FAIRE 2018 : qui sont les lauréats de cette deuxième édition ?

Il y a quelques temps nous vous parlions du concours de design urbain FAIRE 2018 lancé par le Pavillon de l’Arsenal et la Ville de Paris, en collaboration avec MINI et le soutien de la Caisse des Dépots. Le 26 juin 2018, les 12 projets lauréats de cette deuxième édition d’appel à projets innovants ont été annoncés par l’adjoint à la Maire de Paris, Jean-Louis Missika.

Sur 261 projets reçus, 12 propositions explorant et interrogeant les usages et stratégies de l’espace urbain parisien ont été sélectionnées par un jury d’experts présidé par Jean-Louis Missaka. Selon lui, « les nouveaux usages et les nouvelles contraints dans l’espace public sont ds défis tant pour les designers que pour les élus. FAIRE DESIGN permet d’explorer de nouvelles manières de travailler ensemble. »

STRIES ET COMPAGNIE AIRE DE JEUX , Matali Crasset, designer

Matali Crasset propose un projet, entre sculpture et installation, qui n’interroge pas le monumental mais une échelle plus réduite et propose une vision du jeu expérimentale et inattendu. Le lien entre les différents espaces de jeu ne tient pas à une thématique mais à un effet d’optique combiné à l’utilisation d’une forme conique. Ces rythmes permettent de faire un équilibre subtil entre des formes suffisamment fermées pour se sentir à l’intérieur et assez ouvertes pour voir ce qui s’y déroule et rester au grand air.

STRIES ET COMPAGNIE AIRE DE JEUX , Matali Crasset, designer

INVENTER UNE SIGNALÉTIQUE MÉTROPOLITAINE, Enlarge your Paris, Magasins généraux

Afin de promouvoir le périmètre du Grand Paris, l’équipe propose d’implanter une signalétique métropolitaine dans les quartiers parisiens pour indiquer une série de destinations franciliennes remarquables et facilement accessible à vélo ou en transports en commun mais qui ne figurent pas aujourd’hui dans l’imaginaire des Parisiens.

 

INVENTER UNE SIGNALÉTIQUE MÉTROPOLITAINE, Enlarge your Paris, Magasins généraux

AIR DES CARRIÈRES, Emma Lelong et Rémi Nguyen, designers / Frédéric Blaise, Guillaume Duranel et Julia Lenoir, architectes

Réinterprétant le principe du puits canadien, le banc climatique, en terre crue, exploite l’air frais disponible dans les carrières parisiennes pour rafraîchir ponctuellement l’espace public parisien en période estivale.

 

AIR DES CARRIÈRES, Emma Lelong et Rémi Nguyen, designers / Frédéric Blaise, Guillaume Duranel et Julia Lenoir, architectes

BOSSAGE, h2o architectes – Charlotte Hubert, Jean-Jacques Hubert et Antoine Santiard GGSV (Gaëlle Gabillet & Stéphane Villard)

Utilisant la pierre du bassin parisien, le projet «Bossage» propose de reproduire, par usinage numérique sur des rochers, certains fragments du paysage architectural parisien pour adoucir la massivité des éléments protecteurs des monuments et leur inscription esthétique et psychologique dans le paysage urbain.

BOSSAGE, h2o architectes – Charlotte Hubert, Jean-Jacques Hubert et Antoine Santiard GGSV (Gaëlle Gabillet & Stéphane Villard)

EMBELLIR LES COINS, Leslie Gesnouin, designer

Cette étude propose de ré-investir les retraits d’alignements des rues de Paris, sortes de bugs urbanistiques délaissés, en y installant des formes sculpturales souples et ainsi proposer de nouvelles ambiance urbaines et une nouvelle relation au corps.

EMBELLIR LES COINS, Leslie Gesnouin, designer

PODOPHONE TERRAIN DE JEU GRAPHIQUE & SONORE, Pierre Charrié, designer industriel / Sandrine Nugue, designer graphique / Roland Cahen, compositeur, designer sonore et enseignant chercheur en musique AC3, studio de création visuelle

Pour réinventer l’espace public, l’équipe propose un moyen ludique pour les habitants de se le réapproprier, le détourner pour lui donner une tonalité plus humaine et musicale. Le podophone, est un jeu urbain dynamique basé sur la traduction visuelle du son et sa spatialisation qui reflète l’identité plurielle d’un quartier.

PODOPHONE TERRAIN DE JEU GRAPHIQUE & SONORE, Pierre Charrié, designer industriel / Sandrine Nugue, designer graphique / Roland Cahen, compositeur, designer sonore et enseignant chercheur en musique AC3, studio de création visuelle

OURHUB MADE FOR SHARING, Ourhub, start-up

Convaincu que lien social et résilience urbaine vont ensemble, la start-up danoise Ourhub propose une plateforme numérique de partage d’objets pour jouer dans la ville. Combinée avec des coffres qui contiennent des jeux «à partager», Ourhub a pour ambition de développer un quartier sociable, actif et jouable.

OURHUB MADE FOR SHARING, Ourhub, start-up

AÉRO-SEINE, Isabelle Daëron, designer / Ogi, bureau d’études / CSTB

Conçu par Isabelle Daëron, Aéro-Seine est une bouche de rafraîchissement qui, reliée au réseau d’eau non potable, permet en période de forte chaleur de contribuer à rafraîchir l’air ambiant grâce a un dispositif par débordement favorisant le contact entre l’eau et l’air.

AÉRO-SEINE, Isabelle Daëron, designer / Ogi, bureau d’études / CSTB

MIEL IN PARIS, Miel Factory & Silteplait

«Miel in Paris» a une ambition simple: ramener les abeilles dans l’espace urbain afin de faire prospérer l’éco-système parisien.

MIEL IN PARIS, Miel Factory & Silteplait

HIGH FIVE, Quentin Vaulot, designer

L’objectif est de proposer un mobilier offrant de multiples services pour les citoyens, un éco système support d’opportunités, tout en permettant de protéger les citoyens des nombreuses contraintes afférentes aux lieux. Maîtriser les flux, organiser la mobilité, réguler la circulation, interdire le stationnement, stopper les véhicules lourds à la manière des plots en béton pour assurer la sécurité des usagers.

HIGH FIVE, Quentin Vaulot, designer

SMART VÉLO PARKING, Vraiment vraiment

Le collectif Vraiment Vraiment propose d’engager une étude expérimentation pour densifier le maillage de stationnement vélo et mieux adapter les espaces de stationnement aux usages que rendent possibles et visibles les free float (“porte-à-porte intégral”).

SMART VÉLO PARKING, Vraiment vraiment

RÉSERVOIR D’EAU DE FAÇADE, Faltazi, Laurent Lebot et Victor Massip

Le duo des Faltazi propose la création de réservoirs de façade qui se substituent aux descentes d’eaux pluviales. L’eau de pluie, stockée dans ces citernes-tampons d’un nouveau genre ne rejoint plus directement les égouts. Elle est collectée et stockée pour une valorisation in situ: arrosage des balcons, des jardins en pied d’immeuble et des murs végétalisés.

RÉSERVOIR D’EAU DE FAÇADE, Faltazi, Laurent Lebot et Victor Massip