La tour Maersk, un bâtiment signal devenu un emblème énergétique à Copenhague

La tour Maersk, un bâtiment signal devenu un emblème énergétique à Copenhague

Devenue une référence à Copenhague, la tour Maersk qui a ouvert ses portes au début de l’année s’est inscrite en quelques mois comme un bâtiment phare de la ville. Cet édifice à la pointe de la technologie, conçu par les architectes de l’agence danoise C.F. Møller, offre un cadre optimal pour la recherche dans le domaine de la santé grâce à son architecture innovante lui conférant un rayonnemant à une échelle mondiale.

D’une surface de 42 700 m² la tour, caractérisée par des bandes curvilignes continues de brise-soleils verticaux en cuivre, offre un nouveau dialogue entre la ville et l’université de manière nouvelle et ouverte. Les architectes avaient également pour ambition de concevoir ce nouveau complexe comme un catalyseur de développement urbain positif en reliant l’Université de Copenhague aux quartiers environnants et à la ville.

L’implantation au sol de forme triangulaire est directement issue des angles des rues adjacentes. Une orientation amoindrissant l’exposition sud et, par conséquent, renforçant l’efficacité énergétique de la tour Maersk avec moins d’apport solaire.

La tour de 15 étages est une extension de la faculté de sciences de la santé et des sciences médicales de l’Université de Copenhague comprenant des installations de recherche et d’enseignement ainsi qu’un centre de conférences avec auditoriums et salles de réunion. Avec sa forme facilement identifiable et ses courbes dynamiques, elle se positionne désormais comme un bâtiment emblématique durable de la capitale générant un lien visuel entre la ville et le campus nord.

« Afin de créer une architecture pour la recherche en santé de classe mondiale, il est important de concevoir un lieu qui encourage de nombreuses possibilités de rassemblement, transcendant les différentes disciplines, du grand public à la communauté des chercheurs. Cela aide à communiquer les activités de recherche en cours, menant au partage des connaissances et à l’inspiration pour des recherches nouvelles et révolutionnaires.  Transparente et accueillante, la tour repose sur une base basse en forme d’étoile qui s’étend dans le paysage vers la ville. Elle contient des installations publiques et partagées, tels que des amphithéâtres, des salles de classe, une cantine, un laboratoire d’exposition, des salles de conférence et un café. Le foyer peut également être trouvé dans la base, où l’escalier d’entrée se dresse comme un meuble dans la pièce, avec sa surface en bois chaude qui vous invite à faire une pause sur les gradins surélevés. » expliquent ses concepteurs.

Ce socle permet de connecter les fonctions du complexe Panum existant à la tour Maersk tout en formant un lieu de rassemblement ouvert et dynamique par le biais de son espace central où les chercheurs, les étudiants et les invités sont amenés à se croiser. Une disposition délibérée des fonctions de la base assure de courtes distances par rapport à l’espace central, créant ainsi une plus grande interface entre les chercheurs et les étudiants qui se déplacent entre les différentes installations de la base. Le rez-de chaussée accueille également un parc urbain verdoyant propice aux échanges et aux rencontres.

Le complexe Panum existant, construit dans les années 1970, est considéré comme un chef-d’œuvre brutaliste de cette période. Les architectes de chez C.F. Møller, se sont référés à celui-ci notamment pour les couleurs et le rythmes de la façade.

L’aspect extérieur de la tour se caractérise par une structure en forme de grille pourvue de fenêtres de la hauteur des étages et équipées de 3 000 ailettes verticales en cuivre. Avec ce matériau, d’une durée de vie exceptionnelle et pouvant être recyclé, les architectes ont anticipé l’évolution esthétique du bâtiment dans le temps en commençant par une tonalité brillante qui deviendra brun foncé et acquerra une patine verte au fil des années. Outres ces changements chromatiques, la tour évolue aussi quotidiennement grâce à certaines de ses lames qui s’ouvrent et se referment automatiquement, en réponse aux rayons du soleil, tout en permettant à la lumière du jour de filtrer à travers des perforations à mailles fines. Ce système garantit une protection efficace contre la chaleur dans les laboratoires et permet à la tour de se classer ‘Low energy class 2015’. Par ailleurs, ce projet reconnu comme un des bâtiment de la villes parmi les moins énergivores, réutilise l’énergie dissipée, emploie un système de refroidissement respectueux de l’environnement, valorise la récupération des eaux de pluie pour les sanitaires et l’irrigation et utilise pas moins 1 500 m² de panneaux photovoltaïques.

À l’intérieur, et ce dans chaque étage, les fonctions de la tour sont reliées entre elles dans une boucle efficace, permettant de réduire les distances à parcourir et renforçant de ce fait les possibilités de travail en équipe.

Un escalier sculptural en forme de spirale continue relie visuellement et physiquement l’atrium ouvert aux quinze étages, créant un vaste espace tridimensionnel. À proximité de l’escalier, à chaque niveau, se trouve un « Science Plaza » ouvert et accueillant, servant de lieu de rencontre et d’espace commun pour les nombreux employés. La transparence du verre dans les volets en cuivre de la façade offre une visibilité extérieur à cet escalier en colimaçon et à la place des sciences ainsi qu’une vue spectaculaire et inspirante sur Copenhague.  

Photographie de © Adam Moerk, © Dragoer Luftfoto-BYGST

A vos marques, prêts, ABCyclette !

A vos marques, prêts, ABCyclette !

Imaginée par l’agence québécoise Hatem + D, Abcylette est une solution de mobilier urbain aussi pratique que ludique pour garer les vélos à Québec.

Avec son design créatif et ses couleurs chatoyantes, ABCyclette offre bien plus qu’un parking pour garer son vélo, c’est un véritable lieu de rencontre et même un repère au sein de la ville, reconnaissable et identifiable de loin.

A l’initiative d’un concours organisé par la ville de Québec, le projet, développé par Hatem + D en collaboration avec GID Design industriel, se classe parmi les deux finalistes encore en course. C’est à la fin de l’été, après avoir été exposé pendant  la saison dans toute la ville que le public désignera le grand vainqueur de cette compétition.

Le point fort du concept d’ABCyclette réside dans le fait que la forme du porte-vélo devienne le nom de la station qui abrite les vélos, dans la même lignée que le système des transports en commun. Par un principe d’anamorphose, les lettres composants le nom de la station apparaissent selon le point d’observation où l’on se trouve. Un jeu visuel oscillant entre angles de vue intrigants et signalétique urbaine.

Grâce à des satellites et à l’application Google Maps, les usagers peuvent identifier et repérer rapidement les supports à vélo dispersés dans la ville. Résolument inscrit dans son temps, ABCyclette est un parking à vélo 2.0 où design, innovation et praticité s’articulent ensemble.

Chaque porte-vélo ou lettre individuelle dispose d’une structure autonome réalisée en tube d’acier façonné de manière à pouvoir attacher son vélo -quelque soit le modèle – en toute sécurité et chaque station peut accueillir jusqu’à 14 pensionnaires.

La curiosité généré par cette forme d’art urbain fonctionnel, permet à ses utilisateurs d’interagir avec la ville et de participer au développement de sa vie urbaine.

Photographies @hatemplusd

La rénovation de la  Mercury House par Zaha Hadid Architects compte dynamiser la côte Est de Malte

La rénovation de la Mercury House par Zaha Hadid Architects compte dynamiser la côte Est de Malte

© Zaha Hadid Architects

L’agence Zaha Hadid Architects a récemment dévoilé les images de leur projet de rénovation de la Maison Mercure. Celle-ci se trouve dans le centre touristique de Paceville sur l’île de Malte. Cette rénovation a pour but d’ajouter du dynamisme à la ville et intègre des appartements résidentiels, un hôtel et des espaces publics à la tour. Lire plus

CIS Nordhavn, la nouvelle école internationale de Copenhague

CIS Nordhavn, la nouvelle école internationale de Copenhague

CIS Nordhavn est un nouveau bâtiment scolaire signé CF Møller Architects. Destiné à l’école internationale de Copenhague, il est situé sur un site de premier plan dans le nouveau quartier de Nordhavn. Le bâtiment scolaire de 25 000 m2 sera désormais la plus grande école de Copenhague avec une capacité d’accueil pouvant recevoir 1 200 étudiants et 280 employés.


L’architecture éducative de cet établissement a été imaginé de manière à relier les locaux de l’école à la sphère publique en milieu urbain et donner à l’école une ouverture sur la ville. La promenade devant l’école est un espace portuaire urbain offrant des possibilités de détente et d’activités diverses.


Le bâtiment principal de l’école est subdivisé en quatre «tours», allant de cinq à sept étages, chacune étant spécialement adaptée aux besoins des enfants selon leur chaque tranche d’âge. Par exemple, les salles de classe pour les élèves les plus jeunes sont particulièrement nombreuses: une gamme complète de d’activités aura lieu à l’intérieur et autour de la classe. L’école décomposée en quatre unités facilite l’orientation de ses usagers, avec une identité propre à chaque volume.


Ces quatre unités scolaires sont construites au-dessus de la base située au rez-de-chaussée, accueillant des activités communes et plus extraverties, grâce notamment à des installations sportives, une cantine, une bibliothèque et des installations de spectacle ainsi  qu’un foyer. Les salles de classe peuvent donc être fermées en dehors des heures de cours, tandis que les espaces communs pourront rester ouverts lors des événements scolaires et communautaires.


La cour de récréation pour l’ensemble de l’école a la particularité de se trouver en hauteur, sur une terrasse commune. En effet, la cour de l’école située sur le toit offre un environnement d’avantage sécuritaire, empêchant les élèves de s’approcher de l’eau ou de s’éloigner de l’école.

La façade du bâtiment scolaire est recouverte de 12 000 panneaux solaires, chacun incliné pour créer un effet de paillettes, et fournissant plus de la moitié de la consommation électrique annuelle de l’école. Les cellules solaires couvrent une superficie totale de 6 048 m², ce qui en fait l’une des plus grandes centrales solaires intégrées au bâtiment au Danemark, dont la production annuelle est estimée à plus de 200 MWh.  En plus de contribuer au profil écologique de l’école, les cellules solaires font également partie intégrante du programme de l’école, permettant aux étudiants de surveiller la production d’énergie et d’utiliser des données dans des cours de physique et de mathématiques.

Dans une phase supplémentaire, l’école prévoit d’établir un parc urbain sur l’eau comportant une multitude d’activités et d’espaces récréatifs avec pour thématique l’eau, la météo et la nature au bord de l’eau et les îles de Nordhavn. Les activités sur les îles de Nordhavn seront réparties sur trois îles différentes, chacune ayant ses propres caractéristiques: « The Reef », une plate-forme multifonctionnelle pour l’apprentissage de l’eau et des événements dans le prolongement du quai; « The Lagoon », une arène flottante pour des activités telles que le kayak polo et autres sports nautiques, et « The Sun Bath », un véritable bain portuaire avec un sauna et des zones protégées pour la natation. En tant qu’extension de l’espace intérieur de l’école, non seulement les fonctions pourront être intégrées directement dans l’enseignement, mais elles pourront également être utilisées par des visiteurs extérieurs.

Photographie de Adam Mørk.

Novice Living Quarters : un nouveau dortoir pour les apprentis moines de Buddhanimit Temple en Thaïlande

Novice Living Quarters : un nouveau dortoir pour les apprentis moines de Buddhanimit Temple en Thaïlande

Buddhanimit Temple, situé dans une communauté rurale à Udon Thani, en Thaïlande, est une école boudhiste qui fournit une éducation gratuite aux familles n’ayant pas les moyens de s’offrir une éducation publique. En raison de l’augmentation du nombre d’étudiants inscrits comme moines débutants, un dortoir supplémentaire était nécessaire. Après l’inspection du site, un bâtiment abandonné a été découvert à côté du bâtiment scolaire existant. Les architectes, Skarn Chaiyawat, Rina Shindo et Witee Wisuthumporn, ont alors proposé de rénover ce bâtiment abandonné afin de le transformer en dortoir avec l’ajout d’une nouvelle bibliothèque et d’une salle de bain.

Un programme fournissant non seulement plus d’espace d’étude et de récréation pour les apprentis moines dans le budget spécifié, et permettant également de fusionner et respecter le contexte, la structure et les matériaux existants.

Le dossier initial du projet prévoyait la construction d’un dortoir de deux étages dans le cadre d’un budget de 6 millions de bahts (155 000 €). Après des inspections approfondies du site et des ateliers avec les moines et les novices, les architectes ont proposé un plan économique pour la rénovation d’un bâtiment existant abandonné.

Les architectes ont conservé les poutres et les colonnes en béton armé existantes tout en ajoutant seulement les éléments architecturaux nécessaires pour fournir de nouvelles chambres partagées à une quarantaine de moines débutants. Les chambres sont conçues avec des tuiles translucides installées à des endroits spécifiques pour la lumière naturelle. Ces chambres sont reliées à un grand couloir qui sert d’espace de loisirs commun aux moines novices.

L’une des caractéristiques remarquables du dortoir est constituée par les blocs de ventilation en ciment qui sont conçus de manière à offrir une certaine intimité à la vue du public et à fournir des ouvertures pour la lumière et la ventilation.


Derrière le bâtiment du dortoir se trouve la zone de baignade commune. Le toit du bain communal a été pensé de manière à répartir uniformément la lumière du jour àl’intérieur des bâtiments en alternant des tuiles translucides et solides. Par conséquent, la lumière naturelle et le flux d’air augmentent à des niveaux appropriés, ce qui se traduit par une amélioration globale de l’état hygiénique.


Les architectes ont aussi proposé de construire une bibliothèque plus grande pour le bâtiment scolaire existant. Avec un plancher surélevé et un toit incliné, la conception  passive de cette bibliothèqueaméliore le flux du vent, diminue l’humidité, refroidit la surface du sol et empêche la lumière directe du soleil de surchauffer la pièce et de détériorer les ouvrages.


La collaboration entre tous ces arcteurs a permis à Novice Living Quarters d’offrir une meilleure qualité de vie aux moines novices tout en contribuant à leur propre style de vie.

Photographies de CHAOVARITH POONPHOL

Le MAAT de Lisbonne, une architecture au coeur du dialogue

Le MAAT – Museum of Art, Architecture and Technology – de Lisbonne a ré-ouvert ses portes il y a un peu moins de deux ans, à l’automne 2016. La première partie prend place dans une ancienne centrale électrique réhabilitée, alors que la seconde a été conçue par l’architecte Amanda Leveete, de l’agence anglaise AL_A. Ce nouveau bâtiment contemporain dialogue avec l’édifice industriel du Central Tejo.

 

 

Il se trouve à l’ouest de la capitale portugaise, dans le quartier Bélèm. Historiquement, ce quartier est celui d’où partaient les grands explorateurs à la conquête du «nouveau monde ». Se rendre au MAAT, c’est comme prendre la direction d’un monde à explorer, de nouveautés à découvrir.

 

Son intégration urbanistique participe à la création de liens avec le Tage. En effet, une grande esplanade et une succession de marches descendent vers la rivière voisine. De nombreux espaces publics- près de 7 000 m², sont ainsi créés au sein d’un campus dédié à l’art. Une passerelle le relie à la ville, et il est possible de se déplacer dans, sur et sous le bâtiment.

 

 

Par l’architecture qu’elle dessine, l’architecte établie aussi un lien avec la mer et l’eau. La forme organique du bâtiment et les ondulations du toit reprennent le mouvement des vagues et les reflets scintillants de l’eau. Celui ci est accessible et les visiteurs peuvent profiter d’une vue sur la ville. Les espaces d’exposition sont la continuité de l’espace public. Au rez de chaussée, ceux ci dévoilent des œuvres des trois domaines : art, architecture et technologie.

 

Le musée MAAT présentera des œuvres d’artistes et d’architectes contemporains. Un dialogue entre deux domaines artistiques différents mais qui savent communiquer. Cette proposition culturelle prend place au côté du Central Tejo, l’un des plus anciens musées portugais et l’un des plus beaux patrimoines industriels du pays. Le savoir-faire portugais dans l’artisanat et la céramique n’est plus à démontrer. Ainsi, la façade se couvre de tuiles blanches, dont la géométrie complexe crée une façade en mouvement.