La tradition inuite mise à l’honneur avec le nouveau centre culturel de Nunavik

Peuple de chasseurs nomades bien que devenus sédentaires pour la plupart, les Inuits forment un groupe partageant des similarités culturelles et une origine ethnique commune vivant dans les régions arctiques de l’Amérique du Nord. Les Inuits du Nunavik, territoire situé au Nord de la région québécoise autrefois appelé Nouveau Québec, peuvent se regrouper dans un nouveau centre culturel situé dans le village nordique de Kuujjuaraapik depuis l’automne 2017. Conçu à l’origine comme une vitrine pour les très populaires Jeux inuits, l’installation contemporaine maintient en vie la richesse des traditions inuites et permet d’accueillir  toutes sortes d’événements.

Situé près de l’embouchure de la rivière Great Whale sur une dune de sable d’une beauté exceptionnelle, le bâtiment de 680 mètres carrés s’inscrit par son architecture singulière dans ce territoire nordique. Ses concepteurs, Blouin Orzes architectes, ont été inspirés par la forme des icebergs pour imaginé ce volume s’élevant sur un étage et demi, légèrement déséquilibré, et qui semble avoir été façonné par les vents forts de l’hiver. La légèreté de la structure signale le portique d’entrée, faisant écho au porche de l’église voisine, la structure la plus ancienne du village.

Ce portique est accessible par une rampe en béton pourvue d’une pente douce venant créer une zone de rassemblement et de jeu supplémentaire pour la communauté.  A l’intérieur du bâtiment, les lignes fortes de la façade avant sont projetées et animent le hall d’entrée de l’édifice. Cet espace lumineux est la seule zone du bâtiment disposant de grandes ouvertures en raison des coûts de chauffage élevés.

Il dessert directement le hall principal, un espace pouvant accueillir jusqu’à 300 personnes grâce à des sièges escamotables et à un équipement scénique dernier cri. Les installations de traduction et de vidéoconférence permettent également à la communauté de tenir des assemblées. Une petite plate-forme flottant au-dessus sert de cabine de contrôle de la salle.

Pour le revêtement extérieur, des planches de bois pré-peintes ont été utilisées ainsi que des panneaux d’acier. La couleur chaude des planches visait à rappeler la dune de sable sur laquelle le village est construit, une situation inhabituelle puisque la plupart des communautés nordiques sont assises sur le pergélisol.

Construire à Kuujjuaraapik s’avéra être un véritable défi. En effet, une planification à long terme est nécessaire pour toute réalisation de projet dans le Grand Nord. Il s’agit pour les architectes de faire face à de nombreuses contraintes comme par exemple la consultation et l’accompagnement de la communauté au cours d’un processus qui peut durer des années. Le financement du projet représente un autre défi de taille puisque les coûts de construction dans les régions du Nord sont souvent trois fois plus élevés que dans les régions urbaines du Canada. Enfin, une planification millimétrée est d’une importance cruciale quant à l’importation de matériaux et d’éléments de construction qui ne peuvent être expédiés que pendant une brève saison estivale. Habituellement, les envois quittent Montréal en juin pour atteindre des villages comme le village nordique de Kuujjuaraapik environ un mois plus tard. Les navires remontent le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Saint-Laurent, puis la côte ouest de Terre-Neuve, le Labrador, la baie d’Ungava, la côte du Nunavik, atteignent la baie d’Hudson et se dirigent vers le sud pour livrer des marchandises.

Le bâtiment a reçu la Mention spéciale du Grand Prix du Design en février 2018.

L’agence Blouin Orzes architectes travaille dans le territoire du Nunavik depuis bientôt 20 ans et a construit divers projets au sein de plusieurs villages du nord avec entre autres des petites structures hôtelières, des structures commerciales et quelques bâtiments institutionnels. Grâce à son engagement et à sa présence dans la région, l’agence a acquis une connaissance intime de la terre, de ses habitant, de leurs besoins et de leurs valeurs. Elle a également développé une expertise unique lui permettant de travailler dans des conditions sévères dues à l’éloignement et à un climat extrêmement rigoureux.

Le Dock Building de Michael Green Architecture : quand la plage est embrassée par la mer …

Le nouveau Dock Building du Royal Vancouver Yacht Club est un exemple d’élégance architecturale industrielle conçue à partir d’un budget modeste. L’équipe de conception de MGA visait à démontrer que tous les projets, des bâtiments industriels en activité aux musées-boutiques, peuvent et doivent être réalisés avec grâce et dignité architecturale.

© Ema Peter

« Fournir un design architectural réfléchi et élégant est toujours possible, peu importe le budget », a déclaré Michael Green, chef de la direction et président de MGA. « C’est ce que nous avons décidé de faire en concevant le Dock Building pour le Royal Vancouver Yacht Club. »

© Ema Peter

Le Dock Building, situé sur la plage de Jericho à Vancouver, en Colombie-Britannique, dessert une grande marina de voiliers. L’établissement fournit des toilettes et des douches, des bureaux pour le capitaine de port, un espace d’instruction pour les enfants et une variété d’ateliers pour entretenir les bateaux, les voiles et l’équipement. Les besoins des usagers de ce projet, un budget très modeste et un emplacement de choix exigeaient une solution simple qui honorait le patrimoine industriel des bâtiments riverains qui se trouvaient autrefois sur le site un demi-siècle auparavant.

© Ema Peter
© Ema Peter

La volumétrie est simple : deux volumes se croisant et se reflètent l’un l’autre pour créer une lanterne à la mer et une lanterne à la terre. Face à la terre, un mur de glulam et de polycarbonate translucide qui apporte de la lumière dans les espaces d’atelier et brille le long de la plage la nuit. Face à la mer et au port de plaisance, une série de portes de garage ouvrant sur les baies et des bureaux vitrés pour la gestion des quais. Un écran de bois au-dessus des bureaux cache les systèmes mécaniques dans le volume élevé de la cale qui fait face à l’eau. Une gouttière à pointe de couteau fournit un porte-à-faux pour les portes de la boutique imitant les formes de bord de rasoir des voiliers de course qui bordent le quai.

© Ema Peter
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Le bâtiment réside sur le bord de l’eau juste à l’endroit où la marée haute rencontre la plage. Près de la moitié du budget du projet est allée à la fondation, laissant à l’équipe de conception le défi de répondre aux besoins fonctionnels du projet tout en offrant quelque chose de plus significatif à la communauté.

© Ema Peter
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Le Dock Building illustre ce qu’une équipe créative, un client ambitieux et une grande vision peuvent produire.

À propos de MGA | MICHAEL GREEN ARCHITECTURE 

MGA est une société d’architecture de taille moyenne reconnue dans le monde entier pour la création de projets attrayants, durables et innovants. Basée à Vancouver au Canada, MGA a été fondée par Michael Green, un expert de premier plan dans l’innovation en matière de construction de grands bâtiments et dans les approches de construction urbaine neutres en carbone. Il a produit des publications révolutionnaires et a prononcé le discours de 2013 TED, pourquoi nous devrions construire des gratte-ciel en bois . MGA a reçu de nombreux honneurs dont trois Médailles du Gouverneur général en architecture, la plus haute distinction accordée aux projets architecturaux au Canada.

UNStudio conçoit le téléphérique d’IJbaan: une connexion de transport public rapide, écologique et évolutive à Amsterdam

UNStudio conçoit le téléphérique d’IJbaan: une connexion de transport public rapide, écologique et évolutive à Amsterdam

UNStudio a achevé la conception de l’IJbaan: le futur téléphérique d’Amsterdam, commandé par la Fondation IJbaan (Stichting IJbaan). L’IJbaan est une initiative citoyenne «Amsterdammer» populaire, lancée en 2015 par une campagne de crowdfunding menée par Bas Dekker et Willem Wessels et maintenant soutenue par la municipalité d’Amsterdam. Son objectif est de créer une nouvelle connexion à travers l’IJ à l’occasion du 750e anniversaire d’Amsterdam en 2025.

La ligne de tramway d’un kilomètre et demi est une liaison de transport public propre et rapide entre deux zones résidentielles en pleine expansion: Amsterdam-Ouest et Amsterdam-Noord / NDSM. La conception se compose de trois pylônes élancés et deux stations: NDSM Marina sur la rive nord et Minervahaven au sud. Le téléphérique est conçu de manière flexible, de sorte qu’à l’avenir, l’itinéraire peut être élargi pour inclure une troisième station, créant ainsi une connexion avec Hemknoop, Sloterdijk Station ou même Westergasfabriek et Westerpark, en fonction de la croissance et des besoins.

Mobilité unique

La voie du téléphérique s’étend sur un kilomètre et demi et prendra 4,6 minutes pour effectuer un trajet complet à une vitesse moyenne de 21,6 kilomètres par heure. Les cabines de passagers ont une capacité de 32 à 37 passagers, avec des cabines de bicyclettes supplémentaires pouvant accueillir de 4 à 6 vélos.

« Un téléphérique est un système de transport public extrêmement durable. C’est un moyen de transport très rapide et écologique, qui attire les cyclistes, les navetteurs, les étudiants, les résidents et les visiteurs. A Amsterdam, vous constatez un besoin croissant de connexions à travers le JI, avec le nouveau métro et les nouveaux ponts. La ville se développe énormément et un tel «pont aérien» contribue au développement de toute la région. Le transport aérien réduit également la pression croissante sur la circulation et le réseau de transport existant au sol. Ce n’est pas seulement efficace mais aussi amusant. Les gens vont voir et vivre leur ville d’une toute nouvelle manière « , déclare  Ben van Berkel.

Mâts sculpturaux

Pour permettre aux grands navires de passer le long de la voie navigable IJ, les tours varient en hauteur, atteignant 46 mètres à 105 mètres de chaque côté de l’eau, et jusqu’à 136 mètres au milieu. Cependant, les tours sont entièrement conformes aux exigences du patrimoine mondial de l’UNESCO de la capitale néerlandaise. Tout en enrichissant la ligne d’horizon d’Amsterdam, les mâts ne sont pas visibles depuis le célèbre canal du centre-ville d’Amsterdam.

Les trois tours élancées du téléphérique permettront à la zone urbaine dense d’Amsterdam de se développer, tout en respectant le passé de la ville. La forme des tours elles-mêmes fait directement référence au passé industriel robuste d’Amsterdam des ports et des grues de navire. Leur forme sculpturale pataugeant dans l’eau s’efforce d’équilibrer le jeu avec élégance.

Les carrefours sociaux
Les gares de téléphérique ne sont pas seulement conçues comme des carrefours de transport pour les piétons, les cyclistes et les transports en commun, mais aussi comme une destionation en soi. Le Minervastation est conçu comme un nouveau lieu de rencontre pour le quartier occidental en pleine croissance, créant une place urbaine dynamique sur l’eau avec des installations de restauration et de bar. La station marine de NDSM sur la rive opposée fournit un hub de transport pour le hotspot culturel naissant dans le nord, avec un arrêt d’autobus, un stationnement de bicyclette et un point de vue.

Le téléphérique, en tant que moyen de transport, s’inscrit dans la mission d’UNStudio de développer des concepts d’architecture et de design urbain à l’épreuve du futur, rendant le cadre de vie plus sain. La piste s’inscrit également dans l’ambition d’Amsterdam d’être l’exemple européen de l’innovation urbaine, avec un système de transport public «tout électrique» durable, parfaitement lié aux modalités de transport public existantes.

« On s’attend à ce que cette liaison rapide et fréquente entre l’Ouest et le Nord n’ait pas un trafic régulier, mais aura également un effet positif sur le trafic cycliste car elle relie les réseaux existants des deux côtés de l’IJ. ajout intéressant à la ville et la vue du port, contribuant à la propagation du tourisme dans la ville.  » 
Bas Dekker,

Göteborg Cable Car

En tant que concepteur du pont Erasmus à Rotterdam, UNStudio a pour tradition de construire des ponts et de relier les communautés à l’eau. Plus tôt cette année, notre design pour le téléphérique de Göteborg a été choisi comme design gagnant pour célébrer le 400ème anniversaire de la ville. Le nouveau concept de téléphérique comprend une connexion de trois kilomètres entre le centre historique de Göteborg et les nouveaux quartiers de la ville situés de l’autre côté de la rivière. L’achèvement du projet avec six tours et quatre stations est prévu pour 2021. 

Manufacture Audemars Piguet : le musée d’horlogerie, signé BIG, sort de terre !

 

C’est au coeur du site historique de la marque d’horlogerie Audemars Piguet que l’agence d’architecture danoise BIG intervient. Sur la base d’un concours dévoilé en 2014, l’agence conçoit l’extension du musée actuel, situé au Brassus, en Suisse.  Il s’agit d’y greffer une galerie d’exposition et des chambres d’hôtes. Le projet, toujours en construction, promet de faire parler de lui dans la Vallée des Joux, et au delà.

 

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© BIG

 

L’extension du site de l’entreprise familiale s’étend depuis les ateliers historiques de la marque créés en 1875. Dans la Vallée, les artisans horlogers travaillent les matières nobles et produisent des montres de luxe de haute qualité. Les traditions gardent un poids important à la manufacture Audemars Piguet, aujourd’hui dirigée par Jasmine Audemars.  Le projet, dirigé par BIG, réunira aussi différents acteurs :  HG Merz, Muller Illien et Luchinger & Meyer.

 

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© BIG
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© BIG
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© BIG

 

L’idée principale du projet est d’inscrire la galerie d’exposition dans une grande spirale. Le parcours muséal linéaire et continu s’inscrit dans ses courbes et se trouve en contrebas du musée actuel. Le hall d’entrée permet d’accéder à la spirale, à l’ancien musée, et également au programme d’hébergements. La déclivité du terrain est retravaillée afin d’asseoir la spirale dans une pente végétale. Cette dernière est également incisée par endroit pour y glisser les maisons d’hôtes qui seront également connectées à l’espace d’accueil.

 

La structure repose à la fois sur une série d’éléments verticaux métalliques, mais aussi sur des panneaux de verre structurel, qui parcourront la galerie d’exposition. Ainsi, les visiteurs pourront également profiter de la vue sur la vallée depuis l’intérieur. L’ensemble s’appuie sur un socle en béton, et sera recouvert d’une toiture acier. Celle-ci ondulera afin de dévoiler des espaces aux hauteurs variables à l’intérieur du bâtiment.

 

L’exposition mettra en avant près de 400 modèles de montres d’exception, intégrera une visite des ateliers, et reprendra l’histoire de l’horlogerie locale. Le projet se nourrit d’oxymores architecturale pour créer sa force de caractère. Entre légèreté et force de la Nature, entre présence locale et rayonnement plus vaste, entre espace contemplatif contemporain et détails d’horlogerie traditionnelle.

 

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© BIG
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© BIG

 

La Maison des Fondateurs est un projet qui résonnera dans toute la Vallée des Joux, et qui fera écho au savoir-faire présents ici depuis des siècles et se transmettant de génération en génération. Elle mêlera arts et sciences, design et recherches. Aujourd’hui, seuls 2 000 visiteurs et clients triés sur le volet ont la chance de visiter les ateliers et le musée Audemars Piguet. Même si ce projet d’extension compte doubler le nombre de privilégiés, visiter la Maison des Fondateurs restera bel et bien un privilège !

Le Musée de la Romanité imaginé par Elizabeth de Portzamparc prêt à ouvrir ses portes !

Face aux Arènes bimillénaires, en plein centre de Nîmes, le Musée de la Romanité ouvrira ses portes le 2 juin 2018. Important complexe de la culture romaine, à la fois musée innovant, jardin archéologique et lieu de vie, le Musée de la Romanité est l’un des plus grands projets architecturaux et culturels contemporains en France. Bâtiment contemporain conçu par Elizabeth de Portzamparc, ce nouveau musée au rayonnement international constitue un splendide écrin pour présenter au public quelque 5 000 œuvres patrimoniales, dont la valeur archéologique et artistique est exceptionnelle.

© ELIZABETH DE PORTZAMPARC

Célèbre pour son riche passé antique, Nîmes met en valeur le remarquable état de conservation de ses monuments romains dans un centre-ville repensé. Entre nouveaux jardins urbains et places réaménagées, le cœur de ville offre un cadre plein de charme à la découverte patrimoniale comme à la flânerie. La Ville de Nîmes offre désormais un écrin à la hauteur de ses collections archéologiques. Ce bâtiment répond à une triple ambition : préserver ce patrimoine, le partager avec les Nîmois et les visiteurs du monde entier, le transmettre aux générations futures. Son emplacement, en plein centre historique de Nîmes, établit un dialogue unique avec l’histoire de la cité.  Face aux Arènes nîmoises, le Musée se trouve en bordure de l’Écusson, dans le cœur historique de la ville. Traversé par les vestiges du rempart romain, il prend place sur l’épine dorsale du site, autrefois limite entre la ville moyenâgeuse et la ville moderne. Sur ces vestiges se superposent vingt siècles de strates urbaines et autant de morceaux d’architectures. C’est là le patrimoine exceptionnel de la ville de Nîmes. Comme soulevé au milieu des témoins du passé, le musée est conçu comme la porte d’entrée d’un parcours urbain : par un dispositif de percées urbaines et une mise en scène des perspectives, les trésors du patrimoine romain et celui plus moderne de l’architecture bâtie autour sont valorisés. Les axes et liens créés entre les rues et les places attenantes au site offrent une grande perméabilité urbaine et de nouveaux parcours à travers la ville.

© ELIZABETH DE PORTZAMPARC

Le bâtiment s’organise autour d’une rue intérieure suivant les traces de l’ancien rempart augustéen. Accessible à tous, ce passage public crée une ouverture visuelle et relie le parvis des Arènes au jardin archéologique.

© ELIZABETH DE PORTZAMPARC

En traversant le rez-de-chaussée du musée entièrement transparent, les visiteurs et promeneurs sont invités à la découverte. En son centre, un atrium de 17 m de haut révèle un fragment du propylée du Sanctuaire de la Fontaine, dans une reconstitution spectaculaire de ce lieu sacré datant de la fondation de la cité pré-romaine. Cette restitution publique inédite invite à la découverte de l’ensemble des collections et contenus du musée. Depuis ce passage, il est également possible de rejoindre la librairie du musée, le café, ou le restaurant avec vue imprenable sur les Arènes. Grâce à des ouvertures disposées en façade, de multiples points de vue sont offerts sur les Arènes et sur le jardin archéologique. Tout au long des espaces d’exposition, un dialogue constant est maintenu entre la muséographie et l’extérieur, faisant pénétrer la ville dans le musée.

Le Musée de la Romanité dépasse la simple fonction d’exposition : il est conçu comme une porte d’entrée pour la compréhension de la ville et de son histoire. Plus largement, il offre une lecture exceptionnelle de l’empreinte de la civilisation romaine en Méditerranée. Le choix d’un geste architectural contemporain face à un monument, tel le Carré d’Art il y a quelques années, inscrit le musée dans la tradition nîmoise. C’est une nouvelle vision de la place du parvis et de la courbe des Arènes que le musée offre aujourd’hui : sa légèreté, face à la massivité classique, crée un dialogue architectural fort entre deux bâtiments séparés par deux mille ans d’histoire.

Au-delà du projet urbain et architectural du musée, Elizabeth de Portzamparc a également conçu sa muséographie, son architecture intérieure et des éléments de mobilier. Il en résulte un projet d’une grande cohérence.

© ELIZABETH DE PORTZAMPARC

« Révélateur de l’enracinement de l’identité nîmoise dans son passé romain, le Musée de la Romanité est l’un des projets architectural et culturel les plus marquants de ce début de siècle pour la Ville de Nîmes, mais aussi, plus largement, pour toute la région. Guidés par l’exigence forte de valorisation et de transmission de notre magnifique patrimoine aux générations futures, nous avons tout mis en œuvre afin que ce musée soit une vitrine exceptionnelle pour nos impressionnantes collections archéologiques, restaurées à cette occasion. Le Musée de la Romanité s’inscrit ainsi parfaitement dans la philosophie de la candidature de Nîmes au Patrimoine mondial de l’Unesco sur le thème de « L’Antiquité au présent », déclare Jean-Paul Fournier, Maire de Nîmes.

© ELIZABETH DE PORTZAMPARC

Le drapé souple de la façade évoque la toge romaine et les carreaux de verre qui la constituent conjuguent la transparence moderne et la tradition d’un art majeur romain : la mosaïque. Elle évoque ainsi avec subtilité un élément phare des collections du musée. Cette peau de verre translucide se compose de près de 7 000 lames de verre sérigraphié couvrant une surface de 2 500 m2.

© Serge Urvoy

« J’ai longuement analysé les Arènes et me suis interrogée sur la notion même de bâtiment contemporain et comment exalter les 21 siècles d’histoire de l’architecture qui séparent ces deux bâtiments. Concevoir une architecture légère, rendue possible par la technologie actuelle, m’a semblé une évidence, ainsi que d’exprimer les différences entre ces deux architectures à travers un dialogue juste, basé sur leur complémentarité. D’un côté un volume circulaire, entouré par les verticales des arcs romains en pierre et bien ancré au sol, de l’autre un grand volume carré, en lévitation et entièrement drapé d’une toge de verre plisse », explique l’architecte.

© Nicolas Borel

L’espace végétal public de 3 500 m2 est structuré en trois strates correspondant aux grandes périodes – gauloise, romaine et médiévale – du parcours muséographique, enrichissant ainsi le propos scientifque. Un site sur la tradition romaine de l’agriculture urbaine complète le jardin. Pour chaque niveau, arbres, arbustes et plantes vivaces ont été choisis en fonction de leur époque d’introduction, au gré des échanges, des influences et des occupations.

Le toit terrasse végétalisé a été pensé comme une cinquième façade ouverte sur le ciel. Point culminant du parcours ascensionnel, il ponctue la visite en offrant un belvédère avec une vue prodigieuse à 360° sur Nîmes et sur ses 26 siècles d’Histoire.

L’Institute for Contemporary Art de Richmond ouvert au public !

 

L’Institut pour l’Art Contemporain (ICA – Institute for Contemporary Art) vient d’ouvrir ses portes, à Richmond, dans l’Etat de Virginie, aux Etats-Unis.  Ouvert au public le 21 avril 2018, le bâtiment, réalisé par l’agence d’architecture Steven Holl Architects, compte 4 000 m² d’espaces dédiés à l’exposition d’œuvres d’Art Contemporain.

 

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En 2011, l’agence de l’architecte Steven Holl est sélectionnée par la Virginia Commonwealth University pour la réalisation de l’Institut pour l’Art Contemporain. Sur le Campus de l’Université de Richmond, le nouveau bâtiment permet d’établir un lien spatial entre le quartier étudiant et le reste de la ville. Situé à un carrefour très dense, l’architecture du ICA, par sa transparence et ses différents volumes articulés, crée une transition entre ces deux entités urbaines. Les espaces extérieurs du projet ont été travaillé afin de faciliter cette jonction.  Un plan d’eau reflète l’architecture, et les portes à faux de celle-ci créent des espaces extérieurs abrités. Les volumes alternent entre vitrage translucide et parois opaques de béton. Leur intersection délimite l’entrée du bâtiment. L’architecte ne souhaitait pas s’aligner sur l’orthogonalité insufflée par les routes perpendiculaires alentours, il donne alors une dimension verticale à un lieu urbain qui ne se traversait qu’en long et en large.

 

Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan

 

Le rez-de-chaussée de l’ICA est un espace tourné vers l’urbain et le public. Il se compose d’une galerie, d’un café-bar, d’un hall et d’une boutique. L’espace premier est donc redonné à la vie locale. Le jardin extérieur permettra d’accueillir des événements publics. On y retrouve également l’auditorium de 247 places, idéalement conçu pour le théâtre, la projection de film, les conférences…  Au premier étage se trouve d’autres galeries et une terrasse, accessible au public. Les trois autres terrasses qui composent le bâtit sont réservées aux expositions.  Le dernier étage se distingue par sa hauteur sous plafond de 10 mètres. Au sein du ICA, chaque galerie a une ambiance particulière. En effet, l’art contemporain étant composé de multiples domaines, il fallait que les espaces diffèrent. Cependant, ces derniers peuvent être combinés pour se transformer en une unique galerie. De nombreux types d’accroches sont à la disposition des artistes : du mur au plafond, sans oublier le sol.

 

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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan

 

Le sous-sol abrite des espaces administratifs, du stockage et le vestiaire des visiteurs.  La nuit, des vidéos peuvent être projetées sur les vitrages du musée. Ceux-ci sont littéralement des murs de verre qui ne dévoilent que des silhouettes depuis l’extérieur, ce qui intriguent les passants, les incitant à entrer au sein du bâtiment. Le projet a obtenu la certification LEED Gold, qui souligne l’utilisation intelligente de la technologie pour le respect de l’environnement. Le bâtiment utilise la géothermie pour générer l’énergie dont elle a besoin pour se chauffer en hiver, mais aussi pour ventiler les locaux durant les chaleurs estivales.

 

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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan

 

UNStudio remporte la compétition pour le nouveau pont de Budapest

UNStudio remporte la compétition pour le nouveau pont de Budapest

En 2017, le gouvernement municipal de Budapest a annoncé un concours international de conception architecturale pour imaginer le design d’un nouveau pont sur le Danube, dans la zone sud post-industrielle de Budapest. La nouvelle route, tram, piéton et passage à vélo est jugée nécessaire pour réduire la congestion routière et accélérer le développement des anciennes zones industrielles au sud du centre-ville. Le concept proposé par UNStudio avec Buro Happold Engineering a été désigné lauréat de cette compétition.

Le nouveau pont de Budapest: en équilibre

Le nouveau pont de Budapest: en équilibre

Conçu comme une porte d’entrée entre Ujbuda et Csepel, le concept d’UNStudio pour le nouveau pont de Budapest met en place un nouveau pont historique dans le paysage de Budapest qui est à la fois contemporain dans la conception et innovateur dans la forme structurale. Le design relie directement le pont à l’ADN urbain de son emplacement, son développement futur et son paysage naissant.
Grâce à une étude attentive du contexte et des proportions, à l’optimisation structurelle, à l’adaptation aux contraintes existantes et à la vision future de Budapest, le pont est conçu pour une expérience urbaine, qui non seulement permet le transport durable entre Ujbuda et Csepel, mais qui s’inscrit aussi comme une passerelle vers la ville.

Echelle urbaine

Échelle urbaine

L’étude d’UNStudio a inclus le paysage, l’urbanisme et la vision d’avenir de Budapest avec un passage à niveau de 500m accueillant des voitures, des tramways, des piétons et des cyclistes.

«D’un point de vue urbanistique, c’est l’entrée la plus réfléchie: le pont serait à la fois un symbole architectural et un paysage urbain, mais en même temps une structure de pont traditionnelle et fonctionnelle qui n’empiète pas sur son environnement. L’éclairage des portails et des jetées permet une vue élégante du soir, digne d’un pont de Budapest. Avec sa structure de pont […], ce pont est statiquement l’une des propositions les mieux conçues […] Aucune structure de passage supérieur n’est utilisée -rampe, ce qui lui permet de se connecter au réseau routier au niveau de la rue Budafoki, ce qui rend la zone autour de l’échangeur de Budafoki beaucoup plus humaine, utilisable et urbaine […] Ceci est exactement le type de solution nécessaire pour soutenir le développement du sous-centre de la ville, et d’étendre le centre de Budapest vers le sud. « , explique le jury.

La proposition vise à amplifier le développement futur de Budapest sur le côté sud de la ville. Des typologies structurelles multiples ont été testées dans le paysage et une configuration appropriée a finalement été sélectionnée, soulignant le caractère de l’emplacement et ses développements futurs.

Selon Ben van Berkel,  « Il était essentiel que le pont soit en harmonie avec Budapest – qui doit beaucoup de sa configuration au paysage environnant – et sa vision future.Il était également important que le pont permette une vue dégagée sous et au-dessus du pont Nous voulions qu’il fonctionne comme une passerelle claire vers la ville, comme un geste de main invitant. »

Un pont à haubans avec une travée principale de 220m offre des vues dégagées à plusieurs niveaux depuis et vers le pont créant un nouveau repère urbain qui souligne le développement du sud de Budapest.

Les pylônes sont fabriqués à partir d’acier et recouverts de peinture blanche à reflet conférant au pont une apparence en constante évolution, grâce à sa capacité à capter les teintes et les tons de l’environnement. Les dernières technologies et matériaux ont été utilisés afin d’améliorer le processus de conception, le coût en capital et le coût total du pont.

Architecte: UNStudio (Ben van Berkel avec Kristoph Nowak et Leon Hansmann, Jay Tsai)
Ingénierie: Buro Happold (Davood Liaghat, Edmund Matters, Anthony Holder, Laura Phillips)
Client: KKBK Kiemelt Kormányzati Beruházások Központja Non lucratif Zrt.
(KKBK Centre des investissements clés du gouvernement à but non lucratif Plc.)
Rendus 3D : VA Render

L’agence Twelve Architects redonne vie aux ruines de la prison de Bodmin

Twelve Architects transforme une prison du XVIIIe siècle abandonnée et infestée de chauves-souris à Cornwall, en Angleterre, en un hôtel et une attraction touristique.

Le studio basé à Londres a été mandaté par Interstate Europe Hotels pour transformer la prison de Bodmin. Le projet de plusieurs millions de livres verra la restauration du bâtiment classé Grade II grâce à la réhabilitation du lieu en un hôtel de 63 chambres destiné à devenir une attraction touristique.

Les invités pourront dormir dans les anciennes cellules, qui seront ouvertes pour créer des dortoirs moins exigus qu’autrefois. 

Conçu par l’ingénieur britannique Sir John Call et construit en 1779, la prison de Bodmin fut un site d’incarcération et d’exécution pendant près de 150 ans jusqu’à sa fermeture en 1927. Plus de 50 pendaisons publiques ont eu lieu à la prison.

Avec son passé horrible, la prison est censée être hantée sans surprise, mais l’architecte principal Hannah Baker n’a pas eu d’observations spectrales tout en travaillant sur le projet. Les plus grands défis de ce nouvel espace hôtelier se concentrent principalement sur la restauration du bâtiment ruiné et partiellement démoli.

« Ils ont essayé, assez largement, de le faire exploser dans les années 30 pour le déconstruire à des fins de récupération, mais ils n’ont pas eu beaucoup de succès car les murs sont assez bien construits« , a déclaré l’architecte. Le toit a été enlevé et les sols se sont tous décomposés après avoir été exposés aux intempéries de la région pendant si longtemps, mais la majorité de la structure est restée intacte.

« La forme actuelle et la forme originale du bâtiment sont très semblables« , a t-elle ajouté. « Il y a quelques murs manquants, donc nous reconstruisons ceux qui utilisent la brique plutôt que la pierre, puis restituons le dessus, donc c’est une intervention vraiment claire entre l’ancien et le nouveau. »

Twelve Architects reconstruira le toit avec du verre, de sorte que l’intérieur de l’atrium soit moins sombre et présomptueux qu’il ne l’aurait été dans son incarnation précédente. À l’intérieur, les architectes ont eu du mal à comprendre la disposition originale exacte du bâtiment.

« Il y a des informations, mais elles ne sont pas facilement disponibles car il est assez difficile d’obtenir des plans de prison« , a t-elle poursuivi.

La population de chauves-souris, qui a élu domicile, est également un facteur de complication dans la rénovation. Jusqu’à neuf espèces de chauves-souris, y compris des fers à cheval plus grands et mineurs et les Pipistrelles miniatures, ont utilisé les ruines comme sites d’accouplement et de repos.

Hyperloop : en route vers une révolution des transports et un urbanisme du futur ?

L’Hyperloop est un système de transport constitué de capsules, accueillant voyageurs ou marchandises et pouvant se déplacer à plus de 1000km/h dans un tube sous vide à plusieurs mètres au dessus du sol. L’originalité de l’Hyperloop est ce tube étanche et en forte dépression pour limiter la traînée aérodynamique.  Les véhicules peuvent donc atteindre des vitesses très élevées et ainsi battre l’avion ou le TGV entre deux grandes villes. Ces dernières années, les tests pour ce train du futur se sont succédés sur le territoire américain. Hier fantasme de Jules Verne, aujourd’hui projet très sérieux, l’Hyperloop progresse chaque jour un peu plus vers son arrivée dans notre quotidien puisque de nouvelles expérimentations commencent à voir le jour un peu partout dans le monde. C’est notamment le cas de la France, qui va accueillir prochainement sa propre piste de test à Toulouse, tout comme les Emirats Arabes Unis avec Abu Dhabi.

Les capsules sont installées sur des patins électromagnétiques afin d’empêcher tout contact mécanique ou friction entre les parois du tube et le mobile. Durant le déplacement, la propulsion magnétique consomme assez peu d’énergie à l’inverse des accélérations qui nécessitent d’avantage de puissance.

L’ensemble du tube peut être suspendu à des pylônes sur des terrains appartenant à des infrastructures existantes, comme le long des autoroutes ou des voies ferrées. Les accès vers les centres-villes passeront plus que probablement par des tunnels. Et bien sûr, les stations devront être équipées de sas pour permettre aux passagers d’entrer et sortir sans être affectés par la faible pression atmosphérique des tunnels. Le diamètre des tubes est de l’ordre de 2 mètres et celui des capsules de 1,3 m à 1,5 m. Ceci donne un rapport de section capsule-tube suffisamment faible pour que la turbine arrive à réduire la trainée aérodynamique à une valeur acceptable. Chaque capsule devrait pouvoir emporter 28 passagers en position assise.

Alors que le concept d’Hyperloop à lévitation magnétique existe depuis des décennies, la capacité à construire un système opérationnel n’a émergé qu’au cours des dernières années, stimulée en 2013 par l’ouverture de la propriété intellectuelle d’Elon Musk à toute entreprise capable de développer la technologie. S’il est mis en œuvre et développé, l’Hyperloop connecte les personnes et les marchandises à des vitesses extrêmement élevées, potentiellement à la vitesse du son (760 mph), s’attaquant ainsi aux principaux défis auxquels fait face l’environnement bâti, notamment la surpopulation, la congestion routière et la pollution .

Récemment, Hyperloop Transportation Technologies (HyperloopTT) a dévoilé les détails de son projet de création du premier système Hyperloop commercial au monde à Abu Dhabi. Situé à la frontière entre Abu Dhabi et Dubaï, à proximité de l’aéroport international Al Maktoum et du site World Expo 2020, l’HyperloopTT commencera par la construction de dix kilomètres d’ infrastructures, avec un développement créant potentiellement une zone commerciale en réseau à travers les Émirats Arabes Unis et au-delà.

« Cet accord constitue la base du premier système Hyperloop commercial dans le monde, ici aux Emirats, dans le but de relier Abu Dhabi à Al Ain, Dubaï et Riyad en Arabie Saoudite. Avec un soutien réglementaire, nous espérons que la première section sera opérationnelle à temps pour l’Expo 2020. » affirme Bibop Gresta, le président d’HyperloopTT.

Dans le cadre du développement du projet aux Emirats, HyperloopTT a commencé la construction en avril du premier prototype de système de transport de passagers et de marchandises à grande échelle à Toulouse. Une fois assemblées et optimisées à Toulouse, les capsules seront mises en œuvre aux Emirats, où le projet sera complété par la construction du XO Innovation Center de l’HyperloopTT et du Hyperloop Visitor Center.

Le système HyperloopTT est alimenté par une combinaison de sources d’énergie alternatives pour améliorer la durabilité, avec un potentiel de production d’énergie excédentaire rendu possible grâce à des panneaux solaires situés le long des lignes et des stations, et de l’énergie récupérée pendant le freinage régénératif.

La première phase d’HyperloopTT devrait être achevée à temps pour l’Exposition universelle de 2020 aux Émirats. Vous pouvez en apprendre plus sur les composants d’infrastructure du projet sur le site officiel de HyperloopTT ici.

La Casa de Música à Porto, signée OMA & Rem Koolhaas

La Casa de Música à Porto, signée OMA & Rem Koolhaas

A Porto, deuxième ville du Portugal, la Casa de Música a installé ses quartiers depuis 2005. Réalisé par OMA, cette gemme taillée dans le béton surprend par son architecture. Lieu de spectacle, elle accueille à la fois l’Orquestra Nacional do Porto, l’Orquestra Barroca et Remix ensemble.

 

La genèse de ce bâtiment date des années 90, mais le projet se concrétise en 2000, avec la nomination de la ville de Porto en tant que Capitale Européenne de la Culture. Ainsi, un concours est lancé, et c’est Rem Koolhass, avec son agence d’architecture néerlandaise OMA, qui le remporte. Il collaborera avec dUCKS scéno, qui traite également de l’insertion urbaine et la mixité sociale, des thématiques importantes pour ce projet.

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© Philippe Ruault

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Contexte urbain

A l’époque du concours, OMA travaille sur une habitation de 200 m². Vient alors l’idée de reprendre la volumétrie de celle-ci, et de multiplier les échelles et les proportions pour arriver au 40 000 m² nécessaire à Porto. Les espaces s’adapteront à un autre programme que celui prévu initialement.  L’intention première était de créer un équipement culturel qui soit accessible à tous. C’est pourquoi la Casa de Música se trouve proche d’un quartier ouvrier de la ville. Le projet inclue un travail sur l’espace public, qui place la Casa en retrait par rapport à la rue et la place de Mouzinho de Albuquerque, aussi surnommée Rotunda da Boavista. Ce parvis en XX se soulève pour abriter un parking de 600 places et intègre la station de métro et des espaces publics.

 

Le bâtiment se déploie sur 9 étages. Rem Koolhaas y imbrique des espaces vides autour de circulations verticales et horizontales. Il innove avec la grande salle de spectacle qui est la première à s’ouvrir sur la ville. Elle n’est pas une boite noire et fermée, mais de grandes ouvertures vitrées donnent sur les environs. Un symbole fort qui marque l’envie de l’architecte de donner cet espace à un public large.

 

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© Philippe Ruault
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© Philippe Ruault
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© Philippe Ruault

 

Rem Koolhaas aime jouer avec les matérialités. On retrouve dans ce projet de nombreux matériaux, même si celui qui prédomine reste le béton. Des poteaux et tirants à l’intérieur du bâtiment assurent la structure voiles de béton qui composent la façade. On retrouve également le verre, qui permet de lire l’espace depuis l’extérieur, et du bois dans la salle de concert principale. L’architecte reprend également un élément de la culture portugaise, les azulejos, pour les disposer dans les salons VIP.

La Casa de Música accueille différents espaces dont une grande salle de concert. Il y a également deux autres salle de représentations plus appropriables par leur conception, des studios d’enregistrements, un atelier pédagogique. On peut également s’y restaurer, avec un bar et un restaurant. Chaque jour, des visites guidées sont organisées. Durant 1h, à 11h et 16h pour des visites en anglais.

 

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© Philippe Ruault
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© Philippe Ruault
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© Philippe Ruault

Rem Koolhaas & OMA

Rem Koolhaas est un architecte, urbaniste et théoricien néerlandais. Né en 1944, il fait ses études à Londres. Il travaille dans un premier temps en tant que journaliste. En 1975, à Rotterdam son agence d’architecture : OMA (Office for Metropolitan Architecture). Celle ci gagne une renommée internationale grâce à des projets culturels de grandes envergures. Ces publications sont également mondialement connues, notamment New-York délire : Un Manifeste rétroactif pour Manhattan (1978) et S,M,L,XL (1995). Il reçoit le Pritzker Price en 2000.

Anne Vanrapenbusch