Le Naturbloc Bois de chez Alkern : un bloc en béton de bois

Le Naturbloc Bois de chez Alkern : un bloc en béton de bois

Spécialisée dans la fabrication de bloc béton, Alkern s’engage pour l’environnement avec une gamme composée de produits biosourcés ou issus de l’économie circulaire : sa première application est le Naturbloc Bois.

naturbloc bois alkern

Le Naturbloc Bois de chez Alkern est un bloc biosourcé en béton de bois, porteur et isolant pour la construction de maisons individuelles et bâtiments collectifs allant jusqu’à R+2. Il est conçu selon un cercle vertueux de fabrication. Les granulats minéraux sont remplacés par des granulats biosourcés, en l’occurrence des déchets de bois recyclés, issu de forêts gérées durablement (bois PEFC). Avec 28kg de bois/m² de mur, l’empreinte carbone est considérablement réduite car le CO2 capté par le bois est emprisonné dans la construction. Le produit se dit 100% recyclable.

 

Mise en œuvre simplifiée

La mise en œuvre du bloc porteur de 20x20x50 cm s’effectue simplement en pose maçonnée, selon le savoir-faire des compagnons maçons. La pénibilité sur chantier est réduite grâce au poids allégé du produit (17kg). Il se décline en différents éléments pour permettre de traiter les points singuliers en conservant un système homogène biosourcé : palette bloc standard et tableau, palettes blocs poteaux et blocs poteaux sécables, palettes chainages horizontaux, palette isolée liège.

 

Isolation rapportée

Le bloc peut recevoir une isolation rapportée soit par l’intérieur en ouate de cellulose, soit par l’extérieur en fibre de bois. Ses qualités naturelles de régulation de l’humidité et d’isolation (R=0,85 m².K/W) assure le confort d’un habitat bien isolé et économe en énergie. Il n’y a pas de risque de dégradation hygrothermique de la paroi. La qualité de l’air intérieur est également préservée : classement A+ aux polluants volatiles.

 

 

Fiche technique complète sur le site d’Alkern

 

 

Stéphane Paumier : la French Indian Touch en conférence à l’école Boulle

Stéphane Paumier : la French Indian Touch en conférence à l’école Boulle

C’est en 1996 que Stéphane Paumier arrive en Inde, pour effectuer sa période de service militaire à l’Ambassade de France de Delhi. Il réalise plusieurs projets dans l’enceinte de la représentation française ou en dehors, comme la résidence du chef du poste d’expansion économique construite dans le quartier résidentiel de Sundar Nagar. La réalisation de l’Alliance française de Delhi, un concours remporté en son nom propre, marque le début d’une carrière indienne jalonnée de nombreux grands projets : bureau à Triburg, université de Sonipat, et plus récemment, l’ambassade franco-allemande de Dacca (Bangladesh). À l’occasion d’une conférence donnée à l’École Boulle à Paris, Stéphane Paumier revient sur son parcours, évoque les différences de conditions d’exercices entre la Chine et l’Inde, et présente les grands axes de son travail, qui cherche à créer un terrain de rencontre entre l’architecture moderne et l’architecture indienne traditionnelle. Basée à New Delhi, son agence SPA emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes.

Lire aussi, dans le numéro 381 d’Architectures CREE : Les degrès du temps (Stepwell to office), un article sur le siège de la société Triburg à Gurugam en Inde

La conférence de Stéphane Paumier à l’école Boulle dans son intégralité accessible ci-dessous

 

Vidéos : © Antoine Durand / Olivier Namias

Questions patrimoniales : la revue de presse du 16 janvier 2018

Questions patrimoniales : la revue de presse du 16 janvier 2018

Disparition de Neave Brown – maisons préfabriquées des années 60, un habitat bon marché à prix d’or – La vie dans les lotissements du Prince Charles – Jean Bossu à La Réunion : entre classement et destruction – Oran, ville Art-déco – Whitefish se débarrasse de Wright – le cadre de la polémique – Des granges dans les Pyrénées – L’école d’architecture de Kigali imaginée par un Alsaciens. La revue de presse du 16 janvier 2018

 

Disparition brutale

Couronné très récemment de la médaille d’or du RIBA, Neave Brown nous a quitté à l’âge de 88 ans. Américain installé en Angleterre, il avait réalisé des logements sociaux remarquables, tel l’Alexandra Estates, un projet d’habitat intermédiaire en bande. Entièrement en béton, ce projet possède une touche brutaliste qui devrait le ranger dans la catégorie du patrimoine trendy et désirable. « La communauté architecturale a perdu un géant » a déclaré Ben Derbyshire, président du RIBA. « Ses idées pour des logements bas et denses comportant des espaces communs pour tous les habitants, reste un antidote radical a bien des projets conçus sans réflexion (..) typiques de la production de logement de l’époque ». Voire de la production d’aujourd’hui, pourrait-on ajouter.

Via The Spaces 

Alexandra Estate, conçu par Neave Brown. Photographie : Courtesy of The Modern House

 

Million dollar Cahute

Ce sont des abris plus ou moins rudimentaires, conçus comme des objets à produire en série entre les années 50 et 70. Pensés pour être financièrement accessibles à tous, ils se négocient aujourd’hui entre 1 et 8 millions d’euros – loin des 10 000 euros de moyenne que coutent les Tiny Houses,  leur équivalent contemporain, ou des 145 000 euros qu’il faut débourser pour s’offrir une « bulle six coques », capsule de vacance dessinée par Maneval à la fin des années 60. Ces sommes astronomiques sont justifiées par le nom prestigieux de leurs concepteurs – Perriand, Prouvé – ou la relative étrangeté de leurs formes, telle la maison Futuro, dessiné par l’architecte Matti Suuronen, soucoupe volante construite à une centaine d’exemplaire seulement. « La manie de collectionner (…) les préfabriqués de designers dans les foires d’art contemporain et les ventes aux enchères à commencé lorsqu’André Balazs – propriétaire des hôtels Mercer à New York et de Chiltern Firehouse à Londres, pour n’en citer que quelques uns – a acheté la « Maison Tropicale » de Jean Prouvé, pour 4,97 millions de dollars à Christies New York en 2007. Le collectionneur précoce Brad Pitt fit l’acquisition du préfabriqué modulaire ‘’Mini Capsule hotel’’ dessiné par l’Atelier van Lieshout(…) pour son pied à terre sur le front de mer de Santa Monica », explique Architectural Digest. Des « pièces » plus récentes sont également prisées des amateurs, à l’instar du pavillon de thé en tubes de carton de Shigeru Ban. « Il est difficile d’imaginer que les équivalent contemporains du mobile home – les maisons de réfugiés Better Shelter de l’ONU sponsorisées par IKEA, l’Abri Ukrainien constitué de boucliers de polices, les maisons de Shigeru Ban pour les victimes du tremblement de terre au Népal – finissent dans le futur dans des galeries d’art ». Si elle n’avait été rasée, la jungle de Calais et ses cabanes aurait surement fait l’objet de la « Monumenta 2020 » au Grand Palais. Encore une occasion manquée.

Via Architectural Digest 

Conçue comme un « flatpack maison » pour la production de masse, la ‘Demountable House 6×6’ fait partie des 20 maisons de la Galerie Patrick Seguin de Jean Prouve vendues en 2007 pour 1,25 million d’euros à 8 millions d’euros chacune. Photo: Galerie Patrick Seguin

 

Le fait du Prince

Le Journaliste du Monde Grégoire Allix a traversé le Channel pour visiter ces villes dont un prince est l’urbaniste. A Newquay, en Cornouailles, la « fondation du prince pour construire une communauté » doit mettre en pratique les princiers principes de Charles de Galles sur 4000 logements à construire sur 40 ans. L’héritier de la couronne d’Angleterre, comme on le sait, n’aime pas l’architecture moderne. Pas facile d’être Charlie en matière de lotissement : les constructions érigées sur ses terrains doivent donner « une sensation d’intemporalité, une tradition vivante », pour créer un « puissant sentiment d’identité locale et de communauté ». Les habitants de ces décors semblent heureux, malgré les contraintes d’aménagement imposées par son altesse «  ‘’Je voulais une porte d’entrée vitrée, mais c’est interdit, regrette Angela KeerEt on ne peut pas avoir de carreaux dépolis à la fenêtre de la salle de bains, le prince n’aime pas ça…’’ La couleur des peintures est strictement réglementée. Quant aux plates-bandes de plantes aromatiques et d’arbres fruitiers, c’est aux résidents de les entretenir, mais pas question de modifier les plantations sans soumettre une demande au duché, ‘’par souci de la biodiversité’’ ». Du client au constructeur, personne n’est épargné : « notre manière de construire est plus coûteuse à court terme, mais il faut raisonner sur la rentabilité à long terme, argumente Alastair Martin, le dirigeant du duché. Ce n’est qu’en pensant à un horizon de cinquante ans qu’on peut bâtir une ville complète, avec écoles, commerces, bureaux, église, et pas des lotissements dortoirs. Malheureusement, les promoteurs ne pensent généralement qu’à leur profit immédiat. » Si c’est un prince qui le déplore…

Via Le Monde 

Nansledan en octobre 2017. Cette extension de la ville de Newquay, en Cornouailles, dans le sud-est de l’Angleterre, a été réalisée selon les préceptes du prince Charles.

 

Un Bossu anéanti par les démolisseurs

Collaborateur de Le Corbusier et figure oubliée de la reconstruction en France, Jean Bossu a construit plus de 300 bâtiments dans l’ile de la Réunion entre 1950, date de son arrivée, et 1979, année où il cesse son activité. La Commission régionale du patrimoine et des sites envisage d’en inscrire plusieurs à l’inventaire des monuments historiques, parmi lesquels une gendarmerie, la direction de l’agriculture et un immeuble d’habitation. « Pour la Caisse d’allocation familiales, c’est trop tard. Elle a été rasée pour laisser la place à un établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes et à une crèche pour des enfants en situation de handicap ». D’après l’historien Xavier Dousson, spécialiste de l’oeuvre de l’architecte « c’était une des plus belles réalisations de Jean Bossu tout court. »

Via Clicanoo

Le siège historique de la Caisse générale de la Sécurité Sociale devait rejoindre les quatre réalisations de Jean Bossu déjà inscrites à l’inventaire des monuments historiques

 

Oran Art-Déco

Avant son installation à La Réunion, Jean Bossu avait travaillé en Algérie : un pays qui commence à prendre en compte son patrimoine. Des voix s’élèvent à Oran pour sauver les bâtiments construits avant l’indépendance. Nabila Métaïr, architecte et historienne, a organisé une exposition sur l’architecture Art Déco « « Il s’agit d’un style assez customisé. Quand il entre dans un pays, il s’adapte complètement à la culture locale. Il est à la fois universel, régional, mais régionaliste aussi, ce qui fait que quand on évoque le cas d’Oran, on va retrouver des motifs et décors qui existent un peu partout dans le monde, comme on va trouver des décors qui sont propres à Oran à travers la faune et la flore ». Ce patrimoine étant presque caché, faire refleurir les plâtres d’Oran s’annonce comme un chantier de grande envergure, mais passionnant.

Via El Watan 

 

« Poisson Blanc » se débarrasse de Wright

L’Etat du Montana n’est pas à Frank Lloyd Wright ce que l’ile de la Réunion est à Jean Bossu : il n’y a construit que trois bâtiments, dont le Lockridge Medical Center, à Whitefish, en 1958. Le bâtiment fut achevé après la mort du Prince de Taliesin, et sévèrement altéré : adjonction d’additions, suppression d’éléments décoratifs et démolition du jardin pour faire place à un parking. Après avoir affirmé être disposé à vendre le bâtiment à quiconque lui donnerait 1,7 million de dollar – à peine le prix d’une cabane Prouvé – le propriétaire a finalement refusé l’offre d’achat de la fondation Wright, qui n’aurait disposé de la somme qu’après le 10 janvier, date butoir qu’il avait fixé. La démolition serait imminente. La fondation investira-t-elle les fonds recueillis dans l’achat de la Norman Lykes Home, à Phoenix, de nouveau à vendre pour 3,25 millions de dollar : une demi-maison tropicale de Prouvé pour un bien entièrement meublé à la façon du maitre…

Via Curbed et Curbed 

Lockridge Medical Clinic en 2016. photo Adam Jeselnick
Norman Lykes Home. La maison est de retour sur le marché avec une réduction de prix. Photos courtesy of The Agency

 

Archidependance Day

Que restera-t-il du patrimoine architectural mondial, si, après les humains, les extraterrestres se piquent à leur tour de le détruire ? S’inspirant du film Independance Day, une association culturelle italienne se présentant comme Le Désordre des Architectes propose un concours fiction pour la reconstruction du Colisée, du Dôme de Milan, de la tour de Pise et le phare de Gênes après leur destruction par des êtres venus d’une planète hostile à l’architecture. L’occasion, pour le Désordre des Architectes, de lancer un débat qui ne serait pas exclusivement économique mais aussi culturel et social autour de ces icônes dont le territoire italien est parsemé. Les architectes intéressés ont jusqu’au 3 février pour réagir à cette question brulante.

Via Professione Architetto

 

Paysage à encadrer

Dubai, la ville où le dernier projet est encore plus fou que l’avant dernier. On croyait avoir tout vu avec la livraison de la Burj Khalifa ou de The World, archipel artificiel reproduisant la mappemonde, mais c’était avant que ne soit inauguré The Frame, un cadre de 150 mètres de hauteur venant cerner le merveilleux paysage urbain dubaïote. Pour 50 dirhams (environ 11 euros), les visiteurs peuvent emprunter un ascenseur « tourbillon » – l’effet est produit par un éclairage LED – qui leur donne accès à une galerie de 93 mètres leur offrant une magnifique vue panoramique à l’est et à l’ouest de l’Emirat. Problème : ce plus grand cadre du monde est aussi le plus grand projet volé du monde, explique The Guardian. Il avait été présenté par l’architecte mexicain Fernando Donis à l’occasion du concours organisé par l’ascensoriste Thyssen Krupp en 2008, consultation qui avait pour thème « une structure emblématique pour promouvoir le nouveau visage de Dubai ». L’Emirat ne s’est même pas donné la peine de cacher son larcin sous son imper « Le système juridique de Dubai empêche de faire un procès à la municipalité à moins que la municipalité vous donne le droit de lui faire un procès », explique l’avocat New-Yorkais Edward Klaris. Aussi forts en cadre bâti qu’en cadre légal, les Dubaïotes…

Via The Guardian 

 

Le peuple des Granges

« Elles sont 5.000 à peupler les Hautes-Pyrénées, comme autant d’emblèmes de nos montagnes. Un peu à l’écart des derniers villages, sur les chemins menant vers les sommets, les granges foraines, autrefois utilisées pour loger les animaux et stocker les fourrages, sont désormais des biens que l’on veut préserver.’’Ces bâtiments sont d’une beauté, d’une qualité architecturale et d’une singularité remarquables. Ils représentent la vie entre les villages de vallées et les estives, assure la préfète Béatrice Lagarde. Participer à leur réhabilitation, c’est sauvegarder le patrimoine rural et paysager de notre territoire’’.» L’unité départementale de l’architecture et du patrimoine a organisé un concours pour encourager les restaurations de ces édifices, que la loi montagne de 1985 autorise à convertir en résidence secondaire.

Via La Dépêche 

 

Schweitzer en Afrique

C’est dans un bâtiment conçu par l’Alsacien Patrick Schweitzer que les futurs architectes Rwandais se formeront à l’art de bâtir. « Pour ce centre de formation destiné à ses jeunes collègues africains, l’Alsacien s’est inspiré des volcans tous proches. Il utilise de la pierre de lave et ses bâtiments ressemblent à des volcans » apprend-on par France Bleu. Le gouvernement Rwandais doit se prononcer sur un autre projet du Strasbourgeois, l’antenne rwandaise d’un institut de recherche sur le cancer alsacien. La nature médicale du programme ne doit pas tromper le lecteur : il est archi, docteur Schweitzer.

Via France Bleu 

Montrer aux futurs architectures toutes les facettes du métier – @S&AA

 

Olivier Namias

 

Les lauréats de la 6e édition du Trophée Béton école

Les lauréats de la 6e édition du Trophée Béton école

La cérémonie de remise des prix de la 6ème édition du Trophée Béton école* s’est déroulée jeudi 11 janvier 2018, à la Maison de l’architecture en Ile-de-France. Le jury, présidé par Christian Dautel, architecte et directeur de l’école d’architecture de Nantes, a désigné 4 projets lauréats parmi 10 nominés.

Les 10 projets nominés seront exposés, du 12 janvier au 1er février 2018, à la maison de l’architecture en Ile-de-France.

 

  • 1er prix : Jérémy Delhostal / « L’école de la ville » / Braga (Portugal) INSA Strasbourg, sous la direction de Hugues Klein

Un équipement scolaire s’insère dans l’ancien palais épiscopal de Braga au Portugal. Le béton blanc, teinté dans la masse, contraste avec le granit du cadre patrimonial.

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  • 2ème prix : Pierre Condé / « Expressivité du logement collectif » / Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ENSA Versailles, sous la direction de Guillaume Ramillien

Hommage au matériau des grands ensembles, un bâtiment neuf en structure béton complète la Cité des 4 tours au Blanc-Mesnil. Les éléments de second-œuvre sont démontables et modifiables et le mobilier est intégré aux cloisons

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  • 3ème prix : Alexandre Puech / « De la transformation de l’autoroute du soleil » / Marseille (Bouches-du-Rhône) ENSA Strasbourg, sous la direction de Dominique Coulon

À Marseille, l’étudiant imagine un renouvellement urbain à vocation sociale, en remaniant l’autoroute du soleil qui traverse le centre de la ville, sur plusieurs séquences : promenade piétonne, piscine, édifices culturels, logements… Le béton utilisé est issu du concassage et du broyage des tronçons d’autoroute détruits.

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  • 4ème prix : Eric Raoult, Johanna Leserre et Louis Remy / Habiter sur-mesure /Lille (Nord-pas-Calais) ENSAP Lille, sous la direction d’Adrien de Bellaigue

Ce projet de relogement temporaire expérimental associe béton coulé en place et béton imprimable 3D. Les alvéoles habitables seront aisément recyclées car l’absence de ferraillage dans le béton imprimé favorise une perspective circulaire en réintégrant dans des éléments neufs les matériaux issus d’anciennes alvéoles.

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*Organisé depuis 2012 par Bétocib, le Centre d’information sur le ciment et ses applications (CIMbéton) et la Fondation École Française du béton

Jury : Christian Dautel, architecte et directeur de l’école d’architecture de Nantes / Agnès Vince, directrice chargée de l’architecture, adjointe au directeur général des patrimoines du ministère de la Culture et de la Communication / Nathalie Choplain, architecte et urbaniste de l’État, ministère de la Culture et de la Communication / Dominique Boré, présidente de la maison de l’architecture en Île-de-France / Gilles Davoine, rédacteur en chef de la revue AMC  / Alain Bertrand, maître d’ouvrage / Paul Chemetov, architecte / Pascale Dalix, architecte / Jean-Gilles Decosterd, architecte / Pascal Dupont, consultant béton / Alain Le Houedec, architecte / Jean Mas, architecte / Giulia Mazza, architecte, 1er prix de la 5ème édition du Trophée Béton école

 

 

 

Le Groupe TERREAL annonce l’acquisition de PICA Pesaro

Le Groupe TERREAL poursuit le développement de sa stratégie de croissance et annonce l’acquisition, via sa filiale TERREAL Italia (San Marco), d’actifs de la société PICA. Basée à Pesaro et fondée à la fin des années 1930, cette entreprise produit et commercialise des tuiles, des briques extrudées et d’autres éléments de terre cuite pour la toiture, la façade et le sol. TERREAL enrichit son offre et renforce ainsi sa position commerciale en Italie et sur les marchés export.

En mai 2017, TERREAL San Marco a pris en location gérance la société PICA qui avait été placée en liquidation. 7 mois plus tard, le 10 janvier dernier, le Groupe TERREAL a validé l’acquisition de plusieurs actifs de cette société : la marque PICA, l’usine de Pesaro, la force de vente et un centre logistique à Rome. Avec un chiffre d’affaires de 20 % réalisé à l’export et jouissant d’une belle notoriété dans le centre et le sud de l’Italie, la marque PICA sera conservée.

L’acquisition enrichira la gamme de produits avec des briques extrudées et des pavés et carrelages pour le sol, et faire de TERREAL San Marco le grand spécialiste de la terre cuite visible.

 

Valérie Mancret-Taylor, nommée directrice générale de l’Anah

Elle succède à ce poste à Blanche Guillemot, nommée directrice du logement et de l’habitat à la ville de Paris.

Précédemment directrice adjointe du cabinet en charge du pôle Ville, urbanisme et logement au cabinet de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, Valérie Mancret-Taylor est architecte de formation (double diplôme École d’architecture de Versailles et School of Architecture University of Illinois). Elle est également titulaire d’un Master en Aménagement et Urbanisme de l’IEP de Paris et est architecte urbaniste en chef de l’État.

 

Après un premier passage par l’Anah en tant que déléguée départementale pour Paris, la nouvelle directrice générale de l’Agence avait rejoint en 2003 la direction régionale de l’équipement en Île-de-France, puis les services de la Région Île-de-France en 2005, où elle s’est occupée, entre autres, de la planification, de l’aménagement et des stratégies métropolitaines. Elle a dirigé l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’avril 2014 à mai 2016, puis est devenue directrice adjointe de l’urbanisme pour la ville de Paris, avant de rejoindre le cabinet du ministre.

 

Source : Anah.fr 

Rétro : Ouvrages de dames, les femmes architectes à l’honneur

Rétro : Ouvrages de dames, les femmes architectes à l’honneur

A l’occasion de la remise des prix des femmes architectes par l’ARVHA ce 11 décembre, mettant à l’honneur 8 femmes et principalement Sophie Berthelier de l’agence SBBT (Prix de la Femme Architecte), Architectures CREE revient sur un ouvrage dédié aux dames.

En 1999, la revue consacrait son numéro 291 aux femmes architectes. Au sommaire, elle identifiait à la fois des équipages mixtes, couples d’architectes ou chefs de projets féminins, et des courses en solitaires 100% féminines avec des projets d’Hélène Friout-Cassignol, Odile Deck, Françoise Jourda, Manuelle Gautrand et aussi un portrait de feu Zaha Hadid, une femme à l’avant-garde internationale. Egalement, la revue donnait la parole à l’architecte Renée Gailhoustet, pionnière dans le genre, et à Catherine Guyot, déjà présidente de l’ARVHA, sur un sujet autour de la pratique féminine du métier d’architecte aujourd’hui en Europe.

Le numéro s’ouvre sur un premier papier « Femmes et architecture, une histoire à écrire » par Maristella Casciato et Claudia Mattogno :

« Un numéro spécial consacré aux « femmes et l’architecture » devrait s’ouvrir sur un article dédié à l’histoire des femmes architectes. Cette histoire n’existe pas. Si le cas de Lina Bo Bardi (1914-1992), est emblématique de cette « occultation », il n’est pas le seul : Julian Morgan, Eileen Gray ont conquis leur place dans les dictionnaires d’architecture mais que dire de la compagne de Mies van der Rohe, Lilly Reich, ou de la viennoise Margarete Schütte-Lihotzky, et d’autres ?  Des extraits de l’autobiographie de Lina Bo Bardi illustrent la matière qu’il reste à défricher, selon deux historiennes italiennes, membres fondatrices de l’Association très engagée de « La Casa di Eva ». Elles rappellent ici les jalons d’une révision qui cherche à redonner à l’histoire de l’architecture, sa « diversité ». »

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Et aussi « Les européennes dans le métier d’architecte », par Catherine Guyot :

 

Téléchargez la version  haute définition archicree 291_ouvrages de dames

 

Plaidoyer pour l’ordinaire : 35 logements par l’agence Atelier Martel à Homécourt

Le plan, outil de projet et de lecture universelle, est inséparable de la production de l’architecte. Architectures CREE publie des carnets de plans dans ses numéros. Chaque semaine, la rédaction a décidé de compléter sa rubrique en vous faisant découvrir ou redécouvrir l’ensemble des plans d’un même et unique projet. 

L’opération de 35 logements à Homécourt livrée par l’agence Atelier Martel pour le compte de Meurthe & Moselle Habitat dessine un hameau d’habitations étroites et longitudinales, aux hauteurs variables sur deux ou quatre niveaux.

 

« A Homécourt, commune de Meurthe-et-Moselle de 6 000 habitants, l’activité minière en déclin a laissé place aux traditionnelles zones d’activités, un tissu discontinu qui constitue le plus souvent la dernière frange urbaine avant la forêt ou les exploitations agricoles. C’est dans ce contexte que s’implante l’opération de logements de Meurthe & Moselle Habitat, dans un morceau de ville sans tissu ni identité, grignoté sur la forêt fraîchement déboisée. Le nouveau quartier dit « Bois de la Sarre » accueille là sa première opération significative : un îlot combinant 19 maisons individuelles et 16 appartements en collectif, dont la compacité contraste avec la faible densité des constructions alentour. Pour l’inscrire dans son environnement, les architectes Stéphane Cachat, Marc Chassin et Laurent Noël de l’agence Atelier Martel puisent leur « imaginaire dans des formes connues et familières, archétypes de l’architecture périurbaine », disent-ils : implantation en bande, maisons accolées, jardins privatifs, façades en enduit, toits double pente en zinc. Une « banalité apparente » qui compose avec le déjà-là, et faciliterait les mécanismes d’appropriation des habitants… »_Amélie Luquain

Retrouvez l’intégralité du reportage dans le numéro 384 sur le thème « hospitalité », en vente sur notre shop

© Atelier Martel

 

AMCC : deux lignes de coulissants aluminium pour ses 70 ans

AMCC : deux lignes de coulissants aluminium pour ses 70 ans

Créé en 1947 à Châteauroux (36), AMCC (Atelier de Menuiseries et de Charpentes du Centre) est alors un fabricant de menuiseries industrielles. De 1950 à 1960, l’entreprise se spécialise dans la fabrication de charpentes en bois, avant de mettre au point des fenêtres PVC dès 1969, pour s’orienter ensuite vers le marché de la construction des grands ensembles immobiliers. Rachetée en 1996 par le groupe Atrya, AMCC continue de développer ses produits pour le logement, avec en 2009 la fenêtre OC68 IR à isolation renforcée pour la gamme aluminium ; en 2012, la création d’une ligne de production dédiée à la gamme A80 répondant aux exigences BBC ; en 2015, le lancement de la gamme Alya, fenêtre mixte haute performance alliant aluminium et PVC.

Au lendemain de son 70e anniversaire, AMCC lance deux lignes de coulissants aluminium, C70 Elégance et C70 Excellence. Disponible de 2 à 6 vantaux, jusqu’à une hauteur de 2,60 m, ils sont aisément manœuvrables sur 1, 2 ou 3 rails, grâce à différents systèmes (coquille, poignée décalée, poignée contemporaine). D’une hauteur de 2,15 m, le coulissant à 6 vantaux dans sa version à galandage permet de créer de très larges ouvertures, jusqu’à 6,5 m. Questions performances, ils sont constitués d’un dormant de 70 mm (d’où leur dénomination) et d’un ouvrant de 44 mm pouvant recevoir en standard un double vitrage de 28 mm jusqu’à un triple vitrage de 32 mm, ceux qui leur permet d’atteindre un Uw de 1,7 à 1,4W/m2.K et un affaiblissement acoustique de 36-37 dB. Le coulissant Elégance est doté d’un joint brosse, le second d’un joint bi-matière qui confère étanchéité à l’air et à l’eau. En termes de sécurité, ils disposent d’une serrure 2 ou 3 points, avec ou sans clé de déverrouillage extérieur. Disponible dans de multiples RAL, en finition lisse ou granité ainsi qu’en bi-coloration

 

C 70 Elegance
C70 Excellence

 

 

 

 

L’école des Beaux-Arts de Paris reprend ses fonctions muséographiques.

L’école des Beaux-Arts de Paris reprend ses fonctions muséographiques.

« L’école des Beaux-Arts de Paris n’est pas un monument, ni un ensemble de monuments. Ce qui fait monument à l’école des Beaux-Arts, c’est précisément son histoire et sa fonction. Authenticité, état de référence, état d’origine, aucun des outils « standards » du restaurateur n’est pertinent dans ce lieu. Chaque espace, chaque vestige de la cour, chaque sculpture porte sa propre histoire. Si c’est un livre, c’est une encyclopédie dont les volumes continuent à s’écrire chaque jour. Ici, pas de grands plans, pas de « gestes », il faut suivre la palpitation de l’histoire et de la vie de ce monument perpétuel afin de lui permettre d’accueillir, tout en douceur, les usages contemporains dont il a besoin. » introduit François Chatillon, Architecte en chef des Monuments Historiques, en charge de la rénovation du site depuis 2013. Et il a bien raison de décrire ainsi cette école, comme un collage d’éléments architecturaux qui s’est constitué au fil du temps.

Collage architectural

Les Beaux-Arts se déploient sur plus de deux hectares au cœur de Paris, entre le Louvre et Saint-Germain-des-Prés. A l’époque, vers 1800, l’école est installée dans l’ancien couvent des Petits Augustins, avant qu’il n’accueille le musée des Monuments français fondé par Alexandre Lenoir. Héritage architectural des siècles passés, l’école comprend des bâtiments du XVIIe jusqu’au XXe siècle, laissant apparaitre ici ou là des éléments architecturaux beaucoup plus anciens. Dès la cour d’honneur de la rue Bonaparte, est donné un aperçu de cette variété architecturale. « Les édifices qui la bordent ont pour la plupart été érigés par dans la première moitié du XIXe siècle par l’architecte François Debret ou par son élève et beau-frère Felix Duban. Le XXe siècle lui-même a laissé son empreinte dans cette enceinte avec de nouveaux étages d’ateliers construits après 1945 par Auguste Perret pour accueillir des élèves toujours plus nombreux, aujourd’hui au nombre de 600 », peut-on lire dans une brochure dédiée aux Journées du Patrimoine 2017. Si l’école des Beaux-Arts est chahutée dans son écriture architecturale, elle le fut aussi dans son organisation suite aux évènements de Mai 68 qui ont vu apparaitre des tensions entre les disciplines enseignées. S’en est suivi la séparation des enseignements artistiques de ceux architecturaux en 1977, ce  qui donnera ici naissance à deux institutions : d’un côté les Beaux-Arts de Paris (anciennement ENSBA) et de l’autre l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais (ENSAPM). Une histoire tant sociétale qu’architecturale qui vaut bien une mise en avant de ces bâtiments tous classés au titre des Monuments Historiques.

 

L’enseignement par la muséographie

L’école des Beaux-Arts de Paris fêtait en 2017 son bicentenaire, année au cours de laquelle elle a fait sa demande d’appellation « Musée de France » afin d’exposer ses collections qui ne constituaient jusqu’alors que des outils pédagogiques. « Mettre les étudiants dans un musée pour qu’ils apprennent directement au contact de l’histoire de l’art, c’est cohérent », rétorque François Chatillon, architecte en charge de la rénovation. Depuis 8 ans déjà, l’école fait l’objet d’un programme de rénovation ambitieux liée à la création d’un parcours muséographique accessible à tous, restauration appuyée par son nouveau directeur Jean-Marc Bustamante. Le palais des Beaux-Arts voit se succéder plusieurs chantiers : celui des décors polychromes d’inspiration italienne de la magnifique cour vitrée du palais des Etudes conçu entre 1830 et 1870 ; celui de la bibliothèque fondée par Prosper Mérimée en 1864, dont l’architecture générale évoque la Renaissance ; celui de la salle Melpomène, principalement dédiée à l’accueil d’expositions ; et plus récemment celui de l’amphithéâtre d’honneur, où ont été restaurés le parquet marqueté, les boiseries et les peintures. Reste encore à mener le chantier de rénovation des couvertures et verrières de l’Hôtel Chimay, ainsi que la rénovation de la cour du Mûrier, un « atrium cloitre à l’italienne » avec une fontaine centrale, entourée sur ses trois côtés d’une galerie d’arcades en plein cintre et pilastres doriques, ornés de fresques d’inspiration pompéienne et de ses statues antiques qui devrait s’achever en 2018. Un ensemble qui bénéficiera bien entendu d’une mise en accessibilité et d’outils technologiques contemporains._Amélie Luquain

 

Explication en image avec François Chatillon, Architecte en chef des Monuments Historiques et Jean-Marc Bustamante, directeur de l’école des Beaux-Arts.

© Amélie Luquain / Cécile Gauthier / Antoine Durand et Anthony Ondomat

Image à la Une © Antoine Mercusot