Normal Studio signe le nouveau parcours de la Folle histoire du Design du MAD

Normal Studio signe le nouveau parcours de la Folle histoire du Design du MAD

Entamée en 2013 avec l’arrivée d’Olivier Gabet à la direction du Musée des Arts Décoratifs, la réflexion autour d’une relecture des collections du département moderne et contemporain arrive à son terme avec l’ouverture le 19 octobre 2018 d’un nouveau parcours. La scénographie est signée par les designers Eloi Chafaï et Jean-François Dingjian, fondateurs de Normal Studio. 

 

 

Proposant une vision à la fois globale et transversale des collections, le duo donne à voir sept décennies du design à travers une histoire qui débute au 3 ème étage . Retour sur une visite sens dessus dessous ! 

Privilégiant une approche thématique et pluridisciplinaire l’exposition embrasse pleinement la nouvelle identité de l’institution qui propose une présentation inédite de l’histoire des formes et des usages. Elle permet de découvrir l’évolution culturelle de la société à travers ses artefacts.

Articulées autour de grandes figures du design moderne comme Philippe Starck, Roger Tallon, Charlotte Perriand ou encore Jean Prouvé, les galeries invitent le visiteur à cheminer des arts décoratifs à la mode en passant par les jouets, les verres ou la photographie.

 

La folle histoire du design à travers un nouveau parcours

 Le parcours débute au 3ème étage ou le public découvre au travers une série de six salles, autrefois dédiées à des galeries d’étude, d’importantes scènes de l’histoire du design. Qu’il s’agisse de l’oeuvre prolifique de Starck, de modèles exclusifs de la Galerie Steph Simon ou des créations réalisées par outils numériques, le travail réalisé par le Normal Studio manifeste avant tout une réflexion particulière sur le principe de monstration des oeuvres, gommant la distance visiteur-objet.

 

Nouveau principe de monstration des oeuvres

 

La scénographie constituée d’éléments simples (estrades, socles, stèles, vitrine) est organisée en fonction d’une grille et témoigne d’une grande flexibilité. Chaque alcôve est ainsi aménagée avec la même gamme de mobilier, sur la même trame, mais selon une organisation propre à chaque oeuvre.

La visite se poursuit au 5ème étage, au niveau du Pavillon de Marsan. Une transition difficile pour le duo de designers, qui insiste sur la spatialité complexe du musée. Ne dérogeant pas à leur image de « touche à tout » et travaillant à différentes échelles, Normal Studio assure néanmoins  grâce à certains procédés habiles de signalétique, la cohérence du projet envisagé dans sa globalité permettant une fluidité dans la circulation.

 

Déshabiller l’espace pour revenir à l’architecture d’origine

Dans la continuité de leur démarche élémentaire, Normal Studio imagine pour le Pavillon de Marsan une série de transformations. Afin de garantir lumière et transparence, les mots d’ordre du projet, le duo a dû entièrement repenser la structure du pavillon privilégiant une enveloppe très légère au service des oeuvres. En redonnant à voir au visiteur les vues spectaculaires sur Paris et ses incroyables perspectives, Normal Studio parvient à faire entrer la ville dans le musée qui, dès lors, fait partie intégrante de l’expérience muséale.

Géométries sud, du Mexique à la terre de feu

Géométries sud, du Mexique à la terre de feu

 De l’art populaire à l’art abstrait, l’exposition Géométries Sud, du Mexique à la Terre de Feu rassemble quantité d’oeuvres de la période précolombienne jusqu’aux productions les plus contemporaines. Du 14 octobre 2018 au 24 février 2019 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.  

Quelques semaines après le retentissant succès de l’exposition Freeing Architecture, la Fondation Cartier revient avec un tout nouveau décor aux couleurs riches et variées de l’Amérique Latine. De la céramique à la peinture corporelle en passant par la sculpture, l’architecture ou la vannerie, l’exposition dont le propos se veut transversal, célèbre la richesse et la variété des motifs, couleurs et figures dans l’art latino-américain.

L’architecture mise à l’honneur !

Au rez-de-chaussée le bolivien Freddy Mamani, la vénézuélienne Gego ou encore les paraguayens Solano Benítez et Gloria Cabral démontrent la modernité trop souvent négligée de l’art architectural latino-américain.

S’ouvrant sur une salle de bal spécialement transposée pour l’occasion par l’architecte bolivien, les couleurs de l’exposition explosent nous plongeant dans l’esprit des fêtes populaires andines.

Dans la grande salle les paraguayens, lauréats du lion d’or de la Biennale d’Architecture de Venise en 2016, imaginent une oeuvre monumentale basée sur le principe de répétition. Utilisant leurs matériaux de prédilection, le béton et la brique, ils conçoivent des modules aux lignes géométriques prononcées oscillant habilement entre plein et vide, et rendant la rencontre avec les oeuvres de Gego d’autant plus surprenante.

L’artiste vénézuélienne joue en effet elle, de l’infinie possibilité de la ligne pour créer ses oeuvres réticulées dont la spatialité passe nécessairement par la transparence.

Géométries Sud

De la même manière que la géométrie préside à l’architecture, l’exploration des motifs géométriques constitue le trait commun de la majorité des oeuvres présentées à l’étage inférieur de la Fondation Cartier.

Les toiles modernistes de Joaquín Torres García et les sculptures néo-concrètes d’Hélio Oiticica trouvent dans les photographies de Pablo López Luz, dans les peintures de Guillermo Kuitca ou dans l’installation d’Olga de Amaral, toutes liées aux formes de l’architecture précolombienne, un reflet inattendu. Des artistes rares et longtemps oubliés sont également mis en lumière ; ainsi, les toiles de paysages urbains quasi abstraits d’Alfredo Volpi et les photographies de peintures murales du Nordeste brésilien d’Anna Mariani sont l’expression du raffinement formel des cultures populaires.

Spectacle assuré dans ce parcours d’oeuvres monumentales et colorées.

 

 

Du 10 au 20 octobre : la Biennale d’Architecture et d’Urbanisme de Caen

Du 10 au 20 octobre : la Biennale d’Architecture et d’Urbanisme de Caen

« Faire battre le coeur des villes », c’est le pari fou de la 5ème édition de la Biennale d’Architecture et d’Urbanisme de Caen. 

Renouveler la pensée urbaine et encourager à la réflexion sur la mutation des villes, voila l’ambition de la biennale. Articulée autour de l’exposition « Inventer la ville…dont vous êtes le héros », cette 5ème édition est consacrée aux centres-villes. Un thème qui interpelle tout un chacun !

Au programme, rencontres, films, débats, expositions ou encore ateliers, le tout avec pour seul objectif de « faire battre le coeur des villes ».

Près d’une vingtaine d’architectes, d’urbanistes et de spécialistes sont ainsi attendus pour exposer leur travaux et débattre avec le public. Parmi eux Jean Paul Viguier, Alexandre Chemetoff ou encore Corinne Vezzoni, qu’on ne vous présente plus ! 

La bibliothèque d’OMA, le Dôme de Bruther Architectes et bien d’autres lieux de l’agglomération se transformeront à cette occasion en espaces d’échange et de partage entre visiteurs et professionnels. Une manière d’appréhender les lieux autrement et de redonner, tout simplement, l’envi de ville.  

Soirée d’ouverture et inauguration de l’exposition « Inventer la ville…dont vous êtes le héros » le mercredi 10 octobre 2018 au Pavillon à Caen. 

Pour plus d’informations :

www.insitu-caen.com

Conférence de l’architecte Bernard Desmoulin autour du Musée de Cluny

Conférence de l’architecte Bernard Desmoulin autour du Musée de Cluny

Bernard Desmoulin tiendra une conférence le 13 Septembre prochain à 19h au Pavillon de l’Arsenal dans le cadre de la série « 1 architecte, 1 bâtiment » où il présentera son projet pour le Musée de Cluny.

Bernard Desmoulin, 64 ans, lauréat de l’Équerre d’argent 2009, cet ancien collaborateur de Ieoh Ming Pei qui fut également pensionnaire à la villa Medicis de Rome vient d’achever la nouvelle entrée du Musée du Moyen-Âge situé dans le 5ème arrondissement, en plein cœur géographique et historique de la capitale. Découpé en 4 phases, le projet de rénovation du Musée de Cluny s’inscrit dans une optique de valorisation de sa richesses patrimoniale et culturelle, passant notamment par la restauration des monuments, la construction d’un nouvel accueil, la refonte muséographique et la rénovation des espaces extérieurs.
Spécialiste des édifices culturels et patrimoniaux, l’architecte se dit « allergique » au geste spectaculaire préférant la simplicité et le dialogue avec le lieu. « Quand j’interviens sur un site ancien, je continue une histoire« , déclare le principal intéressé.
Véritable curieux dans l’âme, l’architecte aime observer, déambuler dans Paris, être ému, mais surtout déménager tous les cinq ans pour découvrir de nouveaux quartiers, de nouvelles architectures urbaines. Un perpétuel renouveau, source de son inspiration.
« Quand j’interviens sur un site ancien, je continue une histoire. La vraie modernité, c’est celle qui se mesure au passé et est à l’aise dans son époque. »
Le nouvel accueil imaginé par Bernard Desmoulin, marque la volonté de l’architecte de créer un lien entre les différentes époques. Avec ses façades recouvertes de modules en fonte d’alluminum aux dimensions variées permettant de refléter les rayons du soleil, l’extension aux tons mordorés fait écho aux mêmes teintes qui recouvrent encore les pierres datant de l’Antiquité. « L’accueil qu’il a imaginé pour le musée de Cluny est une création respectueuse, explique Élisabeth Taburet-Delahaye, la directrice du musée. C’est un homme à l’écoute, patient et tenace. »
« Au Musée de Cluny, au coeur de Paris, notre propos n’était pas celui d’une hypothétique intégration à cette magnifique suite bâtie entre les IIe et XXIe siècles, mais une sorte de digression architecturale née d’un besoin d’éclectisme face aux pesantes théories d’une réalité désenchantée. Au regard de cet ensemble historique, le nouvel accueil de Cluny, n’est qu’une bague au doigt qui désigne au passant le renouveau d’un Musér, poursuivant ainsi la belle idée de la ville romaine qui se construit lentement sur elle-même.« 
Appel à projet : Trophée béton Écoles récompense les jeunes diplômés en architecture

Appel à projet : Trophée béton Écoles récompense les jeunes diplômés en architecture

 

Le Trophée béton, organisé par les associations Bétocib, CIMbéton et la Fondation Ecole Française du Béton, sous le patronage du Ministère de la Culture et de la Communication, a pour but de révéler les jeunes diplômés des écoles d’architecture françaises, de les parrainer et de leur offrir une visibilité à l’orée de leur vie professionnelle. 


Le concours s’adresse à tous les étudiants des écoles d’architecture françaises inscrits en projet de fin d’étude (PFE), ou jeunes diplômés de moins de un an. Les candidats peuvent se présenter soit de manière individuelle, soit en équipe constituée au minimum d’un étudiant architecte et pouvant également intégrer un étudiant architecte et/ou un étudiant ingénieur.

Les candidats architectes n’ayant pas constitué d’équipe mais souhaitant bénéficier de l’accompagnement d’un étudiant ingénieur, peuvent en faire la demande.La remise des prix de la 7è édition du Trophée aura lieu en janvier 2019 à la Maison de l’architecture en Ile-de-France. Ne pourront être sélectionnés que les étudiants ayant obtenu leur Projet de Fin d’Étude (PFE) aux sessions 2017 et 2018.

Le Trophée béton Écoles invite les futurs professionnels à s’interroger sur les qualités esthétiques, techniques et environnementales du matériau béton. Il prime les PFE (projet de fin d’étude) dont l’architecture et les performances constructives mettent en valeur l’utilisation du matériau béton. Tous les projets de fin d’étude peuvent être présentés, quels que soient leur échelle ou leur programme, pourvu qu’ils répondent au cahier des charges.

Grâce à ses déclinaisons multiples, le béton occupe une place dominante dans l’architecture et offre une grande liberté aux concepteurs, tant sur le plan esthétique que technique. Bien que centenaire, le béton est un matériau jeune. Matériau de prédilection du XXe siècle, il a largement participé au développement de l’architecture moderne. Par son caractère universel, ce matériau continu et polyfonctionnel, s’adapte aussi bien à l’architecture organique qu’au rationalisme ou au minimalisme. La richesse de ses potentialités plastiques et structurelles, qui conservent toute leur actualité au XXIe siècle, mérite d’être explorée en permanence. C’est pourquoi, afin de sensibiliser les jeunes générations aux qualités intrinsèques du matériau et de favoriser le développement d’une réflexion architecturale innovante pour son utilisation, les associations Bétocib, CIMbéton et la fondation EFB sont à l’origine de la création d’un Trophée béton annuel faisant appel à l’imagination des étudiants des écoles d’architecture.

Ce concours a aussi pour objectif d’aider les étudiants à développer leur réflexion et à faire connaître leurs idées en matière d’architecture. Il leur offre une première tribune professionnelle.

Les projets inscrits au Trophée béton Ecoles ont pour base le PFE de l’étudiant, qui peut être complété pour répondre au cahier des charges.

Pour une adéquation au cahier des charges, les candidats peuvent développer certains aspects techniques de leur projet de fin d’étude (PFE), avant ou après obtention de leur diplôme. Ils pourront s’ils le souhaitent, s’allier des compétences supplémentaires en constituant des équipes pluridisciplinaires. Par ailleurs, les étudiants inscrits en bi-cursus architecte-ingénieur pourront également participer au concours.

Les candidats seront évalués selon des critères tels que leur démarche personnelle dans l’utilisation judicieuse du béton, la qualité architecturale de leur projet, leur approche structurelle et constructive ainsi que sur la prise en compte des exigences thermiques et environnementales des réglementations en vigueur.

Leur réflexion sur les possibilités multiples du matériau, les différentes innovations, sur la peau : texture, matières, finesse, épaisseur, couleur, sera également prise en compte. Ils devront se conformer aux éléments de rendu (voir section rendu).

 

Les prix se répartissent de la manière suivante :

  • 1er prix : 5000€
  • 2e prix : 4000€
  • 3e prix : 3000€
  • 4e prix : 2000€

Pour s’inscrire et retrouver toutes les modalités de participation au concours rendez-vous sur www.trophee-beton.com 

Les questions concernant le règlement peuvent être adressées par email au secrétariat du concours jusqu’à la date limite de clôture des inscriptions : info@trophee-beton.com.

 

 

 

Les Architectes du Grand Paris Express, saison 2 ça continue : 4 dates à ne pas manquer !

Les Architectes du Grand Paris Express, saison 2 ça continue : 4 dates à ne pas manquer !

Saison #2 « Les Architectes du Grand Paris Express » reprend du service à la rentrée avec un rendez-vous chaque premier mercredi du mois de 19h à 20h30

La Société du Grand Paris organise, en partenariat avec la Maison de l’Architecture en Île-de-France, une deuxième saison de huit conférences, au cours desquelles les architectes mais aussi les artistes, urbanistes, designers et paysagistes du Grand Paris Express racontent leur travail.

Fort du succès rencontré par la première saison du cycle de conférences autour des architectes des futures gares du Grand Paris Express, qui a réuni plus de 1 500 personnes d’avril à décembre 2017, la Société du Grand Paris organise, en partenariat avec la Maison de l’Architecture en Île-de-France, une deuxième saison d’exposés et de débats sur la création du nouveau métro.
Ce nouveau cycle de 8 conférences ayant débuté le mercredi 4 avril 2018, se poursuit à la rentrée après une pause estivale. Quatre rencontres sont programmées au cours de ce dernier tiers de l’année 2018 où les architectes en charge de la conception des gares y présenteront leurs projets, afin d’engager le dialogue sur ces ouvrages d’art qui combinent enjeux techniques, urbains et architecturaux. Dans le cadre de ces conférences thématiques, la parole des architectes sera complétée de celles des artistes, designers, urbanistes et paysagistes qui donnent vie au réseau. Ainsi, les enjeux relatifs à la conception des espaces publics autour des gares, à l’intégration d’œuvres d’art dans les espaces du métro ou au déploiement de démarches artistiques et culturelles sur les chantiers seront abordés.

Mercredi 05 septembre : Avec les collectifs impliqués dans le programme artistique et culturel des Chantiers Partagés 

  • Agrafmobile /Malte Martin
  • COAL
  • Collectif Parenthèse
  • Collectif Ne Rougissez Pas
  • Si architectes
  • Yes We Camp

Mercredi 3 octobre : Les places du Grand Paris Express : urbanisme, paysage et architecture

Mercredi 7 novembre

  • Marc Barani -Atelier Barani
  • Daniel Jongtien – Benthem Crouwel Architects
  • Yves Pagès – Explorations Architecture

Mercredi 5 décembre

Entrée libre (dans la limite des places disponibles)
Inscription par ICI 
Chapelle des Récollets – Maison de l’Architecture en Île-de-France

Concours de Micro-architecture : Mini Maousse 7

Concours de Micro-architecture : Mini Maousse 7

Mini Maousse invite une jeune génération d’étudiants en architecture, art, design, paysage ou ingénierie à s’engager dans un processus de recherche-action. Cette année Mini Maousse propose de concevoir une Virtual Schŏla, une ebox à l’ère du cloud.

Ce concours est le seul qui invite une jeune génération d’étudiants en architecture, art, design, paysage ou ingénierie à s’engager dans un processus de recherche-action. Une confrontation pluridisciplinaire qui est un facteur de richesse de par la diversité des points de vue. L’objectif de ce concours est de concevoir une petite architecture qui fasse le maximum. Prouver par l’exemple que la petite échelle peut se décliner en architecture à travers de multiples projets et objets rivalisant d’inventivité et de poésie. À chaque session, un thème est proposé: «L’éloge du petit», «Minimaisons roulantes», «Pop-up box pour rituel d’été», «Construire XXS pour les plus petits», «Les cuisines de rue», «La nouvelle maison des jours meilleurs»

Mini Maousse c’est :

• une plate-forme de réflexion sur une thématique de société proposant un symposium réunissant chercheurs et acteurs du monde construit; • un concours d’idées avec un jury prestigieux et de nombreux experts;

• un laboratoire expérimental pour la réalisation de projets réels associés à une école d’ingénieurs, l’École supérieure du bois ;

• une valorisation exceptionnelle à travers une exposition à la Cité de l’architecture & du patrimoine, un ouvrage et un site web.

Les oublIés d’Internet

En 2016, Ken Loach recevait la palme d’or pour Moi, Daniel Blake, film dénonçant l’exclusion liée au chômage, à la maladie, à la vieillesse et à la fracture numérique. À cause de problèmes cardiaques, Daniel Blake, ouvrier, doit s’arrêter de travailler. Mais les services sociaux anglais le privent de l’allocation d’invalidité à laquelle il a droit. Il peut faire appel mais la procédure sera longue. Il décide donc en attendant de s’inscrire au chômage. Or pour cela il faut compléter un formulaire qui ne peut être rempli que numériquement. Comment faire quand on n’a pas l’habitude de se servir d’Internet ? Daniel Blake est confronté à des difficultés de poids pour obtenir ses droits. La fracture numérique, c’est la disparité d’accès aux technologies informatiques, notamment à un ordinateur ou à Internet. Elle se calque bien souvent sur la fracture sociale et se manifeste entre pays riches et pays pauvres, zones urbaines et zones rurales. Avoir accès à Internet peut pourtant aider à défendre ses droits, ses idées, s’informer, communiquer, remplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, etc. Être exclu de la société numérique, c’est donc aujourd’hui être victime de nouvelles sources d’inégalités, qu’elles soient économiques, sociales ou culturelles. En France, être connecté à Internet n’est pas accessible à tous : 19,3 % des foyers ne possèdent pas d’accès à Internet, d’après le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, 78 % de ces personnes ont plus de 60 ans, 90 % n’ont pas le bac et 44 % disposent d’un revenu inférieur à 1500 euros par mois. Si l’usage d’Internet se répand dans tous les secteurs, y compris dans les zones rurales, souvent habitées par des personnes âgées, les services, notamment publics, se dématérialisent de plus en plus, forçant les habitants à se connecter au Web1. Or, certaines personnes, comme le montre l’exemple de Daniel Blake, sont totalement dépassées lorsqu’il s’agit d’effectuer une télédéclaration ou un règlement sur la toile. Ces démarches peuvent vite devenir un parcours du combattant… Comment éviter des situations tragiques, presque désespérées, telles que celles que le film de Ken Loach nous expose ?

MInI Maousse 7

Le concours Mini Maousse lance cette année le défi de proposer des microarchitectures conviviales pour lutter contre la fracture numérique. L’enjeu est de recréer une vie de quartier autour d’un module technologique dans les communautés rurales ou les zones urbaines sensibles. Sorte de maison d’associations virtuelles, cet objet hybride autonome offrirait un espace d’(in)formation et de divertissement, d’où le choix de l’intitulé du concours : «Une e-box nomade à l’ère du Cloud, une Virtual Schola». Il s’agirait d’un espace d’apprentissage et de connaissance où la notion de loisir serait insufflée pour apporter aux usagers du plaisir, voire du réenchantement. Sa mobilité permettrait d’aller au plus proche des utilisateurs, d’aller vers eux. Cet équipement, bien sûr en lien avec une ou plusieurs associations et la municipalité, proposerait au voisinage de nombreux services grâce à l’apport des technologies de communication et d’une connexion internet de qualité. Initialement handicap pour les « oubliés d’Internet », la dématérialisation pourrait ainsi devenir source de proximité et offrir des avantages aux zones reculées en leur permettant d’accéder à des services jusque-là inaccessibles. Cette e-box pourrait, en fonction du moment de la journée et du jour de la semaine, se transformer en e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d’exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite. Elle proposerait une entraide pour former à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet tout en offrant les services d’e-écrivains publics pour remplir numériquement les formulaires administratifs. À quoi ressemblerait l’architecture de cette e-box nomade ? Quels usages pourrait-elle offrir ? Comment s’installerait-elle dans l’espace public ? Pourrait-elle proposer des extensions extérieures ? Comment rendre compte de la magie du numérique ? Tout cela est l’enjeu central du concours.

Cahier des charges

Le site

Choisissez le(s) site(s) de votre choix ; il est important de conceptualiser votre projet dans un vrai site, en zones rurales ou en zones urbaines défavorisées.

La mobilité

Votre projet doit se transporter sur une plate-forme mobile type. Nous proposons plusieurs types : soit un camion-plateau (5 m de long, 2,2 m de large et de 2,2 m de haut), soit un châssis de caravane ou une remorque. La solution retenue doit pouvoir être utilisée avec un permis voiture (B). Le projet doit être accessible quand il est sur le camion-plateau, mais il doit aussi pouvoir être « déposé » pour vivre sans le camion-plateau. Une fois posé, il doit pouvoir se déployer dans l’espace public.

L’autonomie

Votre projet sera connecté aux réseaux proches : électricité et eau. Les utilisateurs iront aux toilettes à proximité de votre e-box. Il n’est pas demandé d’intégrer cela au projet.

L’architecture

Si le nom du concours contient le mot « box », il ne s’agit pas de dessiner une boîte mais une microarchitecture de qualité qui corresponde au sujet du concours, en indiquant bien l’intérieur architectural et le mobilier dans ses divers usages. Il est demandé de voir comment votre projet peut s’étendre dans l’espace public.

Les usages

Votre projet pourrait, en fonction du moment de la journée ou du jour de la semaine, se transformer en e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d’exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite. Ce lieu proposerait une entraide pour former à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet tout en offrant les services d’e-écrivains publics pour remplir numériquement les formulaires administratifs.

Constructibilité

Vous devez fournir les informations nécessaires sur les techniques de construction et les matériaux utilisés. Nous vous recommandons d’utiliser des matériaux à faible empreinte sur l’environnement (dont recyclabilité) et légers pour respecter la contrainte de poids.

Date finale de rendu : 10 janvier 2019, 16h

Qui peut s’inscrire ? Les étudiants de niveau 3e année, licence L3 ou au-delà, ou équivalence, inscrits pour l’année universitaire 2017-2018 ou 2018-2019 dans une école française, belge, suisse d’architecture, de design, d’art, du paysage ou dans une école d’ingénieurs.

Pour en savoir plus ou participer, consultez le règlement, avec le cahier des charges et les documents administratifs à rendre.

Une bibliographie et des exemples d’architectures sont également disponibles sur le site internet.

Jury du concours

Président : Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes

  • Marie-Christine Labourdette, présidente de la Cité de l’architecture & du patrimoine
  • Fiona Meadows, responsable de programmes, département de la Création architecturale, Cité de l’architecture & du patrimoine
  • Arnaud Godevin, directeur de l’École supérieure du bois
  • Julien Choppin, architecte, Encore Heureux
  • Victor Massip, designer, agence Faltazi
  • Saskia Cousin, anthropologue
  • Orianne Ledroit, directrice de la mission Usages numériques, Agence du numérique, stratégie nationale pour l’inclusion numérique
  • Claude Sicart, président du PoleS, Villeneuve-la-Garenne
  • Elise Denevault, responsable innovation, Emmaus Connect
  • Emmanuelle Borne, rédactrice en chef, L’Architecture d’Aujourd’hui
  • Daniel Siret, directeur de l’UMR AAU ‘Ambiance, Architecture, Urbanité), Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes
Appel à projets : prix COAL

Appel à projets : prix COAL

« Le Prix COAL s’adresse à tous les artistes qui, à travers le monde, témoignent, imaginent et expérimentent des solutions de transformation des territoires, des modes de vie, des organisations, et des modes de production. Ensemble, ils participent à construire un nouveau récit collectif, un nouvel imaginaire, patrimoine commun en développement, cadre positif, optimiste et nécessaire pour que chacun trouve les moyens et la motivation de mettre en oeuvre les changements vers un monde plus durable et plus juste.

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Wang Shu et Lu Wenyu : première exposition monographique en France !

Wang Shu et Lu Wenyu : première exposition monographique en France !

Arc en rêve centre d’architecture consacrera, du 31 mai au 28 octobre 2018, une grande exposition monographique pour la première fois en France, sur l’ensemble de l’œuvre de Wang Shu et Lu Wenyu de l’agence, Amateur Architecture Studio. L’agence distinguée en 2012 par le prestigieux prix d’architecture Pritzker porte un intérêt pour l’architecture traditionnelle chinoise. Son œuvre, en rupture avec la production urbaine majoritaire en Chine, se réalise avec une pratique engagée entre mémoire et projet, innovation et tradition.

© Iwan Baan

Wang Shu & Lu Wenyu, architectes installés à Hangzhou, développent au sein de leur agence Amateur Architecture Studio une approche résolument différente de l’architecture majoritaire en Chine.

© Iwan Baan

Par opposition à une modernité souvent destructrice dont ils s’émancipent, ils affirment de nouvelles pratiques de l’architecture, à la fois inventives et critiques.
Amateur Architecture Studio sont des constructeurs. Ils travaillent en prise directe avec les mutations de l’architecture et des modes de vie en Chine. Ils interprètent le savoir-faire traditionnel chinois dans un langage architectural contemporain, empreint de poésie.
Le nom de l’agence, Amateur Architecture Studio, traduit son intérêt pour l’architecture chinoise vernaculaire, artisanale, peu dispendieuse, spontanée et temporaire.

© Iwan Baan

Soucieux de préserver les techniques traditionnelles des savoir-faire populaires  Amateur Architecture Studio adopte une position critique vis-à-vis de la profession d’architecte en Chine qui, dans un contexte de mutations urbaines et rurales, privilégie l’image aux usages et cède le plus souvent aux logiques financières et aux manifestations symboliques.
L’agence se confronte à la question des destructions massives et à la reconstruction sauvage des villes chinoises.

© Iwan Baan

Ils exercent leur compétence au service de « la tradition contemporaine ». Ils défendent le caractère professionnel de l’architecture amateur ; cependant l’exercice conceptuel est sérieux : il s’agit de penser un mode de vie.
Ils exercent leur métier d’architecte à la manière de l’artisan, expert en innovation. C’est une démarche expérimentale au sens littéral. Il n’y a pas de postulat théorique préalable.
Le travail d’Amateur Architecture Studio se focalise sur la réinterprétation de l’architecture traditionnelle locale à partir du recyclage et de la réutilisation.

© Iwan Baan

La récupération de matériaux, le recours aux méthodes artisanales et aux techniques
de constructions ancestrales sont autant de sources d’inspiration.
Pour Wang Shu et Lu Wenyu, la forme est secondaire. L’architecture n’est pas artistique, ils ne s’opposent pas à l’art non plus. Le langage de l’art inspire simplement l’architecture pour construire en toute liberté.

© Iwan Baan

Au cours des dix dernières années, Amateur Architecture Studio a réussi à créer une œuvre remarquable, extrêmement singulière dans son écriture, qui interroge le rôle de l’architecte aujourd’hui, au-delà des frontières de la Chine.

© Iwan Baan

Exposition du jeudi 31 mai au dimanche 28 octobre 2018
arc en rêve centre d’architecture – grande galerie

Entrepôt, 7 Rue Ferrere, 33000 Bordeaux
ouvert du mardi au dimanche de 11:00 à 18:00
nocturne le mercredi jusqu’à 20:00