5e Design Modelling Symposium : rencontres paramétriques dans le grand Paris

5e Design Modelling Symposium : rencontres paramétriques dans le grand Paris

Organisé sur un rythme biennal depuis 2009, le Design Modelling Symposium se tiendra pour la première fois en France, à l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (ENSA-V), du 16 au 20 septembre 2017. Cette 5e rencontre de la plateforme réunissant architectes, développeurs et scientifiques autour de la conception numérique aura pour thème « Humanizing digital reality ». Partant du constat que la conception assistée par ordinateur (CAD) et la fabrication assistée par ordinateur (FAO) sont désormais parties prenantes des processus de conception et de planification, les organisateurs ont choisi, plutôt que de s’interroger sur l’influence de la CAD ou FAO sur l’architecture, d’inverser la question. Quelle est la part de l’humain dans la modélisation et la conception digitale ? Dans quelle mesure l’homme contrôle-t-il aujourd’hui son environnement ?
Dans la lignée du mouvement positiviste du XIXe siècle, l’homme contrôle son environnement et reste déterminant pour apporter et mettre en œuvre des solutions. Mais quelle est la limite de ce contrôle par l’homme ? Les algorithmes complexes que nous utilisons pour la planification urbaine répondent-ils à nos attentes ? Les innovations d’aujourd’hui renversent-elles les algorithmes contrôlés par l’homme dans un espace où les humains sont contrôlés par les algorithmes ? La puissance des ordinateurs, la multiplication des robots dans l’architecture en particulier, ne sont-ils pas seulement là pour nous faire redécouvrir ce que nous savions déjà, mais peuvent-ils nous amener plus loin pour imaginer la ville du futur ?
Le « Design Modeling Symposium » 2017 à Versailles se propose d’explorer les développements les plus récents, et de s’interroger sur ces évolutions numériques dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme. Cette biennale de Versailles tentera d’offrir des réponses avec des débats sur ces questions.
Concernant la publication des actes du Symposium, ils seront édités par Springer et diffusés le 18 septembre 2017, premier jour des conférences. Y seront recueillis les 150 textes scientifiques reçus, à partir desquels ont été choisies les 35 conférences, ainsi que des textes spécifiques à la thématique de cette année écrits par les membres du conseil d’administration.
Les discussions se tiendront en anglais.
 
Principaux intervenants :  
Nader Tehrani, Achim Menges, Tomas Diez, Antoine Picon, Jean-François Caron, Jane Burry, Usman Haque, Caitlin Mueller, Carlo Ratti, Sophie le Bourva.
Membres du conseil d’administration : Philippe Rahm, Klaas De Rycke, Minh Man Nguyen, Olivier Baverel, Christoph, Gengnagel, Jane Burry, Caitlin Mueller, Mette Ramsgard Thomson
Programme :
du 16 au 17 : workshops et marsterclasses
le 18 : Structural innovation/material practice
le 19 : Thermodynamic practice/data farming
le 20 : Data Shaping Cities
Plus d’informations sur 
À propos du DMS 
Le « Design Modelling Symposium » est une plate-forme interdisciplinaire et internationale d’architectes, développeurs et scientifiques organisée en biennale ; d’abord à Berlin en 2009, 2011 et 2013, puis à Copenhague en 2015. Ce sont plus de 300 professionnels et universitaires, venus de 33 pays, qui débattent pendant 3 jours après un week-end de workshops et de Master Classes.
À propos de l’ENSA-V
Face au Château de Versailles, l’ENSA-V, aux formations classées A+, par l’organisme français indépendant chargé de l’évaluation des établissements d’enseignement supérieur, dispose d’un laboratoire de recherche important, et met en place un lieu de pratique créative dans un esprit FabLab : l’e-forge, tout en développant une plate-forme numérique. L’établissement de taille humaine (1200 étudiants) qui permet d’établir de véritables relations avec les enseignants, aménage dès 2017 également, un nouveau cœur d’école offrant un learning center, des salles de travail connectées, des lieux de repos et de convivialité gérés par les étudiants et des espaces d’exposition.

Maison hantée : Laëtitia Badaut Haussmann expose à la Maison Louis Carré

Collectionneur d’art et galeriste renommé de l’après-guerre, Louis Carré avait offert en cadeau à sa femme Olga une villa. Visionnaire en art comme en architecture, il en avait confié la conception à Alvar Aalto, qui signait là sa seule œuvre en France. On raconte qu’il songea à faire appel à Le Corbusier, mais redoutait « son côté béton ». Il y a 57 ans, Louis Carré donna une garden-party en l’honneur de son architecte, dans sa villa tout juste achevée. Olga occupera les lieux après la mort de son mari, jusqu’à son décès en 2002. À partir de 2006, une association fait vivre le bâtiment, en organisant différents événements autour de l’art et de l’architecture. Elle présente jusqu’au 3 septembre prochain La politesse de Wassermann, une exposition de l’artiste Laëtitia Badaut Haussmann. L’événement s’inscrit dans un cycle d’exposition établissant un dialogue entre architectures iconiques et art contemporain lancé à l’initiative du Lab’Bel, fondation du groupe Bel (1).

 

Overlook Villa

Il y a une dimension médiumnique dans l’intervention de cette jeune artiste, qui lie ses œuvres à l’intimité des Carré, aux histoires et microtragédies qu’ont vécu le couple. Dans les armoires de linges, les tiroirs renfermant les tubes de rouge à lèvres, Badaut Haussmann sent encore partout la présence des anciens occupants, qui habitent encore les murs quinze ans après leur départ. Une maison habitée, voir hantée, et si la maison Carré n’est pas l’Overlook hôtel qui servit de décor au film Shining, et si elle se tient à deux pas de la maison de Jean Monnet mais n’est sûrement pas construite sur un cimetière indien, Badaut Haussmann nous fait entendre les tintements des verres des évènements mondains dont la villa a pu être le théâtre. Les acteurs de cette pièce ne seront pas découpés à la hache, à l’inverse des personnages du long métrage de Kubrick, et ne finiront pas non plus congelés dans le jardin. Reste une propension de l’artiste à instiller dans la mécanique bien huilée des boiseries finlandaises d’Aalto une dimension plus globuleuse, un soupçon de trash amené par la présence de James G. Balard. Le titre de l’exposition est un emprunt direct à une nouvelle de l’écrivain anglais, tirée de  « La foire aux atrocités ». Selon l’artiste « ce roman expérimental dont la lecture, selon son auteur, pourrait être commencé par la fin, est un voyage à travers l’inconscient américain. Construit de manière fragmentaire, il est aussi un rêve travesti en cauchemar ».

 

Aalto, Ballard, Hefner

La confrontation de l’écrivain anglais, auteur de Crash, IGH, roman où l’on devine en toile de fond un environnement architectural brutaliste, avec Alvar Aalto, son architecture entretenant un rapport fusionnel avec la nature, introduit une distance à l’œuvre de l’architecte finlandais. La référence au magazine Playboy, d’Hugh Hefner, en apporte une seconde. On sait grâce aux travaux de Beatriz Colomina que l’« univers Playboy » (2) a finalement plus à voir avec la constitution de l’habitacle moderne pour célibataire amateur de design — le Playboy Pad — qu’avec l’exhibition de naïades dénudées, qui ne sont finalement qu’un attribut de la consommation. Laëtitia Badaut Haussmann a fait inscrire sur le vitrage bordant l’entrée la maxime gravée près de la sonnette du manoir d’Hefner, la quintessence du Playboy Pad : « si non oscillas, noli tintinnare » (si vous ne swinguez pas, ne sonnez pas). Au-delà de la référence à Hefner, Badaut Haussmann interroge le désir d’habitat en reproduisant des photographies tirées du magazine Maisons Françaises. Du house porn, donc, mis en parallèle avec la perfection architecturale de l’univers d’Aalto.

 

Réminiscences

Souvent déroutante dans ses formes, La politesse de Wassermann invite à une visite mentale de la villa d’Aalto, dans des dimensions de l’habiter qui se plaquent sur un ordre spatial réglé au millimètre. Le dispositif fait émerger des réminiscences des relations, des correspondances géographiques aux dimensions traumatiques : la piscine, construite dans une deuxième phase, rappel douloureux de la noyade de la fille unique du couple Carré. Moins tragique, l’alignement des tabourets dans le salon reproduisant l’alignement des assises dans la salle de conférence de la bibliothèque de Viipurri, construite entre 1933 et 1935 par Aalto. Devenue soviétique après la guerre, la bibliothèque a été rénovée après une longue période de dégradation. Une exposition à visiter en chaussant ses lunettes de médium, rappelant que l’architecture est aussi « cosa mentale ».
 
(1) L’exposition de Bazoche-sur-Guyonne a été précédée en 2011 d’une exposition de l’artiste Stefan Brüggemann au Pavillon de Barcelone de Mies Van der Rohe, et en 2014 d’une exposition d’Haroon Mirza à la Villa Savoye.
 
(2) Cf. L’univers Playboy, Beatriz Colomina, éditions B2, 2016
©Martin Argyroglo – Labbel 2017
 
 
Olivier Namias 
 
 
Plus d’informations sur l’exposition dans l’agenda : La politesse de Wassermann à la maison Louis Carré
 

Processus et pratiques, une biennale lyonnaise qui appelle à être re-visitée

Processus et Pratiques, une thématique qu’a choisi d’interroger la biennale de Lyon pour sa première édition. S’inscrivant dans un territoire métropolitain aux grands projets dynamiques tels que Lyon Confluence, Lyon Part-Dieu, Carré de Soie, La Duchère, la biennale interroge les processus de fabrication de l’architecture et de la ville et les pratiques alternatives et citoyennes qui la forgent. Tout du moins, ce fut sa motivation pour lancer un appel à idées en juin 2016, proposant aux candidats de produire des utopies « concrètes ». Derrière cet antonyme, se dresse la volonté de présenter des initiatives réalisables plutôt que des postures visionnaires.

 

« Agro-écosystème urbain » et « ré-générations »

Organisée dans la Sucrière, équipement culturel emblématique du quartier Lyon Confluence, et hors les murs, le lieu accueille une trentaine de projets sur près de 1700 m2, ainsi que des conférences, tables rondes, studio radio, sommet international, explorations urbaines… Cependant, à la suite de l’inauguration, on en retient qu’un ou deux projets marquants. Ainsi, à quelques mètres de la Sucrière, l’agence Fabrique et l’artiste Thierry Boutonnier transforme une friche en une parcelle cultivée, où poussent du lin et du chanvre. A l’intérieur, la récolte est stockée et transformée en matériaux de construction biosourcés, notamment en blocs de béton de chanvre.  Cette « agro-écosystème urbain » ramène la production agricole en ville. La très belle installation de Studio Akkerhuis ne passe pas non plus inaperçue. Ré-générations est un jeu de simulation urbaine qui plonge l’utilisateur dans l’imaginaire paradoxal de l’anthropocène. Inspirée directement du World Game imaginé par Richard Bukminster Fuller en 1960, l’installation interactive cherche à responsabiliser le joueur en lui donnant le choix entre différentes alternatives d’innovations durables ;  toute nouvelle construction, symbolisée par des éléments en bois, devra, selon son implantation (s’étaler dans le campagne ou densifier, s’installer en bord de rivière ou dans la zone d’activité…) impacter à minima la « date de dépassement planétaire ». Dans une deuxième phase, le joueur devra compenser l’impact négatif de son opération en mettant en place des innovations écologiques. Un SimCity taille humaine, en somme. Si le jeu est remarquable par sa plastique et sa technologie, ses règles semblent tout de même difficilement appréhendables par le grand public et les réponses auxquelles elles mènent apparaissent évidentes.

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Aire d’attente, agence Fabriques et Thierry Boutonnier
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Aire d’attente, agence Fabriques et Thierry Boutonnier
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Re-génerations, Studio Akkerhuis
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Re-génerations, Studio Akkerhuis

L’Atelier des Utopies, des projets en fabrique

Dans ce même Atelier des Utopies – dont le nom nous rappelle qu’il s’agit de projets en cours, et que le temps de la biennale est une étape intermédiaire, de commencement ou de l’aboutissement d’une démarche de recherche – s’installent d’autres projets qui testent les capacités mécaniques des matériaux, des constructions modulaires qui interrogent les spatialités de l’agora, des « heterotopia » alias des capsules futuristes qui accueillent les imaginaires des habitants, des recherches en cours sur les « îles blanches » de nos agglomérations où sur la réactivation des territoires de nuit… Un ensemble amené à évoluer et muter dans le temps cours de la biennale, au gré des intervenants et des utilisateurs, mais dont le potentiel ne peut être apprécié que si la biennale se visite en deux temps, à son ouverture puis avant sa fermeture.

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Qui es-tu brique ? Amàco
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Territoires de nuit, AWP
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Hétérotopia, What Time is I.T.
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Les îles blanches, 0101

 

Amélie Luquain H.

 

 

Renouvellement urbain autour de la rue des Arts à Toulon

La Ville de Toulon (83) a proposé deux jours de festivités à l’occasion de l’inauguration de la Rue des Arts, programme de renouvellement urbain du centre historique de Toulon, autour de la place de l’Équerre et de la rue Pierre Sémard.

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Street Bar, place de l’Equerre © Marija Rathe

 

Renouvellement urbain autour de la rue des Arts

Le centre historique de Toulon se transforme. Depuis plus de 10 ans, la municipalité mène avec son maire Hubert Falco et Hélène Audibert, adjointe au maire, une opération de réhabilitation d’un quartier jusque là en déshérence. Alors que les rues, originellement commerçantes, se mouraient peu à peu au profit des zones commerciales périphériques, c’est un « concept store » qui envahit le centre ancien. L’axe historique de la rue Pierre Sémard, lieu de vie populaire encore surnommé « rue du Canon », devient la rue des Arts, rendue piétonne sur 200 m. Associée à la nouvelle Place de l’Équerre, dotée d’une ombrière depuis 2016, le quartier se veut à la fois commercial et culturel avec la création de 25 commerces, galeries d’art, ateliers d’artistes et de stylistes, boutiques de créateurs, artisans et bars … Un quartier culturel déjà initié avec la Maison de la Photographie en 2002, et le Port des Créateurs, espace de 900 m2 dédié aux pratiques émergentes, inauguré ce mois de février 2017. S’ajoute un immeuble entier destiné à deux acteurs culturels toulonnais : les deux premiers niveaux pour la collection du Musée des Arts et les étages pour accueillir les services ainsi que les répétitions des artistes du Choeur de l’Opéra de Toulon.

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Galerie du Canon, rue Pierre Sémard © Marija Rathe
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Place des Savonnières © Marija Rathe

L’art du PPP

Constituée à travers un montage de partenariat privé-public entre la Caisse des Dépôts (34%), Var Aménagement Développement (15%) et Carim (51%), la société civile immobilière Equerre Sémard Développement (ESD) a la charge du financement, de l’acquisition, de la réalisation et de l’exploitation de la Rue des Arts. Une opération réalisée par Jean-Luc Coulomb, architecte, et Jacques Guérin, architecte des bâtiments de France. En tant que maître d’ouvrage, ESD, sous la direction de Jacques Mikaélian, commercialise à la location l’ensemble des locaux à des occupants répondant à la thématique “art et art de vivre” et prend en charge l’animation des espaces avec un programme exigeant d’évènements culturels et festifs, notamment les expositions photographiques extérieures.

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Place de l’Equerre © Marija Rathe
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Rue des Riaux vue depuis la rue Pierre Sémard © Marija Rathe

Photos d’art

La photographie contemporaine se situe au cœur du projet de renouvellement de la rue des Arts, avec un système d’accrochage en extérieur intégré de manière pérenne aux façades renouvelées, afin de présenter en pleine rue et à l’année des expositions à destination de tous les publics. “Là où ça danse” de Marikel Lahana et Lore Stessel (commissariat : Anne Cartier-Bresson et Christian Gattinoni) constitue l’exposition inaugurale. Deux jeunes talents, artistes femmes, travail à la représentation des corps, soumettant la photographie à l’épreuve festive de la danse pour l’exposition. L’une photographe portraitiste, expérimente au pied des plateaux ses images couleur ; l’autre, mêle les corps aux lieux, superpose différents plans pour produire des images sensuelles, grâce à d’anciens procédés photographiques.

A découvrir aussi les photographies de bâtiments parisiens de l’Américaine Margery Clay et les paysages urbains du Français Jérémy Liron à la Galerie du Canon.

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Rue Semard, Vue3D © Atelier360
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Illuminations nocturnes de la rue Pierre Sémard © Le Port des Créateurs

 

 

Liste des acteurs de la rue des Arts

 

STREET BAR | bar industriel | Franck Lefeuvre

Place de l’Equerre 83000 Toulon | www.facebook.com/StreetBarToulon/

 

LE PETIT CHICAGO | bar, restaurant, concerts | William Leclerc et Corinne Djouber

Place de l’Equerre 83000 Toulon | www.lepetitchicago.net

 

TWIGGY CAFÉ | café | Natacha Forcinal et Stéphane Bermaille

Place de l’Equerre 83000 Toulon | www.twiggycafe.com

 

SON ET TECHNIQUE | son et technique | Jean-Pierre Langlais et Michel Sedlar

45 rue du Bon Pasteur 83000 Toulon | www.sonettechnique.com

 

GALERIE DU CANON | galerie d’art | Gilles Altieri et Jacques Mikaélian

10 rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.galerieducanon.com

 

GALERIE LISA | galerie d’art | Jean-François Ruiz

23 rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.galerielisa.com

 

GALERIE CRÉATIONS TROPICALES | galerie d’art | Nicolas Smalcerz

1 rue Nicolas Laugier (entrée rue Pierre Sémard) 83000 Toulon | www.galerie-creations-tropicales.com

 

GALERIE A. MAGNONI | galerie d’art | Aurélie Magnoni

21 rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.facebook.com/AurelieMagnoni

 

SECONDE CHANCE | dépôt-vente | Karinne Bizien

20 rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.facebook.com/secondechancetoulon/

 

POP UP …by LMS | concept store 100% art & organic | Géraldine Bossaert et Corinne Brossard

16-18 rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.twitter.com/bylms_officiel

 

SEAGALE | prêt-à-porter et accessoires | Bertrand Durand-Gasselin

24 rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.seagale.fr

 

LES FRANGINES | atelier boutique | Lisa Fardelli et Davia Fardelli

47 rue de Pomet 83000 Toulon | www.facebook.com/LesFranginesetvous

 

 

CHIC PLANÈTE | brocante-café-couture | Hélène Bernardeau et Julien Mermillon

12 rue Pierre Sémard 83000 Toulon

 

AV BIJOUX | atelier de création de bijoux | Alicia Vidal

21 bis rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.facebook.com/AliciaVidal.bijoux

 

XERRI CHÉRI | épicerie à manger | Stéphanie Jouffret et Lorea Lasalde

Place de l’Equerre 83000 Toulon

 

MA PETITE CHOCOLATERIE | chocolaterie | Clément Dudragne

16 rue de l’Equerre 83000 Toulon | www.facebook.com/mapetitechocolaterie

 

LE PETIT BISCUITIER | biscuiterie | Romain Pappon

8 rue Pierre Sémard 83000 Toulon | www.le-petit-biscuitier.com

Révélations 2017 – Bee Medias soutient les créateurs

Révélations 2017 – Bee Medias soutient les créateurs

Du 4 au 8 mai, le Grand Palais accueille la 3e édition de Révélations, biennale internationale des métiers d’art et de la création contemporaine. Partenaire de l’événement, le groupe Bee Medias et ses magazines (CREE, INTRAMUROS, EXTERIEURS DESIGN, LE COURRIER DU MEUBLE, OAZARTS !…) présentent sur un stand parrainé les 13 créations que les rédactions ont sélectionnées, à l’image de la diversité des titres. Philippe Renaud aura en charge la scénographie de l’espace. Aperçu en images. 

 

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Complément dans le N°381 de CREE, bientôt en kiosque 

 

Lire aussi : 

Salon Révélations 2017 : rencontre avec Serge Nicole

Le Chili s’expose à Révélations 2017

Zhou Yiyan et ses bijoux de porcelaine

 

Jean-Christophe Quinton explore l’immédiate étrangeté des formes

L’exposition Vers l’immédiate étrangeté des formes de Jean-Christophe Quinton résume 15 ans de pratique. Elle témoigne d’une démarche de projet radicale et cohérente, qui explore le potentiel phénoménologique des formes.

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CREE – Pourquoi ce projet d’exposition maintenant ?

Jean-Christophe Quinton : Ce que j’ai cherché à partager dans cette exposition, c’est une culture de projet. Ma première préoccupation n’était pas de prendre les projets un par un, mais de raconter ce qu’il y avait entre. La culture de projet sert à définir ce terrain dans lequel on va pouvoir agir. Pour réussir à la construire, à en dessiner les contours, et à affirmer mes engagements, il m’a fallu du temps. Et même des années pour développer trois convictions très simple : je pense qu’on peut renouveler l’architecture en utilisant ses ressources propres ; je pense que l’architecture doit être une expérience immédiate, pas cérébrale ni discursive ; je pense que l’architecture doit soulager la complexité des situations dans lesquelles on est. Les formes qui en résultent sont la source d’une expérience directe de l’étrangeté en architecture. Pour autant, je ne suis pas idéologue. Je ne pense pas tenir la vérité absolue. Mais j’ai envie d’explorer l’architecture d’une seule façon, non pas par rejet par rapport à d’autres stratégies, mais pour développer une coloration spécifique de l’architecture.

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Dans l’exposition, vous mettez en relation les corps architecturaux. D’une part, des dessins encadrés et des présentoirs à l’allure luxueuse ; d’autre part, un objet pyramidal en linteau de bois. Comment avez-vous pensé la scénographie ?

La représentation des projets suit littéralement les conditions et ressources de leur conception. Pour chaque projet, un schéma explicite le dispositif géométrique mis en place. Un plan éclaté rend compte de la relation entre la figure et l’usage (fonction et mesure). Une photo de maquette dans le site narre la grande relation de la figure et de l’environnement. Les photos démultipliées de détails des maquettes évoquent l’écriture du projet, champ dans lequel se rejoignent la matérialité et la construction. Un plan bleu détaille la pièce, cellule originelle du projet. Une axonométrie décrit la figure d’espace qu’organise le projet en mettant en relation la pièce et l’édifice. Un dessin filaire tout-en-un assemble coupe, plan et axonométrie et rend compte de l’étrangeté formelle du projet. Enfin, en s’éloignant de la culture de projet de l’architecte, la parole d’un poète évoque l’expérience immédiate de l’architecture.

Le grand socle principal, sorte de ziggourat, était au départ pensé de couleur blanche. Or, il m’évoquait un podium pour exposer des chaussures de luxe. Il m’a fallu trouver un équilibre. On l’a finalement construit comme on aurait fait un projet d’architecture, c’est à dire comme une maquette, qui en porte d’autres, son seul objectif étant de mettre en relation les choses. Toutes nos maquettes sont imparfaites. Elles sont réalisées à l’agence, pliées, colées, déchirées. Ce sont des test pour sentir si nous sommes sur la bonne voie ou non, si nous avons pris les bonnes décisions. La maquette a une puissance inouïe parce qu’elle dépasse les a priori. Elle permet de voir si l’on s’est menti à soi même, de trouver des imprévus ou des qualités qui peuvent émerger. On a finalement fait cette structure comme on a fait le reste.

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Formes et représentations constituent un ensemble cohérent. Comment fabrique-t-on ces correspondances ?  

A l’agence, on partage une culture de projet. Les petites maquettes que vous avez au début de l’exposition, ce sont des exercices. Tout architecte qui arrive à l’agence doit faire une réduction d’un de nos projets. Que reste-t-il du projet ? Quelle est son essence ? Quelque part, cela oblige à aller vers la culture de l’agence, et à mettre en forme, d’être avec la forme, mon objectif étant de réhabiliter la forme. Je crois que la forme n’est pas le formalisme mais qu’elle soulage des problèmes. Les grands architectes que j’adore, notamment Louis Kahn, ont eu un rapport très immédiat à la forme. Grace à elle, on crée de la qualité, on revendique la présence, pas la disparition ni l’intégration. C’est dans cette perspective que je refuse, d’un côté, ce débat esthétique qui enferme les architectes dans un rôle de plasticien, les réduisant à des « compositeurs formels ». Et de l’autre, je refuse de condamner la forme tant que je crois qu’il est possible de la réhabiliter, de lui faire confiance pour qu’elle puisse jouer ce rôle essentiel : celui de soulager la complexité.

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A côté de la beauté des éléments graphiques et visuels de projets, la poésie prend une part importante. Pourquoi ?

Je ne crois pas que les architectes soient les mieux placés pour parler de leur projet et de l’expérience la plus forte et la plus intime avec l’architecture. Je me souviens de la fois où je suis descendu dans le mémorial de la déportation sur l’Île de la Cité. Les murs sont rugueux, le silence d’un seul coup s’impose, le bruit de la ville s’éteint, l’étroitesse laisse place à la dilatation spatiale. L’effet est dramatique, très intense. Tout ça, c’est l’architecture qui l’organise. Je crois que l’étrangeté qu’il y a dans la poésie rend mieux compte d’une expérience sensorielle que l’explication synthétique et discursive de l’architecte. Le projet est là, il se manifeste à nous. Nous sommes en architecture. jean-christophe-quinton-vers-limmediate-etrangete-des-formesjean-christophe-quinton-vers-limmediate-etrangete-des-formes

Peu de maquettes parmi celles présentées dans l’exposition se sont concrétisées par une réalisation, mais elles forment un corpus homogène. Peut-on considérer que vous êtes un architecte projeteur plutôt qu’un architecte constructeur ?

Je ne fais pas cette distinction là, je considère que toutes les stratégies qu’on développe le sont pour donner corps à l’architecture et pour la faire exister. Pendant des années, ce qui nous intéressait était la possibilité de constituer une expérience, une architecture qu’on a envie de défendre. Ce n’est pas du tout s’éloigner de la construction, mais assumer un regard sur l’architecture en espérant que dans le temps on arrivera à convaincre. On a traversé 10 ans difficile où on a peu construit. On doit être à 150 projets dessinés pour seulement une dizaine de bâti. Pour nous, ca change maintenant, avec 7 PRO en cours. L’inflexion a eu lieu il y a un an. Je pense qu’il faut des années pour lancer une agence. Mais quelque part, j’ai toujours fait ce pari là. Je suis plus intéressé par dire que la spécificité d’un projet dans une situation complexe amène à défendre l’architecture de façon spécifique.

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A l’occasion de l’exposition, vous publiez un catalogue de vos projets, mais aussi Orson Voyage, un livre pour enfant. Pourquoi cette publication ?

Quand on aime l’architecture, on a envie de la partager, pas seulement avec ceux qui sont convaincus, mais surtout avec ceux qu’il faut convaincre. Quand je vois que l’architecture est déterminante pour l’ensemble de la société, et que personne n’en a vraiment conscience, je me dis qu’il faut commencer très tôt. Il est nécessaire de mettre en relation les enfants avec l’architecture. Non pas naturellement, puisqu’ils sont en relation direct et permanente avec elle, mais en faire un acte volontaire. Il faut leur offrir un terrain dans lequel ils peuvent rentrer et avoir une relation immédiate avec un peu d’architecture contemporaine. Orson Voyage, c’est l’idée qu’on n’explique pas l’architecture mais qu’on se porte avec elle, immédiatement, directement, que ça se manifeste sans avoir à en donner d’explication. Le dessin noir et blanc, qui reprend une esthétique de l’agence, peut faire de ce livre un objet précieux, mais aussi inviter au coloriage, de la même manière que l’architecture est à appréhender, à conquérir.

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L’exposition fait état d’une culture de projet. Vous êtes également enseignant, comment envisagez-vous la transmission de celle-ci à vos étudiants ?

Il faut savoir quel enseignant on veut être. Je plaide pour des écoles dans lesquelles chaque enseignant vient partager sa culture de projet, sans que l’on devienne des « gourous ». Pour cela, les écoles doivent permettre aux étudiants de constituer leur propre paysage académique en assemblant des cultures de projet diverses.

 

Enfin, depuis 2015, vous êtes directeur de l’ENSA de Versailles. Comment exercez-vous cette nouvelle fonction ?

J’ai été pendant presque 15 ans enseignant, car je suis convaincu que pas à pas, les petits projets et prises de position peuvent amener un peu de qualité, et qu’on peut y contribuer. S’il est difficile d’atteindre les personnes, il est évident qu’il faut former les jeunes architectes pour qu’ils s’engagent à défendre l’architecture. A un moment donné, être à l’agence ne suffit pas. Je suis convaincu que l’enseignement est un corollaire de la fonction d’architecte. La direction de l’école en est la continuité. L’enseignement a besoin d’une assise, d’un projet d’établissement qui lui soit favorable, qui lui permette d’être divers. Devenir directeur, c’est porter un projet qui pose des conditions pour donner les moyens aux enseignants de s’immerger encore plus pleinement.

Evidemment, on n’échappe pas à ce qu’on est. Si on a transformé l’école d’un point de vue administratif, cette transformation a des conséquences spatiales. Quand je parle de pédagogie et que je me dis qu’il faut offrir à tous les enseignants la possibilité de faire de la prospective à grande échelle, il faut déjà les espaces pour le faire. Dans cette école qui est cloisonnée, segmentée, satellisée, il faut rendre l’ensemble poreux ; mettre en relation l’administration, les professeurs, les chercheurs, les étudiants. L’architecture doit mettre en relation les corps.

Propos recueillis par Amélie Luquain

 

 

Vers l’immédiate étrangeté des formes, ouvrage paru à l’occasion de l’exposition à la galerie d’architecture, Paris 4e

Édité par Jean-Christophe Quinton, architecte, mars 2017, 45€

ISBN 978-2-7466-9951-9

 

Orson Voyage, dessins Jean-Christophe Quinton, dessins personnages André-Louis Quinton, textes Florent Schwartz. Design graphique : Studio Otamendi

Éditeurs Black White Rainbow productions, mars 2017, 20€

ISBN 978-2-9601998-1-9

 

 

 

 

La Boîte de nuit s’expose à la Villa Noailles

Récemment labellisée centre d’art d’intérêt national par le président de la République et la ministre de la Culture, la villa Noailles continue son exploration des lieux de loisirs. Après le Skate-Park en 2016, place à la boite de nuit, espace clos souvent négligé, pour ne pas dire méprisé, en dépit de plusieurs caractéristiques intéressantes : un lieu totalement artificiel, ou les sensations spatiales reposent sur des stimuli visuels et sonores presqu’outranciers, exacerbés par l’usage de substances excitantes – l’alcool, pour ne citer que les plus licites d’entre-elles. Les commissaires de l’exposition Audrey Teichmann, Benjamin Lafore et Sébastien Martinez-Barat (AJAP 2016) ont rassemblé une série de boites de nuit qui ont fait date. Un corpus mince mais intéressant, réalisé par des architectes – le Palace de Patrick Berger, le piper club de Pietro Derossi – ou jamais réalisés, à l’instar du Palais Métro, proposition que l’on ne connait que par les éblouissants dessins de François Dallegret. On trouvera aussi la célèbre Hacienda de Manchester, (architecte Ben Kelly), ou le Voom Voom de Juan-les-Pins, discothèque de Saint-Tropez ou l’artiste Nicolas Schöffer avait installer un dispositif sensoriel particulier, les « micro temps », devant agir sur la perception. L’exposition est aussi l’occasion de redécouvrir une architecture remarquable de la région, le dancing « La Batterie » au Val d’Esquivers, une oeuvre de Pierre Barbe toujours existante bien que considérablement modifiée. Ajoutons que durant toute la durée de l’exposition, la villa Noailles est dotée de deux boites de nuits temporaires, qui s’ajoutent au équipements dessinés par Mallet-Stevens : piscine, squash, etc.
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Palais Métro, Montreal, 1967. Architect: François Dallegret. Collage. Courtesy François Dallegret
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Lutrario, Turin, 1959. Architect: Carlo Mollino. Original plan. Courtesy Politecnico di Torino
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L’Altro Mondo, Rimini, 1967. Architects: Giorgio Ceretti, Pietro Derossi, Riccardo Rosso. Photograph. Courtesy Pietro Derossi
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Drawing, Uberhaus, Beirut, 2015. Architect: Rabih Geha Courtesy Rabih Geha Architects
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Plan, Le Palace, Paris, 1978. Architects: Patrick Berger et Vincent Barré Courtesy Patrick Berger
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La Batterie, Pierre Barbe, 1933. Photograph by Vincent Flouret, from the photographic assignment by the Villa Noailles, January 2017
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La Batterie, Pierre Barbe, 1933. Photograph by Vincent Flouret, from the photographic assignment by the Villa Noailles, January 2017.
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postcard Aerial view of Val d’Esquières (Var) – France. Dancing La Batterie (sea side, center of the image) CIM, circa 1935
La Boîte de nuit, exposition thématique
La Batterie, Pierre Barbe, 1933 – remarkable Var architecture #2
Jusqu’au 19 mars
Montée Noailles 83400 Hyères
T. +33 (0) 4 98 08 01 98 / 93
Catalogues publiés aux éditions association villa Noailles
La boite de nuit, français/anglais, 172 p., 30€
La Batterie, Pierre Barbe, français/anglais, 32 p., 15€
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Archicreativ’, un événement BeeMedias et ThemaDesign

Archicreativ’, un événement BeeMedias et ThemaDesign

Le groupe de presse Beemedias, dirigé par Thibault Leclerc, et l’agence conseil ThemaDesign, dirigée par Nicole Lucot, présente Archicreativ’, un événement destiné aux professionnels – architectes, prescripteurs et entreprises – autour des questions de créativité et de durabilité. L’événement se tiendra à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine les 11 et 12 janvier, avec une formule clé en main pour les exposants et une belle promesse d’échanges fructueux pour les visiteurs.

Voir aussi : Archicreativ’, créativité et architecture durable et Archicreativ’, solutions innovantes pour une architecture durable

Plus d’informations sur le site d’Archicreativ

 

 

ARCHICREATIV’, créativité et architecture durable

ARCHICREATIV’, créativité et architecture durable

ARCHICREATIV’ est un évènement professionnel mettant face à face industriels et architectes autour d’une double thématique : créativité et architecture durable. Organisé par le groupe BEE MEDIAS, éditeur des magazines Architectures CREE et Intramuros, et l’agence THEMA DESIGN, il se tiendra dans la Cathédrale de la Cité de l’architecture & du patrimoine les mercredi 11 et jeudi 12 janvier 2017. 22 exposants présenteront un panorama de solutions en façade, menuiserie, électricité́, robinetterie, énergie, aménagement extérieur et intérieur… 

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inscription en ligne

 

Parmi eux, citons :

  • MAPEI avec la solution Ultratop System. Ce revêtement de sol décoratif base ciment est un revêtement minéral autolissant à haute résistance. Ce sol coulé s’adapte parfaitement aux locaux commerciaux, bâtiments publics, showrooms… Il propose un système complet, de la préparation du support à la finition.
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Roca Gallery, Zaha Hadid, Londres

 

  • METSA WOOD avec la solution Kerto®, un produit lamibois performant en structure. Il est formé de placages d’épicéa obtenus par déroulage. Les placages de 3 mm sont assemblés par des joints «scarfés» et décalés, puis collés à chaud sous haute pression.  Le Kerto-S présente l’ensemble des placages orientés dans le même sens. Pour une plus grande stabilité, le Kerto est aussi fabriqué avec 20 % de plis croisés à 90° : c’est le Kerto-Q. L’humidité est inférieure à 4 % lors de la fabrication et de l’ordre de 12 % à la livraison. Les solutions METSA WOOD ont été utilisées pour le complexe sportif de Clamart de Gaëtan Le Penhuel Architectes mais aussi pour cette insolite extension résidentielle.

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  • SCHOCK, spécialiste du traitement des ponts thermiques sera présent à ARCHICREATIV’. Ses solutions ont été utilisés dans le conception du FRAC Centre de Jakob et Mac Farlane, mais aussi pour un projet à Wien (Autriche) où l’enjeu semble se situer dans les balcons… En plus des rupteurs thermiques, la société développe et fabrique des produits techniques de haute qualité, tels que des éléments de coffrage de rive en béton fibré, des rupteurs acoustiques pour escaliers en béton, des armatures en fibres de verre et des goujons.

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Biennale de design de Saint-Etienne, un working promesse

Biennale de design de Saint-Etienne, un working promesse

Ce jeudi 1er décembre s’est déroulée la conférence de presse inaugurale de la 10e biennale internationale de design de Saint-Etienne, qui se tiendra du 9 mars au 9 avril 2017. Elle abordera la thématique des mutations au travail sous l’influence du design et posera l’industrie créative comme « accélérateur » de changements. La conférence s’est tenue dans les locaux d’AREP et Gares& Connections ; une belle façon d’illustrer le propos de la biennale, dans cet ancien atelier Panhard et Levassor, dernier vestige des usines automobiles de Paris.

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Détroit : C : ShiftSpace (Detroit’s café + Bureau) Detroit edition of ShiftSpace during the 2016 Detroit Design Summit + Festival. Scenography: LAAVU featuring the works of Ben Saginaw, Carl Wilson, Floyd, LAAVU, Olayami Dabls, Senghor Reid, Thing Thing, Tiff Massey, Vector Lab, and 826Michigan. ©Creative Many Michigan

Mutations du travail

Olivier Peyricot, directeur scientifique de la biennale et du pôle recherche de la Cité du design, s’appuie sur les propos de l’historien et critique Siegfried Giedion, qui a identifié Catherine Beecher comme pionnière du design industriel. Fondatrice de « l‘économie du foyer » et auteure de l’ouvrage A Treatise on Domestic Economy for the Use of Young Ladies at Home and at School (1842), elle a mené des réflexions sur la rationalisation des déplacements et des gestes de la « ménagère » dans l’habitation, en transférant des process industriels aux activités domestiques. Pour faire court, s’en est suivi IKEA, la domotique et surtout le digital, qui a engendré une nouvelle organisation du travail à partir d’un outil unique. Le digital questionne notre rapport à la matière première, aux usages et à notre situation dans l’espace, abolissant les frontières physiques. Demain, la robotisation et l’utilisation décuplée de l’algorithme engendreront d’autres mutations.

Le design est interrogé en tant qu’outil de mise en forme de la modernité, accompagnateur et simulateur de changement. Il semble aujourd’hui en rupture avec ses fondamentaux (objets), devenu design de service, design citrique ou design social.

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Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon, Institut Néoténie pour la fin du travail / Neoteny Institute for the End of Work, Call center à échelle réduite, plantes et films en boucle, 2017. ©Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon

Digital labor et tiers-lieux

La biennale de Design Saint-Etienne se structure autour de deux symptômes clés : le digital labor, qui représente l’arrivée du numérique dans nos vies quotidiennes et réorganise complètement le travail en termes de temporalité, de lieux mais aussi de contractualisations et de revenus ; les nouvelles organisation du travail à travers l’existence des tiers-lieux (Fablab, co-working place… ). Ces deux approches centrales seront articulées à des problématiques connexes comme la question des savoir-faire dans les métiers, les processus, l’embauche, le corps dans le travail, les cycles de production, l’automatisation, le bureau, etc. Les  commissaires invités mèneront des réflexions autour de ces thématiques ; les points de vues divers et regards contradictoires constituant un panorama à un instant T sur un enjeu qui traverse la société et dont le design est un des acteurs.

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Si automatique ? (if automatic ?) – Eric Fache : Photocomposition montrant l’amplitude mouvement du bras robot qui peut atteindre 3.5m de haut. Épaule, coude, poignet sont articulés et guident la mine qui trace. Le robot est autonome et ‘choisit’ ce qu’il représente et comment il le fait. © Guillaume Crédoz

Tour d’horizons

Petit tour d’horizons sur les expositions à venir, en commençant par « La fin du travail », une carte blanche commandée au duo Degoutin & Wagon. Dans un call center abandonné, dévoré par les plantes de bureau d’intérieur, seront projetées en boucle des vidéos présentant des scènes de folies au travail. Entre aliénation et résistance, attitudes hostiles et stratégies multiples de survie, sera questionnée la fin du travail.

Dans « Extravailances #  Working Dead » l’anticipation sera de mise. Avec Didier Fiuza Faustino (artiste et architecte), Alain Damasio et Norbert Merjagnan (écrivains, auteurs de science-fiction) et le collectif Zanzibar, la science-fiction s’invite dans le design. Car les mutations s’accélèrent : celle des systèmes-experts contre les savoir-faire (critique de la multi-expertise donnée à tous par le biais du digital) ; des algorithmes contre la compétence sensible, des robots en lieu et place des gestes et des paroles. A travers mots, modules et sons, le visiteur sera immergé dans les récits à l’écoute des f(r)ictions.

 KVM – Ju Hyun Lee et Frédric Burel partent de la figure du « travailleur horizontal », né de formes inédites de sédentarisation et de l’étirement du temps de travail, générées par l’accélération des nouvelles technologies, de l’information et de la communication. « Cut & Care – A chance to Cut is a Chance to Care », cherche à lui proposer un avenir protectionniste au travers de dispositifs d’écoute disséminés dans l‘espace environnant, invitant le visiteur à se couper de l’espace environnant et dans le même temps à prendre soin de lui.

 

Ainsi, la biennale de design de Saint-Etienne semble s’orienter vers la mise en place de dispositifs architecturaux, plutôt que sur l’exposition d’objets ; un design dont l’immatérialité témoigne des mutations au travail. 

Amélie Luquain

 

 

L’ensemble du programme sur le site internet de l’événement

En quelques chiffres

10e édition – 1 parcours d’expositions (de 1 à 10) sur le site de la Cité du Design – 11 commissaires d’expositions internationaux – 30 lieux IN – 15 projets de l’Ecole Supérieure d’art et de design Saint-Etienne (ESADSE) – 9 écoles d’art et de design invitée par l’ESADSE – 9 labos mobiles d’entreprises

Comme invitée d’honneur cette année, Détroit, membre du réseau des villes créatives UNESCO de design et témoin de l’expérience d’une ville résiliente.