Michael Jantzen dessine une chapelle imaginaire ouverte à tous

Michael Jantzen, artiste et designer américain, a développé le concept d’une chapelle au Nouveau-Mexique, avec la particularité d’être ouverte à toutes les religions. Pour représenter son ouverture à tous, celle-ci dispose d’une série de cadres à pignons s’étendant jusqu’au ciel.

Entourée de montagnes, la chapelle imaginée par l’artiste serait située à un emplacement proche de Sante Fe, la capitale de l’État américain. Le projet est décrit par Michael Jantzen comme une maison pour les personnes impliquées dans «une grande variété d’entreprises spirituelles». La chapelle servirait de lieu de rassemblement. Plutôt que de séparer ses visiteurs par des croyances différentes, le sanctuaire permettrait de se réunir tous ensemble quelque soit l’appartenance religieuse des individus.

« Mon espoir en tant que concepteur de la Chapelle pour le Nouveau Mexique est que sa conception aidera à promouvoir l’idée du multiculturalisme, de l’inclusion et de la tolérance« , déclare Jantzen.

Inspirée du principe d’inclusion, la conception de la chapelle comporte une structure à quatre côtés, comprenant chacun un cadre en acier peint en blanc et en béton rempli de verre. Ce cadre répété sept fois de chaque côté forme des murs en couches se rétrécissant vers le haut et vers l’extérieur. Construite sur une plate-forme carrée blanche avec des marches positionnées sur son pourtour, la chapelle serait accessible par des portes vitrées placées sur chaque façade. À l’intérieur, au centre de l’espace, un podium circulaire surélevé viendrait prendre place afin d’être utilisé par «un ministre, un prêtre, un rabbin ou tout autre orateur inspirant».

 

Bien que conceptuelle et totalement imaginaire, la chapelle de Jantzen pour le Nouveau-Mexique s’inscrit comme un projet pleins de belles promesses, porteur d’un message pacifiste et de valeurs humaines. Avec cette initiative, l’artiste ouvre la voie à de nouvelles approches conceptuelles pour l’art et l’architecture de demain et en prouvant l’importance symbolique des messages que ces derniers peuvent véhiculer.

Un ancien rond point londonien transformé en pavillon par Make Architects

Make Architects vient de dévoiler le pavillon Portsoken, une structure monocoque sculpturale dans le cadre de la transformation d’un ancien rond point par la City of London Corporation en un espace public de haute qualité.

Cet ancien rond-point comportant de nombreux passages souterrains, a fait l’objet d’une longue réflexion urbaine ayant durée pas moins de six ans pour ainsi détourner les routes, bloquer les métros dangereux et transformer la zone en nouvel Aldgate Square, l’un des plus grands espaces publics de Londres.

Le pavillon prend place dans ce nouveau paysage urbain et offre par la même occasion une meilleure connexion entre les deux bâtiments du patrimoine distinctif qui se trouvent de chaque côté du nouvelle place: l’église St Botolph sans Aldgate et l’école primaire de la Fondation Sir John Cass. Cet agrément public sera géré par l’entreprise sociale locale Kahaila comme un café et un espace communautaire multifonctionnel.

L’architecte du projet Sarah Shuttleworth a déclaré: «Le projet final est beau, distinctif, mais aussi respectueux de l’architecture et du patrimoine qui l’entourent. Il fournit une commodité civique sur mesure et l’ambition ainsi que la détermination de la City of London Corporation de persister et de livrer la place et le pavillon – malgré les défis – afin de transformer cette parcelle de Londres au profit de la communauté locale, doivent être applaudies « 

Chris Hayward, président de la Ville du comité de planification et des transports de London Corporation, a déclaré: « Cela a été un plaisir absolu de voir un mouvement giratoire qui reflète des années 1960 la planification du trafic, amené dans le 21 e siècle. Avec l’arrivée imminente de la ligne Elizabeth, la priorité numéro un est que notre infrastructure soit adaptée à ses besoins. Plus que jamais, nous voyons des entreprises se concentrer sur les infrastructures locales et prendre des décisions de localisation en fonction de la qualité du domaine public qu’elles peuvent offrir à leurs employés. L’achèvement de la place marque un changement radical dans la région, démontrant aux investisseurs qu’ils devraient continuer à s’engager dans le domaine public de classe mondiale de la ville. Ces plans étaient ambitieux, mais il est juste que nous fournissions un environnement sain et inclusif pour les divers les résidents, les écoliers, les visiteurs et les travailleurs du premier quartier d’affaires d’Europe. «   Avec une structure angulaire qui se replie pour rejoindre le sol à seulement trois points d’appui triangulaires, le pavillon reprend les angles asymétriques du centre d’information de la ville de Londres. Les panneaux de revêtement de Corten forment une peau structurelle rigide couvrant le pavillon. Ils créent également une surface facettée réduisant le profil global du pavillon et lui conférant ainsi toute son identité. De plus, les canaux générés par le revêtement en couches sont fonctionnels puisqu’ils permettent à l’eau de pluie de s’écouler dans des drains discrets situés là où l’acier rencontre le pavage de Yorkstone. 

Dessinée avec l’utilisation d’un système paramétrique, la forme du pavillon a été soigneusement imaginée en fonction des principaux accès piétons de la nouvelle place. 

À l’intérieur, les bandes de bardage sont imitées sur le soffite, avec des panneaux de bois lamellé-collé blanc géométrique, pourvus de fentes perforées pour une meilleure acoustique. Ce pavillon a été désigné de manière à être le plus flexible possible et devenir une véritable plaque tournante pour la communauté – un espace qui pourrait fonctionner comme un café, pour des expositions, pour des réunions communautaires.

Le bâtiment d’une surface de 325 m2 reprend une partie des anciens métros pour aménager un sous-sol destiné aux installations techniques, aux cuisines et aux toilettes. Une façon de diminuer considérablement la quantité de terrain nécessaire au-dessus du sol et donc livrer un plus grand espace public. Par ailleurs, la température constante des tunnels en béton contribue à réguler d’avantage la température du bâtiment.

Concernant la structure, celle-ci a été préfabriquée hors site par Littlehampton Welding, puis démontée afin de rouiller pendant la préparation du site par l’entrepreneur Kier. 

Appel à projet : Trophée béton Écoles récompense les jeunes diplômés en architecture

Appel à projet : Trophée béton Écoles récompense les jeunes diplômés en architecture

 

Le Trophée béton, organisé par les associations Bétocib, CIMbéton et la Fondation Ecole Française du Béton, sous le patronage du Ministère de la Culture et de la Communication, a pour but de révéler les jeunes diplômés des écoles d’architecture françaises, de les parrainer et de leur offrir une visibilité à l’orée de leur vie professionnelle. 


Le concours s’adresse à tous les étudiants des écoles d’architecture françaises inscrits en projet de fin d’étude (PFE), ou jeunes diplômés de moins de un an. Les candidats peuvent se présenter soit de manière individuelle, soit en équipe constituée au minimum d’un étudiant architecte et pouvant également intégrer un étudiant architecte et/ou un étudiant ingénieur.

Les candidats architectes n’ayant pas constitué d’équipe mais souhaitant bénéficier de l’accompagnement d’un étudiant ingénieur, peuvent en faire la demande.La remise des prix de la 7è édition du Trophée aura lieu en janvier 2019 à la Maison de l’architecture en Ile-de-France. Ne pourront être sélectionnés que les étudiants ayant obtenu leur Projet de Fin d’Étude (PFE) aux sessions 2017 et 2018.

Le Trophée béton Écoles invite les futurs professionnels à s’interroger sur les qualités esthétiques, techniques et environnementales du matériau béton. Il prime les PFE (projet de fin d’étude) dont l’architecture et les performances constructives mettent en valeur l’utilisation du matériau béton. Tous les projets de fin d’étude peuvent être présentés, quels que soient leur échelle ou leur programme, pourvu qu’ils répondent au cahier des charges.

Grâce à ses déclinaisons multiples, le béton occupe une place dominante dans l’architecture et offre une grande liberté aux concepteurs, tant sur le plan esthétique que technique. Bien que centenaire, le béton est un matériau jeune. Matériau de prédilection du XXe siècle, il a largement participé au développement de l’architecture moderne. Par son caractère universel, ce matériau continu et polyfonctionnel, s’adapte aussi bien à l’architecture organique qu’au rationalisme ou au minimalisme. La richesse de ses potentialités plastiques et structurelles, qui conservent toute leur actualité au XXIe siècle, mérite d’être explorée en permanence. C’est pourquoi, afin de sensibiliser les jeunes générations aux qualités intrinsèques du matériau et de favoriser le développement d’une réflexion architecturale innovante pour son utilisation, les associations Bétocib, CIMbéton et la fondation EFB sont à l’origine de la création d’un Trophée béton annuel faisant appel à l’imagination des étudiants des écoles d’architecture.

Ce concours a aussi pour objectif d’aider les étudiants à développer leur réflexion et à faire connaître leurs idées en matière d’architecture. Il leur offre une première tribune professionnelle.

Les projets inscrits au Trophée béton Ecoles ont pour base le PFE de l’étudiant, qui peut être complété pour répondre au cahier des charges.

Pour une adéquation au cahier des charges, les candidats peuvent développer certains aspects techniques de leur projet de fin d’étude (PFE), avant ou après obtention de leur diplôme. Ils pourront s’ils le souhaitent, s’allier des compétences supplémentaires en constituant des équipes pluridisciplinaires. Par ailleurs, les étudiants inscrits en bi-cursus architecte-ingénieur pourront également participer au concours.

Les candidats seront évalués selon des critères tels que leur démarche personnelle dans l’utilisation judicieuse du béton, la qualité architecturale de leur projet, leur approche structurelle et constructive ainsi que sur la prise en compte des exigences thermiques et environnementales des réglementations en vigueur.

Leur réflexion sur les possibilités multiples du matériau, les différentes innovations, sur la peau : texture, matières, finesse, épaisseur, couleur, sera également prise en compte. Ils devront se conformer aux éléments de rendu (voir section rendu).

 

Les prix se répartissent de la manière suivante :

  • 1er prix : 5000€
  • 2e prix : 4000€
  • 3e prix : 3000€
  • 4e prix : 2000€

Pour s’inscrire et retrouver toutes les modalités de participation au concours rendez-vous sur www.trophee-beton.com 

Les questions concernant le règlement peuvent être adressées par email au secrétariat du concours jusqu’à la date limite de clôture des inscriptions : info@trophee-beton.com.

 

 

 

UNStudio Asia dévoile son plus récent projet achevé en Chine: le Keppel Cove Marina & le Clubhouse à Zhongshan

UNStudio Asia dévoile son plus récent projet achevé en Chine: le Keppel Cove Marina & le Clubhouse à Zhongshan

Le projet Keppel Cove Marina & Clubhouse a récemment été présenté par UNStudio Asia, une filiale de la célèbre agence néerlandaise. Dirigée par le partenaire responsable Hannes Pfau, UNStudio Asia se compose d’un bureau à Shanghai et d’un autre à Hong Kong. Le nouveau port de plaisance de Keppel Cove est situé à Zhongshan, dans la province de Guandong en Chine sur les rives de la rivière Xi. Le plan directeur de 50 000 m² du projet comprend une marina avec un accès direct à la rivière Xi, un bâtiment de service, des villas résidentielles haut de gamme et des infrastructures de soutien telles que le bâtiment CIQP, un pont, des routes et des digues externes environnantes. Keppel Cove Marina est la première et la seule marina avec un port d’immigration privé dans toute la Chine.

Le clubhouse Marina a été conçu pour vivre une expérience ressemblant à celle d’être sur un yacht, ou une croisière de luxe. Il permet, d’une part, aux usagers de s’offrir une retraite paisible permettant de se déconnecter de la vie quotidienne et d’autre part, il offre des activités d’évasion et d’exploration.

Le concept spatial et architectural du clubhouse se caractérise par la mise en avant d’une identité forte au cœur de ce nouveau développement urbain. Ainsi, le trajet entre l’entrée principale et le pont desservant l’édifice se traduit comme un parcours ponctué de surprises laissant entrevoir tantôt l’eau ou les bateaux.

Une approche dichotomique a été adoptée pour la conception du pont terrestre et maritime. En effet, un contraste visuel a été mis en oeuvre avec du côté de la terre, un paysage sculptural se dévoilant au fur et à mesure que l’on se rapproche du clubhouse, du côté de l’eau une façade distincte et ouverte accueillant les marins tout en jetant un reflet chatoyant sur l’eau.

La forme du bâtiment, tout comme le paysage environnant, a été pensée sur la base des voies d’accès principales menant au clubhouse, en combinant les points de vue les plus attrayants. Dans une transition douce, les espaces rayonnent vers l’extérieur, loin du nœud d’infrastructure principal à la base de la «tige» (le pont). Le fruit de cette conception en forme d’éventail comprend une large façade permettant de profiter au maximum de la vue de la marina, tout en guidant les usagers à leurs diverses destinations.

De grands espaces en forme d’entonnoirs ouverts traversent le bâtiment et génèrent des connexions verticales au moyen d’escaliers destinés à circuler et flâner entre les niveaux.

Ces espaces entonnoirs créent une forte relation intérieur-extérieur grâce aux vues qu’ils offrent sur le paysages. De plus, ils permettent, durant les périodes plus chaudes, de rafraîchir le lieu grâce à une ventilation transversale naturelle.

Ben van Berkel: « La façon dont le vent est guidé à travers le bâtiment afin de refroidir l’intérieur est également métaphoriquement articulée dans la conception. Dans les entonnoirs de vent internes, c’est presque comme si vous pouviez voir le vent tourbillonner dans l’architecture qui vous entoure. « 

Une grande lucarne ainsi que des ouvertures situées à l’Est et l’Ouest du bâtiment permettent à la lumière naturelle de pénétrer à l’intérieur des espaces, créant une atmosphère confortable et offrant un jeu constant d’ombre et de lumière. Par ailleurs, dans ces espaces, les finitions en panneaux de bois font référence aux yachts de luxe qui sont amarrés à proximité.

Les façades de l’édifice se composent, pour la plupart, de panneaux d’aluminium de couleur bronze, souvent utilisé dans l’architecture navale, cette teinte bronze souligne la douceur et la fluidité de la géométrie du bâtiment.

La façade donnant sur le front de mer est majoritairement vitrée et comprend plusieurs balcons. Les sous faces du toit et les balcons sont recouverts de miroirs ressemblant à des reflets scintillants sur la surface de l’eau.

En tant que centre d’activités maritimes, le port de plaisance offre diverses possibilités d’interactions sociales, d’affaires, de loisirs et de bien-être. C’est pourquoi le programme se compose entre autres de nombreux restaurants, d’un espace réservé aux membres, d’un spa, d’une salle de sport et de plusieurs chambres.

Le pont constitue la principale voie d’accès menant au pavillon. Les itinéraires pour piétons et véhicules sont séparés en mettant l’accent sur l’expérience des piétons. Ainsi, le niveau des piétons est situé en dessous de la voie pour les automobiles afin d’être protégé des fumées et du bruit des voitures. Enfin, le pont dispose de plusieurs plates-formes pour se reposer ou s’attarder au-dessus de la digue. La main courante du pont se transforme en une zone de sièges tandis que la rampe de la voie consacrée aux véhicules devient une canopée.

Photographies et vidéo de Tom Roe.

Quand Miami rencontre Memphis au Paradiso Ibiza Art Hotel

Le Paradiso Ibiza Art Hotel a ouvert ses portes le mois dernier à Ibiza sur la côte nord-ouest de l’île des Baléares. C’est dans une ambiance art déco et un univers pop-art criard, que l’on séjourne dans cet hôtel haut en couleurs. L’objectif de cet hôtel vise à proposer une alternative d’hébergement sur l’île de la fête, en accueillant un programme artistique. Un moyen de se démarquer de ses concurrents grâce à l’art et la culture réunis dans une atmosphère extravagante dans la baie de San Antonio.

« Dévoué à l’art et à la création contemporaine, s’inspirant de l’esthétique de MiMo – Miami Modern, le nouvel hôtel propose une toute nouvelle façon de visiter l’île, entourée d’œuvres d’art de qualité« , a déclaré le groupe Concept Hotel qui exploite la propriété.

Conçu par le studio espagnol Ilmiodesign , l’extérieur du bâtiment évoque l’architecture art déco de Miami Beach avec sa façade blanche et ses formes simples, rehaussées d’un éclairage coloré. Tandis que, les teintes acidulées que l’on retrouve à l’intérieur rappellent le mouvement design de Memphis des années 1980.

Les œuvres d’artistes accrochées dans les chambre sont directement affiliées au programme artistique de l’hôtel, dirigé par l’artiste et conservateur Iñaki Domingo, et la photographe et cinéaste Diana Kunst. On peut ainsi retrouver en guise de tête de lit, des illustrations de la Japonaise Yoko Honda ou de la Parisienne Marylou Faure.

« Les clients seront complètement entourés d’art dans un cadre unique, avec des œuvres d’artistes contemporains installés dans toutes les salles d’art de l’hôtel« , a déclaré l’hôtel.

Une des chambres se distingue encore plus que le reste : la Suite Zéro. Entièrement vitrée et située au milieu du lobby de l’hôtel, cette suite marque d’emblée la singularité de l’hôtel. Elle est accessible gratuitement et peut se transformer en atelier. En effet, chaque mois elle héberge un artiste différent venu effectuer une micro résidence, offrant ainsi à ses hôtes des moments de création uniques.

Disponible un week-end par mois, les résidences encouragent les participants internationaux à créer des interventions spécifiques au site pendant leur séjour dans la zone jaune vif.

Enfin, l’hôtel dispose de sa propre galerie d’art abritant trois expositions pendant chaque haute saison, mais également une bibliothèque d’art permettant aux invités de parcourir des œuvres contemporaines toute l’année. « Paradiso Ibiza Art Hotel aspire à devenir une référence pour la scène artistique locale« , a déclaré l’hôtel.

 

BIG : Bjarke Ingels appelle aux dons pour construire Burning Man ORB

Bjarke Ingels et Jakob Lange ont lancé, il y a quelques jours, une campagne de financement pour la réalisation de leur oeuvre d’art intitulée The ORB : une énorme sphère gonflable en miroir érigée au milieu du désert lors du célèbre festival Burning Man qui se déroulera cette année.

La campagne du  fondateur de BIG et de l’un de ses partenaires vise à amasser 50 000 $ au cours des deux prochains mois, elle est actuellement en ligne sur le site de crowdfunding Indiegogo. Si l’objectif est atteint, la sphère trônera sur la scène du festival dans le désert du Nevada à la fin du mois d’Août.

Ancré au sol par un mât en acier incliné de 32 mètres, le ballon une fois gonflé mesurerait près de 30 mètres de diamètre.

The Orb servirait de point de repère pour les festivaliers, reflétant la foule pendant la journée et brillant la nuit grâce à des lumières en sous face.

BIG : Bjarke Ingels appelle aux dons pour construire Burning Man ORB« The Orb est un miroir pour les amoureux de la terre – reflétant le jour qui passe, la vie qui évolue et d’autres œuvres d’art – une nouvelle planète pour les fans de science-fiction, un chercheur pour les voyageurs ou juste une grande discothèque pour ceux qui aiment une bonne fête  »

Comme expliqué sur la page de collecte de fonds, le design semble simple mais en réalité «cache beaucoup de complexité et d’effort», augmentant le coût de production.

Bjarke Ingels et Jakob Lange ainsi que leur groupe d’architectes et d’artistes ont déjà financé eux-mêmes une grande partie du projet. Des fonds supplémentaires aideront à couvrir le coût d’une plaque de base, d’un mât, d’ancres de fondation et de ventilateurs pour gonfler le ballon.

Burning Man 2018  aura lieu du 26 août au 3 septembre dans le désert du Nevada aux Etats-Unis. Le festival, dont le fondateur Larry Harvey est décédé cette année , attire pas moins de 70 000 visiteurs par an. Un évènement, comme Coachella, propice à l’art et l’architecture, sur fond de musique dans l’air du temps. La particularité de celui-ci vise à enflammer, chaque année, le nouveau temple principal du festival. Cette année il a été conçu par l’architecte français Arthur Mamou-Mani et comprendra une structure en bois en spirale . Nommé Galaxia, le temple sera formé de 20 fermes de bois dressées en spirales et formant une tour lorsqu’elles convergent.

Les fermes triangulaires créeront différents chemins dans le centre du pavillon, où un mandala géant imprimé en 3D sera placé. De petites alcôves le long des itinéraires offriront aux visiteurs des espaces pour écrire et réfléchir.

La structure a été imaginée à l’aide d’outils de modélisation numérique 3D tels que Rhino et Grasshopper. Il fait référence à la planète fictive Gaia de la série de livres de science-fiction des années 1980 de l’auteur américain Isaac Asimov.

«Galaxia célèbre l’espoir dans l’inconnu, les étoiles, les planètes, les trous noirs, le mouvement qui nous unit dans les galaxies tourbillonnantes des rêve

« Une forme supérieure de Gaia dans la série Foundation d’Isaac Asimov, Galaxia est le réseau ultime, le tissu de l’univers reliant les êtres vivants en une seule entité.« 

Tree Hopper, un arbre cocon pour se détendre en ville !

Tree Hopper, un arbre cocon pour se détendre en ville !

 

Deux jeunes architectes polonais, de l’agence OTCO, ont eu la brillante idée d’imaginer Tree Hopper, une structure design pensée dans un total respect de la nature, de la faune et la flore, permettant de se relaxer en ville.

Trouver un moment pour se connecter avec la nature lorsqu’on vit dans une  grande ville est compliqué. Un problème lié non seulement à un mode de vie personnel qui tourne autour de notre travail mais aussi à l’organisation et le fonctionnement de l’espace urbain. Le projet Tree Hopper est donc un système qui vise à associer les moments de travail, les instants relax et de communion avec la nature grâce à une structure innovante qui se place autour des arbres. Celle-ci est dotée de sortes de nids qui permettraient aux personnes de « se déconnecter de la ville tout en restant dans la ville ».

S’octroyer un moment de détente dans la nature avec nos villes globales devient une mission quasi impossible, même si l’augmentation des réseaux d’infrastructures de transport nous permet d’atteindre plus facilement les environnements naturels paisibles isolés. Le problème ne réside pas dans la connectivité, mais plutôt dans le mode de vie des citadins, consommé par le trajet jusqu’au travail, la journée de travail et le retour à la maison. En moyenne, le transport et le travail occupent 20% de notre temps. Nécessités par la survie, ces composantes déterminantes dans nos vies façonnent physiquement nos villes, leur façon de fonctionner et même nos modes de vie personnels.

« Tree Hopper est une réponse est ue réponse particulièrement intéressante face à cet espace temporel de transition entre le temps de trajet et le temps de travail. C’est là que réside l’opportunité de faire pencher la balance entre la routine de tous les jours et les moments qui répondent à nos sens altérés en encourageant les temps d’arrêt nécessaires et finalement le bonheur. Nous mettons l’accent sur des solutions pratiques et réalisables qui améliorent la vie des gens grâce à la création d’environnements urbains durables et positifs. » expliquent les architectes du projet.

Installée verticalement autour d’un arbre tout en conservant une distance suffisante pour le laisser évoluer au fil du temps, la structure se développe comme une extension épousant la forme tronc afin d’y accueillir un escalier hélicoïdal. Des cocons, accessibles à tous, viennent se greffer sur cette structure. Créé pour être un lieu de bien-être et de détente, le Tree Hopper reprend l’architecture des ruches, avec des nacelles en fibre de carbone, souples et transparentes, permettant de profiter pleinement du paysage tout en étant protégé de la météo extérieure.

Ces bulles disposent d’un lit pour se reposer et d’éclairages LED pour éventuellement lire un livre, il est également possible de recharger son téléphone grâce à un port USB et de profiter du wifi. De plus, les concepteurs ont également pensé à une application nommée Tree Finder, offrant la possibilité aux usagers de trouver l’emplacement le proche des cocons disponibles pour aller s’y lover quelques heures.

 

Ce concept a été imaginé pour être intégrer au parc de Londres ou Puerto Rico.

 

Le nouvel Apple Store de Macao par Foster + Partners, un havre de paix minimaliste où se mêlent technologie, design et nature

Foster + Partners vient de dévoiler son nouveau projet pour l’incontournable marque à la pomme croquée. Le tout récent Apple Store situé à Macao, le Las Vegas de la Chine, est un savant mélange entre un design minimaliste, nature et technologie.

Implanté sur une esplanade entourée de fourrés denses de bambous, l’Apple Store se compose d’une façade réalisée en pierre et composite de verre, ainsi que d’un atrium central végétalisé grâce à une mini bambouseraie. Les couches de verre sont recouvertes par de la pierre très mince, créant l’illusion d’un mur solide laissant passer la lumière.

Foster + Partners compare cet effet à une lanterne en papier ou à un vitrail, ajoutant  « nous voulions créer une oasis de paix« .

Pour la conception de cette lanterne technologique, Foster + Partners a collaboré avec Sir Jonathan Ive, responsable du design de la firme américaine.

La lumière chaude émanant de l’extérieur est destinée à fournir un contraste avec les lumières froides des éclairages et des appareils.

« Nous voulions créer quelque chose de très pur et simple – un bâtiment magnifique et élégant qui complète les sons, les images et les couleurs de Macao, tout en incarnant un sentiment de clarté et de quietude », a déclaré Stefan Behling chef de studio de Foster + Partners.

« Le design crée deux espaces distincts, l’un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur, empreints d’un sentiment de beauté authentique découlant de l’utilisation innovante de matériaux naturels. »

L’intérieur a été conçu comme l’inverse spatial de la place, avec un «bosquet» de bambou croissant au centre de l’espace. Les feuilles de bambou poussent vers l’étage supérieur, à travers une percée de forme carrée dans le sol.

On retrouve également un écran de bambou enveloppant l’extérieur du bâtiment.

La lumière du jour pénètre dans le bâtiment par des lucarnes installées en toiture mais aussi grâce à des puits de lumière linéaire éclairant l’escalier de pierre menant au premier étage.

 

Photographies de Nigel Young .

Álvaro Siza construit une chapelle autosuffisante dans l’Algarve, un retour à la sobriété architecturale

Le célèbre architecte portugais, Álvaro Siza Viera, a conçu une simple chapelle de campagne, dans le sud du Portugal, fonctionnant sans électricité, ni chauffage ou eau courante.

Intitulée « Le Capela do Monte », qui se traduit simplement par une chapelle à flanc de colline, la chapelle s’inscrit dans le paysage pittoresque de la région de l’Algarve au Portugal et fait également partie du complexe Monte da Charneca.

Totalement autosuffisant, le projet a été planifié sans l’intervention de services externes. Pour ce faire, le bâtiment a été conçu de manière à pouvoir se chauffer et se refroidir naturellement, grâce à l’utilisation de matériaux soigneusement sélectionnés. En effet, ses murs épais ont été réalisés en briques perforées et revêtues d’un enduit de calcaire aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Siza, lauréat du Prix Pritzker en 1992, décrit la chapelle comme « un pur projet architectural »

Accessible uniquement par un seul sentier, la caractéristique la plus distinctive de la chapelle est sa façade simple en forme de U, qui fait face à une terrasse épousant la orme de la colline. Derrière cette façade se trouve une ouverture permettant à la lumière du soleil de pénétrer dans le hall d’entrée du bâtiment.

Une fois dans cet espace, les visiteurs sont accueillis par trois fresques murales sur mesure, comportant des illustrations basées sur des croquis de Siza et représentant différentes scènes racontant l’histoire de la vie de Jésus.

A l’intérieur de la chapelle minimaliste, se mêlent surfaces carrelées et surfaces laissés au naturel dépourvus de fioritures.

La seule couleur dans l’espace provient d’une série de meubles en bois, tous conçus par Siza. Ils comprennent un autel, un banc et une série de chaises, tous construits par le studio de menuiserie Serafim Pereira Simões Sucessores basé à Porto .

Contre la paroi arrière de la pièce, trône une abstraction de la croix traditionnelle.

Le Centre Monte da Charneca a été créé par un couple vivant dans la région depuis plus de 30 ans. Ensemble ils ont d’abord commencé par la réhabilitation de sept maisons traditionnelles, qui disposent maintenant de leur propre approvisionnement en eau, pourvues d’un système à énergie solaire ainsi que d’un verger produisant des olives, des agrumes, des figues et des amandes.

Le couple a demandé à Siza de superviser le plan pour la prochaine phase de développement du site. En plus de la chapelle, qui a ouvert ses portes au printemps 2018, il ajoutera une série d’autres installations, y compris d’autres bâtiments résidentiels. L’objectif est de créer une retraite qui valorise le patrimoine agricole de la région auprès des touristes. L’ensemble du projet devrait être terminé d’ici 2021.

Photographies de Joao Morgado

Les Architectes du Grand Paris Express, saison 2 ça continue : 4 dates à ne pas manquer !

Les Architectes du Grand Paris Express, saison 2 ça continue : 4 dates à ne pas manquer !

Saison #2 « Les Architectes du Grand Paris Express » reprend du service à la rentrée avec un rendez-vous chaque premier mercredi du mois de 19h à 20h30

La Société du Grand Paris organise, en partenariat avec la Maison de l’Architecture en Île-de-France, une deuxième saison de huit conférences, au cours desquelles les architectes mais aussi les artistes, urbanistes, designers et paysagistes du Grand Paris Express racontent leur travail.

Fort du succès rencontré par la première saison du cycle de conférences autour des architectes des futures gares du Grand Paris Express, qui a réuni plus de 1 500 personnes d’avril à décembre 2017, la Société du Grand Paris organise, en partenariat avec la Maison de l’Architecture en Île-de-France, une deuxième saison d’exposés et de débats sur la création du nouveau métro.
Ce nouveau cycle de 8 conférences ayant débuté le mercredi 4 avril 2018, se poursuit à la rentrée après une pause estivale. Quatre rencontres sont programmées au cours de ce dernier tiers de l’année 2018 où les architectes en charge de la conception des gares y présenteront leurs projets, afin d’engager le dialogue sur ces ouvrages d’art qui combinent enjeux techniques, urbains et architecturaux. Dans le cadre de ces conférences thématiques, la parole des architectes sera complétée de celles des artistes, designers, urbanistes et paysagistes qui donnent vie au réseau. Ainsi, les enjeux relatifs à la conception des espaces publics autour des gares, à l’intégration d’œuvres d’art dans les espaces du métro ou au déploiement de démarches artistiques et culturelles sur les chantiers seront abordés.

Mercredi 05 septembre : Avec les collectifs impliqués dans le programme artistique et culturel des Chantiers Partagés 

  • Agrafmobile /Malte Martin
  • COAL
  • Collectif Parenthèse
  • Collectif Ne Rougissez Pas
  • Si architectes
  • Yes We Camp

Mercredi 3 octobre : Les places du Grand Paris Express : urbanisme, paysage et architecture

Mercredi 7 novembre

  • Marc Barani -Atelier Barani
  • Daniel Jongtien – Benthem Crouwel Architects
  • Yves Pagès – Explorations Architecture

Mercredi 5 décembre

Entrée libre (dans la limite des places disponibles)
Inscription par ICI 
Chapelle des Récollets – Maison de l’Architecture en Île-de-France