La tradition inuite mise à l’honneur avec le nouveau centre culturel de Nunavik

Peuple de chasseurs nomades bien que devenus sédentaires pour la plupart, les Inuits forment un groupe partageant des similarités culturelles et une origine ethnique commune vivant dans les régions arctiques de l’Amérique du Nord. Les Inuits du Nunavik, territoire situé au Nord de la région québécoise autrefois appelé Nouveau Québec, peuvent se regrouper dans un nouveau centre culturel situé dans le village nordique de Kuujjuaraapik depuis l’automne 2017. Conçu à l’origine comme une vitrine pour les très populaires Jeux inuits, l’installation contemporaine maintient en vie la richesse des traditions inuites et permet d’accueillir  toutes sortes d’événements.

Situé près de l’embouchure de la rivière Great Whale sur une dune de sable d’une beauté exceptionnelle, le bâtiment de 680 mètres carrés s’inscrit par son architecture singulière dans ce territoire nordique. Ses concepteurs, Blouin Orzes architectes, ont été inspirés par la forme des icebergs pour imaginé ce volume s’élevant sur un étage et demi, légèrement déséquilibré, et qui semble avoir été façonné par les vents forts de l’hiver. La légèreté de la structure signale le portique d’entrée, faisant écho au porche de l’église voisine, la structure la plus ancienne du village.

Ce portique est accessible par une rampe en béton pourvue d’une pente douce venant créer une zone de rassemblement et de jeu supplémentaire pour la communauté.  A l’intérieur du bâtiment, les lignes fortes de la façade avant sont projetées et animent le hall d’entrée de l’édifice. Cet espace lumineux est la seule zone du bâtiment disposant de grandes ouvertures en raison des coûts de chauffage élevés.

Il dessert directement le hall principal, un espace pouvant accueillir jusqu’à 300 personnes grâce à des sièges escamotables et à un équipement scénique dernier cri. Les installations de traduction et de vidéoconférence permettent également à la communauté de tenir des assemblées. Une petite plate-forme flottant au-dessus sert de cabine de contrôle de la salle.

Pour le revêtement extérieur, des planches de bois pré-peintes ont été utilisées ainsi que des panneaux d’acier. La couleur chaude des planches visait à rappeler la dune de sable sur laquelle le village est construit, une situation inhabituelle puisque la plupart des communautés nordiques sont assises sur le pergélisol.

Construire à Kuujjuaraapik s’avéra être un véritable défi. En effet, une planification à long terme est nécessaire pour toute réalisation de projet dans le Grand Nord. Il s’agit pour les architectes de faire face à de nombreuses contraintes comme par exemple la consultation et l’accompagnement de la communauté au cours d’un processus qui peut durer des années. Le financement du projet représente un autre défi de taille puisque les coûts de construction dans les régions du Nord sont souvent trois fois plus élevés que dans les régions urbaines du Canada. Enfin, une planification millimétrée est d’une importance cruciale quant à l’importation de matériaux et d’éléments de construction qui ne peuvent être expédiés que pendant une brève saison estivale. Habituellement, les envois quittent Montréal en juin pour atteindre des villages comme le village nordique de Kuujjuaraapik environ un mois plus tard. Les navires remontent le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Saint-Laurent, puis la côte ouest de Terre-Neuve, le Labrador, la baie d’Ungava, la côte du Nunavik, atteignent la baie d’Hudson et se dirigent vers le sud pour livrer des marchandises.

Le bâtiment a reçu la Mention spéciale du Grand Prix du Design en février 2018.

L’agence Blouin Orzes architectes travaille dans le territoire du Nunavik depuis bientôt 20 ans et a construit divers projets au sein de plusieurs villages du nord avec entre autres des petites structures hôtelières, des structures commerciales et quelques bâtiments institutionnels. Grâce à son engagement et à sa présence dans la région, l’agence a acquis une connaissance intime de la terre, de ses habitant, de leurs besoins et de leurs valeurs. Elle a également développé une expertise unique lui permettant de travailler dans des conditions sévères dues à l’éloignement et à un climat extrêmement rigoureux.

Le Festival international de jardins amorce la construction des jardins de sa 19e édition

Le Festival international de jardins amorce la construction des sept nouveaux jardins de sa 19e édition, présentée aux Jardins de Métis, du 23 juin au 7 octobre 2018. Le Festival poursuit son exploration du jeu avec Playsages II – Allez jouer dehors! et a choisi des projets offrant des espaces imaginatifs où les familles se rassembleront et joueront ensemble cet été. Les nouveaux jardins sélectionnés par le jury pour l’édition 2018 sont :

aMAIZEing de Marta Milà Pascual, architecte et architecte paysagiste et Marc Torrellas Arnedo, architecte — Barcelone, Espagne

aMAIZEing

L’origine de la colonne de Josep Congost et Louis Sicard, architectes et artistes – Valence, Espagne

L’origine de la colonne

La ligne de 100 ans de hatem+d [Étienne Bernier, architecte, Marianne Charbonneau, architecte, Mélanie Dereymez, stagiaire en architecture, Théo Jarrand, stagiaire en architecture, Steeven Bérubé, artiste 3D] — Québec (Québec) Canada

La ligne de 100 ans

Le rocher très percé de Humà Design [Stéphanie Cardinal, designer, Olivier Laplante-Goulet, designer multidisciplinaire, Lorelei L’Affeter, artiste] et Vincent Lemay, architecte paysagiste — Montréal (Québec) Canada

Le rocher très percé

Les hélicoptères de Carson Isenor, paysagiste et Anna Thomas, étudiante en architecture de paysage — Vancouver (Colombie-Britannique) Canada

Les hélicoptères

Carousel de ISO [Nuala O’Donnell et Maxwell Schnutgen, stagiaires en architecture, Etienne Issa, designer d’architecture] — Vancouver (Colombie-Britannique) Canada

Carousel

Assemble de Katie Strang, paysagiste, Christine Dewancker, artiste et charpentier, Craig Van Ravens, designer d’architecture — Toronto (Ontario) Canada, a reçu une mention spéciale du jury et offrira un espace de jeu pour les visiteurs de tous âges — un assemblage sera requis!

Assemble

Ces nouvelles installations se joignent aux six playsages construits l’an dernier et qui ont eu la cote auprès des 10 000 enfants venus en famille, en camp de jour ou en visite scolaire. Au total, 25 jardins contemporains seront présentés à Grand-Métis. Le Festival international de jardins proposera également des installations extra-muros au Musée de la civilisation à Québec et sur la place De La Dauversière dans le Vieux-Montréal.

Le jury de l’édition 2018 était composé de Jonathan Cha, docteur en aménagement de l’espace et urbanisme, urbanologue et architecte paysagiste, membre agréé et vice-président de l’Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ); Eda Holmes, directrice artistique et directrice générale, Centaur Theatre, Montréal; Patrick Pellerin, graphiste, Principal Studio, Montréal; François Leblanc, coordonnateur technique, Festival international de jardins et Alexander Reford, directeur, Festival international de jardins et Jardins de Métis.

L’appel de candidatures international a généré la réception de 148 projets soumis par plus de 700 architectes, paysagistes, designers et artistes en provenance de 27 pays. Les nouveaux projets ainsi que toutes les candidatures sont présentés en ligne sur le site Internet du Festival www.festivalinternationaldejardins.com.

À propos du Festival international de jardins 
Le Festival international de jardins est le plus important festival de jardins contemporains en Amérique du Nord. Depuis sa création en 2000, plus de 175 jardins différents ont été présentés in situ à Grand-Métis et dans des lieux extra-muros au Canada et à l’étranger. Présenté aux Jardins de Métis, dans la région touristique de la Gaspésie, le Festival se déroule sur un site adjacent aux jardins historiques, permettant d’établir un dialogue entre l’histoire et la modernité, entre conservation, tradition et innovation. L’événement propose chaque année des créations réalisées par quelque soixante-dix architectes, architectes paysagistes et concepteurs de divers horizons, dans un environnement naturel en bordure du fleuve Saint-Laurent. Le Festival international de jardins est présenté grâce au soutien financier de : Conseil des arts du Canada, Patrimoine canadien, Emploi-Été Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec et Emploi-Québec.

À propos des Jardins de Métis
Lieu historique national du Canada et site patrimonial du Québec, les Jardins de Métis sont un arrêt incontournable pour tous ceux qui visitent la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent. Espace culturel et destination touristique depuis plus de 55 ans, les Jardins de Métis demeurent l’un des lieux les plus achalandés de la région est du Québec et offrent aux visiteurs des expériences diversifiées qui sollicitent tous les sens. Situés au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Mitis, ils ont été conçus par Elsie Reford de 1926 à 1958 et figurent au palmarès des jardins nord-américains les plus réputés. Hydro-Québec est le commanditaire principal des Jardins de Métis depuis 1999.

Les Jardins de Métis seront ouverts tous les jours, du samedi 2 juin au dimanche 7 octobre 2018. En tout temps, l’admission est gratuite pour les enfants de 13 ans et moins. Visitez le jardinsdemetis.com pour en connaître davantage.