Bellastock, festival d’architecture éphémère, est créé́ en 2006 au sein de l’école d’architecture de Belleville par trois étudiants en mal d’expérimentations pratiques. Ils montent un festival d’architecture consistant en la création d’une ville éphémère. Les participants construisent à échelle 1 des structures qui sont leur habitat le temps de l’évènement. Entre le 13 et le 16 juillet 2017 dernier, le festival a pris place sur le site d’ActLab, l’atelier manifeste du réemploi de Bellastock situé sur le site de l’écoquartier fluvial de L’île-Saint-Denis, sous un viaduc de l’A86 enjambant la Seine.

Bellastock Thibaut Piel

Thibaut Piel, jeune photographe, y a saisi avec un brin d’humour « l’ambiance Woodstock version architecte : un village aux airs de souks, des gens nus, des bains de boue, de la fête, de l’alcool, des conférences, des bains à 45° face à la Seine et autres ateliers de poteries. Le tout sur 4 jours. » précise-t-il. Par le biais de ce reportage, le photographe s’intéresse aux différences culturelles et utilise la photographie comme témoignage. Ses photos argentiques noir et blanc sont développées dans son propre labo ou il développe une approche aussi bien artisanale que photographique. « L’absence de technologie et le caractère chimique du procédé permettent d’y faire surgir des erreurs, des choses aléatoires, en fait cette imprévisibilité et ce hasard poétique qui m’excitent tant ! » confie-t-il.

Les 500 participants, principalement des étudiants, ont dû concevoir, construire et habiter « La ville des Terres », une ville éphémère en terre crue, susceptible d’utiliser les 50 millions de tonnes de terre excavée pour les travaux du Grand Paris. « C’est un festival qui se construit de lui-même. Le premier jour il ressemble à un terrain vague, grouillant de petites mains qui fabriquent leurs abris avec les différentes ressources et techniques que le site propose. Le denier jour ç’est un vrai village, un mix entre les favélas du Brésil et les souks du Maroc. » souligne Thibaut Piel. AL

Reportage en images :

 

Bellastock Thibaut Piel
A peine arrivés, sacs et autre matériel de campement posés, les participants sont déjà au travail pour construire « La ville des Terres »
Bellastock Thibaut Piel
100% Récup: briques de terres, tasseaux de bois et tôle ondulée en PVC seront les seuls matériaux disponibles aux 500 participants pour construire leurs abris éphémères.
Bellastock Thibaut Piel
Première nuit dans leurs abris de fortune. (Presque) tout le monde est au sec, la fatigue est présente après cette première journée chargée en huile de coude.
Bellastock Thibaut Piel
Les Bénévoles finissent de monter les structures qui accueilleront les conférences prévues pour l’ouverture au public le samedi.
Bellastock Thibaut Piel
Le village s’organise. Des rues apparaissent (ici la « Rue S7que »). Tout est quasiment finit, la ville des terres prends des allures de souks.
Bellastock Thibaut Piel
Soleil, musique, l’après-midi tout le monde se détend. Un terrain de badminton improvisé prend vie sous la bretelle de l’A86.
Bellastock Thibaut Piel
Créations en verre fondu.
Bellastock Thibaut Piel
Musique zen balancée sur le site par « Radio Charrette » et cours de yoga général improvisé dans l’espace de méditation.
Bellastock Thibaut Piel
Dimanche: Le lever se fait tard, la nuit à été courte. Le festival est finit, c’est l’heure de la déconstruction. Briques, tasseaux, tôles … tout est récupéré afin de re servir.
Bellastock Thibaut Piel
Dernier bain et moment de détente, c’est l’heure de rentrer chez soi ! La fatigue et la nostalgie se lisent dans les yeux des festivaliers, le retour à la vie réelle va être dur …

 

 

Retrouvez le reportage complet sur https://www.bruzklyn-labz.com/bellastock