Petez Zumthor : pour une architecture sensible !

Peter Zumthor est un architecte suisse, né en avril 1943 à Bâle. Fils d’ébéniste, il entreprend un apprentissage au côté de son père, avant d’étudier à la Schule für Gestaltung, une école d’arts appliqués qui tire sa pédagogie du courant du Bauhaus. Enfin, il part à New York suivre des études en design industriel, au Pratt Insitut. Installé dans les Alpes Suisses, l’architecte se démarque par le peu de projets qu’il réalise, mais dont la justesse surprend toujours !

 

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A son retour en Suisse, il est dans un premier temps responsable de la Conservation des Monuments historiques du canton des Grisons, période durant laquelle il analyse la matérialité et les types de construction de nombreux bâtiments. En 1979, il ouvre sa propre agence. Celle-ci se trouve au fond d’une vallée, dans les Grisons en Suisse. A Haldenstein, il s’installe dans l’atelier d’architecture qu’il se construit en 1985. Au delà de la conception constructive de ses réalisations, il tient tout particulièrement à créer une architecture juste, et à transporter le visiteur dans des atmosphères particulières. Dans ses projets, sensibilité, poésie et humilité sont au rendez-vous.

 

Loin des projecteurs de la scène internationale dont il reste en retrait, il soutient une architecture plus lente. Il aime prendre le temps d’analyser le site, de s’en inspirer pleinement, quitte à faire fuir certains clients. Il veut étudier plusieurs possibilité, notamment avec un travail de maquette très poussé.  Il pose un regard attentif sur l’artisanat et le savoir faire local, qu’il essaie toujours de faire intervenir dans ses réalisations. Il ne réalise que très peu de constructions – une trentaine en quarante ans – , et se tient toujours éloigné des grosses métropoles et des structures XXL qui fleurissent à vue d’oeil.

 

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Chapelle Ste Bénédicte – Sumvitg
Photos : Felipe Camus
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Chapelle Ste Bénédicte – Sumvitg
Photos : Felipe Camus

 

Parmi ses réalisations, on note la construction des Termes de Vals, entre 1986 à 1996, qui lui permet d’être reconnu à une échelle internationale. Avant cela,  il réalisait la Chapelle Ste Bénédicte à Sumvitg, un petit village de 1300 âmes, à plus de 1000 m d’altitude. En 2007, Petez Zumthor fait une exception à ses constructions suisses pour réaliser le Kolumba Museum, à Cologne, Allemagne. Il y met en valeur une ancienne petite chapelle, et les ruines qui l’entourent, tout en construisant des espaces d’expositions. En 2009, il reçoit le Pritzker Price, pour son travail « modeste et sans compromis ». Il est alors fier d’être récompensé, bien que n’ayant jamais reçu de formation spécifique dans le domaine de l’architecture !

 

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Thermes de Vals – Peter Zumthor
© Fernando Guerra | FG+SG
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Kolumba Museum – Peter Zumthor
© Anders Sune Berg
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Kolumba Museum – Peter Zumthor
© Anders Sune Berg

 

Ellipsicoon de UNStudio

Ellipsicoon de UNStudio

L’Ellipsicoon a été conçu par UNstudio dans le cadre de la série de pavillons transportables REVOLUTION PRECRAFTED. Revolution Precrafted Pavilions sont des structures de collection, dont la grande variété de fonctions est conçue pour compléter les espaces existants. Lieu de repos, de retraite et de pleine conscience, l’Ellipsicoon crée une extension nomade et isolée en immersion totale dans la nature.

Intérieur-extérieur, ombre et lumière, ouvert et fermé, l’Ellipsicoon offre un espace tranquille pour des moments solitaires de repos, de lecture ou de contemplation, ou un théâtre de cocon pour la conversation et la communication. Le pavillon Ellipsicoon est un espace pour l’esprit, pour des moments d’évasion éphémère, de rumination ou de simple retour sur soi .

Conçue et développée numériquement, puis tissée à la main par des artisans hautement qualifiés, la surface sculpturale continue du pavillon est construite à partir de brins de polyéthylène haute densité (PEHD) 100% recyclable.

Les côtés incurvés de la structure se rétrécissent vers l’intérieur à mesure qu’ils montent, permettant aux ouvertures arrondies de faciliter les moments d’être simultanément à l’intérieur et à l’extérieur – physiquement et intimement liés aux environnements et à la nature, enveloppés et entourés par les courbes douces et continues du structure tissée.

En franchissant le seuil, l’utilisateur se tient légèrement au-dessus du niveau du sol, après quoi une zone de sièges creux offre un espace fermé et semi-fermé, avec des sièges intégrés qui suivent les contours fluides de l’espace. Ici les ouvertures elliptiques différemment proportionnées encadrent des vues aux environnements tout en fournissant la lumière du jour à l’intérieur.

Ben van Berkel déclare : « Je m’intéresse depuis longtemps à explorer des espaces qui étendent la fonction pour remplacer la réalité du quotidien avec le potentiel d’expériences plus nuancées et réfléchies. L’Ellipsicoon offre un lieu de désengagement temporaire, où les aspects pratiques, les devoirs et les interruptions de la vie quotidienne peuvent momentanément s’estomper et l’imagination peut prendre le relais. « 

Le Festival international de jardins amorce la construction des jardins de sa 19e édition

Le Festival international de jardins amorce la construction des sept nouveaux jardins de sa 19e édition, présentée aux Jardins de Métis, du 23 juin au 7 octobre 2018. Le Festival poursuit son exploration du jeu avec Playsages II – Allez jouer dehors! et a choisi des projets offrant des espaces imaginatifs où les familles se rassembleront et joueront ensemble cet été. Les nouveaux jardins sélectionnés par le jury pour l’édition 2018 sont :

aMAIZEing de Marta Milà Pascual, architecte et architecte paysagiste et Marc Torrellas Arnedo, architecte — Barcelone, Espagne

aMAIZEing

L’origine de la colonne de Josep Congost et Louis Sicard, architectes et artistes – Valence, Espagne

L’origine de la colonne

La ligne de 100 ans de hatem+d [Étienne Bernier, architecte, Marianne Charbonneau, architecte, Mélanie Dereymez, stagiaire en architecture, Théo Jarrand, stagiaire en architecture, Steeven Bérubé, artiste 3D] — Québec (Québec) Canada

La ligne de 100 ans

Le rocher très percé de Humà Design [Stéphanie Cardinal, designer, Olivier Laplante-Goulet, designer multidisciplinaire, Lorelei L’Affeter, artiste] et Vincent Lemay, architecte paysagiste — Montréal (Québec) Canada

Le rocher très percé

Les hélicoptères de Carson Isenor, paysagiste et Anna Thomas, étudiante en architecture de paysage — Vancouver (Colombie-Britannique) Canada

Les hélicoptères

Carousel de ISO [Nuala O’Donnell et Maxwell Schnutgen, stagiaires en architecture, Etienne Issa, designer d’architecture] — Vancouver (Colombie-Britannique) Canada

Carousel

Assemble de Katie Strang, paysagiste, Christine Dewancker, artiste et charpentier, Craig Van Ravens, designer d’architecture — Toronto (Ontario) Canada, a reçu une mention spéciale du jury et offrira un espace de jeu pour les visiteurs de tous âges — un assemblage sera requis!

Assemble

Ces nouvelles installations se joignent aux six playsages construits l’an dernier et qui ont eu la cote auprès des 10 000 enfants venus en famille, en camp de jour ou en visite scolaire. Au total, 25 jardins contemporains seront présentés à Grand-Métis. Le Festival international de jardins proposera également des installations extra-muros au Musée de la civilisation à Québec et sur la place De La Dauversière dans le Vieux-Montréal.

Le jury de l’édition 2018 était composé de Jonathan Cha, docteur en aménagement de l’espace et urbanisme, urbanologue et architecte paysagiste, membre agréé et vice-président de l’Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ); Eda Holmes, directrice artistique et directrice générale, Centaur Theatre, Montréal; Patrick Pellerin, graphiste, Principal Studio, Montréal; François Leblanc, coordonnateur technique, Festival international de jardins et Alexander Reford, directeur, Festival international de jardins et Jardins de Métis.

L’appel de candidatures international a généré la réception de 148 projets soumis par plus de 700 architectes, paysagistes, designers et artistes en provenance de 27 pays. Les nouveaux projets ainsi que toutes les candidatures sont présentés en ligne sur le site Internet du Festival www.festivalinternationaldejardins.com.

À propos du Festival international de jardins 
Le Festival international de jardins est le plus important festival de jardins contemporains en Amérique du Nord. Depuis sa création en 2000, plus de 175 jardins différents ont été présentés in situ à Grand-Métis et dans des lieux extra-muros au Canada et à l’étranger. Présenté aux Jardins de Métis, dans la région touristique de la Gaspésie, le Festival se déroule sur un site adjacent aux jardins historiques, permettant d’établir un dialogue entre l’histoire et la modernité, entre conservation, tradition et innovation. L’événement propose chaque année des créations réalisées par quelque soixante-dix architectes, architectes paysagistes et concepteurs de divers horizons, dans un environnement naturel en bordure du fleuve Saint-Laurent. Le Festival international de jardins est présenté grâce au soutien financier de : Conseil des arts du Canada, Patrimoine canadien, Emploi-Été Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec et Emploi-Québec.

À propos des Jardins de Métis
Lieu historique national du Canada et site patrimonial du Québec, les Jardins de Métis sont un arrêt incontournable pour tous ceux qui visitent la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent. Espace culturel et destination touristique depuis plus de 55 ans, les Jardins de Métis demeurent l’un des lieux les plus achalandés de la région est du Québec et offrent aux visiteurs des expériences diversifiées qui sollicitent tous les sens. Situés au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Mitis, ils ont été conçus par Elsie Reford de 1926 à 1958 et figurent au palmarès des jardins nord-américains les plus réputés. Hydro-Québec est le commanditaire principal des Jardins de Métis depuis 1999.

Les Jardins de Métis seront ouverts tous les jours, du samedi 2 juin au dimanche 7 octobre 2018. En tout temps, l’admission est gratuite pour les enfants de 13 ans et moins. Visitez le jardinsdemetis.com pour en connaître davantage.

Harmonic Tidal Turbine : l’hôtel qui produira sa propre électricité !

Après Hydroelectric Tidal House, à Cape Town en 2014, l’agence Margot Krasojević Architects présente Harmonic Tidal Turbine Hotel, un nouveau projet basé sur la technologie marémotrice. L’hôtel, située en Chine, tirera son électricité des courants marins.

 

Dans la mer de Chine méridonale, le projet se trouve sur une ile au Sud de la baie de Yalong : l’île Hainan. Son littoral est composé de zones à l’abris des intempéries, alors que d’autres parties de la côte sont soumises à des vents intenses, et où la force des vagues est importante. C’est donc là que les turbines ont trouvé leur place, pour être le plus rentable possible. L’hôtel exploitera donc l’énergie marémotrice pour produire sa propre électricité.

A travers cette série de projets, l’agence insiste sur le dialogue primordial entre l’architecte, l’ingénieur, le designer industriel et le spécialiste du développement durable. Le projet Harmonic Turbine combine un aménagement intérieur compatible avec le programme hôtelier, une architecture pleinement contemporaine, et un système de fonctionnement durable.  Au delà d’offrir des chambres de grand standing à ses client, l’hôtel s’inscrit dans le futur. En effet, l’électricité produite par la marée permettra à la fois d’alimenter l’hôtel, mais également les structures situées dans les alentours, pendant les périodes touristiques creuses.

 

 

 

Il était primordial que les turbines s’intègrent dans le dessin du bâtiment. Celui-ci se compose de deux éléments en aluminimun, telle la coque d’un bâteau qui s’adosse à la falaise. Les turbines se trouveront sous l’hôtel, dont une partie s’adaptera à la marée, se déplassant aux grés du niveau de la mer. On accède au hall d’entrée par un grand escalier et une rampe. Une grande pièce commune, reliée à 30 chambres, permettra aux client d’observer le mouvement de l’eau contre le bâtiment. Les fenêtres des chambres sont disposées de sorte que les vaguent viennent s’abattrent sur celles ci, lorsqu’elles s’écrassent contre la falaise. Bien que le projet soit à l’heure actuelle à l’état de concept, le studio d’architecture entend le faire évoluer afin de concrétiser cette collaboration entre architecture contemporaine et technologies durables.

 

Le studio de l’architecte Margot Krasojević travaille sur les problématiques actuelles que sont le développement durable, l’énergie renouvellable et l’architecture écologique. Basés à Londres et à New York, les équipes travaillent à travers le monde, comme pour l’aéroport de Doha au Qatar, une prison fonctionnant à l’hydro-électricité au Canada, ou encore pour un pont piéton permettant de filtrer l’eau, à Amsterdam. Après avoir travaillé aux côtés de Zaha Hadid, elle ouvre sa propre agence en 2000. Margot Krasojević donne des conférences aux Etats-Unis, en Australie ou encore en Angleterre, autour des thématiques qui sont chères à l’agence qu’elle a fondée.

Sean Connolly à l’Opéra de Dubaï signé Alexander & CO

Sean Connolly au Dubai Opera est un restaurant, un bar et une cour de 350 personnes au coeur de l’animation de Dubaï, avec une vue directe sur le Burj Khalifa et est le seul restaurant dans l’espace nouvellement ouvert Dubai Opera. Inspiré par la forme et l’échelle très irrégulières du bâtiment et de la location, le restaurant s’inspire de l’intérêt personnel d’Alexander & CO pour le design et l’architecture classiques du XXe siècle combinés aux influences océaniques australiennes et néo-zélandaises de la cuisine de Sean Connolly.

©Brooke Holm

Chaque élément de conception dans le lieu explore les idées de la mer, de l’huître avec sa combinaison de surfaces sensuelles lisses et de surfaces extérieures texturisées, aux tons et aux couleurs océaniques des coraux et des nuances perlées. Les dalles de plafond voûtées qui font référence à la fois à l’intérieur d’une huître et aux géométries emblématiques de l’Opéra de Sydney sont des pierres précieuses et réfléchissantes.

©Brooke Holm
©Brooke Holm
©Brooke Holm

Les espaces principaux se concentrent autour du bar à cocktail central Pearl Bar, construit en cuir gris, bois de noyer et marbre jaune. Les banquettes de marbre gris avec leur cuir rose rappellent les contrastes délicats des coraux de l’océan et des créatures marines tandis que les barres crues et de feu rappellent les bords extérieurs des coquillages noircis.

©Brooke Holm
©Brooke Holm
©Brooke Holm
©Brooke Holm
©Brooke Holm

Fidèle au thème des Antipodes, Jacqui Fink, pionnière internationale du «tricot extrême» a créé une œuvre personnalisée en laine mérinos de 6 m de haut (une de ses plus grandes commandes à ce jour) en hommage aux tentacules des créatures marines, délicates et mystiques.

©Brooke Holm
©Brooke Holm
©Brooke Holm
©Brooke Holm

De même, l’artiste locale de Sydney, Tracey Deep, connue pour ses installations florales utilisant la flore indigène et indigène, a créé trois sculptures suspendues à la vision océanique. Le tapis de laine fait sur mesure avec ses tons bleus tachetés est une représentation des eaux de l’océan et a été conçu sur mesure par Alexander & CO pour ce lieu.

©Brooke Holm
©Brooke Holm
©Brooke Holm

En harmonie avec les inspirations du design du XXe siècle, l’éclairage classique de Serge Mouille a été fabriqué sur mesure dans des finitions en acier émaillé blanc et laiton. De même, des originaux de meubles cultes du 20ème siècle sont combinés dans les verts, les gris, les bleus et les blancs avec les bois de noix normaux. Ils sont sculpturaux et féminins et ajoutent une valeur significative à l’intérêt de l’esthétique globale.

©Brooke Holm
©Brooke Holm

À propos d’Alexander & CO.

Alexander & CO est une agence de design multidisciplinaire avec une portée mondiale. Leurs capacités couvrent un large éventail de secteurs typologiques où ils travaillent dans toutes les facettes de la conception spatiale. Leur base de compétences techniques comprend l’architecture, la conception d’intérieur, la gestion de projet, le stylisme, l’image de marque et la planification principale. Le cœur de l’ADN d’Alexander & CO se caractérise par l’ambition de créer un design intemporel et leader du marché avec une communication empathique et sociale.

Les nouvelles suites Extrême WOW du W Montréal imaginées par Sid Lee sont officiellement lancées

Sid Lee Architecture, en collaboration avec le propriétaire Ivanhoé Cambridge et l’exploitant Hôtel W Montréal, a récemment terminé la transformation de trois suites Extrême WOW au W Montréal.

©Stéphane Brügger

Situé au cœur du Quartier International de Montréal et logé dans l’immeuble historique de la Banque du Canada, le W Montréal est un hôtel de luxe qui se distingue grâce à son identité racée, à la fois élégante et extravertie, toujours à la page des tendances du design, de la mode et de la musique.

©Stéphane Brügger

Le récent projet de rénovation a permis de redonner vie aux suites WOW 1001, 1012, et 1013. Celles-ci offrent aujourd’hui un décor muséal, inspiré des emblèmes culturels de la ville de Montréal. Les artéfacts sont revisités et adaptés au contexte de l’hôtel. Ensemble, ils racontent une histoire, celle d’une ville d’avant-garde, fière de son patrimoine.

©Stéphane Brügger

La suite 1001, la plus spacieuse, en est un brillant exemple : l’espace dînatoire et le bar Habitat reprennent les formes déconstruites d’Habitat 67, le tapis central et la bibliothèque font un clin d’œil à la station de métro Villa Maria, le tapis du coin cinéma frétille sous un feu d’artifice d’été, le luminaire suspendu surplombe le lit d’une dense structure géométrique telle la biosphère, les coussins en fourrure naturelle posés sur le lit rappellent la traite industrielle ayant marquée l’histoire de la métropole, enfin les œuvres d’art sont le reflet de l’éclectisme et de l’avant-garde des mouvements artistiques locaux.

©Stéphane Brügger

Les lieux ont été complètement revampés afin de refléter la philosophie haute en couleur de la bannière. L’espace est multifonctionnel, modulable et amovible. En effet, tout le mobilier a été conçu sur mesure et réfléchit dans l’optique de pouvoir complètement vider l’espace de ses meubles. Celui-ci devient alors un local vaste, 100 % appropriable, dans lequel un spectaculaire panorama de la ville est mis en valeur.

©Stéphane Brügger

La suite 1001 est une destination aux multiples usages, que ce soit pour une nuitée exclusive ou un évènement privé : réunions d’entreprise, lancement de produits, soirée avec DJ, ou défilé de mode.La suite est dotée d’un grand écran circulaire et d’un projecteur, pour un usage libre, aux goûts du visiteur. Elle inclut également un garde-manger et une entrée de service pour permettre la tenue d’un service de traiteur.

©Stéphane Brügger

À propos de Sid Lee Architecture

Sid Lee Architecture a récemment terminé les travaux de rénovations majeures de l’emblématique hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth. L’équipe s’active depuis sur plusieurs mandats de repositionnement dans le domaine hôtelier, pour diverses bannières, dans plusieurs villes en Amérique du Nord.  Fondée en 2009 par l’intégration de la firme d’architecture Nomade, Sid Lee Architecture est le fruit des talents et des habiletés conjugués des deux architectes et designers urbains Jean Pelland et Martin Leblanc, et de l’agence créative Sid Lee. Œuvrant à l’échelle mondiale à partir de ses ateliers de Montréal, Sid Lee Architecture compte près de 50 architectes, techniciens, designers, gestionnaires et autres artisans. Les projets de Sid Lee Architecture se distinguent par leurs unicités et par leurs identités fortes, imprégnées de l’histoire, de la culture et de la communauté. Depuis 2015, Sid Lee Architecture fait partie de Kyu, un nouveau collectif d’entreprises créatives établi par Hakuhodo DY Hodlings, le deuxième plus vaste réseau d’agences en Asie.

Concours de Micro-architecture : Mini Maousse 7

Concours de Micro-architecture : Mini Maousse 7

Mini Maousse invite une jeune génération d’étudiants en architecture, art, design, paysage ou ingénierie à s’engager dans un processus de recherche-action. Cette année Mini Maousse propose de concevoir une Virtual Schŏla, une ebox à l’ère du cloud.

Ce concours est le seul qui invite une jeune génération d’étudiants en architecture, art, design, paysage ou ingénierie à s’engager dans un processus de recherche-action. Une confrontation pluridisciplinaire qui est un facteur de richesse de par la diversité des points de vue. L’objectif de ce concours est de concevoir une petite architecture qui fasse le maximum. Prouver par l’exemple que la petite échelle peut se décliner en architecture à travers de multiples projets et objets rivalisant d’inventivité et de poésie. À chaque session, un thème est proposé: «L’éloge du petit», «Minimaisons roulantes», «Pop-up box pour rituel d’été», «Construire XXS pour les plus petits», «Les cuisines de rue», «La nouvelle maison des jours meilleurs»

Mini Maousse c’est :

• une plate-forme de réflexion sur une thématique de société proposant un symposium réunissant chercheurs et acteurs du monde construit; • un concours d’idées avec un jury prestigieux et de nombreux experts;

• un laboratoire expérimental pour la réalisation de projets réels associés à une école d’ingénieurs, l’École supérieure du bois ;

• une valorisation exceptionnelle à travers une exposition à la Cité de l’architecture & du patrimoine, un ouvrage et un site web.

Les oublIés d’Internet

En 2016, Ken Loach recevait la palme d’or pour Moi, Daniel Blake, film dénonçant l’exclusion liée au chômage, à la maladie, à la vieillesse et à la fracture numérique. À cause de problèmes cardiaques, Daniel Blake, ouvrier, doit s’arrêter de travailler. Mais les services sociaux anglais le privent de l’allocation d’invalidité à laquelle il a droit. Il peut faire appel mais la procédure sera longue. Il décide donc en attendant de s’inscrire au chômage. Or pour cela il faut compléter un formulaire qui ne peut être rempli que numériquement. Comment faire quand on n’a pas l’habitude de se servir d’Internet ? Daniel Blake est confronté à des difficultés de poids pour obtenir ses droits. La fracture numérique, c’est la disparité d’accès aux technologies informatiques, notamment à un ordinateur ou à Internet. Elle se calque bien souvent sur la fracture sociale et se manifeste entre pays riches et pays pauvres, zones urbaines et zones rurales. Avoir accès à Internet peut pourtant aider à défendre ses droits, ses idées, s’informer, communiquer, remplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, etc. Être exclu de la société numérique, c’est donc aujourd’hui être victime de nouvelles sources d’inégalités, qu’elles soient économiques, sociales ou culturelles. En France, être connecté à Internet n’est pas accessible à tous : 19,3 % des foyers ne possèdent pas d’accès à Internet, d’après le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, 78 % de ces personnes ont plus de 60 ans, 90 % n’ont pas le bac et 44 % disposent d’un revenu inférieur à 1500 euros par mois. Si l’usage d’Internet se répand dans tous les secteurs, y compris dans les zones rurales, souvent habitées par des personnes âgées, les services, notamment publics, se dématérialisent de plus en plus, forçant les habitants à se connecter au Web1. Or, certaines personnes, comme le montre l’exemple de Daniel Blake, sont totalement dépassées lorsqu’il s’agit d’effectuer une télédéclaration ou un règlement sur la toile. Ces démarches peuvent vite devenir un parcours du combattant… Comment éviter des situations tragiques, presque désespérées, telles que celles que le film de Ken Loach nous expose ?

MInI Maousse 7

Le concours Mini Maousse lance cette année le défi de proposer des microarchitectures conviviales pour lutter contre la fracture numérique. L’enjeu est de recréer une vie de quartier autour d’un module technologique dans les communautés rurales ou les zones urbaines sensibles. Sorte de maison d’associations virtuelles, cet objet hybride autonome offrirait un espace d’(in)formation et de divertissement, d’où le choix de l’intitulé du concours : «Une e-box nomade à l’ère du Cloud, une Virtual Schola». Il s’agirait d’un espace d’apprentissage et de connaissance où la notion de loisir serait insufflée pour apporter aux usagers du plaisir, voire du réenchantement. Sa mobilité permettrait d’aller au plus proche des utilisateurs, d’aller vers eux. Cet équipement, bien sûr en lien avec une ou plusieurs associations et la municipalité, proposerait au voisinage de nombreux services grâce à l’apport des technologies de communication et d’une connexion internet de qualité. Initialement handicap pour les « oubliés d’Internet », la dématérialisation pourrait ainsi devenir source de proximité et offrir des avantages aux zones reculées en leur permettant d’accéder à des services jusque-là inaccessibles. Cette e-box pourrait, en fonction du moment de la journée et du jour de la semaine, se transformer en e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d’exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite. Elle proposerait une entraide pour former à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet tout en offrant les services d’e-écrivains publics pour remplir numériquement les formulaires administratifs. À quoi ressemblerait l’architecture de cette e-box nomade ? Quels usages pourrait-elle offrir ? Comment s’installerait-elle dans l’espace public ? Pourrait-elle proposer des extensions extérieures ? Comment rendre compte de la magie du numérique ? Tout cela est l’enjeu central du concours.

Cahier des charges

Le site

Choisissez le(s) site(s) de votre choix ; il est important de conceptualiser votre projet dans un vrai site, en zones rurales ou en zones urbaines défavorisées.

La mobilité

Votre projet doit se transporter sur une plate-forme mobile type. Nous proposons plusieurs types : soit un camion-plateau (5 m de long, 2,2 m de large et de 2,2 m de haut), soit un châssis de caravane ou une remorque. La solution retenue doit pouvoir être utilisée avec un permis voiture (B). Le projet doit être accessible quand il est sur le camion-plateau, mais il doit aussi pouvoir être « déposé » pour vivre sans le camion-plateau. Une fois posé, il doit pouvoir se déployer dans l’espace public.

L’autonomie

Votre projet sera connecté aux réseaux proches : électricité et eau. Les utilisateurs iront aux toilettes à proximité de votre e-box. Il n’est pas demandé d’intégrer cela au projet.

L’architecture

Si le nom du concours contient le mot « box », il ne s’agit pas de dessiner une boîte mais une microarchitecture de qualité qui corresponde au sujet du concours, en indiquant bien l’intérieur architectural et le mobilier dans ses divers usages. Il est demandé de voir comment votre projet peut s’étendre dans l’espace public.

Les usages

Votre projet pourrait, en fonction du moment de la journée ou du jour de la semaine, se transformer en e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d’exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite. Ce lieu proposerait une entraide pour former à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet tout en offrant les services d’e-écrivains publics pour remplir numériquement les formulaires administratifs.

Constructibilité

Vous devez fournir les informations nécessaires sur les techniques de construction et les matériaux utilisés. Nous vous recommandons d’utiliser des matériaux à faible empreinte sur l’environnement (dont recyclabilité) et légers pour respecter la contrainte de poids.

Date finale de rendu : 10 janvier 2019, 16h

Qui peut s’inscrire ? Les étudiants de niveau 3e année, licence L3 ou au-delà, ou équivalence, inscrits pour l’année universitaire 2017-2018 ou 2018-2019 dans une école française, belge, suisse d’architecture, de design, d’art, du paysage ou dans une école d’ingénieurs.

Pour en savoir plus ou participer, consultez le règlement, avec le cahier des charges et les documents administratifs à rendre.

Une bibliographie et des exemples d’architectures sont également disponibles sur le site internet.

Jury du concours

Président : Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes

  • Marie-Christine Labourdette, présidente de la Cité de l’architecture & du patrimoine
  • Fiona Meadows, responsable de programmes, département de la Création architecturale, Cité de l’architecture & du patrimoine
  • Arnaud Godevin, directeur de l’École supérieure du bois
  • Julien Choppin, architecte, Encore Heureux
  • Victor Massip, designer, agence Faltazi
  • Saskia Cousin, anthropologue
  • Orianne Ledroit, directrice de la mission Usages numériques, Agence du numérique, stratégie nationale pour l’inclusion numérique
  • Claude Sicart, président du PoleS, Villeneuve-la-Garenne
  • Elise Denevault, responsable innovation, Emmaus Connect
  • Emmanuelle Borne, rédactrice en chef, L’Architecture d’Aujourd’hui
  • Daniel Siret, directeur de l’UMR AAU ‘Ambiance, Architecture, Urbanité), Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes

Frank Lloyd Wright, l’architecte qui conquit l’Amérique

Frank Lloyd Wright est un architecte américain qui compte plus de 500 réalisations à son actif. Né le 8juin 1867 dans le Wisconsin aux États-Unis, il s’éteint en avril 1959, dans l’Arizona, à l’âge de 91 ans. Il est notamment connu pour la Maison sur la Cascade (Fallingwater House) et la réalisation du Musée Solomon R. Guggenheim à New York.

 

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Le jeune Frank Lloyd Wright débute sa carrière en tant que dessinateur technique à Chicago. En effet, dans la ville dévastée par l’incendie de 1871, les projets ne manquent pas et de nombreux cabinets d’architecture recrutent de petites mains. Il apprend donc sur le terrain, aux côtés de plusieurs architectes, mais sa collaboration avec Louis Henry Sullivan le marque tout particulièrement. En 1893 et après six an de travail auprès de l’agence Adler and Sullivan, il démissionne pour pouvoir lancer sa propre activité et construire ses propres réalisations.

 

Maison sur la Cascade
Frank Lloyd Wright

 

Il apporte un soin très particulier à intégrer les projets dans leur environnement. Lors d’un voyage au Japon, il est tout particulièrement touché par la culture architecturale nippone. Celle-ci place les habitations au cœur de la Nature. Cette inspiration se traduit dans les travaux de l’architecte, par des horizontales marquées, de grandes ouvertures pour apporter la lumière, malgré une toiture souvent imposante. Né alors le « Style Prairie ». Les matériaux qu’il utilise sont variés : briques et pierre, béton et acier. Il intègre des vitraux en verre inspirés de l’art Déco. Les maisons possèdent généralement des puits de lumière centrales.

 

Il reprendra ce puit central dans la construction du Musée du Guggenheim à New York. Achevé en 1956, ce bâtiment situé sur la 5th Avenue est encore aujourd’hui une des attractions principales de la ville, par les collections d’art moderne qu’il abrite, mais également par l’architecture que Frank Lloyd Wright a développée. La circulation se fait autour de ce puit de lumière centrale, le long d’une rampe qui parcourt toute la hauteur du bâtiment.

 

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Photo : Laurian Ghinitouiu
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Photo : Laurian Ghinitouiu
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Photo : Laurian Ghinitouiu

 

Après des années aux Etats unis, Frank Lloyd Wright s’échappe en Europe, à la recherche d’un nouveau souffle, aussi bien sur le plan personnel que sur le plan professionnel. A son retour outre Atlantique, il peine à trouver du travail. Face à la crise économique, et aux changements sociétaux, Frank Lloyd Wright développe le style « usonian », qui permet aux Américains d’être propriétaires de belles maisons à prix raisonnables, tout en profitant des qualités spatiales que l’architecte met en oeuvre. Il travaille son propre style, de manière hétéroclite. Les formes, les matériaux, les couleurs et les modes de construction, ne sont en aucun cas influencés par les désirs de l’architecte, mais pas le contexte du projet et le désir des clients.

 

Il s’applique également à dessiner le mobilier, les tapis, les vitraux et les luminaires des résidences qu’il construit. Frank Lloyd Wirght termine sa carrière en voyageant, pour présenter l’exposition Frank Lloyd Wright: Sixty Years of Living Architecture à travers le monde, en enseignant et en donnant de nombreuses conférences. Cet homme de 91 ans fut reconnu comme le plus grand architecte américain de l’histoire, par l’Institut des architectes américains.