MAD célèbre le relief escarpé et enneigé du nord-est de la Chine avec un centre de conférences à Yabuli

Il y a quelques jours, MAD Architects , a dévoilé les premières images de son nouvel édifice installé dans les montagnes de Yabuli dans le nord – est de la Chine : le centre de conférences du Forum des entrepreneurs chinois.

A travers une structure en forme de tente définie par des lignes douces et inclinées, le projet de MAD , également appelé «Centre de conférences Yabuli», vise à incarner et à mettre en valeur «les ambitions, les idéologies et la pensée critique avancée des membres du CEF».
Avec un paysage montagneux enneigé connu pour son relief accidenté et ses températures glaciales, Yabuli accueille chaque année le sommet du China Entrepreneur Forum (CEF) considéré comme le «Davos d’Asie». L’insertion harmonieuse du bâtiment dans ce paysage de haute altitude incarne l’atmosphère dynamique du nord de la Chine tout en reflétant son environnement montagneux.
Les 16 000m2 organisés sur quatre étages, comprennent un musée, un petit auditorium de 356 places, un auditorium de plus de 1000 places et une série de salles de conférence, de studios et d’expositions.
Le puits de lumière du projet situé sur le sommet du toit à 24m de haut permet à la lumière naturelle d’inonder l’intérieur. Le vitrail de cet élément central sert également de métaphore pour la fonction entrepreneuriale du système, symbolisant les «idées brillantes et les discussions brillantes générées lors des événements qui s’y déroulent».
Tout au long du projet, des fenêtres ont été positionnées pour créer des panoramas ininterrompus du paysage environnant, tandis que des places publiques à l’avant et à l’arrière ouvrent le bâtiment vers son environnement naturel.
Rendus réalisés par MIR

 

UNStudio Asia dévoile son plus récent projet achevé en Chine: le Keppel Cove Marina & le Clubhouse à Zhongshan

UNStudio Asia dévoile son plus récent projet achevé en Chine: le Keppel Cove Marina & le Clubhouse à Zhongshan

Le projet Keppel Cove Marina & Clubhouse a récemment été présenté par UNStudio Asia, une filiale de la célèbre agence néerlandaise. Dirigée par le partenaire responsable Hannes Pfau, UNStudio Asia se compose d’un bureau à Shanghai et d’un autre à Hong Kong. Le nouveau port de plaisance de Keppel Cove est situé à Zhongshan, dans la province de Guandong en Chine sur les rives de la rivière Xi. Le plan directeur de 50 000 m² du projet comprend une marina avec un accès direct à la rivière Xi, un bâtiment de service, des villas résidentielles haut de gamme et des infrastructures de soutien telles que le bâtiment CIQP, un pont, des routes et des digues externes environnantes. Keppel Cove Marina est la première et la seule marina avec un port d’immigration privé dans toute la Chine.

Le clubhouse Marina a été conçu pour vivre une expérience ressemblant à celle d’être sur un yacht, ou une croisière de luxe. Il permet, d’une part, aux usagers de s’offrir une retraite paisible permettant de se déconnecter de la vie quotidienne et d’autre part, il offre des activités d’évasion et d’exploration.

Le concept spatial et architectural du clubhouse se caractérise par la mise en avant d’une identité forte au cœur de ce nouveau développement urbain. Ainsi, le trajet entre l’entrée principale et le pont desservant l’édifice se traduit comme un parcours ponctué de surprises laissant entrevoir tantôt l’eau ou les bateaux.

Une approche dichotomique a été adoptée pour la conception du pont terrestre et maritime. En effet, un contraste visuel a été mis en oeuvre avec du côté de la terre, un paysage sculptural se dévoilant au fur et à mesure que l’on se rapproche du clubhouse, du côté de l’eau une façade distincte et ouverte accueillant les marins tout en jetant un reflet chatoyant sur l’eau.

La forme du bâtiment, tout comme le paysage environnant, a été pensée sur la base des voies d’accès principales menant au clubhouse, en combinant les points de vue les plus attrayants. Dans une transition douce, les espaces rayonnent vers l’extérieur, loin du nœud d’infrastructure principal à la base de la «tige» (le pont). Le fruit de cette conception en forme d’éventail comprend une large façade permettant de profiter au maximum de la vue de la marina, tout en guidant les usagers à leurs diverses destinations.

De grands espaces en forme d’entonnoirs ouverts traversent le bâtiment et génèrent des connexions verticales au moyen d’escaliers destinés à circuler et flâner entre les niveaux.

Ces espaces entonnoirs créent une forte relation intérieur-extérieur grâce aux vues qu’ils offrent sur le paysages. De plus, ils permettent, durant les périodes plus chaudes, de rafraîchir le lieu grâce à une ventilation transversale naturelle.

Ben van Berkel: « La façon dont le vent est guidé à travers le bâtiment afin de refroidir l’intérieur est également métaphoriquement articulée dans la conception. Dans les entonnoirs de vent internes, c’est presque comme si vous pouviez voir le vent tourbillonner dans l’architecture qui vous entoure. « 

Une grande lucarne ainsi que des ouvertures situées à l’Est et l’Ouest du bâtiment permettent à la lumière naturelle de pénétrer à l’intérieur des espaces, créant une atmosphère confortable et offrant un jeu constant d’ombre et de lumière. Par ailleurs, dans ces espaces, les finitions en panneaux de bois font référence aux yachts de luxe qui sont amarrés à proximité.

Les façades de l’édifice se composent, pour la plupart, de panneaux d’aluminium de couleur bronze, souvent utilisé dans l’architecture navale, cette teinte bronze souligne la douceur et la fluidité de la géométrie du bâtiment.

La façade donnant sur le front de mer est majoritairement vitrée et comprend plusieurs balcons. Les sous faces du toit et les balcons sont recouverts de miroirs ressemblant à des reflets scintillants sur la surface de l’eau.

En tant que centre d’activités maritimes, le port de plaisance offre diverses possibilités d’interactions sociales, d’affaires, de loisirs et de bien-être. C’est pourquoi le programme se compose entre autres de nombreux restaurants, d’un espace réservé aux membres, d’un spa, d’une salle de sport et de plusieurs chambres.

Le pont constitue la principale voie d’accès menant au pavillon. Les itinéraires pour piétons et véhicules sont séparés en mettant l’accent sur l’expérience des piétons. Ainsi, le niveau des piétons est situé en dessous de la voie pour les automobiles afin d’être protégé des fumées et du bruit des voitures. Enfin, le pont dispose de plusieurs plates-formes pour se reposer ou s’attarder au-dessus de la digue. La main courante du pont se transforme en une zone de sièges tandis que la rampe de la voie consacrée aux véhicules devient une canopée.

Photographies et vidéo de Tom Roe.

Wang Shu, quand la tradition chinoise rencontre l’architecture contemporaine

Les architectes chinois Wang Shu et Lu Wenyu sont à l’honneur durant tout l’été au Centre Culturel arc en rêve, situé à Bordeaux. L’exposition retracera leur travail, d’ailleurs récompensé en 2012 par le Pritzker Price. Leur atelier Amateur Architecture Studio s’attache à élaborer des projets alliant la culture chinoise et l’architecte contemporaine, tout en se tenant éloigné de l’univers des architectes internationaux.

Portrait de l’architecte Wang Shu

 

Autodidacte, il n’hésite pas à travailler comme ouvrier dans le domaine de la construction pour connaitre les dessous du métier d’architecte. A la sortie de la China Academy of Art, il travaille durant deux ans avant de se lancer dans l’aventure d’architecte indépendant. En homme littéraire, il lit beaucoup et se renseigne sur l’architecture occidentale. Il voyage également à travers la chine, pour découvrir la culture chinoise dans toute sa richesse.

 

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exposition Wang Shu, Lu Wenyu, arc en rêve centre d’architecture ©Rodolphe Escher

 

En 1997, il crée Amateur Architecture Studio, accompagné de sa femme architecte, Lu Wenyu. Ils s’installent dans la ville de Hangzhou, non loin de Shanghaï. Il s’agit bien d’un atelier, et non d’une agence, que le couple souhaite mettre en place. Ils favorisent le développement de projets en collaborations avec des « amateurs », des personnes certes non diplômées en architecture, mais dont la légitimité à produire une architecture humaine et sensible n’est en rien ébranlée. Petit à petit, l’atelier expérimente et réalise des projets de plus grandes envergures, allant jusqu’à travailler à l’échelle urbaine.

 

Dans un pays où tout se développe à vitesse grand V, Wang Shu et Lu Wenyu s’éloignent de ces processus de construction rapide, et préfèrent prendre le temps d’analyser, de s’approprier les lieux, afin d’y développer des projets où l’homme et l’environnement ont toute leur place.  Ils refusent l’architecture commerciale, le tape-à-l’oeil international et soutiennent l’authenticité face au monde du business.  Ils ont la volonté de faire vivre le patrimoine traditionnel chinois, et non l’enfermer dans un écrin doré. Wan Shu est très attachée à la transmission de cette pensée. Après avoir été professeur à la China Academy of Art, il en est aujourd’hui le doyen du département d’Architecture.

 

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Campus Universitaire Xiangshan, à Hangzhou

 

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Campus Universitaire Xiangshan, à Hangzhou
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Ningbo Tengtou Pavillion

 

Parmi leurs réalisations, une seule a été réalisée au delà des frontières chinoises. Il s’agit de l’intervention de l’atelier pour la Biennale de Venise en 2006. En Chine, ils réalisent entre autre le campus Xiangshan, le Pavillon Ningbo Tengtou ou encore la librairie du Collège de Suzhou. Une idéologie qui promeut une réflexion plus profonde pour une exécution rapide, et qui ne nie pas ses origines culturelles mais les associent habillement avec l’architecture contemporaine. Un exemple à suivre !

Wang Shu et Lu Wenyu : première exposition monographique en France !

Wang Shu et Lu Wenyu : première exposition monographique en France !

Arc en rêve centre d’architecture consacrera, du 31 mai au 28 octobre 2018, une grande exposition monographique pour la première fois en France, sur l’ensemble de l’œuvre de Wang Shu et Lu Wenyu de l’agence, Amateur Architecture Studio. L’agence distinguée en 2012 par le prestigieux prix d’architecture Pritzker porte un intérêt pour l’architecture traditionnelle chinoise. Son œuvre, en rupture avec la production urbaine majoritaire en Chine, se réalise avec une pratique engagée entre mémoire et projet, innovation et tradition.

© Iwan Baan

Wang Shu & Lu Wenyu, architectes installés à Hangzhou, développent au sein de leur agence Amateur Architecture Studio une approche résolument différente de l’architecture majoritaire en Chine.

© Iwan Baan

Par opposition à une modernité souvent destructrice dont ils s’émancipent, ils affirment de nouvelles pratiques de l’architecture, à la fois inventives et critiques.
Amateur Architecture Studio sont des constructeurs. Ils travaillent en prise directe avec les mutations de l’architecture et des modes de vie en Chine. Ils interprètent le savoir-faire traditionnel chinois dans un langage architectural contemporain, empreint de poésie.
Le nom de l’agence, Amateur Architecture Studio, traduit son intérêt pour l’architecture chinoise vernaculaire, artisanale, peu dispendieuse, spontanée et temporaire.

© Iwan Baan

Soucieux de préserver les techniques traditionnelles des savoir-faire populaires  Amateur Architecture Studio adopte une position critique vis-à-vis de la profession d’architecte en Chine qui, dans un contexte de mutations urbaines et rurales, privilégie l’image aux usages et cède le plus souvent aux logiques financières et aux manifestations symboliques.
L’agence se confronte à la question des destructions massives et à la reconstruction sauvage des villes chinoises.

© Iwan Baan

Ils exercent leur compétence au service de « la tradition contemporaine ». Ils défendent le caractère professionnel de l’architecture amateur ; cependant l’exercice conceptuel est sérieux : il s’agit de penser un mode de vie.
Ils exercent leur métier d’architecte à la manière de l’artisan, expert en innovation. C’est une démarche expérimentale au sens littéral. Il n’y a pas de postulat théorique préalable.
Le travail d’Amateur Architecture Studio se focalise sur la réinterprétation de l’architecture traditionnelle locale à partir du recyclage et de la réutilisation.

© Iwan Baan

La récupération de matériaux, le recours aux méthodes artisanales et aux techniques
de constructions ancestrales sont autant de sources d’inspiration.
Pour Wang Shu et Lu Wenyu, la forme est secondaire. L’architecture n’est pas artistique, ils ne s’opposent pas à l’art non plus. Le langage de l’art inspire simplement l’architecture pour construire en toute liberté.

© Iwan Baan

Au cours des dix dernières années, Amateur Architecture Studio a réussi à créer une œuvre remarquable, extrêmement singulière dans son écriture, qui interroge le rôle de l’architecte aujourd’hui, au-delà des frontières de la Chine.

© Iwan Baan

Exposition du jeudi 31 mai au dimanche 28 octobre 2018
arc en rêve centre d’architecture – grande galerie

Entrepôt, 7 Rue Ferrere, 33000 Bordeaux
ouvert du mardi au dimanche de 11:00 à 18:00
nocturne le mercredi jusqu’à 20:00

Foster à Shanghai pour la Fondation Fosun

 

Depuis 2012, la Fondation Fosun s’attele à mettre en avant l’art contemporain. En 2016, elle a établi ses quartiers dans le Bund Finance Center, une architecture mouvante qui s’intègre dans un contexte dense d’une grande métropole mondiale : Shanghai. Réalisé par le cabinet d’architecture Foster + Partners et le studio de design Heatherwick, il s’agit d’un centre culturel, qui met en avant l’art contemporain et les liens qu’il tisse avec la culture chinoise traditionnelle.

 

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Une situation urbaine stratégique

La Fondation est située au croisement de la vieille ville de Shanghai avec le nouveau Centre des Affaires de la métropole. Le bâtiment permet de reconnecter ces deux quartiers de la ville. Son rez-de-chaussée perméable permet aux piétons et passants de se glisser à travers l’espace. Ainsi, l’espace urbain n’est pas interrompu. Le projet a aussi permis de connecter ces deux quartiers avec les abords de la rivière Huangpu, et de leur donner un nouvel attrait.

 

La Fondation Fosun met en avant l’oeuvre contemporaine, interactive et internationale. Elle organise de grandes expositions d’art, mais également des programmations d’ateliers pédagogiques. L’idée de créer un espace vivant pour le public est un atout majeur. Les espaces du programme permettent à la Fondation de déployer toutes ses cartes pour sensibiliser les jeunes et moins jeunes à l’art. Le Bund Finance Center est un lieu multi-culturel, où les espaces peuvent accueillir de nombreux types d’événements, de la grande conférence internationale à des petits comités d’associations en passant par des représentations artistiques ou des expositions. Un lieu multi-usage, où tous les types d’art peuvent se rencontrer.

 

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© Laurian Ghinitoiu

 

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© Laurian Ghinitoiu

 

Les espaces sont ainsi organisés : trois niveaux d’étages, et quatre niveaux sous-terrains forment un total de 4 000 m² de surface exploitable ! Le premier étage est un espace appropriable de 360 m². Le second et troisième niveau proposent chacun une grande salle de 570 m², la première d’une hauteur de 6,5 m de haut, l’autre de 3,2 m. La terrasse sur le toit de 600 m² est idéale pour accueillir des événements dont les hôtes pourront profiter de la vue sur les deux quartiers : le vieux Shanghai et le centre des Affaires. Cette terrasse accueille l’installation Counter Sky Garden de l’artiste japonais Tatsuo Miyajima, composée de plus de 300 petites lumières bleues, rouges, jaunes, vertes et blanches.

 

Une façade originale !

La particularité de cette architecture est sans aucun doute sa façade. Celle-ci est mouvante. Elle se compose de trois rideaux de tubes cuivrés, reprenant l’aspect du bambou, très symbolique dans la culture chinoise. Les trois panneaux se croisent, changeant ainsi l’apparence du bâtiment. Leurs déplacements ont lieu toutes les deux heures, durant quelques minutes seulement, et sont accompagnés de musique. Une architecture qui surprend ! Les tubes de cuivre sont suspendus depuis le toit. L’ensemble semble flotter au dessus du rez-de-chaussée. Ils renforcent la sensation de délicatesse et ajoutent une note de poésie au bâtiment. Cette façade instaure aussi une distance avec les parois vitrées et cache des coursives, accessibles depuis les espaces intérieurs.

 

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© Laurian Ghinitoiu
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© Laurian Ghinitoiu

 

Anne Vanrapenbusch

Territoire rural post-Hukou : un diplôme de la AA School

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Dans la société chinoise, le Hukou, qui indique le lieu de résidence, est un document identitaire stricte. Il a longtemps dressé une frontière infranchissable entre la ville et la campagne, diabolisant cette dernière. Un Hukou urbain est très recherché par les ruraux comme statut-symbole : selon un proverbe chinois les gens « aiment mieux un lit dans une ville qu’une pièce à la campagne ». Le plan de réforme du Hukou, en cours d’adoption par le gouvernement chinois, a pour ambition d’abolir cette distinction et vise à doper l’urbanisation tout en contrôlant sa croissance.

Le diplôme de fin d’études de James Mak propose un scénario post-réforme, à contrario. Il cherche non pas à unifier mais à pousser à son paroxysme les limites, par le maintien de la citoyenneté rurale et sa redistribution. La proposition aborde ce paradoxe en  concentrant un quartier rural dans un système linéaire, se posant comme limite à l’étalement urbain. Appliqué au grand Beijing, le projet envisage la vie rurale non comme un choix inférieur à la vie urbaine, mais plutôt comme une alternative souhaitable.

Paru dans Architectures CREE 381

territoire rural post-hukou_James Mak_AA School_diplôme

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Diplôme de James Mak

Diploma Unit 14, 2016

AA School (Architectural Association School of Architecture), Londres