toiture en forme de couvercle d’ordinateur portable, c’est la version hi-tech des rustiques « architectures-canards » théorisées par Robert Venturi et Denise Scott Brown. Hautement technologique, ce palmipède est plus fragile que ses avatars animaliers. Sous l’effet du froid de la Windy City, des stalactites se sont formées sur les bords de la toiture, incitant à interdire des périmètres d’accès. « Apple n’a pas tenu compte du climat de Chicago », se sont rapidement gaussés les mauvaises langues ! En fait, la couverture est équipée d’un système de chauffage qui fait fondre les stalactites et autres congères. S’il n’a pas fonctionné, c’est qu’un bug de software l’a empêché de se mettre en route. A-t-il suffit de fermer toutes les fenêtres et de tout éteindre pour le relancer ?

Via Chicago Curbed et Patch 

 

La pomme de la discorde

Les problèmes de Chicago ne sont que des broutilles comparés à ceux que la firme à la pomme rencontre en Australie. Un tollé général accompagne l’annonce de la construction d’un nouvel Apple Store sur le site du square de la fédération à Melbourne, le cœur culturel de la ville. « Le public prend tout juste connaissance des images du projet. Le magasin clinquant et doré semble tiré d’un vieux calendrier de la NASA. Son aspect diffère radicalement des bâtiments existants de Federation Square et procurera sans aucun doute l’effet retard que provoquent les boutiques Apple  – l’impression de sortir d’un vaisseau spatial extraterrestre échoué au centre de la vie culturelle de Melbourne ». Les melbourniens n’ont pas l’air d’être prêts d’accueillir ces envahisseurs qui n’offrent même plus leurs breloques, mais les vendent au prix fort.

Via The Guardian

Apple’s design for its new flagship store in Federation Square, Melbourne. Photograph: Apple

 

Un cylindre pour Mercedes-Benz

Après Toyota Europe, Mercedes Benz installe son bureau de style dans la French Silicon Valley, à Sophia Antipolis. « Le bâtiment qui va accueillir les designers de Mercedes Benz est né il y a déjà quelques années. Il a été construit à fin des années 80 par Albert Loridan (fondateur de Micromania) sur un dessin que l’on doit à l’architecte Pierre Fauroux. Ce cylindre fait de béton, d’acier et de verre se singularise notamment par une voûte vitrée dite en écailles de poisson » relate The Automobilist. Le constructeur automobile a promis de réaménager les lieux en respectant l’architecture existante, et va jusqu’à parler de mise en valeur du bâtiment.

Via The Automobilist

Via The Automobilist

 

In bed with Jean Nouvel

Dans une longue interview au Monde, Jean Nouvel livre ses secrets de création : « L’architecture doit être un don, un cadeau, on est là pour faire plaisir, comme dans les meilleurs restaurants. Vous imaginez une situation unique qui correspond au désir du client et aux paramètres de la situation. Il faut s’investir totalement, se « faire le film ». Et pour ça, le meilleur outil de travail que j’ai, c’est mon lit. Dans la plus grande obscurité, le plus grand silence, une fois réveillé, avec toutes les informations en tête, je reste des heures à me raconter telle hypothèse, telle autre, à laisser flotter les idées, à les arrêter quand elles deviennent intéressantes ». Moins trivialement, le Pritzker revient sur la Philharmonie, une blessure « Tout cela montre à quel point l’architecte est devenu quantité négligeable, même quand il a fait quelques petites choses avant… A travers moi, c’est son rôle qui a été bafoué. C’est le plus grand traumatisme de ma vie. Une humiliation totale ». Et un très mauvais signe pour la profession.

Via Le Monde

Jean Nouvel, en décembre 2016. AUDOIN DESFORGES / PASCO

 

Ingénierie des tissus

Voila une nouvelle technologie de visualisation 3D des tissus, qui fait appel à trois techniques : la microscopie confocale, la microscopie multiphotonique et la tomographie en cohérence optique. Il s’agit ici de tissus humains et non de tissus urbains, et vous parcouriez le premier épisode 2018 de notre rubrique « architecture partout, espace nul part ».

Via News Medical 

 

 

2017, année noire pour l’histoire de l’art et de l’architecture

L’année 2017 a été particulièrement dure pour les historiens de l’architecture. Nous ont quitté à la fin de l’année passée Gérard Monnier (le 23/11), Vincent Scully (le 30/11), Hubert Damish (le 14/12), et Gavin Stamp (le 30/12). Gageons que d’autres historiens puissent prendre la relève tout en approfondissant les voies que ces personnalités avaient ouvertes.

Via Archicree, Forbes, Le monde, The Guardian

Vincent Scully, Vincent Scully, former architecture professor and historian at Yale
Portrait de Hubert Damisch, philosophe francais ©Jacqueline Salmon/Artedia/Leemage Publicite soumise a autorisation prealable
Pendant près de 40 ans, la colonne pseudonyme de Gavin Stamp dans Private Eye a fait la guerre aux promoteurs immobiliers et aux autorités de planification qui défiguraient les villes britanniques par leur cupidité et leur incompétence.

 

Olivier Namias

 

Tour de bronze : 75 logements par Jean et Aline Harari

Le plan, outil de projet et de lecture universelle, est inséparable de la production de l’architecte. Architectures CREE publie des carnets de plans dans ses numéros. Chaque semaine, la rédaction a décidé de compléter sa rubrique en vous faisant découvrir ou redécouvrir l’ensemble des plans d’un même et unique projet. 

L’opération de 75 logements livrée par Jean et Aline Harari pour le compte d’i3F sur l’avenue de France à Paris dessine une coupe qui affirme la répétitivité des étages, les alignements et superposition, tandis que le plan dévoile des retraits et redents qui segmentent le bâtiment.

« Bien avant que l’on ne cherche officiellement à réinventer Paris par force projets médiatiques, le secteur Paris-Rive Gauche faisait office de laboratoire d’urbanisme à ciel ouvert. Autour du centre vide de la BNF, le visiteur peut contempler 20 ans d’urbanisme parisien dans toute son hétérogénéité, depuis les premiers immeubles néomodernes retournant leur casquette dans des gabarits cubiques, à la mise en pratique de la ville de l’Âge III théorisée par Christian de Portzamparc. Autour de quelques vestiges industriels, traces d’un passé largement éradiqué par des logiques de tabula rasa, le bâti s’élève au-dessus des 20 mètres de plafond en vigueur dans la capitale. Sans côtoyer les sommets IGH, Paris Rive Gauche aime bien se donner depuis quelques années des allures d’un petit Manhattan-sur-Seine. L’opération de 75 logements livrée par Jean et Aline Harari pour le compte d’i3F suit cette logique de verticalisation, dictée sur cette portion de l’avenue de France par le plan d’urbanisme conçu par Pierre Gangnet… » Olivier Namias

Retrouvez l’intégralité du reportage dans le numéro 384 sur le thème « hospitalité », en vente sur notre shop

RDC
Etage courant
R+9
R+10

© Jean et Aline Harari architecte