Le nouvel Apple Store de Macao par Foster + Partners, un havre de paix minimaliste où se mêlent technologie, design et nature

Foster + Partners vient de dévoiler son nouveau projet pour l’incontournable marque à la pomme croquée. Le tout récent Apple Store situé à Macao, le Las Vegas de la Chine, est un savant mélange entre un design minimaliste, nature et technologie.

Implanté sur une esplanade entourée de fourrés denses de bambous, l’Apple Store se compose d’une façade réalisée en pierre et composite de verre, ainsi que d’un atrium central végétalisé grâce à une mini bambouseraie. Les couches de verre sont recouvertes par de la pierre très mince, créant l’illusion d’un mur solide laissant passer la lumière.

Foster + Partners compare cet effet à une lanterne en papier ou à un vitrail, ajoutant  « nous voulions créer une oasis de paix« .

Pour la conception de cette lanterne technologique, Foster + Partners a collaboré avec Sir Jonathan Ive, responsable du design de la firme américaine.

La lumière chaude émanant de l’extérieur est destinée à fournir un contraste avec les lumières froides des éclairages et des appareils.

« Nous voulions créer quelque chose de très pur et simple – un bâtiment magnifique et élégant qui complète les sons, les images et les couleurs de Macao, tout en incarnant un sentiment de clarté et de quietude », a déclaré Stefan Behling chef de studio de Foster + Partners.

« Le design crée deux espaces distincts, l’un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur, empreints d’un sentiment de beauté authentique découlant de l’utilisation innovante de matériaux naturels. »

L’intérieur a été conçu comme l’inverse spatial de la place, avec un «bosquet» de bambou croissant au centre de l’espace. Les feuilles de bambou poussent vers l’étage supérieur, à travers une percée de forme carrée dans le sol.

On retrouve également un écran de bambou enveloppant l’extérieur du bâtiment.

La lumière du jour pénètre dans le bâtiment par des lucarnes installées en toiture mais aussi grâce à des puits de lumière linéaire éclairant l’escalier de pierre menant au premier étage.

 

Photographies de Nigel Young .

FAIRE 2018 : qui sont les lauréats de cette deuxième édition ?

FAIRE 2018 : qui sont les lauréats de cette deuxième édition ?

Il y a quelques temps nous vous parlions du concours de design urbain FAIRE 2018 lancé par le Pavillon de l’Arsenal et la Ville de Paris, en collaboration avec MINI et le soutien de la Caisse des Dépots. Le 26 juin 2018, les 12 projets lauréats de cette deuxième édition d’appel à projets innovants ont été annoncés par l’adjoint à la Maire de Paris, Jean-Louis Missika.

Sur 261 projets reçus, 12 propositions explorant et interrogeant les usages et stratégies de l’espace urbain parisien ont été sélectionnées par un jury d’experts présidé par Jean-Louis Missaka. Selon lui, « les nouveaux usages et les nouvelles contraints dans l’espace public sont ds défis tant pour les designers que pour les élus. FAIRE DESIGN permet d’explorer de nouvelles manières de travailler ensemble. »

STRIES ET COMPAGNIE AIRE DE JEUX , Matali Crasset, designer

Matali Crasset propose un projet, entre sculpture et installation, qui n’interroge pas le monumental mais une échelle plus réduite et propose une vision du jeu expérimentale et inattendu. Le lien entre les différents espaces de jeu ne tient pas à une thématique mais à un effet d’optique combiné à l’utilisation d’une forme conique. Ces rythmes permettent de faire un équilibre subtil entre des formes suffisamment fermées pour se sentir à l’intérieur et assez ouvertes pour voir ce qui s’y déroule et rester au grand air.

STRIES ET COMPAGNIE AIRE DE JEUX , Matali Crasset, designer

INVENTER UNE SIGNALÉTIQUE MÉTROPOLITAINE, Enlarge your Paris, Magasins généraux

Afin de promouvoir le périmètre du Grand Paris, l’équipe propose d’implanter une signalétique métropolitaine dans les quartiers parisiens pour indiquer une série de destinations franciliennes remarquables et facilement accessible à vélo ou en transports en commun mais qui ne figurent pas aujourd’hui dans l’imaginaire des Parisiens.

 

INVENTER UNE SIGNALÉTIQUE MÉTROPOLITAINE, Enlarge your Paris, Magasins généraux

AIR DES CARRIÈRES, Emma Lelong et Rémi Nguyen, designers / Frédéric Blaise, Guillaume Duranel et Julia Lenoir, architectes

Réinterprétant le principe du puits canadien, le banc climatique, en terre crue, exploite l’air frais disponible dans les carrières parisiennes pour rafraîchir ponctuellement l’espace public parisien en période estivale.

 

AIR DES CARRIÈRES, Emma Lelong et Rémi Nguyen, designers / Frédéric Blaise, Guillaume Duranel et Julia Lenoir, architectes

BOSSAGE, h2o architectes – Charlotte Hubert, Jean-Jacques Hubert et Antoine Santiard GGSV (Gaëlle Gabillet & Stéphane Villard)

Utilisant la pierre du bassin parisien, le projet «Bossage» propose de reproduire, par usinage numérique sur des rochers, certains fragments du paysage architectural parisien pour adoucir la massivité des éléments protecteurs des monuments et leur inscription esthétique et psychologique dans le paysage urbain.

BOSSAGE, h2o architectes – Charlotte Hubert, Jean-Jacques Hubert et Antoine Santiard GGSV (Gaëlle Gabillet & Stéphane Villard)

EMBELLIR LES COINS, Leslie Gesnouin, designer

Cette étude propose de ré-investir les retraits d’alignements des rues de Paris, sortes de bugs urbanistiques délaissés, en y installant des formes sculpturales souples et ainsi proposer de nouvelles ambiance urbaines et une nouvelle relation au corps.

EMBELLIR LES COINS, Leslie Gesnouin, designer

PODOPHONE TERRAIN DE JEU GRAPHIQUE & SONORE, Pierre Charrié, designer industriel / Sandrine Nugue, designer graphique / Roland Cahen, compositeur, designer sonore et enseignant chercheur en musique AC3, studio de création visuelle

Pour réinventer l’espace public, l’équipe propose un moyen ludique pour les habitants de se le réapproprier, le détourner pour lui donner une tonalité plus humaine et musicale. Le podophone, est un jeu urbain dynamique basé sur la traduction visuelle du son et sa spatialisation qui reflète l’identité plurielle d’un quartier.

PODOPHONE TERRAIN DE JEU GRAPHIQUE & SONORE, Pierre Charrié, designer industriel / Sandrine Nugue, designer graphique / Roland Cahen, compositeur, designer sonore et enseignant chercheur en musique AC3, studio de création visuelle

OURHUB MADE FOR SHARING, Ourhub, start-up

Convaincu que lien social et résilience urbaine vont ensemble, la start-up danoise Ourhub propose une plateforme numérique de partage d’objets pour jouer dans la ville. Combinée avec des coffres qui contiennent des jeux «à partager», Ourhub a pour ambition de développer un quartier sociable, actif et jouable.

OURHUB MADE FOR SHARING, Ourhub, start-up

AÉRO-SEINE, Isabelle Daëron, designer / Ogi, bureau d’études / CSTB

Conçu par Isabelle Daëron, Aéro-Seine est une bouche de rafraîchissement qui, reliée au réseau d’eau non potable, permet en période de forte chaleur de contribuer à rafraîchir l’air ambiant grâce a un dispositif par débordement favorisant le contact entre l’eau et l’air.

AÉRO-SEINE, Isabelle Daëron, designer / Ogi, bureau d’études / CSTB

MIEL IN PARIS, Miel Factory & Silteplait

«Miel in Paris» a une ambition simple: ramener les abeilles dans l’espace urbain afin de faire prospérer l’éco-système parisien.

MIEL IN PARIS, Miel Factory & Silteplait

HIGH FIVE, Quentin Vaulot, designer

L’objectif est de proposer un mobilier offrant de multiples services pour les citoyens, un éco système support d’opportunités, tout en permettant de protéger les citoyens des nombreuses contraintes afférentes aux lieux. Maîtriser les flux, organiser la mobilité, réguler la circulation, interdire le stationnement, stopper les véhicules lourds à la manière des plots en béton pour assurer la sécurité des usagers.

HIGH FIVE, Quentin Vaulot, designer

SMART VÉLO PARKING, Vraiment vraiment

Le collectif Vraiment Vraiment propose d’engager une étude expérimentation pour densifier le maillage de stationnement vélo et mieux adapter les espaces de stationnement aux usages que rendent possibles et visibles les free float (“porte-à-porte intégral”).

SMART VÉLO PARKING, Vraiment vraiment

RÉSERVOIR D’EAU DE FAÇADE, Faltazi, Laurent Lebot et Victor Massip

Le duo des Faltazi propose la création de réservoirs de façade qui se substituent aux descentes d’eaux pluviales. L’eau de pluie, stockée dans ces citernes-tampons d’un nouveau genre ne rejoint plus directement les égouts. Elle est collectée et stockée pour une valorisation in situ: arrosage des balcons, des jardins en pied d’immeuble et des murs végétalisés.

RÉSERVOIR D’EAU DE FAÇADE, Faltazi, Laurent Lebot et Victor Massip

 

Début de la construction du port d’innovation de MVRDV à Hambourg, un projet à usage mixte de 70 000 m2

Début de la construction du port d’innovation de MVRDV à Hambourg, un projet à usage mixte de 70 000 m2

La première pierre de fondation du nouveau port d’innovation de Hambourg a été posée, marquant ainsi le début de la construction de ce plan directeur à usage mixte étendu sur environ 70 000 m2 dans le hub high-tech du sud de la Hanse. Conçu par MVRDV, le projet relie les typologies portuaires existantes à la dynamique urbaine du site dans le but de faire émerger une diversité architecturale fédératrice d’innovation. 

C’est en 2016, que MVRDV, en collaboration avec l’agence berlinoise morePlatz pour le groupe HC Hagemann – l’une des plus anciennes entreprises de construction en Allemagne avec une tradition et une histoire remontant à 1869 – avait remporté le concours pour la conception du plan directeur du projet Hambourg Innovation.Localisé sur les rives de l’ancien Harburger Schloss, le projet du Hambourg Innovation Port offre une certaine flexibilité programmatique répondant aux besoins futurs. En effet, le plan directeur se compose entre autres de 6 300 m2 d’espace hôtelier, 5 400 m2 de salles de conférence, 26 000 m2 de bureaux, 9 600 m2 de laboratoires, 7 100 m2 de recherche et 7 800 m2 de parking intégré. Selon MVRDV, «le projet offre une grille de 1,35m qui offre suffisamment de flexibilité pour changer le programme et permet aux entreprises de toutes tailles d’occuper les différents bâtiments». En somme, environ 60 000 m2 de surface brute seront édifiés sur plusieurs phases de construction avec la création de 2 500 emplois et l’expansion de l’Université de technologie de Hambourg (TUHH). Le parc d’innovation développé par HC Hagemann  ambitionne de faciliter la mise en réseau des entreprises et de la science afin d’offrir les meilleures conditions préalables pour la mise en oeuvre d’une scène dynamique de start-up.

La densité et la mixité programmatique du plan urbain proposé par MVRDV garantit le développement d’une nouvelle zone urbaine vivante. Un accent particulier est mis sur la diversité du projet, à la fois d’une manière esthétique et typologique. La stratégie de phasage permet de réaliser Hambourg Innovation Port en différentes parties, de mandater différents architectes pour les bâtiments et de modifier le projet, car le programme pourrait changer dans les années à venir.

« Une partie du plan est l’idée d’un espace public diversifié dans lequel chaque section a son propre caractère« , explique Jacob van Rijs, co-fondateur de MVRDV. « Il y a un parc, un boulevard, une place, des espaces partagés et une promenade au bord de l’eau qui invite les employés de bureau à participer à des réunions extérieures et à des déjeuners en plein air créant un quartier animé au bord de l’eau. »

Reliés grâce à des passerelles et des ponts, les quatre bâtiments auront un léger revêtement de façade donnant une apparence cohérente à l’ensemble du projet tout en préservant l’identité de chaque volume. De plus, certains toits seront aménagés et partiellement équipés de terrasses et de panneaux solaires. Le plan comprendra également une piscine extérieure «flottante», selon les architectes.

Durant la traditionnelle cérémonie marquant le début du chantier, en plus des plans, d’un journal quotidien et quelques pièces de monnaie, un mini-réacteur et un tube à essai contenant le matériau le plus léger au monde ont été posés dans la première pierre de l’édifice. L’achèvement de la première étape est prévue pour le printemps 2019.

De nouveaux locaux « instagramables » pour la société éponyme signés Gehry Partners

La célèbre application Instagram qui a désormais atteint le milliard d’utilisateurs, vient de déménager dans un nouvel espace de travail au coeur de la Big Apple. Conçus par l’ agence d’architecture de Frank Gehry, les bureaux sont dotés de plusieurs décors où les employés et les visiteurs pourront prendre des photos et utiliser un studio de médias insonorisé.

© Jonathan Pilkington

C’est au 440 Broadway, l’ancien grand magasin Wanamaker près de l’Astor Place de Manhattan que la société de partage d’images a repris les étages supérieurs, où sa société mère Facebook a également des bureaux. Après son siège social à San Francisco, il s’agit des deuxièmes bureaux les plus importants d’Instagram. La société – lancée en 2010 – a ouvert un bureau à New York avec trois employés en 2015 et compte maintenant 290 employés dans la ville, avec des projets d’expansion.

© Jonathan Pilkington
© Jonathan Pilkington

« Quand nous avons commencé il y a huit ans, nous étions dans un tout petit bureau« ,explique le co-fondateur d’Instagram, Kevin Systrom.  « Au fur et à mesure que nous grandissions, nous avons commencé à réaliser que l’artisanat était une partie importante de ce que nous faisions, non seulement construire des produits, mais construire notre espace et construire notre équipe. »

© Jonathan Pilkington
© Jonathan Pilkington

Basée à Los Angeles, l’agence Gehry Partners était responsable de l’aménagement et des éléments structurels des bureaux, les architectes ont travaillé en étroite collaboration avec une équipe interne sur la conception des intérieurs et des installations.

Avec un plan d’étage expansif, de grandes hauteurs sous plafond et de grandes ouvertures, l’équipe a créé une séquence d’espaces autour d’un atrium central. Bien entendu, plusieurs espaces scénographiés ont été mis en oeuvre pour offrir des opportunités de photos.

Lorsqu’on entre dans les bureaux, on retrouve dans le lobby un mur d’accueil numérique, présentant une sélection d’images provenant des flux Instagram et les histoires des utilisateurs de l’application.

© Jonathan Pilkington
© Jonathan Pilkington
© Jonathan Pilkington
© Jonathan Pilkington

On retrouve également dans le couloir une sculpture organique réalisé en verre et changeant de couleur grâce à un éclairage contrôlé par l’utilisateur, un endroit idéal pour les selfies.

Un mur recouvert d’un dégradé coloré et un mur vert à côté de l’escalier sont également prévus comme toile de fond pour les photographies.

« Autour de l’espace, vous verrez des œuvres d’art de nos différents membres de la communauté, et nous les avons intégrés dans l’espace en toute transparence pour vraiment représenter qu’il s’agit d’une société d’art« , ajoute Systrom.

Divers espaces où s’alimenter sont regroupés au centre, on y retrouve un large choix allant d’un comptoir à jus et gelato « inspiré de l’esthétique cubaine-Miami des années 1930 » à un bar bien approvisionné appelé le Thirsty Flamingo décoré de surfaces couleur pêche.

© Jonathan Pilkington
© Jonathan Pilkington

En retrait des espaces de travail aux extrémités est et ouest, un coin bibliothèque a été prévu pour travailler au calme. De plus, des espaces dédiés aux réunions privées sont également proposés, ainsi qu’un studio insonorisé permettant d’enregistrer des interviews audio et filmées.

Les salles de conférence portent le nom de comptes Instagram populaires et de termes de recherche fréquemment utilisés, notamment Old Fashioned, Rainbow Bagel, Blair Waldorf, Rich Dogs d’Instagram et All Black Everything.

« C’est tellement spécial de pouvoir entrer dans un espace qui est vraiment Instagram, c’est conçu et spécial« , s’enthousiame Systrom.

© Jonathan Pilkington
© Jonathan Pilkington

L’impact d’Instagram sur l’architecture et les intérieurs a considérablement augmenté depuis le lancement de l’application en 2010. Il y a quelques temps, lors de notre rencontre avec S’il te plait, les membres du groupe étaient relativement unanimes sur la relation entre l’architecture et Instagram, ainsi que sur l’attrait des projets dans leur représentation graphique et la photogénie des constructions pour une meilleure communication via l’application.

Mike Krieger, co-fondateur de l’entreprise, a également déclaré avoir remarqué que la plateforme influence le design d’intérieur.

Un sanctuaire des droits de l’homme, la Magna Carta révisitée par Mark Wallinger et Studio Octopi

Une œuvre d’art architecturale signée Mark Wallinger en collaboration avec l’agence d’architecture Studio Octopi a été inaugurée à Runnymede dans le comté anglais de Surrey. Composée d’un labyrinthe et d’un bassin réfléchissant, appelé Writ in Water, l’installation commémore la signature de la Magna Carta.

Il y a plus de 800 ans, c’est dans ce même pré de Runnymede que les barons féodaux ont forcé le roi John à sceller la Magna Carta – un moment fondateur dans l’élaboration de la common law à travers le monde. Intitulée «Writ in Water», l’installation célèbre la signification durable de la charte et a été conçue pour offrir un environnement immersif de contemplation et de réflexion.

En développant le concept, l’artiste Mark Wallinger s’est inspiré de l’article 39 de la Magna Carta, qui stipule que «aucun homme libre ne doit être saisi ou emprisonné, ni déchu de ses droits ou possessions, ni proscrit ou exilé, ni privé de sa qualité dans toute Ainsi, nous ne procéderons pas contre lui de manière forcée, et nous ne l’enverrons pas autrement que par le jugement légitime de ses semblables ou par la loi du pays ».

Les visiteurs entrent par une porte et peuvent tourner à gauche ou à droite pour se promener dans un labyrinthe menant à un espace central où une piscine circulaire se trouve sous un puits de lumière.

Les architectes de Studio Octopi ont conçu ce projet en utilisant des coudées, une ancienne unité de mesure, et l’ont réalisé  à partir de pisé fabriqué à base de gravier de carrière mélangé avec du ciment.

Décrite comme une «œuvre d’art architecturale», Writ in Water est conçue pour être un lieu où les visiteurs peuvent contempler les principes de la common law et de la justice.

Une inscription renversée s’inscrit à l’intérieur de la piscine énonçant l’article 39 de la Magna Carta dans le reflet de l’eau.

L’anneau de lettrage reflète celui du sceau de la charte historique, qui a été signé à Runnymede en 1215 comme les barons féodaux ont cherché à réduire les pouvoirs d’une monarchie absolue.

« Il était important qu’elle semble pousser hors de la terre, comme si elle déposait ses propres sédiments. »

Le Royaume-Uni n’ayant pas de constitution officielle, ce document est considéré comme marquant le premier pas vers la démocratie et l’inscription des droits de l’homme dans le pays.

La piscine immobile rappelle les polices d’une église, bien que le document contraignant était une tentative de restreindre le droit divin des rois.

«Dans Writ in Water, l’utilisation de la réflexion pour rendre le texte lisible s’oppose à l’idée d’une loi gravée dans la pierre: Magna Carta a restreint ce droit divin et a émis le premier décret séculier», explique Mark Wallinger.

Le titre de l’ouvrage est tiré de l’inscription sur la pierre tombale du poète romantique anglais John Keats: « Ici se trouve celui dont le nom a été écrit dans l’eau. »

« Keats, bien que désespéré de son héritage devait devenir l’un des immortels et ses mots vivent à nouveau quand appris et répété par la génération suivante », poursuit Wallinger. »De même, bien que Magna Carta ait établi la loi et les principes naissants des droits de l’homme, le Royaume-Uni n’a pas de constitution écrite. ce qui semble être un droit d’aînesse doit être appris à maintes reprises et avoir un sens. si les mots sont éphémères ou éternels est à nous. »

 

Le projet a été commandé par Trust New Art , un programme d’art contemporain du National Trust .

 

BIG : entre l’architecture et le design il n’y a qu’un pas !

La célèbre agence d’architecture BIG a designé un vase en céramique en édition limitée à l’image d’un immense pavillon gonflable conçu en 2016 par Bjarke Ingels et son équipe.

Composé de sphères jointes qui ressemblent à un groupe de bulles, le vase en porcelaine est une réplique à échelle réduite d’une partie d’un pavillon gonflable que BIG avait imaginé conçu pour l’édition annuelle du festival de musique de Roskilde, au Danemark. Décrite par BIG comme un «pavillon de nuage ressemblant à une bulle», la structure blanche bulbeuse recréant une canopée de 120 m² abritait le stand de t la brasserie danoise Tuborg.

L’objectif de ce projet appelé Skum – le mot danois pour mousse, était de rappeler aux visiteurs les châteaux gonflables de leur enfance. Le pavillon est passé de plat à complètement gonflé en seulement sept minutes, et a été maintenu gonflé tout au long du festival grâce à une paire d’éoliennes intégrées. Des lumières LED à variation de couleurs permettaient à la structure de changer régulièrement son apparence.

Le vase Skum en porcelaine blanche mate, qui mesure 17,8 centimètres de haut et 13,4 centimètres de large, a été produit par la plateforme de design d’intérieur Mosss .

La société basée à San Francisco a créé le vase en l’honneur d’un récent atelier vidéo en collaboration avec Bjarke Ingels. Le bref set de BIG by Mosss consistait à concevoir un petit objet domestique basé sur l’un de ses designs.

Le design a été réalisé en utilisant un logiciel de modélisation 3D, ce qui a permis aux architectes de voir et d’évaluer toutes les dimensions du vase avant de créer des prototypes physiques. Après que le formulaire ait été décidé, le studio a créé des prototypes imprimés en 3D, testant différentes tailles avant de décider de l’échelle actuelle.

La conception finale est faite de porcelaine de haute qualité, qui est soigneusement poncé et fini à la main, tandis que l’intérieur est scellé pour être étanche à l’eau.

« Comme l’installation gonflable, le vase Skum a une forme de bulle et capture un sens de la créativité, de la fantaisie et du jeu« , a déclaré Mosss. « Alors que le pavillon continue à parcourir le monde des festivals de musique aux foires d’art, une petite fraction de celui-ci peut maintenant peupler les maisons privées, réincarnées en vase Skum.« 

The London Mastaba : Christo dévoile une sculpture flottante géante !

L’artiste de 83 ans, Christo, vient de terminer The London Mastaba, une sculpture de 20 mètres de haut composée de 7 506 barils peints et fixés à des échafaudages. Flottant sur le lac Serpentine de Londres, la sculpture temporaire évoque les formes trapézoïdales des tombeaux  traditionnels appelés mastaba. Cette oeuvre est la réalisation du rêve partagé du duo artistique, formé par Christo et sa défunte épouse Jeanne-Claude, de créer une version flottante de la forme qui les a fascinés pendant un demi-siècle. 

© Wolfgang Volz

Certaines de leurs œuvres pionnières se rapprochent du Land art en raison de leur gigantisme, ou plus généralement, de leur réalisation hors des traditionnels sites ; atelier, galerie, musée. Le couple refuse cependant l’appellation « Land Art », précisant que ses interventions ne sont jamais réalisées dans le désert : un argument assez discutable au regard de la diversité des pratiques de ce mouvement artistique qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Ils s’intéressent à la structure, à l’usage, à la beauté ou à la dimension symbolique des lieux sur lesquels ils interviennent temporairement.

© Wolfgang Volz

Le Mastaba de Londres a conservé son indépendance vis-à-vis des galeries, des subventions gouvernementales ou des mécènes, puisqu’il a été entièrement autofinancé. Comme pour toutes les installations de Christo et Jeanne Claude, l’argent a été recueilli grâce à la vente d’œuvres d’art originales. Il n’y a pas d’assistants; toutes les pièces sont faites par l’artiste.

© Wolfgang Volz

« J’ai grandi dans un temps terrible en Bulgarie stalinienne, je me suis échappé de là à l’âge de 21 ans pour être artiste, libre, sans retenue« , raconte Christo. « Je ne vais pas donner un millimètre de ma liberté [loin] et endommager mon art« .

« C’est pourquoi je fais les choses que j’aime faire« , a ajouté Christo. « Personne ne fait ces choses, elles sont décidées par nous, personne ne nous a demandé de construire un mastaba, c’est tout le désir irrésistible de faire des œuvres d’art. »

© Wolfgang Volz

Le London Mastaba est la première sculpture à grande échelle de Christo et Jeanne-Claude à être réalisée au Royaume-Uni.

La construction a débuté le 3 avril 2018 par une équipe composée de JK Basel, de Deep Dive Systems et de Coventry Scaffolding, avec l’aide d’ingénieurs de Schlaich Bergermann Partner.

Le polyéthylène à haute densité imbriqué a été utilisé pour créer une plate-forme flottante qui est maintenue en place par 32 ancres pesant chacune 6 tonnes. Les barils sont soutenus par un cadre en acier et un système d’échafaudage. La sculpture entière pèse 600 tonnes et couvre un pour cent de la surface du lac.

© Wolfgang Volz

Aux extrémités des barriques une mosaïque peinte en rouge, bleu et mauve crée un effet de style impressionniste contre l’horizon de Londres et dans le reflet scintillant du lac. Un rouge différent coupé de bandes de blanc a été utilisé pour les faces inclinés de chaque côté. Christo a choisi le jeu de couleurs spécifiquement pour interagir avec le vert et le bleu du parc public et de son lac, et l’horizon de Londres contre son ciel notoirement changeant.

 

© Wolfgang Volz

Le Mastaba de Londres flottera sur le lac Serpentine à Hyde Park – visible gratuitement par le grand public – jusqu’au 23 septembre 2018.

UNStudio conçoit le téléphérique d’IJbaan: une connexion de transport public rapide, écologique et évolutive à Amsterdam

UNStudio conçoit le téléphérique d’IJbaan: une connexion de transport public rapide, écologique et évolutive à Amsterdam

UNStudio a achevé la conception de l’IJbaan: le futur téléphérique d’Amsterdam, commandé par la Fondation IJbaan (Stichting IJbaan). L’IJbaan est une initiative citoyenne «Amsterdammer» populaire, lancée en 2015 par une campagne de crowdfunding menée par Bas Dekker et Willem Wessels et maintenant soutenue par la municipalité d’Amsterdam. Son objectif est de créer une nouvelle connexion à travers l’IJ à l’occasion du 750e anniversaire d’Amsterdam en 2025.

La ligne de tramway d’un kilomètre et demi est une liaison de transport public propre et rapide entre deux zones résidentielles en pleine expansion: Amsterdam-Ouest et Amsterdam-Noord / NDSM. La conception se compose de trois pylônes élancés et deux stations: NDSM Marina sur la rive nord et Minervahaven au sud. Le téléphérique est conçu de manière flexible, de sorte qu’à l’avenir, l’itinéraire peut être élargi pour inclure une troisième station, créant ainsi une connexion avec Hemknoop, Sloterdijk Station ou même Westergasfabriek et Westerpark, en fonction de la croissance et des besoins.

Mobilité unique

La voie du téléphérique s’étend sur un kilomètre et demi et prendra 4,6 minutes pour effectuer un trajet complet à une vitesse moyenne de 21,6 kilomètres par heure. Les cabines de passagers ont une capacité de 32 à 37 passagers, avec des cabines de bicyclettes supplémentaires pouvant accueillir de 4 à 6 vélos.

« Un téléphérique est un système de transport public extrêmement durable. C’est un moyen de transport très rapide et écologique, qui attire les cyclistes, les navetteurs, les étudiants, les résidents et les visiteurs. A Amsterdam, vous constatez un besoin croissant de connexions à travers le JI, avec le nouveau métro et les nouveaux ponts. La ville se développe énormément et un tel «pont aérien» contribue au développement de toute la région. Le transport aérien réduit également la pression croissante sur la circulation et le réseau de transport existant au sol. Ce n’est pas seulement efficace mais aussi amusant. Les gens vont voir et vivre leur ville d’une toute nouvelle manière « , déclare  Ben van Berkel.

Mâts sculpturaux

Pour permettre aux grands navires de passer le long de la voie navigable IJ, les tours varient en hauteur, atteignant 46 mètres à 105 mètres de chaque côté de l’eau, et jusqu’à 136 mètres au milieu. Cependant, les tours sont entièrement conformes aux exigences du patrimoine mondial de l’UNESCO de la capitale néerlandaise. Tout en enrichissant la ligne d’horizon d’Amsterdam, les mâts ne sont pas visibles depuis le célèbre canal du centre-ville d’Amsterdam.

Les trois tours élancées du téléphérique permettront à la zone urbaine dense d’Amsterdam de se développer, tout en respectant le passé de la ville. La forme des tours elles-mêmes fait directement référence au passé industriel robuste d’Amsterdam des ports et des grues de navire. Leur forme sculpturale pataugeant dans l’eau s’efforce d’équilibrer le jeu avec élégance.

Les carrefours sociaux
Les gares de téléphérique ne sont pas seulement conçues comme des carrefours de transport pour les piétons, les cyclistes et les transports en commun, mais aussi comme une destionation en soi. Le Minervastation est conçu comme un nouveau lieu de rencontre pour le quartier occidental en pleine croissance, créant une place urbaine dynamique sur l’eau avec des installations de restauration et de bar. La station marine de NDSM sur la rive opposée fournit un hub de transport pour le hotspot culturel naissant dans le nord, avec un arrêt d’autobus, un stationnement de bicyclette et un point de vue.

Le téléphérique, en tant que moyen de transport, s’inscrit dans la mission d’UNStudio de développer des concepts d’architecture et de design urbain à l’épreuve du futur, rendant le cadre de vie plus sain. La piste s’inscrit également dans l’ambition d’Amsterdam d’être l’exemple européen de l’innovation urbaine, avec un système de transport public «tout électrique» durable, parfaitement lié aux modalités de transport public existantes.

« On s’attend à ce que cette liaison rapide et fréquente entre l’Ouest et le Nord n’ait pas un trafic régulier, mais aura également un effet positif sur le trafic cycliste car elle relie les réseaux existants des deux côtés de l’IJ. ajout intéressant à la ville et la vue du port, contribuant à la propagation du tourisme dans la ville.  » 
Bas Dekker,

Göteborg Cable Car

En tant que concepteur du pont Erasmus à Rotterdam, UNStudio a pour tradition de construire des ponts et de relier les communautés à l’eau. Plus tôt cette année, notre design pour le téléphérique de Göteborg a été choisi comme design gagnant pour célébrer le 400ème anniversaire de la ville. Le nouveau concept de téléphérique comprend une connexion de trois kilomètres entre le centre historique de Göteborg et les nouveaux quartiers de la ville situés de l’autre côté de la rivière. L’achèvement du projet avec six tours et quatre stations est prévu pour 2021.