Mobilier urbain : le banc en acier Lia de chez Univers & Cité

Mobilier urbain : le banc en acier Lia de chez Univers & Cité

Marcher, jouer, s’asseoir sur un banc … Partager l’espace urbain ou habité, autant de postures qui renforcent et créent des liens et ce, sous toutes les latitudes. Le mobilier et l’éclairage participent de cette appropriation de l’espace qui en devient hospitalier, convivial, confortable et rassurant. Polyvalent, le mobilier incite au partage et génère de nouveaux habitus urbains.

Retrouvez notre dossier mobilier outdoor – S’approprier l’extérieur – dans le numéro 383 d’Architectures CREE

 

La ligne Lia de chez Univers & Cité est réalisée entièrement en acier. Le dossier et l’assise de ce banc en tôle acier de 3 mm d’épaisseur sont soudés sur piétement en tube acier de 120 x 120 et U 120 x 60 mm, scellé sur 4 points. Le banc fait 2000 millimètres de longueur par 690 millimètres de profondeur et 775 millimètres de hauteur totale. Il est aussi disponible en version fauteuil, avec des dimensions de 580 x 690 x 775 mm. Le tout avec une hauteur d’assise a 45 cm. Ses finitions sont en zingage et poudre polyester cuit au four. Il est disponible dans des teintes standard comme le gris 900 sablé et le noir 200 sablé, ou dans d’autres teintes d’aspect texturés ou toutes couleurs RAL (aspect lisse) au choix.

Mobilier urbain : le banc Trapecio de chez Santa & Cole

Mobilier urbain : le banc Trapecio de chez Santa & Cole

Marcher, jouer, s’asseoir sur un banc … Partager l’espace urbain ou habité, autant de postures qui renforcent et créent des liens et ce, sous toutes les latitudes. Le mobilier et l’éclairage participent de cette appropriation de l’espace qui en devient hospitalier, convivial, confortable et rassurant. Polyvalent, le mobilier incite au partage et génère de nouveaux habitus urbains.

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Le banc Trapecio édité par Santa & Cole a été designé par Antonio Morales et Montserrat Periel. Deux poutres parallèles en béton Ultra Haute Performance Coloré (UHPC) dans la masse reliées par une structure en acier galvanisé laqué RAL 9006, composent ce banc aux généreuses proportions, qui offre des possibilités d’utilisation variées pour des espaces de détente urbains. Tons terre, blanc ou gris et finition hydrofuge. L 450 cm ; section 20 x 40 cm ; 700 kg

Le banc Trapecio est aussi disponible en bois. Deux blocs de bois ayant le rôle de poutres structurelles de 4,5 m de longueur et de section approximative 20 x 40 cm, en mélèze lamellé-collé, pour un poids de 380 kg.  La fixation est réalisée au moyen de chevilles et de plots de fondation de béton, 10 cm au dessous du sol fini. Le banc est livré démonté avec les instructions de montages. Les chevilles, les tire-fonds d’assemblage sont livrées avec les piétements.

Mobilier urbain : la gamme Atlantique explore le concept de salon d’extérieur

Mobilier urbain : la gamme Atlantique explore le concept de salon d’extérieur

Marcher, jouer, s’asseoir… Partager l’espace urbain ou habité, autant de postures qui renforcent et créent des liens et ce, sous toutes les latitudes. Le mobilier urbain et l’éclairage participent de cette appropriation de l’espace qui en devient hospitalier, convivial, confortable et rassurant. Polyvalent, le mobilier incite au partage et génère de nouveaux habitus urbains.

 

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La gamme Atlantique de chez Area décline le concept de salon d’extérieur … en bord de mer

La gamme de mobilier urbain Atlantique de chez Area décline le concept de salon d’extérieur … en bord de mer. Explorant le concept de salon d’extérieur, ces 3 modules déclinés en 2 tailles sont combinables en une sorte de vague immobile accueillant le chaland : divan, chaise longue et banc sont polyvalents et générateurs  de rencontre. Conçue pour résister aux intempéries, y compris marines, cette gamme mise sur des matériaux de qualité, déclinés en deux versions, sans entretien : acier galvanisé et pin ou acier thermolaqué et frêne. Un concept low tech à l’épreuve du temps, déclinant du mobiliers urbains coordonnés, sobres et fonctionnels. De 295 € à 1210 €.

Mobilier urbain : Tree Bench, un banc conçu par Rogier Martens

Mobilier urbain : Tree Bench, un banc conçu par Rogier Martens

Marcher, jouer, s’asseoir… Partager l’espace urbain ou habité, autant de postures qui renforcent et créent des liens et ce, sous toutes les latitudes. Le mobilier et l’éclairage participent de cette appropriation de l’espace qui en devient hospitalier, convivial, confortable et rassurant. Polyvalent, le mobilier incite au partage et génère de nouveaux habitus urbains.

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© Wiebke Wilting

Tree Bench, un banc sanglé aux arbres conçu par Rogier Martens

Le designer Rogier Martens, membre du studio hollandais Aandeboom, a conçu un urbain astucieux et pratique. Ce « banc d’arbre » est installé dans douze espaces verts autour de la ville d’Amersfoort (Pays-Bas). Inspiré par les caractéristiques de croissance des champignons, et mettant à profit les capacités de charge des arbres, ce banc en acier laqué époxy et chêne s’accroche à l’arbre par un système d’arrimage sanglé. Ce banc public pas comme les autres ne se trouve pas planté à même le sol, mais repose plutôt en lévitation, fermement sanglé aux troncs des arbres. « J’ai activement utilisé l’environnement en concevant le banc Tree Bench pour la municipalité d’Amersfoort et j’ai travaillé avec les éléments que le parc avait à offrir : arbres, murs de la ville, sentiers et herbe. Il n’est pas difficile de creuser un trou et d’installer un banc. Un banc idéal a besoin de l’environnement et l’environnement a aussi besoin du banc. Pour atteindre ce but, un banc contribue au parc en tant que marche, assis, repos, baiser, mentir, rencontrer, regarder, promener le chien, rêver, s’étirer, courir, penser, décider, fumer et déjeuner « , explique le designer. Son inspiration « De Stijl » s’inscrit dans le cadre de l’évènement « Stijljaar » et « Beelden van Banken », un projet dans lequel vingt artistes et designers ont réalisé des bancs urbains contemporains. L 160 x 45 x 45 x 45 cm.

 

 

 

Forma6 : le chromosome appliqué aux bâtiments tertiaires

L’agence nantaise Forma6 conçoit 5 bâtiments de bureaux identiques, au plan en H, de formes « chromosomiques » selon ses architectes. 4 branches sont disposées autour d’un atrium central largement vitré qui abrite un escalier, seul élément distinctif.

En biologie, les chromosomes sont des éléments du noyau cellulaire. Prenant une forme en H lors de la division de la cellule, ils sont en nombre constant pour une espèce donnée – on en dénombre 23 chez l’humain. Ils transportent les facteurs héréditaires et transmettent l’ADN, support des gènes et de nombreuses métaphores, se référant à l’ADN d’une société, d’une entreprise, ou encore d’une architecture. Avec forma6, les chromosomes, éléments microscopiques, prennent une toute autre dimension. Architecture du corps, ils croissent jusqu’à devenir architecture de la ville. Ou plus précisément de la ZAC Armor, un parc tertiaire de l’ouest de l’agglomération nantaise dans la commune de Saint-Herblain, délimité par le boulevard Marcel Paul à l’ouest, le périphérique nantais à l’est, et la nationale 444 au sud. Cet ensemble d’infrastructure circonscrit une cellule dédiée à des activités tertiaires renfermant de grands bâtiments d’entreprise, posés sans égards les uns pour les autres. Dans cette enceinte, l’îlot 1 serait comparable au noyau de la cellule. Le promoteur Tolefi, qui en a acquis la propriété, a souhaité y implanter 15 000 m2 de bureaux, programme auquel les architectes de l’agence forma6 ont répondu par 5 bâtiments identiques, au plan en H semblable à celui d’un chromosome et un bâtiment uni-branche qui se veut signal.

© Emilie Gravoueille

 

Architecture chromosomique

Le plan masse joue sur la duplication d’un type : un bâtiment élevé sur 3 niveaux, dont le plan en H arrange 4 branches autour d’un hall central – assimilable au centromère, pour prolonger la métaphore du chromosome -. Un simple plateau aurait tout aussi bien répondu à la demande, mais la maîtrise d’œuvre, dans un souci d’optimisation, a préféré agencer le plan en 4 branches de 11 mètres de largeur, entre lesquelles s’organisent deux espaces interstitiels, deux cours disposées de part et d’autre de l’atrium. Cette disposition traversante favorise l’apport de lumière naturelle et élimine les points porteurs sur les plateaux, permettant par la suite un agencement flexible. Les petits plateaux ainsi définis d’environ 170 m2 chacun – une surface prédéfinie par une étude de marché qui s’intéressait aux surfaces minimums pour la vente -, peuvent être aménagés en open space ou partitionnés en bureaux cloisonnés, autour d’une travée centrale qui héberge les fluides et autres gaines techniques. Ce dispositif permet une grande souplesse d’utilisation, autorisant la location d’un plateau unique, d’un bâtiment indépendant, ou de la totalité de l’immeuble soit 2600 m2. Carte génétique du bâtiment, la peau est une brique grise Wienerberger moulée à la main, posée à joints vifs. Dans les angles, les loggias se dissimulent derrière un moucharabieh de briques, et sont parées de pins, en réponse au rez-de-chaussée transparent, tramés de larges meneaux en bois.

© Emilie Gravoueille
© forma6
© Emilie Gravoueille

 

Eléments différenciant

Il ne s’agit pourtant pas d’un clonage à l’identique. Le projet prévoit de différencier chaque bâtiment. En façade, les angles, les ouvertures et les moucharabiehs varieront, une façon d’apporter un peu d’hétérogénéité. C’est surtout l’atrium central qui abritera un élément différenciant constituant leur ADN. Metalobil, électron libre nantais, entreprise coutumière des aménagements spéciaux, y concevra chaque escalier et plafond. « L’escalier est un objet contraint et définit, où le seul espace de transgression possible est le limon. Pour le premier bâtiment déjà livré, lentreprise a joué d’une trame biaise en mélèze, contaminant celle horizontale des plenums, selon un principe d’assemblage mécanique à la japonaise », explique la société qui cite Kengo Kuma. Le second escalier répondra à la surenchère de ce premier par une structure minimaliste métallique. Assemblé en atelier, il sera lui aussi monté sur le chantier, où il constituera un autre évènement dans un contexte unitaire.

© Emilie Gravoueille

La ville par le clonage

La construction des plots, séparés et reproductibles, est échelonnée dans le temps. Premier livré, le bâtiment au sud de l’îlot, rue Jacques Brel, est le prototype construit d’une série à venir induite par la répétition d’un modèle génétiquement identique. Le deuxième et le troisième sont actuellement en cour de construction. Selon la maîtrise d’ouvrage, la duplication d’un même modèle permet d’optimiser et de rentabiliser les coûts, tant en termes d’études et donc de prestation intellectuelle que de construction et de suivi des entreprises, le premier d’entre eux nécessitant le plus d’efforts à fournir. Ces constructions aboutiront à un micro quartier uniforme, ou le plan urbain assimilable à un caryotype – vue d’ensemble des chromosomes d’une même espèce – devient le pivot d’une stratégie. Si la métaphore n’est pas toujours aisée, elle aboutit par la duplication à un système optimisé et rentable, qui questionne non seulement la construction par grands plateaux libres mais aussi par bâtiments unitaires. Cependant, la ville peut-elle être le résultat d’un clonage, à l’heure ou la diversité est encore largement prônée ? La richesse du type peut-elle vaincre la monotonie et la répétition ?_Amélie Luquain

© Emilie Gravoueille

 

Fiche technique :

Situation : rue Jacques Brel, îlot 1, ZAC Armor, Saint-Herblain (44)

Programme : « Metronomy Park », Réalisation d’un ensemble de 6 immeubles de bureaux

Maîtrise d’ouvrage : Tolefi

Maîtrise d’œuvre : forma6

BET Structure : Betap. BET Fluides : Albdo. Economiste : forma6. Paysagiste : Zéphyr. VRD : Pragma

Calendrier : concours 2014 – livraison 2017 (Plot 1)

Coût travaux. Plot 1 : 3 455 000 € HT. Extérieurs et VRD : 520 900 € HT

Surface Plancher du Plot 1 : 2600 m2. Total de l’opération : 13 800 m2

 

 

Manuelle Gautrand s’inquiète de l’avenir du C42

Manuelle Gautrand s’inquiète de l’avenir du C42

Emblématique showroom de la marque Citroën installé sur l’avenue des Champs-Elysées, le C42 ferme définitivement ses portes dix ans seulement après son inauguration. Manuelle Gautrand, son architecte, fait part dans une lettre ouverte de son inquiétude quand au devenir de ce projet, qui reste son œuvre la plus connue. 

Les illuminations de Noël sont trompeuses. Tandis que les Champs-Elysées scintillaient de toutes leurs guirlandes, chez Citroën, on coupait le courant.

En ce 31 décembre 2017, après exactement dix années de loyaux services et un succès incroyable (10 millions de visiteurs), le C42, le navire amiral de la marque au chevron baissait le rideau. En cause officiellement, une nouvelle politique commerciale vouée à favoriser la multiplication des mini-espaces d’exposition au détriment des « vastes » showrooms.

 

Mais en réalité, derrière l’annonce trompeuse de cette nouvelle politique, il y a un problème bien plus ancien et plus profond : en 2012, seulement 5 ans après son inauguration, Citroën vendait son navire amiral. En cause, une sombre année où le groupe PSA a dû vendre une grande partie de ses actifs immobiliers pour renflouer les caisses d’une marque aux abois, y compris ce « bijou de famille », cet immeuble sis au 42 avenue des Champs Elysées dont le terrain avait été acquis en 1927 par André Citroën. Ce dernier avait souhaité y créer sa vitrine internationale à l’occasion du Salon de Paris de 1928, avec déjà une architecture très avant-gardiste.

 

C’est donc en 2012 que l’avenir du C42 actuel a basculé : il a été cédé à un investisseur pour une très belle somme en contrepartie d’un loyer très élevé. C’est, à n’en pas douter, la raison principale de l’abandon du C42 par Citroën fin 2017.

Citroën nous indiquait pourtant à ce moment-là, la main sur le cœur, vouloir en rester locataire pour « très longtemps » et que cela ne changerait rien, ni en terme d’usage, ni en terme d’aspect architectural puisqu’ils ne quitteraient pas les lieux. ….

 

Pourtant, lorsque Citroën a lancé en 2002 une consultation internationale d’architecture, le programme était clair : imaginer un bâtiment dont l’architecture elle-même puisse exprimer profondément l’ « ADN » de la marque, son histoire et ses ambitions, et en faire un lieu d’exposition et d’échange baigné dans cet univers automobile si particulier : une marque éminemment française et attachante, qui a fait rêver des millions de personnes dans et hors de nos frontières. Le programme était clair parce que l’ambition de Citroën était claire : se réinstaller définitivement sur les Champs Elysées avec un lieu capable de faire rayonner la marque.

 

Si j’ai gagné cette consultation, à l’unanimité du jury, face à des concurrents prestigieux (dont deux lauréats du prix Pritzker – le « Nobel » de l’architecture –  Zaha Hadid et Christian de Portzamparc), c’est justement parce que ce jury a estimé que ma proposition architecturale symbolisait parfaitement cet univers de la marque, son « ADN ».

 

Sous son origami de verre, le projet est conçu comme un présentoir géant évocateur des rampes qui grimpaient en hélice dans les garages de notre enfance, il est fort d’une structure porteuse complexe qui le rend totalement indépendant des bâtiments qui le flanquent, et sa façade s’inspire des chevrons, logo de la marque. En fait, tandis que le « contenant » (l’enveloppe) fait rayonner le chevron,  le « contenu » (l’intérieur) fait rayonner les voitures, installées comme les œuvres d’un musée…

 

C’est ainsi que le C42 a connu les honneurs de la presse internationale, fait l’objet de nombreuses couvertures de magazines, reçu de multiple prix d’architecture et a été le sujet de plusieurs films documentaires. Ses représentations (maquettes, dessins, plans, etc…) sont rentrées dans les collections permanentes de deux institutions culturelles nationales : le Centre Georges Pompidou et le Musée des Monuments Nationaux – la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

 

 

Pourtant Citroën est parti, et le bâtiment est désormais vide, sombre, inhabité et sans entretien. C’est pour moi terrible d’un point de vue de l’esprit et du cœur, mais aussi pour mon image professionnelle: le préjudice moral que je subis est indiscutable, d’autant plus que sa localisation sur les Champs Elysées en fait  un bâtiment « observé » par des milliers de personnes qui passent devant tous les jours.

 

Ce bâtiment est intimement rattaché à mon nom et c’est sans aucun doute mon œuvre la plus connue. Peu d’architectes ont eu la chance de construire un  bâtiment entier et neuf sur la plus belle avenue du monde. D’ailleurs, depuis 1975 aucun bâtiment neuf n’a vu le jour sur les Champs-Elysées à part celui-ci. Mais peu d’architectes voient un de leurs bâtiments remis en cause à peine 10 ans après son ouverture…

 

Pourtant Citroën est parti, et le propriétaire actuel se retrouve avec ce bâtiment, conçu comme un musée automobile. Je peux comprendre son désarroi et sa perplexité. Que va-t-il en faire ? Le transformer, le démolir ?

Qu’il soit démoli serait un crève-cœur pour moi, et sa dénaturation serait cruelle. Que le bâtiment soit transformé au mépris de tout respect du droit d’auteur, que son atrium soit comblé (pression foncière oblige…), qu’il soit cloisonné et défiguré, cela serait une erreur et même une trahison.

 

Depuis sa fermeture il y a un mois, pas un rendez-vous ne se passe sans que mon interlocuteur ne m’interroge sur ce qui arrive au C42… Je tenais donc à porter ces informations à la connaissance du public afin de répondre aux questions que nombre de personnes ne manquent pas de se poser concernant cette soudaine fermeture.

 

Manuelle Gautrand, architecte.

 

 

Mobilier urbain : la chaise longue Harpo conçue par Milá, père et fils

Mobilier urbain : la chaise longue Harpo conçue par Milá, père et fils

Marcher, jouer, s’asseoir… Partager l’espace urbain ou habité, autant de postures qui renforcent et créent des liens et ce, sous toutes les latitudes. Le mobilier et l’éclairage participent de cette appropriation de l’espace qui en devient hospitalier, convivial, confortable et rassurant. Polyvalent, le mobilier incite au partage et génère de nouveaux habitus urbains.

Retrouvez notre dossier mobilier outdoor – S’approprier l’extérieur – dans le numéro 383 d’Architectures CREE

La chaise longue Harpo, conçue par Miguel et Gonzalo Milá, éditée par Santa & Cole

A la demande de Santa & Cole, Miguel et Gonzalo Milá (père et fils), deux auteurs d’éléments urbains contemporains, ont accompli la difficile tâche de dessiner un banc pour le marché international du XXIème siècle qui peut voyager à plat, démonté, à l’allure humble, multiculturelle, confortable et sobre, et se produire sans complexité dans des économies simples, y compris avec des matériaux locaux. En somme, un banc urbain global. Le résultat est la gamme Harpo, un banc, une banquette et une chaise longue « comme dans un jardin » offrant une approche plutôt généreuse de détente dans un lieu public. Ces mobiliers sont constitués de lattes de bois d’essence européenne (robinier) ou tropical FSC étroites (35 x 35 mm) ou larges (90 x 30 cm), avec finition huile monocouche. La structure est en acier laqué RAL 9007 ou 7024.

Kebony Character revêtent une promenade conçue par ARCHITECTE DE + ARCHITEKTEN


Kebony Character revêtent une promenade conçue par ARCHITECTE DE + ARCHITEKTEN


Marcher, jouer, s’asseoir… Partager l’espace urbain ou habité, autant de postures qui renforcent et créent des liens et ce, sous toutes les latitudes. Le mobilier et l’éclairage participent de cette appropriation de l’espace qui en devient hospitalier, convivial, confortable et rassurant. Polyvalent, le mobilier incite au partage et génère de nouveaux habitus urbains. Les lattes de bois Kebony Character habillent une promenade en bord de mer en Allemagne. 

Retrouvez notre dossier mobilier outdoor – S’approprier l’extérieur – dans le numéro 383 d’Architectures CREE

©Mike Haran

Les lattes de bois Kebony Character revêtent une promenade conçue par ARCHITECTE DE + ARCHITEKTEN


Cette promenade s’étend sur 5 km entre Ahlbeck et Bansin à Usedom en Allemagne, faisant partie d’un total de cinq promenades rénovées avec un platelage en Kebony Caracter : du pin sylvestre certifié FSC® traité avec un additif liquide issu de composants végétaux.
Il a une apparence de caractère avec des nœuds marqués et une profonde couleur brun foncé qui, après exposition au soleil et à la pluie, se patine en gris-argent naturelle. Certaines de ces promenades servent de routes, empruntées par les pêcheurs locaux et les véhicules de maintenance, et nécessitent un sol résistant dans un climat plutôt rude. Kebony Caracter : passerelle lattes de 34 x 145 et poutre de 48 x 198 mm.

 

Entre local et global de Saigon à Clermont : la revue de presse du 6 février 2018

Côté global : Calatrava s’exporte en Italie, Ole Scheeren séduit par le Vietnam, les conteneurs prolifèrent à Baie-Comeau. Côté local : les peuples autochtones du Canada s’affirment par l’architecture, Londres voudrait se doter d’un globe, l’École d’architecture de Clermont-Ferrand est en prise avec son territoire. Des scientifiques imaginent des soins pour le béton. La revue de presse du 6 février 2018 

 

Cosenza : inauguré

Et de 6! Avec l’inauguration du pont de Cosenza, le suisso-valencien Calatrava livre sa sixième œuvre italienne. L’ouvrage, destiné au trafic automobile et piéton, vient s’ajouter à une liste qui comporte un pont piétonnier à Venise (le pont de la constitution), un ensemble de trois ponts à Bologne ainsi que la gare ferroviaire Mediopadana. S’ajoute à cela deux projets non construits ou inachevés, comme la salle de spectacle Ecuba et des bâtiments pour l’université romaine de Tor Vergata, explique La Vanguardia.

Dressant sa structure à 104 mètres de haut, l’ouvrage serait le plus haut d’Europe. L’opposition municipale affirme que sa construction a été financée par un fonds d’épargne public constitué de la fin des années 70 à 1991 pour les besoins du logement social. « La boîte en acier mince du pylône a une forme quadrilatérale avec des coins arrondis. Elle est inclinée vers l’arrière pour exprimer la tension et créer une direction visuelle claire vers la ville. Les cordes et la forme de cette structure suggèrent une harpe géante », détaille l’architecte sur son site. Dans un monde en perpétuelle mutation, le design immuable des ponts du plus barde des architectes apportent une rassurante permanence.

Via La Vanguardia 

 

Londres : globe en vue?

Déjà pourvu d’un Concombre, d’un Talkie-Walkie et d’une Rape-à-Fromage, le skyline londonien va-t-il bientôt s’enrichir d’une Balle de Golf? Selon The Guardian, qui a pu avoir accès aux plans, une sphère de verre plus haute que la cathédrale Saint-Paul est en projet du côté du parc Olympique à l’est de la capitale britannique. Le promoteur MSG a chargé l’agence Populous, spécialiste des stades et grandes salles de concert, de la conception de cet équipement qui accueillera 20 000 personnes, autant que le Millenium Dome de Greenwich, d’ailleurs une œuvre de Populous (ex-HOK sport). Le London Legacy Development Corporation (LLDC), l’autorité chargée de l’aménagement de la zone olympique, affirme ne pas être au courant d’éventuels projets « nous n’avons entamé aucune discussion officielle avec aucune des parties concernées par ce site. Après l’abandon du projet précédent de snow dome (une piste de ski fermée comme à Dubai), nous n’avons reçu aucun dossier complet ni tenu aucune réunion préparatoire ». Proche de Trump, le directeur exécutif de MSG James Dolan est pris dans la tourmente de l’affaire Weinstein : il aurait eu connaissance des agissements du producteur et n’aurait rien dit. Sur l’affaire de la Balle de Golf, il a l’air tout aussi muet. Elle fait pourtant 130 mètres de haut, ce qui la rend difficile à cacher!

Via The Guardian 

Via The Guardian

 

Canada : vers une architecture Innus

Les revendications des membres des premières nations explosent avec la démographie de ces populations autochtones du Canada. Après avoir donné leur nom au pays — kanada veut dire « village » en Huron Iroquois — elles demandent de rebaptiser nombres d’avenues et bâtiments publics de l’État à la feuille d’érable. Elles s’affirment également à travers l’architecture « Pour passer de la tente à la maison, ça a pris peut-être 50, 60 ans, explique le technicien pour le Musée Shaputuan à Sept-Îles, Jean St-Onge. On a su s’adapter, on s’adapte encore et on va s’adapter encore. » Dans la dernière année seulement, les Premières Nations de la Côte-Nord ont bâti ou agrandi plusieurs écoles, deux centres de santé ainsi que de nombreux logements, entre autres. Le style architectural première nation se reconnaît à « la présence de lumière naturelle, des plafonds hauts, des analogies avec la nature, la tente ou les symboles traditionnels. “Les couleurs terres, des couleurs chaudes, ce sont des couleurs qui ramènent beaucoup aux traditions”, résume Julie Foster, associée de l’agence DMG architecture. Autres traits, la forme du cercle, qui structure plusieurs bâtiments Innus, peuple autochtone du Labrador. Elle “évoque la tente, la rencontre autour d’un feu, mais aussi le tambour, objet spirituel de première importance. En érigeant des bâtiments modernes, mais au style unique, le Conseil de bande de Uashat-Maliotenam espère prouver que les Innus de la Côte-Nord peuvent innover tout en restant fidèles à leur identité et leurs racines”. Une nouvelle version du régionalisme critique…

Via Radio-Canada 

 

Baie-Comeau : Halte aux laids conteneurs

Toujours au Canada, à 400 kilomètres au nord de Québec, la municipalité de Baie-Comeau veut réglementer l’usage des conteneurs. Ils prolifèrent dans cette petite cité portuaire, où les commerçants les utilisent comme espace de stockage, ce qui leur évite de déménager ou d’entreprendre d’agrandir leurs locaux. La mairie estime qu’ils dégradent le paysage. “Dorénavant, les propriétaires de ces équipements devront formuler une demande d’autorisation au conseil consultatif d’urbanisme, par le biais du service d’urbanisme de la Ville, afin de se conformer à la nouvelle réglementation. ‘Ça va être analysé au mérite. Il va y avoir des critères d’utilisés pour déterminer si c’est acceptable ou pas ce qu’ils nous proposent et ça va être soumis au conseil (municipal) pour décision finale’, explique le directeur général, François Corriveau, en parlant de cas par cas”. Suggestion d’Architectures CREE : lancer un concours d’embellissement des conteneurs auprès des écoles, les étudiants étant très familiers de ces boîtes-reine du commerce mondialisé.

Via Le Manic

Baie-Comeau modifie son règelement de zonage afin d’encadrer l’usage de conteneurs maritimes (photo) à proximité des commerces et entreprises. Photo archives Le Manic

 

Clermont-Ferrand : Retour à Sabourin

En septembre 2015, l’École nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand (ENSACF) a quitté ses locaux exigus du centre ville pour emménagé dans l’ancien Sanatorium Sabourin, désaffecté depuis le transfert du service de pneumo-phisiologie et autre service à compétence thoracique et vasculaire fin 1997. Deux ans et demi après, le quotidien La Montagne est allé visiter les locaux réhabilités par Du Besset-Lyon. Les nouveaux occupants respirent bien, merci pour eux “En pénétrant dans l’école (…) on a l’impression de mettre les pieds dans une start-up californienne. Le grand hall d’entrée est le lieu de vie. De réunion. Un bar (‘Parfois, il y a des tireuses à bière, c’est une idée des profs’), une table de ping-pong faite par les élèves. Chaises. Hamacs”. Et ce n’est pas qu’une mise en scène arrangée pour le hall “En se promenant dans les étages, l’impression persiste. Des élèves partout. Assis sur les tables, les bureaux. En train de manger, de discuter avec passion. Sur quatre étages, nous croisons un professeur. Un vent de liberté, de créativité souffle. Parce qu’il ne faut pas croire, les élèves sont en plein travail. Il suffit de s’approcher de l’un de leurs tableaux. ‘L’ambivalence de la Meuse dans une péréquation architecturale…’ C’est du sérieux! ». L’ouverture de l’école s’est accompagnée de la création de logements étudiants, cinémas, qui concourent à la revitalisation de ce quartier du nord de Clermont. L’architecte et enseignant Simon Teyssou détaille l’esprit qui anime la formation, qui se veut proche du terrain et les enjeux des territoires ruraux “‘On ne veut pas que nos élèves refassent le Guggenheim. On veut qu’ils aient un rôle dans la société’. C’est pour ça que nous faisons beaucoup d’immersion. ‘Pour qu’ils n’oublient pas que des gens vivent dans leurs créations. Il est primordial de faire redescendre l’architecture de son élite.’ Pour Simon Teyssou, ‘l’esthétique a longtemps prévalu sur la pratique, aujourd’hui c’est l’inverse. L’esthétique est devenue presque tabou’. Less Aesthetics, more Ethics : c’était déjà le motto de la Biennale de Venise 1999, dirigée par Fuksas. Un slogan péché du côté des brutalistes de l’après-guerre. Less Aesthetics, More Tabus sera-t-il le cri de ralliement de la nouvelle génération

Via La Montagne 

L’école d architecture de Clermont-Ferrand vue d’intérieure le 10 janvier 2018. © Francis CAMPAGNONI via la montagne
L’école d architecture de Clermont-Ferrand vue d’intérieure le 10 janvier 2018. © Francis CAMPAGNONI via la montagne
L’école d architecture de Clermont-Ferrand vue d’intérieure le 10 janvier 2018. © Francis CAMPAGNONI via la montagne
L’école d architecture de Clermont-Ferrand vue d’intérieure le 10 janvier 2018. © Francis CAMPAGNONI via la montagne

 

Saigon : bienvenue à Empire City

Direction Saigon, ou Ole Scheeren vient de démolir les plans d’Empire City, un micro-quartier construit en bord de rivière autour d’un gratte-ciel de 333 mètres de haut, qui ‘promet une forêt dans le ciel’ et évoque dans ses parties basses ‘les rizières du nord du pays’. L’ancien associé de OMA et ex-compagnon de l’actrice hongkongaise Maggie Cheung se dit étonné par la vitalité du Vietnam ‘L’architecte ajoute : ‘Il y a dans ce pays une véritable volonté de réfléchir sur la croissance de la ville. Ce n’est pas une réflexion purement économique. L’économie joue un rôle, mais il y a vraiment une ambition de créer des lieux qui ont du sens pour les habitants de la ville et de créer une nouvelle identité qui liera leur passé et leur futur. Sur place, je constate un incroyable esprit d’entreprise, une grande culture de la start-up et même un goût pour le co-working. Toutes les choses dont nous parlons dans le monde occidental se développent intensément à Ho Chi Minh. Je suis impatient de voir comment nous pourrons participer à cet élan entrepreneurial avec l’architecture’’. D’après le site belge 7 sur 7 qui publie l’article, 58 % des lecteurs ont jugé l’info intéressante, 4 % réjouissante, 23 % la trouvent inquiétante ou déprimante, et 1 % énervante. On espère les Vietnamiens plus ouverts à l’art moderne.

Via 7 sur 7 

© Bureau d’architecture Ole Scheeren.
© Bureau d’architecture Ole Scheeren.
© Bureau d’architecture Ole Scheeren.
© Bureau d’architecture Ole Scheeren.

 

Un champignon pour guérir le béton malade

Dure nouvelle pour tout ceux, nombreux, qui recherchent activement le termite mangeuse de béton. Une équipe de scientifiques des universités Binghamton et Rutgers conduite par un certain Congrui Jin vient de découvrir un champignon capable de régler les microfissures qui apparaissent à la surface du béton, menaçant à terme son intégrité plastique et structurelle. Après plusieurs tâtonnements, les chercheurs ont testé 20 espèces susceptibles de résister aux conditions chimiques extrêmes auxquelles est soumise cette pierre liquide. ‘Tous moururent, sauf un : le Trichoderma reesei.(…) Le T. reesei est un champignon respectueux de l’environnement, ‘il n’est pas toxique et reste inoffensif pour la santé, et s’utilise dans différents procédés industriels’. L’expression ‘aller aux champignons’ désignera-t-elle demain un soin du béton plutôt qu’une promenade en forêt?

Via Xataka

Via Xataka

 

Olivier Namias 

Sammode lance la collection Lö

Sammode lance la collection Lö

Pour sa nouvelle collection, Sammode, l’entreprise française spécialiste de l’éclairage, a fait le choix de collaborer avec l’artiste français Yann Kersalé spécialiste de la lumière.

  

Sammode et Yann Kersalé : une nouvelle collaboration

L’entreprise Sammode a sorti une nouvelle ligne de luminaires, la collection Lö. Depuis quelques années, la cabinet de design Normal Studio développe pour la société des produits destinés plus particulièrement aux prescripteurs et aux particuliers. Cette année, ils ont décidé de faire appel à une personne extérieure pour travailler sur la nouvelle collection, l’artiste Yann Kersalé.  L’inspiration lui est venue au cours de deux voyages qu’il effectua dans la région Arctique. Dans ce paysage immaculé, il découvre une nouvelle forme de lumière, la glace, qu’il décrit comme de la « lumière solidifié ». Cette découverte, il va tenter de la retranscrire avec cette nouvelle collection Sammode. Il reprend le tube emblématique de la marque et travaille sur la pellicule pour obtenir un résultat novateur. Le luminaire offre une lumière étincelante qui reproduit l’éclat de cette réflexion de la lumière sur la glace mais une fois éteint, il agit comme une surface réfléchissante où le monde extérieur se reflète. Les différents produits de cette nouvelle gamme, utilisable en intérieur comme en extérieur, reprend d’ailleurs les mots de langue inuit inuktitut de Nilak, Qanik et Qinu, qui sont autant de termes pour désigner différents états de la glace et donc, ici, de la lumière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sammode : une entreprise familiale

Sammode est une entreprise spécialiste de l’éclairage technique industriel et architectural. Dans cette société familiale qui a fêtée ses 90 ans en 2017, la chaîne de production des luminaires est maîtrisée de bout en bout, de la conception à la réalisation. En 1967, elle dépose son brevet pour l’appareil baptisé TFH, Tube fluorescent hermétique, qui sera son plus grand succès et qui reste encore aujourd’hui associé à la marque. Aujourd’hui, avec à sa tête Emmanuel Gagnez, 4ème génération de dirigeants, l’entreprise se lance désormais dans une nouvelle gamme de luminaires à usage plus domestique, direction que l’on retrouve dans cette nouvelle collection Lö issue de la collaboration avec Yann Kersalé.

Dans  la vidéo ci-dessous, Emmanuel Gagnez explique la nouvelle direction que prend la société Sammode et revient sur la collaboration avec le duo de designers Normal Studio._David Kabla