Un ancien rond point londonien transformé en pavillon par Make Architects

Make Architects vient de dévoiler le pavillon Portsoken, une structure monocoque sculpturale dans le cadre de la transformation d’un ancien rond point par la City of London Corporation en un espace public de haute qualité.

Cet ancien rond-point comportant de nombreux passages souterrains, a fait l’objet d’une longue réflexion urbaine ayant durée pas moins de six ans pour ainsi détourner les routes, bloquer les métros dangereux et transformer la zone en nouvel Aldgate Square, l’un des plus grands espaces publics de Londres.

Le pavillon prend place dans ce nouveau paysage urbain et offre par la même occasion une meilleure connexion entre les deux bâtiments du patrimoine distinctif qui se trouvent de chaque côté du nouvelle place: l’église St Botolph sans Aldgate et l’école primaire de la Fondation Sir John Cass. Cet agrément public sera géré par l’entreprise sociale locale Kahaila comme un café et un espace communautaire multifonctionnel.

L’architecte du projet Sarah Shuttleworth a déclaré: «Le projet final est beau, distinctif, mais aussi respectueux de l’architecture et du patrimoine qui l’entourent. Il fournit une commodité civique sur mesure et l’ambition ainsi que la détermination de la City of London Corporation de persister et de livrer la place et le pavillon – malgré les défis – afin de transformer cette parcelle de Londres au profit de la communauté locale, doivent être applaudies « 

Chris Hayward, président de la Ville du comité de planification et des transports de London Corporation, a déclaré: « Cela a été un plaisir absolu de voir un mouvement giratoire qui reflète des années 1960 la planification du trafic, amené dans le 21 e siècle. Avec l’arrivée imminente de la ligne Elizabeth, la priorité numéro un est que notre infrastructure soit adaptée à ses besoins. Plus que jamais, nous voyons des entreprises se concentrer sur les infrastructures locales et prendre des décisions de localisation en fonction de la qualité du domaine public qu’elles peuvent offrir à leurs employés. L’achèvement de la place marque un changement radical dans la région, démontrant aux investisseurs qu’ils devraient continuer à s’engager dans le domaine public de classe mondiale de la ville. Ces plans étaient ambitieux, mais il est juste que nous fournissions un environnement sain et inclusif pour les divers les résidents, les écoliers, les visiteurs et les travailleurs du premier quartier d’affaires d’Europe. «   Avec une structure angulaire qui se replie pour rejoindre le sol à seulement trois points d’appui triangulaires, le pavillon reprend les angles asymétriques du centre d’information de la ville de Londres. Les panneaux de revêtement de Corten forment une peau structurelle rigide couvrant le pavillon. Ils créent également une surface facettée réduisant le profil global du pavillon et lui conférant ainsi toute son identité. De plus, les canaux générés par le revêtement en couches sont fonctionnels puisqu’ils permettent à l’eau de pluie de s’écouler dans des drains discrets situés là où l’acier rencontre le pavage de Yorkstone. 

Dessinée avec l’utilisation d’un système paramétrique, la forme du pavillon a été soigneusement imaginée en fonction des principaux accès piétons de la nouvelle place. 

À l’intérieur, les bandes de bardage sont imitées sur le soffite, avec des panneaux de bois lamellé-collé blanc géométrique, pourvus de fentes perforées pour une meilleure acoustique. Ce pavillon a été désigné de manière à être le plus flexible possible et devenir une véritable plaque tournante pour la communauté – un espace qui pourrait fonctionner comme un café, pour des expositions, pour des réunions communautaires.

Le bâtiment d’une surface de 325 m2 reprend une partie des anciens métros pour aménager un sous-sol destiné aux installations techniques, aux cuisines et aux toilettes. Une façon de diminuer considérablement la quantité de terrain nécessaire au-dessus du sol et donc livrer un plus grand espace public. Par ailleurs, la température constante des tunnels en béton contribue à réguler d’avantage la température du bâtiment.

Concernant la structure, celle-ci a été préfabriquée hors site par Littlehampton Welding, puis démontée afin de rouiller pendant la préparation du site par l’entrepreneur Kier. 

Álvaro Siza et le régionalisme critique

Álvaro Siza, de son vrai nom Álvaro Joaquim de Melo Siza Vieira est un architecte portugais, né non loin de Porto, à Matosinhos, le 25 juin 1933.  Pritzker Price en 1992, il est une figure de l’architecture contemporaine portugaise, tout comme son confrère Eduardo Souto de Moura, avec qui il collabora en 1980 pour la réalisation du Pavillon du Portugal de l’Expo 98′ à Lisbonne, et en 2000 pour celui de l’Expo 2000 à Hanovre.  Plus récemment, il est à l’origine d’une chapelle autosuffisante dans le sud du Portugal.

 

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Portrait de l’architecte Álvaro Siza

 

Il étudie la peinture et la sculpture à l’école supérieure des Beaux-Arts de Porto, dont il sort diplômé en 1955. À 22 ans, son choix se porte alors sur l’architecture. A travers la manière dont il pense et réalise un projet, la peinture et la sculpture ne sont jamais très loin. Il en tire son amour pour le dessin et la matérialité. Par la suite, il collabore avec différents architectes avant de créer son propre atelier, qui siège aujourd’hui à Porto. Álvaro Siza accorde beaucoup d’importance aux rencontres, qu’il estime être source d’inspiration. Entouré d’une vingtaine d’architectes, il aime confronter son point de vue à celui d’autres individus, qu’ils viennent ou non du monde de l’architecture.

 

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Pavillon du Portugal lors de l’Expo 98′ de Lisbonne

 

Álvaro Siza est à l’origine du régionalisme critique. En effet, il se nourrit de l’architecture et des savoir-faire locaux ainsi que de l’artisanat portugais pour concevoir ses projets. Ensuite, il les combine à une architecture moderne, aux lignes épurées, dont le blanc est la couleur dominante. Le dessin et les croquis qu’il réalise sur site ou à l’atelier sont primordiaux dans son approche du projet. Il porte un regard attentif à l’analyse du site et à la topographie du lieu.

 

Salon de Thé Boa Nova

 

C’est d’ailleurs ainsi qu’il réalise son premier projet : la Maison de Thé Boa Nova, à Matosinhos. Celle-ci s’intègre au sein même de la roche qui borde le site de projet, tout en offrant des vues imprenables sur l’Océan. En 1993, il réalise l’école d’architecture de Porto. Projet phare de l’architecture, c’est l’un des trois ensembles universitaires qu’il réalisera. Formé de petits pavillons, chaque ensemble est connecté par des souterrains ou des passerelles.

 

Álvaro Siza est un architecte qui n’a pas de style préconçu à proprement parler. Il va puiser son inspiration à travers croquis et visite de site et s’appuie sur les savoir-faire locaux pour concevoir un projet. Il fait partie des architectes qui mesure la matière : il utilise à bon escient et de manière juste, de sorte qu’elle ne soit ni trop, ni trop peu mise en oeuvre.

Lecture : Creatures of the City

Lecture : Creatures of the City

Creature of the City est le fruit d’une rencontre artistique, celle du photographe Cyrille Weiner, de l’écrivain Aurélien Bellanger et des graphistes de Building Paris. C’est à travers leur regard que l’on découvre les réalisations du collectif SCAU.

L’ouvrage présente une sélection de quatorze projets, dont le Stade Vélodrome à Marseille,  l’école primaire Wendel à Paris, le Crowne Plaza de Montpellier ou encore des logements toulousains. La direction artistique épurée met en valeurs les cliéhs  de Cyrille Weiner, dont l’oeil permet une immersion totale dans les projets, en alternant des angles larges et des moments plus intimes. Loin d’être purement descriptive, chaque photo met en scène le projet, le contextualise, et laisse une place prépondérante à l’individu qui ne se contentent pas d’un rôle illustratif mais dialoguent avec les oeuvres de l’agence Search and Create Alternative Uses.

Les bâtiments achevés, les architectes sont dépossédés de leurs oeuvres. C’est aux usagers d’en écrire l’histoire. Il en va de même avec l’ouvrage dont les photos ne sont ni légendées ni décrites. Il en découle une invitation à la réflexion et à la contemplation.


© SCAU architecture. Stade Vélodrome de Marseille. Photo Cyrille Weiner

Les dernières pages de Creatures of the City laissent place à « 42 kilomètres », un texte d’Aurélien Bellanger. L’écrivain et philosophe revient sur sa jeunesse, son rapport à la ville, à l’architecture et à ces 42 kilomètres qui le séparaient, enfant, de Paris.

La tour Trinity conçue pour inspirer les talents !

Le quartier des affaires de La Défense voit toujours plus grand et se tourne vers son avenir européen. L’agence d’architecture Cro&co, anciennement Crochon Brullmann et Associés, a développé un projet de tour des bureaux dont la première pierre a été posée en octobre 2017, en partenariat avec le groupe immobilier Unibail Rodamco. Le chantier de ce « défi de l’impossible » prend de l’ampleur et la tour devrait être livrée en 2019.

 

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La tour Trinity s’établit sur un terrain foncier créé « ex nihilo ». Il s’agit d’une construction qui repose sur une dalle passant au-dessus des voies de circulation. Les 49 000 m² du programme se répartissent sur 33 étages et atteignent 140 m de haut. Le projet prévoit aussi la création de 4000 m² d’espace public. Au-delà d’un projet architectural, il s’agit de créer une continuité urbaine autour de la tour.  Dans un contexte urbain déjà très dense, la Tour Trinity vient composer avec les autres gratte-ciels déjà présents sur la skyline du quartier des affaires de La Défense.

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Un projet de bureaux qui repousse les limites

La tour Trinity proposera de nombreuses configurations de bureaux, offrant des espaces de travail adaptés aux pratiques de chacun. À l’heure où le Home Office se développe, les bureaux comprendront également des espaces de rencontre entre collègues, collaborateurs et dirigeants. Une nouvelle manière de voir le monde de l’entreprise se met en place. Au sommet de la tour, six niveaux seront aménagés en duplex, donnant une échelle plus intimes aux entreprises y établissant leurs locaux. Les loggias et les terrasses seront végétalisées, avec des arbres plantés en pleine terre. Ces espaces deviennent des lieux où chaque employé pourra se ressourcer. La terrasse panoramique du 25e étage permettra d’observer l’ensemble du quartier des affaires.  L’architecture d’intérieur de la Tour Trinity a été conçue par Olivier Saguez, qui l’a pensé dans un esprit « bureau-hôtel ». Il porte une attention particulière aux matériaux, à l’ergonomie, aux mobiliers, afin de créer des lieux qui bénéficient d’un vrai plus-valu !

 

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Une tour certifiée HQHE : Haute Qualité Humaine & Environnementale.

 

Le noyau structurel du gratte-ciel est décentré, les ascenseurs sont déportés en façade, ce qui la rend vivante et dynamique. Celle ci, vitrée, permet une lecture des espaces depuis l’extérieur, mais assure également un apport de lumière non négligeable ! Les vitrages jouent un rôle essentiel dans la reconnaissance écologique du bâtiment, puisqu’il assurent l’isolation extérieure. Le projet se veut bioclimatique et s’aide des nouvelles technologies pour relever le défi. L’énergie des ascenseurs est récupérée et redistribuée, des capteurs enregistrent les données de température et de consommation à chaque étage… Celles ci permettront par exemple, d’adapter au mieux le chauffage et l’éclairage des espaces ! Cro&co propose ainsi des espaces « smart » pour des employés toujours plus « smart » !

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UNStudio Asia dévoile son plus récent projet achevé en Chine: le Keppel Cove Marina & le Clubhouse à Zhongshan

UNStudio Asia dévoile son plus récent projet achevé en Chine: le Keppel Cove Marina & le Clubhouse à Zhongshan

Le projet Keppel Cove Marina & Clubhouse a récemment été présenté par UNStudio Asia, une filiale de la célèbre agence néerlandaise. Dirigée par le partenaire responsable Hannes Pfau, UNStudio Asia se compose d’un bureau à Shanghai et d’un autre à Hong Kong. Le nouveau port de plaisance de Keppel Cove est situé à Zhongshan, dans la province de Guandong en Chine sur les rives de la rivière Xi. Le plan directeur de 50 000 m² du projet comprend une marina avec un accès direct à la rivière Xi, un bâtiment de service, des villas résidentielles haut de gamme et des infrastructures de soutien telles que le bâtiment CIQP, un pont, des routes et des digues externes environnantes. Keppel Cove Marina est la première et la seule marina avec un port d’immigration privé dans toute la Chine.

Le clubhouse Marina a été conçu pour vivre une expérience ressemblant à celle d’être sur un yacht, ou une croisière de luxe. Il permet, d’une part, aux usagers de s’offrir une retraite paisible permettant de se déconnecter de la vie quotidienne et d’autre part, il offre des activités d’évasion et d’exploration.

Le concept spatial et architectural du clubhouse se caractérise par la mise en avant d’une identité forte au cœur de ce nouveau développement urbain. Ainsi, le trajet entre l’entrée principale et le pont desservant l’édifice se traduit comme un parcours ponctué de surprises laissant entrevoir tantôt l’eau ou les bateaux.

Une approche dichotomique a été adoptée pour la conception du pont terrestre et maritime. En effet, un contraste visuel a été mis en oeuvre avec du côté de la terre, un paysage sculptural se dévoilant au fur et à mesure que l’on se rapproche du clubhouse, du côté de l’eau une façade distincte et ouverte accueillant les marins tout en jetant un reflet chatoyant sur l’eau.

La forme du bâtiment, tout comme le paysage environnant, a été pensée sur la base des voies d’accès principales menant au clubhouse, en combinant les points de vue les plus attrayants. Dans une transition douce, les espaces rayonnent vers l’extérieur, loin du nœud d’infrastructure principal à la base de la «tige» (le pont). Le fruit de cette conception en forme d’éventail comprend une large façade permettant de profiter au maximum de la vue de la marina, tout en guidant les usagers à leurs diverses destinations.

De grands espaces en forme d’entonnoirs ouverts traversent le bâtiment et génèrent des connexions verticales au moyen d’escaliers destinés à circuler et flâner entre les niveaux.

Ces espaces entonnoirs créent une forte relation intérieur-extérieur grâce aux vues qu’ils offrent sur le paysages. De plus, ils permettent, durant les périodes plus chaudes, de rafraîchir le lieu grâce à une ventilation transversale naturelle.

Ben van Berkel: « La façon dont le vent est guidé à travers le bâtiment afin de refroidir l’intérieur est également métaphoriquement articulée dans la conception. Dans les entonnoirs de vent internes, c’est presque comme si vous pouviez voir le vent tourbillonner dans l’architecture qui vous entoure. « 

Une grande lucarne ainsi que des ouvertures situées à l’Est et l’Ouest du bâtiment permettent à la lumière naturelle de pénétrer à l’intérieur des espaces, créant une atmosphère confortable et offrant un jeu constant d’ombre et de lumière. Par ailleurs, dans ces espaces, les finitions en panneaux de bois font référence aux yachts de luxe qui sont amarrés à proximité.

Les façades de l’édifice se composent, pour la plupart, de panneaux d’aluminium de couleur bronze, souvent utilisé dans l’architecture navale, cette teinte bronze souligne la douceur et la fluidité de la géométrie du bâtiment.

La façade donnant sur le front de mer est majoritairement vitrée et comprend plusieurs balcons. Les sous faces du toit et les balcons sont recouverts de miroirs ressemblant à des reflets scintillants sur la surface de l’eau.

En tant que centre d’activités maritimes, le port de plaisance offre diverses possibilités d’interactions sociales, d’affaires, de loisirs et de bien-être. C’est pourquoi le programme se compose entre autres de nombreux restaurants, d’un espace réservé aux membres, d’un spa, d’une salle de sport et de plusieurs chambres.

Le pont constitue la principale voie d’accès menant au pavillon. Les itinéraires pour piétons et véhicules sont séparés en mettant l’accent sur l’expérience des piétons. Ainsi, le niveau des piétons est situé en dessous de la voie pour les automobiles afin d’être protégé des fumées et du bruit des voitures. Enfin, le pont dispose de plusieurs plates-formes pour se reposer ou s’attarder au-dessus de la digue. La main courante du pont se transforme en une zone de sièges tandis que la rampe de la voie consacrée aux véhicules devient une canopée.

Photographies et vidéo de Tom Roe.

Appel à projet : Trophée béton Écoles récompense les jeunes diplômés en architecture

Appel à projet : Trophée béton Écoles récompense les jeunes diplômés en architecture

 

Le Trophée béton, organisé par les associations Bétocib, CIMbéton et la Fondation Ecole Française du Béton, sous le patronage du Ministère de la Culture et de la Communication, a pour but de révéler les jeunes diplômés des écoles d’architecture françaises, de les parrainer et de leur offrir une visibilité à l’orée de leur vie professionnelle. 


Le concours s’adresse à tous les étudiants des écoles d’architecture françaises inscrits en projet de fin d’étude (PFE), ou jeunes diplômés de moins de un an. Les candidats peuvent se présenter soit de manière individuelle, soit en équipe constituée au minimum d’un étudiant architecte et pouvant également intégrer un étudiant architecte et/ou un étudiant ingénieur.

Les candidats architectes n’ayant pas constitué d’équipe mais souhaitant bénéficier de l’accompagnement d’un étudiant ingénieur, peuvent en faire la demande.La remise des prix de la 7è édition du Trophée aura lieu en janvier 2019 à la Maison de l’architecture en Ile-de-France. Ne pourront être sélectionnés que les étudiants ayant obtenu leur Projet de Fin d’Étude (PFE) aux sessions 2017 et 2018.

Le Trophée béton Écoles invite les futurs professionnels à s’interroger sur les qualités esthétiques, techniques et environnementales du matériau béton. Il prime les PFE (projet de fin d’étude) dont l’architecture et les performances constructives mettent en valeur l’utilisation du matériau béton. Tous les projets de fin d’étude peuvent être présentés, quels que soient leur échelle ou leur programme, pourvu qu’ils répondent au cahier des charges.

Grâce à ses déclinaisons multiples, le béton occupe une place dominante dans l’architecture et offre une grande liberté aux concepteurs, tant sur le plan esthétique que technique. Bien que centenaire, le béton est un matériau jeune. Matériau de prédilection du XXe siècle, il a largement participé au développement de l’architecture moderne. Par son caractère universel, ce matériau continu et polyfonctionnel, s’adapte aussi bien à l’architecture organique qu’au rationalisme ou au minimalisme. La richesse de ses potentialités plastiques et structurelles, qui conservent toute leur actualité au XXIe siècle, mérite d’être explorée en permanence. C’est pourquoi, afin de sensibiliser les jeunes générations aux qualités intrinsèques du matériau et de favoriser le développement d’une réflexion architecturale innovante pour son utilisation, les associations Bétocib, CIMbéton et la fondation EFB sont à l’origine de la création d’un Trophée béton annuel faisant appel à l’imagination des étudiants des écoles d’architecture.

Ce concours a aussi pour objectif d’aider les étudiants à développer leur réflexion et à faire connaître leurs idées en matière d’architecture. Il leur offre une première tribune professionnelle.

Les projets inscrits au Trophée béton Ecoles ont pour base le PFE de l’étudiant, qui peut être complété pour répondre au cahier des charges.

Pour une adéquation au cahier des charges, les candidats peuvent développer certains aspects techniques de leur projet de fin d’étude (PFE), avant ou après obtention de leur diplôme. Ils pourront s’ils le souhaitent, s’allier des compétences supplémentaires en constituant des équipes pluridisciplinaires. Par ailleurs, les étudiants inscrits en bi-cursus architecte-ingénieur pourront également participer au concours.

Les candidats seront évalués selon des critères tels que leur démarche personnelle dans l’utilisation judicieuse du béton, la qualité architecturale de leur projet, leur approche structurelle et constructive ainsi que sur la prise en compte des exigences thermiques et environnementales des réglementations en vigueur.

Leur réflexion sur les possibilités multiples du matériau, les différentes innovations, sur la peau : texture, matières, finesse, épaisseur, couleur, sera également prise en compte. Ils devront se conformer aux éléments de rendu (voir section rendu).

 

Les prix se répartissent de la manière suivante :

  • 1er prix : 5000€
  • 2e prix : 4000€
  • 3e prix : 3000€
  • 4e prix : 2000€

Pour s’inscrire et retrouver toutes les modalités de participation au concours rendez-vous sur www.trophee-beton.com 

Les questions concernant le règlement peuvent être adressées par email au secrétariat du concours jusqu’à la date limite de clôture des inscriptions : info@trophee-beton.com.

 

 

 

Quand Miami rencontre Memphis au Paradiso Ibiza Art Hotel

Le Paradiso Ibiza Art Hotel a ouvert ses portes le mois dernier à Ibiza sur la côte nord-ouest de l’île des Baléares. C’est dans une ambiance art déco et un univers pop-art criard, que l’on séjourne dans cet hôtel haut en couleurs. L’objectif de cet hôtel vise à proposer une alternative d’hébergement sur l’île de la fête, en accueillant un programme artistique. Un moyen de se démarquer de ses concurrents grâce à l’art et la culture réunis dans une atmosphère extravagante dans la baie de San Antonio.

« Dévoué à l’art et à la création contemporaine, s’inspirant de l’esthétique de MiMo – Miami Modern, le nouvel hôtel propose une toute nouvelle façon de visiter l’île, entourée d’œuvres d’art de qualité« , a déclaré le groupe Concept Hotel qui exploite la propriété.

Conçu par le studio espagnol Ilmiodesign , l’extérieur du bâtiment évoque l’architecture art déco de Miami Beach avec sa façade blanche et ses formes simples, rehaussées d’un éclairage coloré. Tandis que, les teintes acidulées que l’on retrouve à l’intérieur rappellent le mouvement design de Memphis des années 1980.

Les œuvres d’artistes accrochées dans les chambre sont directement affiliées au programme artistique de l’hôtel, dirigé par l’artiste et conservateur Iñaki Domingo, et la photographe et cinéaste Diana Kunst. On peut ainsi retrouver en guise de tête de lit, des illustrations de la Japonaise Yoko Honda ou de la Parisienne Marylou Faure.

« Les clients seront complètement entourés d’art dans un cadre unique, avec des œuvres d’artistes contemporains installés dans toutes les salles d’art de l’hôtel« , a déclaré l’hôtel.

Une des chambres se distingue encore plus que le reste : la Suite Zéro. Entièrement vitrée et située au milieu du lobby de l’hôtel, cette suite marque d’emblée la singularité de l’hôtel. Elle est accessible gratuitement et peut se transformer en atelier. En effet, chaque mois elle héberge un artiste différent venu effectuer une micro résidence, offrant ainsi à ses hôtes des moments de création uniques.

Disponible un week-end par mois, les résidences encouragent les participants internationaux à créer des interventions spécifiques au site pendant leur séjour dans la zone jaune vif.

Enfin, l’hôtel dispose de sa propre galerie d’art abritant trois expositions pendant chaque haute saison, mais également une bibliothèque d’art permettant aux invités de parcourir des œuvres contemporaines toute l’année. « Paradiso Ibiza Art Hotel aspire à devenir une référence pour la scène artistique locale« , a déclaré l’hôtel.

 

BIG : Bjarke Ingels appelle aux dons pour construire Burning Man ORB

Bjarke Ingels et Jakob Lange ont lancé, il y a quelques jours, une campagne de financement pour la réalisation de leur oeuvre d’art intitulée The ORB : une énorme sphère gonflable en miroir érigée au milieu du désert lors du célèbre festival Burning Man qui se déroulera cette année.

La campagne du  fondateur de BIG et de l’un de ses partenaires vise à amasser 50 000 $ au cours des deux prochains mois, elle est actuellement en ligne sur le site de crowdfunding Indiegogo. Si l’objectif est atteint, la sphère trônera sur la scène du festival dans le désert du Nevada à la fin du mois d’Août.

Ancré au sol par un mât en acier incliné de 32 mètres, le ballon une fois gonflé mesurerait près de 30 mètres de diamètre.

The Orb servirait de point de repère pour les festivaliers, reflétant la foule pendant la journée et brillant la nuit grâce à des lumières en sous face.

BIG : Bjarke Ingels appelle aux dons pour construire Burning Man ORB« The Orb est un miroir pour les amoureux de la terre – reflétant le jour qui passe, la vie qui évolue et d’autres œuvres d’art – une nouvelle planète pour les fans de science-fiction, un chercheur pour les voyageurs ou juste une grande discothèque pour ceux qui aiment une bonne fête  »

Comme expliqué sur la page de collecte de fonds, le design semble simple mais en réalité «cache beaucoup de complexité et d’effort», augmentant le coût de production.

Bjarke Ingels et Jakob Lange ainsi que leur groupe d’architectes et d’artistes ont déjà financé eux-mêmes une grande partie du projet. Des fonds supplémentaires aideront à couvrir le coût d’une plaque de base, d’un mât, d’ancres de fondation et de ventilateurs pour gonfler le ballon.

Burning Man 2018  aura lieu du 26 août au 3 septembre dans le désert du Nevada aux Etats-Unis. Le festival, dont le fondateur Larry Harvey est décédé cette année , attire pas moins de 70 000 visiteurs par an. Un évènement, comme Coachella, propice à l’art et l’architecture, sur fond de musique dans l’air du temps. La particularité de celui-ci vise à enflammer, chaque année, le nouveau temple principal du festival. Cette année il a été conçu par l’architecte français Arthur Mamou-Mani et comprendra une structure en bois en spirale . Nommé Galaxia, le temple sera formé de 20 fermes de bois dressées en spirales et formant une tour lorsqu’elles convergent.

Les fermes triangulaires créeront différents chemins dans le centre du pavillon, où un mandala géant imprimé en 3D sera placé. De petites alcôves le long des itinéraires offriront aux visiteurs des espaces pour écrire et réfléchir.

La structure a été imaginée à l’aide d’outils de modélisation numérique 3D tels que Rhino et Grasshopper. Il fait référence à la planète fictive Gaia de la série de livres de science-fiction des années 1980 de l’auteur américain Isaac Asimov.

«Galaxia célèbre l’espoir dans l’inconnu, les étoiles, les planètes, les trous noirs, le mouvement qui nous unit dans les galaxies tourbillonnantes des rêve

« Une forme supérieure de Gaia dans la série Foundation d’Isaac Asimov, Galaxia est le réseau ultime, le tissu de l’univers reliant les êtres vivants en une seule entité.« 

Tree Hopper, un arbre cocon pour se détendre en ville !

Tree Hopper, un arbre cocon pour se détendre en ville !

 

Deux jeunes architectes polonais, de l’agence OTCO, ont eu la brillante idée d’imaginer Tree Hopper, une structure design pensée dans un total respect de la nature, de la faune et la flore, permettant de se relaxer en ville.

Trouver un moment pour se connecter avec la nature lorsqu’on vit dans une  grande ville est compliqué. Un problème lié non seulement à un mode de vie personnel qui tourne autour de notre travail mais aussi à l’organisation et le fonctionnement de l’espace urbain. Le projet Tree Hopper est donc un système qui vise à associer les moments de travail, les instants relax et de communion avec la nature grâce à une structure innovante qui se place autour des arbres. Celle-ci est dotée de sortes de nids qui permettraient aux personnes de « se déconnecter de la ville tout en restant dans la ville ».

S’octroyer un moment de détente dans la nature avec nos villes globales devient une mission quasi impossible, même si l’augmentation des réseaux d’infrastructures de transport nous permet d’atteindre plus facilement les environnements naturels paisibles isolés. Le problème ne réside pas dans la connectivité, mais plutôt dans le mode de vie des citadins, consommé par le trajet jusqu’au travail, la journée de travail et le retour à la maison. En moyenne, le transport et le travail occupent 20% de notre temps. Nécessités par la survie, ces composantes déterminantes dans nos vies façonnent physiquement nos villes, leur façon de fonctionner et même nos modes de vie personnels.

« Tree Hopper est une réponse est ue réponse particulièrement intéressante face à cet espace temporel de transition entre le temps de trajet et le temps de travail. C’est là que réside l’opportunité de faire pencher la balance entre la routine de tous les jours et les moments qui répondent à nos sens altérés en encourageant les temps d’arrêt nécessaires et finalement le bonheur. Nous mettons l’accent sur des solutions pratiques et réalisables qui améliorent la vie des gens grâce à la création d’environnements urbains durables et positifs. » expliquent les architectes du projet.

Installée verticalement autour d’un arbre tout en conservant une distance suffisante pour le laisser évoluer au fil du temps, la structure se développe comme une extension épousant la forme tronc afin d’y accueillir un escalier hélicoïdal. Des cocons, accessibles à tous, viennent se greffer sur cette structure. Créé pour être un lieu de bien-être et de détente, le Tree Hopper reprend l’architecture des ruches, avec des nacelles en fibre de carbone, souples et transparentes, permettant de profiter pleinement du paysage tout en étant protégé de la météo extérieure.

Ces bulles disposent d’un lit pour se reposer et d’éclairages LED pour éventuellement lire un livre, il est également possible de recharger son téléphone grâce à un port USB et de profiter du wifi. De plus, les concepteurs ont également pensé à une application nommée Tree Finder, offrant la possibilité aux usagers de trouver l’emplacement le proche des cocons disponibles pour aller s’y lover quelques heures.

 

Ce concept a été imaginé pour être intégrer au parc de Londres ou Puerto Rico.