L’Atelier de la Falaise, quand la nature se met au service de la création artistique

Charles Côté et Jean-Sébastien Herr, fondateurs de l’agence montréalaise MU Architecture, viennent de dévoiler un de leurs derniers projets : L’Atelier de la Falaise, un garage contemporain transformé en atelier d’artiste suspendu. 

Cet atelier d’artiste aux lignes franches et dynamiques, s’inscrit dans le paysage de la campagne des Laurentides non loin du lac Deauville. Erigé au dessus des falaises du lac, il se démarque des montagnes environnantes par sa singularité et son revêtement en bois gris pré-vieilli.

Le volume aux allures de grange, étendu sur près de 500m², accueille deux garages superposés, un atelier, une grande pièce de création et une mezzanine. Véritable oeuvre architecturale en cohésion avec la nature, il offre une vue à couper le souffle sur le paysage qui lui fait face.  Pour renforcer cette connivence avec son environnement, il dispose d’une structure composée de colonnes inclinées faisant écho à la forêt qui l’entoure. La légèreté apportée par la passerelle aérienne qui le connecte à la résidence principale, se retrouve également à l’intérieur de ses espaces. En effet, pensé comme un endroit propice à la réflexion et à la création, l’atelier baigne dans une atmosphère sereine émanant de la forêt.

A la fois intimiste et ouvert sur le lac, le volume se tourne en direction du nord afin de recevoir les rayons du soleil sur ses flancs. Pouvant abriter de grands formats de toiles, le jeu minimaliste des surfaces et la rigueur des alignements participent à la mise en scène des oeuvres tout en préservant la concentration et la liberté créatrice de l’artiste dans cet espace sensible.  Sous un grand plafond ininterrompu, la mezzanine offre un espace de détente et de jeu. Pourvue d’un volume central avec salle de bain, elle abrite un espace pour enfant doté d’une hauteur encore plus vertigineuse.

Enfin, ses concepteurs, ont accordé une importance toute particulière à la qualité des détails. Ainsi, le revêtement du plancher de cette plateforme aérienne se matérialise par un béton poli réfléchissant la lumière. Un choix esthétique accentuant d’avantage la sensation de vertige et rendant l’expérience de cet espace encore plus surprenante.

Autre détail subtil, par son sens métaphorique : le garde corps de l’escalier. Celui-ci se déploie au centre du volume agissant comme un élément connecteur majestueux, faisant également référence au geste de l’artiste esquissant ses premiers coups de pinceau sur la toile.

L’Atelier de la Falaise est un lieu d’expression où l’architecture nous plonge dans la contemplation de la nature et dans l’inspiration créatrice.

Équipe : Charles Côté, Jean-Sébastien Herr, Magda Telenga, Monica Guerreiro

Photograpies de Ulysse Lemerise Bouchard

Disparition d’Alan Davidson, pionnier de la visualition numérique architecturale

Disparition d’Alan Davidson, pionnier de la visualition numérique architecturale

Alan Hayes Davidson, véritable pionniers de l’imagerie en architecture, est décédé à l’âge de 58 ans. Il fût l’un des premier à utiliser l’ordinateur pour créer des images numériques réalistes de bâtiments.

Qui aurait imaginé qu’après avoir suivi des études en architecture à Edimbourg, Alan Davidson révolutionnerait l’industrie de l’architecture et ses modes de représentation en apportant à toute une nouvelle génération d’architectes des techniques offrant la possibilité de se rapprocher au plus près de la réalité.

Après s’être installé à Londres en 1986, il se familiarise à l’imagerie en intégrant l’équipe de Richard Rogers Partnership – devenu par la suite Rogers Stirk eHarbour + Partners. A cette époque, les rendus architecturaux était produits à la main par des artistes travaillant à la plume et à l’encre ou la peinture. Des outils à mille lieux de ceux utilisés aujourd’hui pour réaliser des perspectives et nécessitant un temps considérablement plus long. C’est avec l’aide d’ordinateurs Apple Macintosh, du logiciel d’animation graphique Electric Image utilisé notamment par les studios d’Hollywood et d’un tout nouveau logiciel de manipulation d’images appelé Photoshop, que Alan Davidson a commencé à produire des images pour son ancien employeur, Richard Rogers Partnership.En 1989, Alan Davidson fonde son studio de visualisation, Hayes Davidson, la première société entièrement consacrée à la production d’images de synthèse pour le milieu de l’architecture, réalisant ainsi des rendus photo-réalistes pour des architectes comme Renzo Piano avec The Shard ou encore pour la célèbre agence de renommée mondiale Foster and Partners avec Gherkin.

Il est, par la suite, devenu un des avant-gardes de la production d’images vérifiées – des représentations numériques précises de structures proposées sur de vraies photographies créées à l’aide de données d’arpentage combinées à des représentations réalistes du matériau du bâtiment et des qualités de réflexion de la lumière.

Les images vérifiées, contrôlées par le studio de visualisation comme étant exactes, sont devenues un outil essentiel pour les architectes, leur permettant d’expliquer aux planificateurs et au public à quoi ressembleraient leurs créations une fois construites. C’est aussi un moyen pouvant être utilisés comme preuve si un bâtiment proposé est soumis à une enquête publique.

«Sans Alan, je me demande parfois si nous aurions construit le Shard. Les images produites par son équipe ont été déterminantes pour remporter l’enquête publique: elles étaient parfaites. À l’époque, Hayes Davidson était dans une ligue à part et Alan était le pionnier d’une profession émergente. » explique avec émotion William Matthews, de William Matthews Associates.

 

En 2012, Alan Davidson a été diagnostiqué avec la maladie du motoneurone  et durant les dernières années de sa vie, des fonds ont pu être amassés grâce à son organisme de bienfaisance Alan Fondation Davidson  visant à récolter des dons pour la Motor Neurone Disease Association.

 

Pari réussi pour BIG son ORB géant prend forme au festival Burning Man

Pari réussi pour BIG son ORB géant prend forme au festival Burning Man

Nous vous en parlions il y a quelques semaines. Bjarke Ingels s’était lancé le défi de récolter des fonds pour la réalisation d’une gigantesque installation nommée The ORB à l’occasion du festival Burning Man.

Pour rappel, The ORB a été conçu comme une énorme sphère gonflable en miroir réfléchissant érigée sur un mât en acier en plein milieu du désert du Nevada, à Black Rock City.

Cette installation n’a pas laissé les festivaliers insensibles puisque de nombreuses photos capturant la sphère circulent sur Instagram. Nous saluons le coup de maître de l’architecte qui avant même de construire The Orb avait déjà suscité l’intérêt du public et savait certainement l’impact généré par celui-ci sur les réseaux sociaux une fois mis sur pieds.

En tant que point de repère dans de l’évènement, The ORB fait référence conceptuellement à la terre mère et à l’expression humaine, il a ainsi été pensé pour ne laisser aucune trace après son dégonflement.

Échelonnée à 1/500 000e de la surface de la Terre, la sphère réfléchissante se trouve à l’axe de l’art et de l’utilité, capturant toute la ville de Black Rock dans un monument temporel aéroporté reflètant l’ expérience Burning Man en tant qu’être unique.

Conférence de l’architecte Bernard Desmoulin autour du Musée de Cluny

Conférence de l’architecte Bernard Desmoulin autour du Musée de Cluny

Bernard Desmoulin tiendra une conférence le 13 Septembre prochain à 19h au Pavillon de l’Arsenal dans le cadre de la série « 1 architecte, 1 bâtiment » où il présentera son projet pour le Musée de Cluny.

Bernard Desmoulin, 64 ans, lauréat de l’Équerre d’argent 2009, cet ancien collaborateur de Ieoh Ming Pei qui fut également pensionnaire à la villa Medicis de Rome vient d’achever la nouvelle entrée du Musée du Moyen-Âge situé dans le 5ème arrondissement, en plein cœur géographique et historique de la capitale. Découpé en 4 phases, le projet de rénovation du Musée de Cluny s’inscrit dans une optique de valorisation de sa richesses patrimoniale et culturelle, passant notamment par la restauration des monuments, la construction d’un nouvel accueil, la refonte muséographique et la rénovation des espaces extérieurs.
Spécialiste des édifices culturels et patrimoniaux, l’architecte se dit « allergique » au geste spectaculaire préférant la simplicité et le dialogue avec le lieu. « Quand j’interviens sur un site ancien, je continue une histoire« , déclare le principal intéressé.
Véritable curieux dans l’âme, l’architecte aime observer, déambuler dans Paris, être ému, mais surtout déménager tous les cinq ans pour découvrir de nouveaux quartiers, de nouvelles architectures urbaines. Un perpétuel renouveau, source de son inspiration.
« Quand j’interviens sur un site ancien, je continue une histoire. La vraie modernité, c’est celle qui se mesure au passé et est à l’aise dans son époque. »
Le nouvel accueil imaginé par Bernard Desmoulin, marque la volonté de l’architecte de créer un lien entre les différentes époques. Avec ses façades recouvertes de modules en fonte d’alluminum aux dimensions variées permettant de refléter les rayons du soleil, l’extension aux tons mordorés fait écho aux mêmes teintes qui recouvrent encore les pierres datant de l’Antiquité. « L’accueil qu’il a imaginé pour le musée de Cluny est une création respectueuse, explique Élisabeth Taburet-Delahaye, la directrice du musée. C’est un homme à l’écoute, patient et tenace. »
« Au Musée de Cluny, au coeur de Paris, notre propos n’était pas celui d’une hypothétique intégration à cette magnifique suite bâtie entre les IIe et XXIe siècles, mais une sorte de digression architecturale née d’un besoin d’éclectisme face aux pesantes théories d’une réalité désenchantée. Au regard de cet ensemble historique, le nouvel accueil de Cluny, n’est qu’une bague au doigt qui désigne au passant le renouveau d’un Musér, poursuivant ainsi la belle idée de la ville romaine qui se construit lentement sur elle-même.« 
Le Soufflet, un projet à couper le souffle !

Le Soufflet, un projet à couper le souffle !

Imaginé par l’agence québécoise Nature Humaine, le Soufflet est un projet de réhabilitation destiné à moderniser un ancien édifice commercial de la rue Baubien à Montréal. Le programme reste inchangé et les différents usages commerciaux viennent se superposer à l’intérieur des murs. Doté d’une extension caractérisée par une toiture monolithique, le soufflet est un savant mélange entre réinterprétation de l’existant et cadrage de vues.

L’idée conceptuelle de l’agence pour élaborer ce projet était d’accorder une importance particulière au contexte de l’édifice, à savoir le Parc Molson. Il était donc essentiel de pouvoir offrir des vues panoramiques sur ce dernier. La réponse à cette problématique va ainsi devenir le point caractéristique du projet et même lui donner son nom : une série de brises-soleil installée sur le toit inspirés des anciens appareils photo à soufflet.
Cette rétinterprétation contemporaine de la pergolas – matérialisée par une structure noir en acordon – permet d’inscrire le projet dans son environnement  en lui conférant une échelle similaire à celle de ses voisins afin de se positionner dans la continuité du paysage urbain.
Pour plus de profondeur et de matière, un jeu de relief dans l’appareillage des briques de la façade a été mis en place couplé à une série de fenêtres.
A l’intérieur, les bureaux du troisième l’étage s’organisent selon une typologie longitudinale avec en avant la salle de conférence bénéficiant d’une vue sur la terrasse, la réception et les espaces de circulation – naturellement éclairés par des puits de lumière – prennent place au coeur de l’édifice.
Pour évoquer le passé du lieu et le souvenir de son temps, plusieurs lampes d’origine ont été réutilisées contrastant tout en subtilité avec les lignes minimalistes des nouvelles suspensions.
Plaqués de chêne blanc, les rangements des bureaux transpercent les cloisons vitrées, dévoilant ainsi la perception d’une trame régulière depuis le couloir.
Enfin, l’ajout de couleurs vives rehausse les tonalités monochromes de l’ensemble. Le bloc bleu renferme les services, tandis que le rouge vif irradie l’escalier d’issue.
Photographies de Adrien Williams
Le Crac des Chevaliers : chroniques d’un rêve de pierre

Le Crac des Chevaliers : chroniques d’un rêve de pierre

Du 14 septembre 2018 au 14 janvier 2019 la Cité de l’architecture consacrera une exposition sur le Crac des Chevaliers. Dans la lignée des efforts fournis par la France pour sensibiliser au sort du patrimoine du Levant, l’exposition, fruit d’un partenariat entre la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine et la Cité de l’architecture, voudrait examiner le Crac des Chevaliers à la fois sous l’angle architectural et politique, en illustrant sa place symbolique dans l’imaginaire occidental.

Reine des forteresses au sein des États latins d’Orient, le Crac des Chevaliers est le fruit d’une longue histoire. Bâti à l’ouest de la Syrie actuelle, sur une éminence qui surplombe la plaine ou «trouée» de Homs, le Crac protège celle-ci et contrôle la route qui mène à la mer. Le site fut fortifié dès l’empire romain, puis lors de la conquête arabo-musulmane. Saisi par les Croisés en 1099, puis de nouveau en 1110, il fut finalement cédé en 1142 par Raymond II, comte de Tripoli, à l’ordre des Hospitaliers. Commencèrent alors de vastes campagnes de construction, qui firent du Crac une forteresse exceptionnelle par sa superficie et son ampleur. Conquise par le sultan mamelouk Baïbars en 1271, le site passe sous domination musulmane. De nouveaux travaux modifient alors l’intérieur et l’extérieur de la forteresse. Écartée progressivement des lignes de frontière et de conflit, le Crac est, pendant toute l’époque moderne, un paisible chef-lieu de juridiction administrative et judiciaire de l’Empire ottoman. Niché au sein de la forteresse, un village se développe.

Redécouvert par les voyageurs occidentaux dans la première moitié du XIXe siècle, et notamment par le baron Emmanuel-Guillaume Rey en 1859, le Crac sort peu à peu de l’ombre. Le mandat français sur la Syrie, à partir de 1920, attire sur le site autant l’armée française du Levant que les archéologues. À la mort de Camille Enlart, en 1927, Paul Deschamps se passionne pour la forteresse, et fait de son exploration et de sa sauvegarde une oeuvre personnelle. Deux missions successives, en 1927-1928 et en 1929, le convainquent que le seul moyen de sauver le Crac, alors envahi de constructions et en voie de dégradation, est de le faire acquérir par la France en pleine propriété. Cet objectif est atteint, à la suite d’un intense travail de lobbying, le 15 novembre 1933.

Sous le double contrôle de l’administration des Monuments historiques et du ministère des Affaires étrangères, le Crac est progressivement restauré et ouvert aux touristes. L’Exposition coloniale internationale de 1931, comme l’aménagement concomitant de la « salle des Croisades » au musée des monuments français contribuent à faire du Crac « le témoin le plus majestueux de l’art français en Orient », et un symbole national qui dépasse largement la forteresse elle-même. Tel Narcisse, l’Occident fasciné contemple dans le Crac sa propre image.
Délaissé pendant la Deuxième guerre mondiale, le Crac est cédé à la Syrie en 1948, deux ans après la fin du mandat. Restauré et mis en valeur par le nouvel État syrien, il sert notamment de cadre à de multiples productions audiovisuelles. Une campagne de restauration importante est engagée en 1997, et sanctionnée par l’inscription du Crac et de la citadelle voisine de Saône sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2006. Plusieurs missions archéologiques, françaises et allemandes, en renouvellent profondément la connaissance. De nouveau bombardé en 2014, le Crac est restauré par les soins de la direction générale des antiquités et des musées de Syrie. Son sort est aujourd’hui lié aux évolutions de la guerre civile en Syrie.

Il ne vous reste que quelques jours pour profiter de l’exposition encore en cours à la Cité de l’Architecture  : Mai 68. L’architecture Aussi ! (jusqu’au 17 Septembre)

L’Atelier des Lumières: une révolution scénographique 2.0 ?

L’Atelier des Lumières: une révolution scénographique 2.0 ?

L’art numérique joue un rôle de plus en plus important dans la conception des musées, des galeries et des espaces scénographiques. La perception et l’utilisation de l’espace évoluent en permanence. Situé dans une ancienne fonderie du XIXème siècle dans le 11ème arrondissement de la capitale, cet espace est le premier musée d’art numérique de Paris. A l’Atelier des Lumière, les oeuvres de  Gustav Klimt et Egon Schiele se côtoient sous formes de projections créant un univers enchanté aux couleurs incandescentes.Dans ce musée, les oeuvre prennent totalement possession du lieu et ne sont plus seulement des objet de contemplation accrochées à un mur, elles sont le lieu, le font vivre, lui donne une dynamique et une atmosphère. En résumé, elles prennent vie grâce au numérique. Il est donc intéressant de voir les enjeux émergent de cette démarche pour les architectes d’aujourd’hui et de demain.

 

Depuis Avril dernier, des oeuvres du XXème siècle sont ainsi mises en lumière grâce à une technique de projection sur des murs de 10 mètres de haut dans un espace de 3300m², le tout sous la direction de  Culturespaces , opérateur privé de musées et de monuments.

Ce lieu d’exposition a vocation à redéfinir notre expérience de l’art et à le rendre accessible à un plus large public par l’outil numérique. Une sorte de désacralisation de l’art 2.0 par le biais de la technologie.

« Ces expositions immersives peuvent être une introduction à la découverte de l’art pictural et un tel centre numérique faisait défaut à Paris« , explique Michael Couzigou, directeur de l’Atelier des Lumières.

 

« Les gens ne connaissent pas la culture comme ils l’ont fait par le passé« , expliqe Bruno Monnier, président de Culturespaces. « Les pratiques évoluent et l’offre culturelle doit être en phase avec elles. Le mariage de l’art et de la technologie numérique est, à mon avis, l’avenir de la diffusion de l’art parmi les générations futures. »

Le bâtiment dispose de trois salles d’exposition principales. Deux salles consacrées au peintre autrichien Gustav Klimt et à la peinture viennoise, avec des œuvres d’Egon Schiele et de Hundertwasser.

Une salle plus petite est réservée aux artistes émergents et présente des installations d’IA et numériques: « Nous voulons embrasser les artistes émergents sur la scène de l’art contemporain« , explique Michale Couzigou.

« Nous avons décidé de nous concentrer sur Gustav Klimt, à l’occasion du centenaire de sa mort, pour trois raisons: la variété de ses formes expressives, allant du classicisme au début de l’impressionnisme le mouvement artistique au tournant du XIXe siècle), sa renommée et le caractère poétique et romantique de son œuvre, que nous considérions comme un point de départ idéal », ajoute t-il. « Nous incluons également un court programme consacré au peintre et architecte Friedensreich Hundertwasser, influencé par le travail de Klimt. »

Une bande sonore de Wagner, Chopin et Beethoven, accompagne la visité grâce à un système de son « motion design » composé de 50 haut-parleurs.

« Il permet aux visiteurs de découvrir l’art sous un nouvel angle et par des expériences immersives. Nous combinons l’art classique et l’art numérique – je suis convaincu que le mariage de l’art et du numérique est l’avenir de la diffusion de l’art parmi les générations futures. Il est capable d’atteindre un public plus jeune et plus large que celui des musées traditionnels. Cette approche ne vise pas à remplacer les musées mais constitue une approche complémentaire de l’art »

Renzo Piano propose de concevoir un nouveau pont pour Gênes à titre gracieux

Renzo Piano propose de concevoir un nouveau pont pour Gênes à titre gracieux

Le 14 Août dernier, l’italie connaissait un évènement tragique avec l’effondrement du pont Morandi entrainant avec lui la mort de 43 personnes et une vive émotion dans le monde entier. Originaire de Gênes, l’architecte italien Renzo Piano âgé de 80 ans, vient d’offrir ses services pour dessiner gratuitement un nouveau pont après discussion avec le gouverneur de Ligurie, Giovanni Toti. Connu pour ses bâtiments aussi célèbres que lui tels que le centre Pompidou, la Cité internationale de Lyon, la tour The Shard à Londres, et détenteur d’un  Pritzker Prize, Renzo Piano n’en oublie pas pour autant sa ville natale.

 

renzo piano

« Mon engagement est d’abord moral, pour m’assurer que le nouveau pont aura les traits de Gênes, de nos qualités et un peu de notre parcimonieJe n’arrive pas à penser à autre chose que ce pont en ce moment. » explique Renzo Piano.

« Renzo Piano a proposé, en tant que Gênois talentueux, d’offrir ce projet de nouveau pont comme cadeau à la ville. Nous avons accepté cette aide avec joie et il a déjà présenté plusieurs propositions. » a ainsi déclaré Giovanni Toti après leur entretien.

Bouleversés par la chute du pont Morandi, Renzo Piano et son équipe se sont mis rapidement au travail pour concevoir un nouveau pont à la structure plus solide et plus adaptée. La maquette issue de cette recherche bénévole, a été présentée mardi 27 Août au gouverneur. Si Renzo Piano offre gracieusement la conception du pont, c’est Autostrade per Italia, qui financera sa réalisation. Le pont imaginé par Renzo Piano, qui a immédiatement été accepté, ressemblera à la ville et ses habitants, un pont qui ne défigure pas l’environnement, un pont qui n’oublie pas la tragédie, un pont comme une porte qui accueille les visiteurs de Gênes, une pont vivant qui s’élance vers d’autres cieux.

Ce nouveau pont sera à la fois un mémorial et une incarnation d’un « moment positif d’unité et de coopération« .

« Une chose est sûre, ce doit être beau – pas dans le sens des cosmétiques mais dans la transmission d’un message de vérité et de fierté« , affirme Renzo Piano.

« Ce doit être un endroit où les gens peuvent reconnaître la tragédie d’une manière ou d’une autre, tout en offrant une excellente entrée dans la ville. Tout cela doit être fait sans aucun signe de rhétorique – ce serait le pire piège. Mais je pense que nous resterons [à partir de cela] et au lieu de cela, essayez d’exprimer une vraie fierté et des valeurs. C’est ce que mérite Gênes.  »

Selon lui il était impératif de reconstruire le pont, qui était une partie essentielle de l’autoroute A10 , non seulement parce qu’il rétablirait une infrastructure majeure en Italie, mais qu’il constituerait un point de repère pour l’espoir.

« Un pont est un symbole et ne devrait jamais tomber, car quand un pont tombe, les murs montent. Donc, ce n’est pas seulement physique mais métaphorique – les murs sont mauvais, nous ne devons pas construire des murs, mais des ponts. »

« J’ai déjà dit que je serais heureux [d’être impliqué] parce que c’est ma mission. Je suis également sénateur à vie et c’est donc l’une de mes responsabilités de répondre à une telle catastrophe« , a déclaré Piano, qui a été nommé membre du Sénat de la République au Parlement italien en 2013.

« Morandi était un grand ingénieur à coup sûr et il a fait quelque chose d’audacieux, d’intelligent et de courageux mais, bien sûr, très fragile« , a déclaré Piano.

« Fragile dans le sens d’une beauté fragile – ce n’est pas une critique. Le pont a exigé une très grande attention au cours de sa vie. »

 

Concours etudiant : Biomim’Challenge 2018

Concours etudiant : Biomim’Challenge 2018

Bionimexpo organise pour la seconde année consécutive un concours étudiant porté sur le thème suivant :  » Biomimétisme et développement durable – comment s’inspirer du vivant pour ré-inventer notre monde de demain. » 10 sous-catégories sont éligibles: Design, Architecture, Matériaux, Agriculture, Chimie, Energie, Eau, Santé, Information, Ville.

Qui peut participer ? :

  • Des étudiants étant formés ou sensibilisés au biomimétisme, soit par un module délivré dans le cadre de leur cursus, soit par par leurs propres recherches ou le recours à des contenus ou formations disponibles en ligne
  • De niveaux Bac+2 / Bac+3 / Master 1 / Master 2 et >
  • Accompagnés par un professeur, tuteur-référent pour le concours.

Modalités:

Le projet doit être porté par un groupe d’étudiants (deux a minima) ET accompagné par un professeur référent qui devra obligatoirement être mentionné dans le dossier de candidature. Ce professeur référent n’a pas l’obligation d’être « expert » en biomimétisme, mais les organisateurs du concours souhaitent que le corps enseignant soit associé, informé, idéalement impliqué dans la participation des élèves.

Eligibilité:

La bio-inspiration peut concerner aussi bien les formes que les métabolismes, les écosystèmes, etc. mais elle ne peut se limiter à une inspiration métaphorique, elle doit être explicite et être partie intégrante du projet, qui en outre ne doit pas se limiter à une description technique mais doit explicitement démontrer le bénéfice apporté.

Toutes les équipes participantes peuvent exposer leur projets lors de Biomim’expo, mais seules les finalistes pitchent devant le jury et devant le public !

Délais, supports et processus de sélection:

Chaque école/établissement peut présenter jusqu’à 5 projets. 

Support a minima: un dossier de max 20 pages/20 diapos … c’est-à-dire en format slideshow ppt, keynote ou pdf de façon à pouvoir le projeter facilement, sur ordinateur, tablette, écran … vous pourrez le montrer plus facilement et cela vous oblige à scénariser un peu votre démonstration. Le dossier peut être rédigé en français ou en anglais.

C’est le support « de base », qui peut être complété par un document plus rédigé, avec des images séparées (5 maximum), une vidéo (3’ maximum), un poster, une maquette, un prototype … libre à vous.

-> Phase 1: pré-inscription (dès maintenant – c’est ouvert ici) et envoi des dossiers complets -> jusqu’au mardi 25 septembre

-> Phase 2: mardi 9 octobre: annonce par le jury de la présélection des finalistes.

-> Phase 3: Finale: pitch en live des finalistes lors de Biomim’expo 2018 à la Cité des sciences et de l’industrie le 23 octobre 2018, supportés comme il se doit par les non finalistes ! / Election des lauréats

Toutes les équipes (finalistes ou pas) sont les bienvenues pour présenter leur projet lors des deux jours de l’événement sur un espace dédié sur place. Les participants aux équipes du challenge bénéfieront d’entrées gratuites pour Biomim’expo.

Les projets seront évalués sur 6 critères:

  • #1 innovation/originalité
  • #2 crédibilité/faisabilité
  • #3 impact environnement/durabilité
  • #4 marché/potentiel économique
  • #5 équipe/présentation
  • #6 pluridisciplinarité/ouverture

Découvrez les lauréats de l’année 2017 ici !

A vos marques, prêts, ABCyclette !

A vos marques, prêts, ABCyclette !

Imaginée par l’agence québécoise Hatem + D, Abcylette est une solution de mobilier urbain aussi pratique que ludique pour garer les vélos à Québec.

Avec son design créatif et ses couleurs chatoyantes, ABCyclette offre bien plus qu’un parking pour garer son vélo, c’est un véritable lieu de rencontre et même un repère au sein de la ville, reconnaissable et identifiable de loin.

A l’initiative d’un concours organisé par la ville de Québec, le projet, développé par Hatem + D en collaboration avec GID Design industriel, se classe parmi les deux finalistes encore en course. C’est à la fin de l’été, après avoir été exposé pendant  la saison dans toute la ville que le public désignera le grand vainqueur de cette compétition.

Le point fort du concept d’ABCyclette réside dans le fait que la forme du porte-vélo devienne le nom de la station qui abrite les vélos, dans la même lignée que le système des transports en commun. Par un principe d’anamorphose, les lettres composants le nom de la station apparaissent selon le point d’observation où l’on se trouve. Un jeu visuel oscillant entre angles de vue intrigants et signalétique urbaine.

Grâce à des satellites et à l’application Google Maps, les usagers peuvent identifier et repérer rapidement les supports à vélo dispersés dans la ville. Résolument inscrit dans son temps, ABCyclette est un parking à vélo 2.0 où design, innovation et praticité s’articulent ensemble.

Chaque porte-vélo ou lettre individuelle dispose d’une structure autonome réalisée en tube d’acier façonné de manière à pouvoir attacher son vélo -quelque soit le modèle – en toute sécurité et chaque station peut accueillir jusqu’à 14 pensionnaires.

La curiosité généré par cette forme d’art urbain fonctionnel, permet à ses utilisateurs d’interagir avec la ville et de participer au développement de sa vie urbaine.

Photographies @hatemplusd