La nouvelle Manufacture Design

Agence conseil en design global, Saguez & Partners rassemble depuis fin 2016 ses 150 collaborateurs en un lieu unique, La Manufacture Design à Saint-Ouen. Véritable laboratoire in situ et in vivo de son savoir-faire en matière de « Travailler Autrement », cet environnement, conçu par la division Workstyle de l’agence, démontre la cohérence entre la valeur l’image et celle d’usage du projet. Un lieu de travail rêvé dont on espère qu’il essaimera largement.

Le site de l’ancienne halle Alstom
Le site de l’ancienne halle Alstom

Saisissant la formidable opportunité que représente le lieu des Docks de Saint Ouen en pleine mutation, la division Workstyle® ( work+lifestyle) de Saguez & Partners composée d’une vingtaine de personnes dirigée par Valérie Parenty, a mis en œuvre ses compétences en matière de conception de nouveaux modes de travail. Un véritable laboratoire pour tester et adopter les nouveaux espaces et, de là, les postures induites par la mobilité des salariés ; la meilleure façon de convaincre – preuve en est – les clients de l’agence en quête de refonte de leurs propres bureaux.

Le hall au niveau de la rue
Le hall au niveau de la rue

L’agence Saguez & Partners concentre huit grandes expertises de design global : Stratégie, Identité, Produit, Service, Environnement, Architecture, Retail, Workstyle ; transversales, elles touchent les mêmes clients finaux. Elle intervient dans tous ces domaines avec une expertise unique de la mixité du parcours de l’usager englobant mobilité, commerce, bureaux, loisirs… Pour exprimer ce savoir-faire, elle ne pouvait que s’ancrer dans un environnement en devenir urbain, social, commercial à une échelle locale mais à terme, plus large, en s’inscrivant dans le Grand Paris.

Le lieu même, au cœur de l’éco-quartier des Docks de Saint-Ouen, en mutation, favorise l’échange et la mixité des divers métiers exercés au sein de l’agence ; en s’inscrivant dans un projet de ville, puisque la Manufacture est au cœur du projet de rénovation de la Halle Alstom, mais également en répondant avec acuité à chaque projet dont l’agence a la maîtrise.

 

La vie rêvée de bureau

Installée depuis octobre 2016 sur 4200 m2 parmi les 12000 que compte l’ancienne Halle Alstom (dédiée à l’assemblage des TGV), la Manufacture Design, s’est développée sur un plan de qualité comme le résume Boris Gentine chef de projet et maître d’œuvre : « le plan équilibre les zones froides et les zones chaudes. Il ouvre l’indoor sur l’outdoor, décloisonne les espaces modulables dans un esprit bivouac. Renforce les liaisons horizontales et verticales par des escaliers fluidifie la circulation des personnes pour stimuler les échanges et les rencontres. Autour du jardin tropical, poumon vert au nord du Passage des Docks, le plan en fer à cheval canalise la lumière naturelle qui filtre à travers tout le bâtiment. »

Les dégagements aménagés avec des alcôves offrent des espaces de pause
Les dégagements aménagés avec des alcôves offrent des espaces de pause

La Manufacture Design est un lieu atypique qui rassemble :

une école de design, Design Act, la première au sein d’une agence, proposant 2 programmes co-conçu et opéré par Strate, école de design de Dominique Sciamma ; « Pour la première fois en France une agence de design crée sa propre école non seulement pour transmettre ses savoir-faire et ses bonnes pratiques aux entreprises, mais aussi pour mener, avec des jeunes diplômés, des réflexions sur des sujets au cœur de l’économie et des territoires » explique Olivier Saguez.

Le Réfectoire de 35 à 100 couverts avec un chef pour les collaborateurs et leurs invités et de longues tables conviviales pour les collations informelles

Deux salles de sports pour des cours avec appareils + vestiaires,

Un espace d’exposition, un amphithéâtre, un espace R&D.

Une matériauthèque de 150m2 avec un atelier de prototypage et bricolage pour tester les idées,

et un jardin tropical autour duquel tournent les espaces de travail, visible par tous, une terrasse végétalisée jouxtant le restaurant…

Le vaste espace réfectoire et restaurant est meublé par le mobilier Parenthèse créé par l’agence. Lumière et panneaux acoustiques ont été conçus par l’agence. À droite un coin canapé pour recevoir de manière décontractée et cosy.
Le premier étage est modulé par des cloisons mi-hauteur

D’emblée la Manufacture se veut comme un bureau hôtel, avec un espace lounge et service café, une conciergerie où chacun dispose d’un casier pour ses « click and collect » livrés sur place, abolissant la frontière entre bureau et domicile.

Ce qui frappe lorsque l’on déambule à travers le bâtiment, ce sont les espaces de convivialité ménagés ici dans un couloir, là dans l’espace bureaux entre des cloisons mi-hauteur (1,90m) qui symbolisent cette nouvelle dimension des relations humaines. Prévoyant des zones d’intimité (pour téléphoner ou juste dialoguer) mais aussi d’échanges entre membres autour des divers projets en cours. En un mot, humaniser des liens qui donnent du sens aux relations à une époque où l’individu est confronté à un isolement largement dispensé par une connectivité à distance.

Devant l’ampleur des tiers-lieux, on peut se poser la question, l’agence de demain a-t-elle encore besoin d’un lieu physique ? Jean-Philippe Cordina chef de projet et maître d’œuvre répond : « à l’heure où les nouvelles technologies et l’hyper connection permettent de transporter le bureau dans des tiers lieux, à la maison, dans les transports, la nouvelle Manufacture joue un rôle essentiel et fédérateur de ressourcement et de partage ».

La matériauthèque avec atelier de prototypage
La matériauthèque avec atelier de prototypage

C’est ce qui ressort de l’aménagement des trois niveaux ; la modularité des espaces, y compris ceux des salles de réunions qui se déroulent autour de tables mais différentes selon que l’on y soit assis ou debout, qui s’ouvrent ou se ferment selon que l’on soit nombreux ou non, connectées si besoin… La salle de sport intégrée n’y échappe pas qui en dehors des heures de cours, se consacre au brainstorming, décalé puisque ce sont des poufs qui servent de sièges ; et ça marche !

Souplesse et convivialité qui débutent dès le matin par un petit déjeuner offert autour des grandes tables du Réfectoire. Quel meilleur symbole de lien social pour des individus qui arrivent de partout par tous moyens (et pas les plus courts) que se sentir « accueillis ».

Les espaces de travail répartis sur deux grands plateaux ouverts stimulent la créativité, la fluidité et le partage entre les salariés, par le soin apporté à la lumière, à l’acoustique – on est surpris par le faible niveau sonore (y compris dans le Réfectoire !), à l’ergonomie des postes permettant de varier les postures au cours de la journée. Des séparations à mi-hauteur créent un cheminement agréable, favorisent la concentration et ménagent des points quick qui exposent les projets en cours afin que chacun puisse partager le travail des autres. Un élément fédérateur et porteur de sens commun.

Eco quartier = éco bâtiment. Tout est mis en œuvre dans le bâtiment pour que l’on y respire sans climatisation, par ventilation naturelle, que la lumière tourne au rythme du soleil, canalisée par les couleurs douces des revêtements, par la présence du bois… autant de points étudiés pour faire un lieu porteur d’enjeux pour l’avenir du monde du travail… Autrement.

La salle de sport/brainstorming et ses vestiaires
La salle de sport/brainstorming et ses vestiaires
La salle de sport/brainstorming et ses vestiaires

 

FM.

 

 

Fiche technique 

La Manufacture Design : 5 rue Frida Kahlo – 93 Saint Ouen Maîtres d’ouvrage : Olivier Saguez Fondateur, Patrick Roux Directeur associé, Pierre-Olivier Pigeot Directeur associé Saguez Workstyle. Chefs de projet, maîtres d’œuvre : Boris Gentine Jean-Philippe Cordina Directeurs de création, Associés. Architectes DPLG : Christophe Vergnaud Architecte DPLG, Directeur Associé et Sandra de Jesus Architecte DPLG et leurs équipes pluridisciplinaires de 25 personnes Entreprises : Derichebourg ; Kalios ; La Française AM ; Mairie de Saint-Ouen ; Nexity ; Sequano

 

12 000 m2 Surface actuelle de la Halle Alsthom (construite en 1922).

  • 4 200 m2 Surface de la Manufacture Design
  • 2008 début des travaux – 2016 emménagement

HQE®. • BREAM very good. • RT 2012 – 10 %.

 

MATERIAUX

Bois de coffrage en contre-plaqué bouleau texturé, utilisé en agencement transversal.

Panneau Knauf en laine de verre, fibre de bois et minéral pour un matériau acoustique et non-feu.

carrelage : crédence de la cuisine, vestiaires en grès cérame en 5 x 5 cm, et sol façon ardoise, Villeroy & Boch

Sol souple Tarkett, dans les deux salles de sport. – Contreplaqué de bambou défibré, ciré et recompacté ou thermotraité, et sols des terrasses, Moso. – Revêtement mural en liège et linoléum recyclé, bulletin board, Forbo. – Caissette perforée acoustique avec revêtement textile Kvadrat.

Revêtement des portes Valchromat medium teinté dans la masse.

Mobilier et déco : Manganèse éditions : Direction Jean-Philippe Cordina, styling Isabelle Creiser Saguez, coordination Stéphanie de Quatrebarbes, avec Phanélie Mignot.

Moquette EGE – Euroflor – Hay – Kvadrat – Vitra – Artiflor – Muuto

Eclairage FLOS, Iguzzini

 

Tous visuels courtesy Saguez and Partners

 

Un nouvel espace parisien pour Silvera

Entre la place des Ternes et la salle Pleyel, Silvera vient d’ouvrir un nouveau lieu dédié au mobilier design. Remplaçant le showroom du 17e arr., celui-ci développe une vaste vitrine sur une artère animée. Quelque 1000 m2 d’exposition, sur trois niveaux, qui auront nécessité 9 mois de travaux pour le cabinet d’architecture Facto afin de transformer d’anciens bureaux cloisonnés en un espace traversant – avec jardin suspendu sur cour – et fluide, articulé autour d’un large escalier central. 

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Silvera, Faubourg Saint Honoré

L’atout premier de ce showroom, sa vitrine de 12 m de long, divisée en deux parties, l’une de 40 m2 exposant les pièces meublantes et l’autre plus évènementielle appelée à changer de décor régulièrement. Pour la petite histoire, un énorme monte-charge occupait une partie de la vitrine, vestige du temps jadis où l’on y vendait des… pianos, Pleyel oblige ! Sol et murs, sobrement vêtus de grès cérame dans une nuance beige naturel, contrastent avec les panneaux à clairevoie en chêne brûlé cernant l’escalier sur toute la hauteur et articulant les volumes sur trois étages. Chaque niveau développe une scénographie ; au rez-de-chaussée, passé les accessoires mis en scène dans une vaste vitrine et un mur “de chaises”, une estrade de 80 m2 compose une ambiance d’appartement parisien. 

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Sur l’estrade

Offre premium et mobilier accessible

Au premier étage, un espace convivial expose un bloc cuisine de Poliform Varenna performant, propice aux échanges festifs. Un espace projets dévoile plus loin une matériauthèque complète pour aider au choix des clients et prescripteurs. À ce même niveau, Silvera expose son offre premium dans des scénographies complètes mono-marques, canapés, tables basses et hautes, rangements avec ses partenaires leaders, Flexform, B&B Italia… attestant là sa capacité à créer des ambiances parfaites.         

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Au premier niveau
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Offre Premium

Au sous-sol, c’est une sélection de marques modernes – et de pièces emblématiques comme la lounge chair de Charles and Ray Eames – pour n’en citer qu’une, mais aussi de pièces actuelles très abordables. Une manière pour Silvera de démontrer que le mobilier design peut être accessible, mettant ainsi le pied à l’étrier aux amateurs qui n’auront pas à attendre le nombre des années pour s’offrir un canapé de belle facture comme celui de Hay signé des frères Bouroullec. D’autres univers tels la chambre à coucher et le dressing de la marque Porro ou les luminaires « branchés » et mis en scène de manière ludique balaient tout le registre de l’aménagement intérieur. Les liasses d’échantillons de tissu sont à disposition – comme les conseils – pour personnaliser et accompagner chaque projet.

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Au sous-sol
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Au sous-sol

Silvera 264 rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris. Tel, 01 56 68 76 00

 

Le Chili s’expose à Révélations 2017

Le Chili s’expose à Révélations 2017

En mai prochain, le Chili participera, en tant qu’invité d’honneur, à la Biennale internationale des métiers d’art et de la création qui se tiendra au Grand palais sous le nom de Révélations 2017. De quoi renforcer les relations franco-chiliennes et poser l’artisan comme créateur.

 

 

En amont de cette participation, des séminaires ont été organisés dans tout le pays afin de réfléchir à ce qu’est la création contemporaine au Chili. Mettant en valeur des savoir-faire millénaire et des matériaux nobles, seront exposés au salon Révélations des pièces travaillées dans le bois, le cuivre, la céramique, des nouveaux modes de tissages, un travail à base d’algues… L’occasion aussi de fêter le centenaire de l’artiste Violetta Para, icône de l’imaginaire chilien.

 

En images, les créations dévoilées le 11 janvier dernier à l’Ambassade du Chili par Nury Gonzalez, Directrice du musée des Arts Populaire Tomas Lagos, et curatrice de la participation chilienne au salon Révélations 2017

La solution Corian ®, en bardage extérieur

La solution Corian ®, en bardage extérieur

C’est sous son nom anglais, solid surface, que l’on désigne cette famille de produit dont le plus connu et le précurseur est le Corian ®, mis au point par les ingénieurs chimistes de DuPont de NemoursTM aux USA en 1967. Le Corian ® ne perce en Europe que dans les années 90 et se cantonne aux usages spécifiques dans le domaine de la santé, de l’hôtellerie, du commerce… Ce n’est que vers les années 2000 que les créateurs prennent la mesure de ses formidables capacités en terme d’agencement intérieur, de créations de produits, (baignoires, vasques, luminaires…) et d’applications en architecture en façades, parements… La première application en façade fut celle de l’hôtel Seeko’o en 2007 en Corian ® par l’atelier d’architecture King Kong. Depuis, il a fait de nombreux émules et ses applications ne connaissent guère de limites, sinon, peut- être, celles de son coût. Ses qualités de mise en œuvre en font l’auxiliaire idéal des projets d’architecture extérieure comme intérieure.  

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Hôtel Seeko’o, atelier d’architecture King Kong, Bordeaux
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Immeuble de bureaux White, agence ECDM, Montrouge (92)

Anne-Line Citerine, Responsable Marketing Façade chez DuPontTM Corian® nous présente la solution solid surface employée en façade au travers d’exemple de projets architecturaux, et ce dans l’immeuble de bureau White conçu par l’agence d’architecture ECDM.

Plus d’informations dans CREE 378, « L’imagination débridée du solid surface » page 134

 

 

Zhou Yiyan et ses bijoux de porcelaine

Zhou Yiyan et ses bijoux de porcelaine

Zhou Yiyan est une artiste originaire de l’est de la Chine. Inspirée par la fascination pour les cercles dans la culture chinoise, elle nous présente sa collection d’objets d’art en porcelaine blanche liée par des pièces de cuivre émaillé, à porter en bijoux. Chaque pièce, unique, nécessite une parfaite maîtrise de conception afin d’adapter les procédés artisanaux de la céramique à la forme souhaitée. Elles sont toutes réalisées dans l’atelier de l’artiste.

Zhou Yiyan, qui a démarré ses études en art et design à l’Université Normale de Shanghai, s’est installée à Paris en 2007 afin de poursuivre son cursus artistique en photographie et stylisme (Studio Berçot). En 2016, elle fait partie des 5 lauréats du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art, piloté par les Ateliers d’Art de France depuis 1960. Elle exposera ses créations aux côtés des autres lauréats lors du salon Révélations. Rencontres : 

 

SILVERA RIVE GAUCHE : AU CŒUR DU DESIGN

SILVERA RIVE GAUCHE : AU CŒUR DU DESIGN

L’enseigne Silvera, diffuseur de mobilier contemporain, s’offre un nouvel écrin rive gauche, au cœur du design mobilier et à côté d’illustres voisins.

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Vue de la rue du Bac. Les larges vitrines inondent le rez de chaussée de lumière
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Au centre, les fauteuils en gris et vert Bauhaus de Baxter. On aperçoit la mezzanine en transparence.

 

Sur 300 m2 répartis sur 3 niveaux, le lieu met en lumière l’architecture intérieure, allégée de cloisons, révélant au rez-de-chaussée une belle hauteur sous plafond. Transparence et luminosité sont les maîtres mots de l’aménagement. Les larges baies vitrées incitent à entrer : à l’intérieur, le verre, le béton clair et doux en grands panneaux (LCDA), le sol en résine, le blanc… concourent à tisser une scène élégante pour les pièces exposées.

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A droite un exemple de composition canapé/repose-pieds/méridienne Freeman de Minotti (design Rodolfo Dordoni). A gauche, fauteuil Bauhaus de Baxter (design Draga e Aurel).

 

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Au premier plan la table Tense de MDF Italia (design Piergiorgio & Michele Cazzariga). A l’arrière-plan, pleine hauteur, les grands panneaux en béton de LCDA montent à l’assaut du mur en affichant la matière, du béton dans une finition lisse adoucie.

Le sous-sol, misant sur le blanc au mur et le gris sombre au sol a conservé ses poteaux métalliques rivetés et dégage un bel espace consacré aux canapés, tables basses et modules de rangement.

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 Canapé living Divani  et 9 Ensemble fauteuils canapé Baxter
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L’accès à l’étage ne cache rien du volume derrière des parois de verre.

En demi-étage, une mezzanine plus intime expose bureaux et sièges; vitrée relie un couloir transformé en matériauthèque, animé d’objets, de luminaires et d’assises mises en lumière de façon ludique.

Haut de gamme, raffinée et éclectique la sélection balaie tous les secteurs de la maison, qu’elle s’adresse au particulier ou au professionnel. Canapés, tables, bureaux, armoires, luminaires signés Baxter, Living Divani, De Padova, Minotti, Walter Knoll, Flos… et bien d’autres se côtoient avec bonheur.

Cette adresse dirigée par Brigitte Silvera et Erwann Renaut révèle leurs partis pris qui font de Silvera une vitrine incontournable du mobilier design et contemporain.

Silvera est aussi l’enseigne du contract, qui représente 60 à 65 % de son CA global. Si chaque magasin est à même de répondre à une demande émanant de professionnels, les projets de très grande envergure sont pris en charge par le magasin Silvera de l’avenue Kléber.

Françoise Marchenoir

 

Silvera : 43 rue du Bac 75007. Tel 01 53 63 25 10. Ouvert aux particuliers et aux professionnels de 10 à 19 h. www.silvera.fr

 

Diffazur : portrait de piscines

Diffazur : portrait de piscines

 

Depuis 1974, Diffazur construit des piscines individuelles ou collectives en béton armé projeté. Dirigée par ses fondateurs Monique Richard-Benielli et Gérard Benielli, l’entreprise propose des conceptions sur-mesure qui s’insèrent dans une réflexion globale, la liberté formelle étant permise par une technologie souple. Structure, revêtement, qualité de l’eau, mise en scène et environnement sont autant de problématiques sur lesquelles s’attardent le constructeur, assurant originalité et fiabilité à ses piscines.

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La structure à l’œuvre

Diffazur propose des piscines dont l’étanchéité est assurée à la fois par sa structure en béton armé contre la fissure et par son revêtement d’imperméabilisation. Les deux forment un ensemble homogène et solidaire. Technique de construction phare de l’entreprise, la GUNITE est une projection de béton par voie sèche sur ferraillage. Le béton est projeté en continu et à très grande vitesse (150 m/seconde), formant ainsi une coque totalement homogène et ultra résistante. Le FC3 TECH FIBERGUN, quant à lui, est une exclusivité brevetée au niveau international : le béton est renforcé tridimensionnellement par une incorporation de fibres synthétiques. Enfin, le BETOFORM, il permet toutes les formes et dimensions. La mise en œuvre est réalisée par des équipes intégrées et chaque étape de construction est contrôlée en fonction d’un cahier des charges spécifique validé par Qualiconsult.

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Faire peau lisse

Les revêtements Diffazur sont projetés puis lissés à la main, ce process favorisant l’adhérence au béton et permettant de proposer une très grande variété de textures et de couleurs. Le constructeur utilise notamment du PLASTER, un enduit constitué de cristaux de marbre de Carrare produits spécifiquement pour Diffazur. Dans la même gamme, le CRYSTALROC HPM est un enduit à haute performance qui associe cristaux de marbre et adjuvants colorés. Le NATURALROC est constitué de micro-gravillons, parfait pour les plages immergées et les piscines « naturelles ». L’IMPERIAL HPM accroche la lumière grâce à l’incorporation de particules scintillantes. Diffazur propose aussi des revêtements classiques : peinture, silico-marbreux, pâtes de verre, mosaïques …

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En eau saine

Une eau de qualité dépend de sa filtration mais aussi de sa circulation dans le bassin. DIFFACLEAN, l’exclusivité de Diffazur, est constitué de jets rotatifs disposés au fond du bassin et créant un brassage régulier. Les impuretés sont ainsi évacuées plus facilement.

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Mettre en scène

DIFFAROC© est un département dédié à la mise en scène, à la création de décors, cascades, jeux d’eau et rochers reconstitués. De plus, Diffazur, sélectionne chaque saison des nouveautés produits.

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Tous au vert

L’époque oblige, Diffazur s’oriente vers l’éco-conception. Avec DIFFAPUR, elle traite et stérilise écologiquement l’eau grâce à l’électrolyse à base de sel. L’entreprise utilise aussi l’effet VENTURI : la circulation de l’eau est augmentée de près de 100% sans énergie supplémentaire. Enfin, DIFFACLEAR est un minéral naturel écologique qui, grâce à l’extrême porosité de sa texture, améliore les propriétés du filtre à sable.

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Gage de qualité, la souplesse de la technologie Diffazur est idéale pour répondre à de multiples envies créatives.

Amélie Luquain

 

Courtesy Diffazur Piscines

Cinier : Le grand Art de chauffer

Cinier : Le grand Art de chauffer

Créateur de radiateur d’exception depuis 40 ans, la famille Cinier concilie l’Art et l’artisanat au service du chauffage. Chaque radiateur porte l’empreinte de son créateur, Johanne ou Michel Cinier, à l’instar d’une toile, réalisée ici sur une base de pierre olycale. Celle-ci diffuse la chaleur naturellement et confortablement par le réseau eau chaude ou électrique situé à l’arrière. Il existe 40 modèles design, 20 modèles Greenor (réversible chaud/froid), 15 modèles de sèche-serviettes. Plus de 30 modèles Belle époque distribués par Cinier. La marque distribue également les radiateurs de la marque Brem.

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Luminaires graphiques et radiateurs avec éclairage périphérique.

La marque commercialise aussi 15 modèles de luminaires à éclairage Led, très graphiques. Il sort environ 1000 radiateurs par an de l’atelier situé à Sète qui sont distribués dans 38 pays.

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Une belle représentation des lignes proposées par Cinier.
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(en gris et sable au centre) A noter en 2016 La collection ROC qui réunit chauffage et éclairage dans une dimension unique (182 x 46,5 cm) et une finition lisse et minimaliste (1,5 cm d’épaisseur). Design Michel et Johanne Cinier. En blanc olycale, sable naturel, noir doré. A partir de 1298 €.

Destiné aux prescripteurs, un showroom de 60 m2 vient d’ouvrir à Paris, il présente une sélection de pièces uniques qui permettent d’apprécier la qualité des produits ainsi que des luminaires de la collection CINIER LT.

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Dans une cour calme, un lieu lumineux pour faire ses choix.

 

Françoise Marchenoir

 

Cinier : 10 rue du Pré aux Clercs, 75007 Paris.

Ouvert du lundi au vendredi uniquement sur rendez-vous en contactant David Tocheport au 06 16 67 85 16.

 

Photos Olivier Hallot

THG, 60 ans, le bel âge de la robinetterie

Pour fêter ses 60 ans, THG Paris présente Numéro 60, une version exclusive de sa collection Pétale de Cristal créée par Pierre Yves Rochon avec Baccarat, dont le cabochon en cristal s’orne d’un décor à l’or fin sublimé par la finition or pâle du robinet.

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Numéro 60
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Numéro 60

 

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L’entreprise THG en 2016

Née en 1950 en Picardie, La Robinetterie de la Poste, entreprise créée par Mrs Tétard, Haudiquez et Grisoni devient en 1956 THG (acronyme des noms de ses fondateurs). Symbole du luxe à la française, ce “joaillier de la robinetterie” comme s’autoproclame son gérant Michel Gosse, ne démérite pas. Associant l’industrie à l’artisanat, THG perpétue un véritable savoir-faire et a reçu en 2012 le Label EPV, entreprise du patrimoine vivant.

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L’entreprise THG en 1956

 

L’héritage des Trente Glorieuses

Cette région du Vimeux s’est spécialisée dans la robinetterie pendant les Trente Glorieuses grâce à un bassin de main d’œuvre fourni, nécessaire aux nombreuses tâches manuelles, et… au sable présent en abondance. Cette dernière denrée étant indispensable en fonderie pour la fabrication des boîtes à noyau (empreintes réalisées en sable et résine correspondant aux parties creuses du robinet). Ces dernières étant à usage unique, on réalise l’importance de cette matière première dans la fonderie. Par ailleurs, le laiton (quelque 130 tonnes par an) provient essentiellement de Belgique et d’Allemagne.

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Laiton en lingots
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Boîte à noyau posée dans le moule avant coulage du laiton qui va l’enrober…
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… puis dans le corps du robinet dont le mélange sera extrait

 

 

 

 

 

 

Si les Trente glorieuses ont consacré la robinetterie de masse (reconstruction oblige) dans la région de THG et de bien d’autres marques installées dans la région dont Volevatch et Valentin qui subsistent, la question de la continuité de THG s’est posée au début des années 80 ; en effet le déclin s’annonce entérinant la fermeture de nombreuses entreprises du secteur.

La rencontre de THG avec le designer français de robinetterie de luxe Jean-Claude Delépine, diplômé de l’école Camondo, a fait souffler un vent de créativité faisant glisser l’entreprise du marché de la collectivité atone au marché du luxe émergent. D’utilitaire, le robinet s’auréole désormais d’une dimension esthétique.

Sous l’impulsion de Michel Gosse (époux de Laurence Tétard, fille de l’un des fondateurs), la société amorce un virage qui se concrétise vers 1990 par une vraie force commerciale en France et à l’export. En 1995, il rachète la marque JCD ; les ventes à l’export de THG atteignent alors 85% du CA. A cette date, 70 personnes font vivre l’entreprise.

En 2003, M. et Mme Gosse, ayant racheté les parts du dernier associé M Grisoni, deviennent les uniques gérants de l’entreprise.

 

Une maîtrise 100% française ou « le dernier des Mohicans »

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Prototype

La force de THG est de savoir – et pouvoir – maîtriser le processus complet de fabrication en l’intégrant complètement, sans sous-traitance, depuis la conception graphique du modèle jusqu’à sa réalisation, paré de finitions ou cabochons aux dessins sophistiqués répondant à une demande internationale. En tout, une dizaine de métiers différents sont réunis dans la création d’une ligne de robinetterie.

Si fonderie et usinage relèvent de l’industrie, la robinetterie requiert aussi une large part de main-d’œuvre artisanale en particulier dans les phases de polissage et de décolletage. Polissage industriel mais aussi manuel. Pour ce dernier, THG s’appuie sur un tissu de main-d’œuvre locale externe, d’environ 25 personnes, qui perpétuent ainsi la tradition régionale en accomplissant, à domicile, les taches de polissage final en complément de travail agricole notamment. Chaque pièce fait l’objet de contrôles extrêmement minutieux car à ce niveau de fabrication la perfection est de rigueur.

La fabrication de robinet a cela de magique qu’à partir d’un matériau brut, le laiton, s’opère la réalisation d’un objet de design pur – doté d’un sens aussi trivial que celui de distribuer de l’eau – mais équipé de technologies de pointe et paré de finitions luxueuses ! Pour mémoire une collection comporte environ 70 pièces de référence afin de répondre à tous les cas d’installation, sur gorge, murale…

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Coulage du laiton en fusion dans le moule ou matrice du robinet

 

Technologie de pointe et environnementale

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Machine de traitement PVD

La société THG a investi il y a 3 ans dans une machine de traitement de surface PVD (physical vapor deposition), d’une valeur de 800 000 à 1 M d’euros, la seule en France intégrée à l’entreprise. Cette technologie s’effectue sur un robinet chromé sur lequel elle dépose une finition nickel, or, or pâle et marron de 0,5 microns, 10 fois plus résistante et 30 fois moins épaisse que les actuelles qui, bien que d’excellente qualité, finissent par se corroder à l’usage, en particulier dans des milieux fortement sollicités. Ce procédé physique agit sous vide par un échange d’ions – et +, entre les plaques de métaux (chrome, zirconium, titane selon la finition) de la machine, chargées en ions – et les pièces de robinets chromés chargées en ions +. La déposition métallique se fait par la vitesse de l’énergie cinétique ; ce procédé répond aux normes écologiques ne rejetant ni eau polluée ni métaux dans l’environnement. Ainsi traitée, la robinetterie résiste mieux dans le temps : un atout considérable dans l’hôtellerie. Les traitement PVD limite la consommation de métaux en particulier dans les finitions or plus résistantes tout en limitant l’ajout d’or coûteux et d’une tenue fragile dans le temps lorsqu’il est appliqué de manière classique. L’engouement pour la finition or rose est promis à un bel avenir.

Répondant aux normes environnementales en vigueur, THG investit en permanence dans le recyclage et à tous les stades de dépollution

Le laiton se recycle à l’infini et perd environ 10% à la fusion. Pour le marché américain THG, qui fabrique pour la marque Waterworks (distribuée en France sous la marque Waterworks by THG) utilise du bronze.

 

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Collection Boulevard de Waterworks

 

Un sur-mesure complet

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La malette d’orfèvre présentant les cabochons en cristal, tels des bijoux

 

Symbole du l10 SAM_4030-compresseduxe et du sur-mesure destiné à une clientèle exigeante, THG fait appel à des designers de renommée internationale, Pierre-Yves Rochon, Jamie Drake, Olivier Gossard, Alberto Pinto, Olivia Putman ou encore Chantal Thomass et peut se targuer aujourd’hui de décliner plus de 100 collection de tous styles. Elle s’adosse à de prestigieuses marques du luxe telles Bernardaud, Lalique, Daum, Baccarat et Christofle avec lesquelles elle crée des cabochons exceptionnels. Équipant l’hôtellerie de prestige, le yachting mais aussi des particuliers, THG est à même de répondre à toute personnalisation en matière de ciselure, gravure et emblème et ce, en toutes langues.

 

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Collection Métamorphose d’Olivia Putman lancée en 2015

Balayant tous les styles classiques, la marque développe aussi des collections contemporaines comme celle lancée en 2015 avec Olivia Putman, Métamorphose, répondant au marché de la prescription contemporaine. Cette collection s’est appuyée sur le savoir-faire de l’horlogerie de luxe pour ses manettes noires ou blanches en fibre de carbone ou céramique.

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Collection Métamorphose d’Olivia Putman lancée en 2015

Cette entreprise familiale qui voit la troisième génération entrer en lice, a su développer une envergure internationale sans rien renier de ses valeurs humaines ni de son patrimoine.

 

 

 

THG en chiffres :

Usine : surface de 23 000 m2

200 employés (pour 70 en 1987)

CA 2014 : 28 M d’euros dont 85% à l’export

100 collections de robinets et accessoires de 60 à 70 références et disponibles dans plus de 30 finitions. 12 à 16 mois de gestation pour une collection

2 showrooms : Paris et Londres

 

Françoise Marchenoir

Manufactures Catry : retour à Paris

Manufactures Catry : retour à Paris

Après une longue absence – 40 ans – de la capitale, les Manufactures Catry ouvrent un showroom dans le quartier général des éditeurs de tissus, au 23 rue du Mail. Fabricant de tapis et moquettes haut de gamme, la marque renoue avec un passé prestigieux et dévoile ses créations uniques au public comme aux professionnels.

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Les Manufactures Catry, plus que centenaire 

Depuis 4 générations, sortent des métiers à tisser Wilton des tapis et moquettes réalisés de manière artisanale, exposant des motifs et couleurs d’une richesse inouïe. Fruit d’un savoir-faire exigeant, ces créations habillent depuis plus d’un siècle des lieux de prestige, publics ou privés. Pour mémoire, la coupole de l’Institut de France, le restaurant Le Montana de Vincent Daré ou l’Hôtel Amour (Costes, Delaveyne, André) ont puisé dans les cartons des Manufactures Catry pour affirmer leur ambiance. Tous les styles s’y côtoient du très classique au plus contemporain mais toujours sublimés par la perfection du point et la profondeur des couleurs.

 

L’empreinte de Madeleine Castaing

Dans la période Art Déco, Madeleine Castaing, la “diva de la décoration” s’était approprié plusieurs motifs de la maison Catry qui ont contribué à asseoir le ”style Castaing”. Elle affectionnait en particulier les mélanges chics anglais et les tons russes intenses, bleu, vert et noir. Son charisme a largement influencé le monde de la déco en Europe et outre Atlantique. À noter que le motif Feuilles de bananier, les dessins Léopard, Panthère et Vauban sont toujours édités et font toujours partie des best sellers aux yeux des architectes d’intérieur et décorateurs. Pour ce fleuron du luxe à la française, les années n’ont en rien terni le prestige, bien au contraire !

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Françoise Marchenoir

Manufactures Catry
23 rue du Mail – 75002 Paris
Tel. 01 40 26 17 60 – Ouverture : lundi et mardi sur rendez-vous et du mercredi au vendredi de 9 h 30 à 12 h et de 13 h30 à 18 h.