Concours de Micro-architecture : Mini Maousse 7

Concours de Micro-architecture : Mini Maousse 7

Mini Maousse invite une jeune génération d’étudiants en architecture, art, design, paysage ou ingénierie à s’engager dans un processus de recherche-action. Cette année Mini Maousse propose de concevoir une Virtual Schŏla, une ebox à l’ère du cloud.

Ce concours est le seul qui invite une jeune génération d’étudiants en architecture, art, design, paysage ou ingénierie à s’engager dans un processus de recherche-action. Une confrontation pluridisciplinaire qui est un facteur de richesse de par la diversité des points de vue. L’objectif de ce concours est de concevoir une petite architecture qui fasse le maximum. Prouver par l’exemple que la petite échelle peut se décliner en architecture à travers de multiples projets et objets rivalisant d’inventivité et de poésie. À chaque session, un thème est proposé: «L’éloge du petit», «Minimaisons roulantes», «Pop-up box pour rituel d’été», «Construire XXS pour les plus petits», «Les cuisines de rue», «La nouvelle maison des jours meilleurs»

Mini Maousse c’est :

• une plate-forme de réflexion sur une thématique de société proposant un symposium réunissant chercheurs et acteurs du monde construit; • un concours d’idées avec un jury prestigieux et de nombreux experts;

• un laboratoire expérimental pour la réalisation de projets réels associés à une école d’ingénieurs, l’École supérieure du bois ;

• une valorisation exceptionnelle à travers une exposition à la Cité de l’architecture & du patrimoine, un ouvrage et un site web.

Les oublIés d’Internet

En 2016, Ken Loach recevait la palme d’or pour Moi, Daniel Blake, film dénonçant l’exclusion liée au chômage, à la maladie, à la vieillesse et à la fracture numérique. À cause de problèmes cardiaques, Daniel Blake, ouvrier, doit s’arrêter de travailler. Mais les services sociaux anglais le privent de l’allocation d’invalidité à laquelle il a droit. Il peut faire appel mais la procédure sera longue. Il décide donc en attendant de s’inscrire au chômage. Or pour cela il faut compléter un formulaire qui ne peut être rempli que numériquement. Comment faire quand on n’a pas l’habitude de se servir d’Internet ? Daniel Blake est confronté à des difficultés de poids pour obtenir ses droits. La fracture numérique, c’est la disparité d’accès aux technologies informatiques, notamment à un ordinateur ou à Internet. Elle se calque bien souvent sur la fracture sociale et se manifeste entre pays riches et pays pauvres, zones urbaines et zones rurales. Avoir accès à Internet peut pourtant aider à défendre ses droits, ses idées, s’informer, communiquer, remplir des formulaires administratifs, acheter à prix compétitif, etc. Être exclu de la société numérique, c’est donc aujourd’hui être victime de nouvelles sources d’inégalités, qu’elles soient économiques, sociales ou culturelles. En France, être connecté à Internet n’est pas accessible à tous : 19,3 % des foyers ne possèdent pas d’accès à Internet, d’après le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, 78 % de ces personnes ont plus de 60 ans, 90 % n’ont pas le bac et 44 % disposent d’un revenu inférieur à 1500 euros par mois. Si l’usage d’Internet se répand dans tous les secteurs, y compris dans les zones rurales, souvent habitées par des personnes âgées, les services, notamment publics, se dématérialisent de plus en plus, forçant les habitants à se connecter au Web1. Or, certaines personnes, comme le montre l’exemple de Daniel Blake, sont totalement dépassées lorsqu’il s’agit d’effectuer une télédéclaration ou un règlement sur la toile. Ces démarches peuvent vite devenir un parcours du combattant… Comment éviter des situations tragiques, presque désespérées, telles que celles que le film de Ken Loach nous expose ?

MInI Maousse 7

Le concours Mini Maousse lance cette année le défi de proposer des microarchitectures conviviales pour lutter contre la fracture numérique. L’enjeu est de recréer une vie de quartier autour d’un module technologique dans les communautés rurales ou les zones urbaines sensibles. Sorte de maison d’associations virtuelles, cet objet hybride autonome offrirait un espace d’(in)formation et de divertissement, d’où le choix de l’intitulé du concours : «Une e-box nomade à l’ère du Cloud, une Virtual Schola». Il s’agirait d’un espace d’apprentissage et de connaissance où la notion de loisir serait insufflée pour apporter aux usagers du plaisir, voire du réenchantement. Sa mobilité permettrait d’aller au plus proche des utilisateurs, d’aller vers eux. Cet équipement, bien sûr en lien avec une ou plusieurs associations et la municipalité, proposerait au voisinage de nombreux services grâce à l’apport des technologies de communication et d’une connexion internet de qualité. Initialement handicap pour les « oubliés d’Internet », la dématérialisation pourrait ainsi devenir source de proximité et offrir des avantages aux zones reculées en leur permettant d’accéder à des services jusque-là inaccessibles. Cette e-box pourrait, en fonction du moment de la journée et du jour de la semaine, se transformer en e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d’exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite. Elle proposerait une entraide pour former à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet tout en offrant les services d’e-écrivains publics pour remplir numériquement les formulaires administratifs. À quoi ressemblerait l’architecture de cette e-box nomade ? Quels usages pourrait-elle offrir ? Comment s’installerait-elle dans l’espace public ? Pourrait-elle proposer des extensions extérieures ? Comment rendre compte de la magie du numérique ? Tout cela est l’enjeu central du concours.

Cahier des charges

Le site

Choisissez le(s) site(s) de votre choix ; il est important de conceptualiser votre projet dans un vrai site, en zones rurales ou en zones urbaines défavorisées.

La mobilité

Votre projet doit se transporter sur une plate-forme mobile type. Nous proposons plusieurs types : soit un camion-plateau (5 m de long, 2,2 m de large et de 2,2 m de haut), soit un châssis de caravane ou une remorque. La solution retenue doit pouvoir être utilisée avec un permis voiture (B). Le projet doit être accessible quand il est sur le camion-plateau, mais il doit aussi pouvoir être « déposé » pour vivre sans le camion-plateau. Une fois posé, il doit pouvoir se déployer dans l’espace public.

L’autonomie

Votre projet sera connecté aux réseaux proches : électricité et eau. Les utilisateurs iront aux toilettes à proximité de votre e-box. Il n’est pas demandé d’intégrer cela au projet.

L’architecture

Si le nom du concours contient le mot « box », il ne s’agit pas de dessiner une boîte mais une microarchitecture de qualité qui corresponde au sujet du concours, en indiquant bien l’intérieur architectural et le mobilier dans ses divers usages. Il est demandé de voir comment votre projet peut s’étendre dans l’espace public.

Les usages

Votre projet pourrait, en fonction du moment de la journée ou du jour de la semaine, se transformer en e-école, bibliothèque numérique, salle de cinéma ou d’exposition, espace de coworking, cabine de visiophone publique et gratuite. Ce lieu proposerait une entraide pour former à l’utilisation de l’ordinateur et d’Internet tout en offrant les services d’e-écrivains publics pour remplir numériquement les formulaires administratifs.

Constructibilité

Vous devez fournir les informations nécessaires sur les techniques de construction et les matériaux utilisés. Nous vous recommandons d’utiliser des matériaux à faible empreinte sur l’environnement (dont recyclabilité) et légers pour respecter la contrainte de poids.

Date finale de rendu : 10 janvier 2019, 16h

Qui peut s’inscrire ? Les étudiants de niveau 3e année, licence L3 ou au-delà, ou équivalence, inscrits pour l’année universitaire 2017-2018 ou 2018-2019 dans une école française, belge, suisse d’architecture, de design, d’art, du paysage ou dans une école d’ingénieurs.

Pour en savoir plus ou participer, consultez le règlement, avec le cahier des charges et les documents administratifs à rendre.

Une bibliographie et des exemples d’architectures sont également disponibles sur le site internet.

Jury du concours

Président : Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes

  • Marie-Christine Labourdette, présidente de la Cité de l’architecture & du patrimoine
  • Fiona Meadows, responsable de programmes, département de la Création architecturale, Cité de l’architecture & du patrimoine
  • Arnaud Godevin, directeur de l’École supérieure du bois
  • Julien Choppin, architecte, Encore Heureux
  • Victor Massip, designer, agence Faltazi
  • Saskia Cousin, anthropologue
  • Orianne Ledroit, directrice de la mission Usages numériques, Agence du numérique, stratégie nationale pour l’inclusion numérique
  • Claude Sicart, président du PoleS, Villeneuve-la-Garenne
  • Elise Denevault, responsable innovation, Emmaus Connect
  • Emmanuelle Borne, rédactrice en chef, L’Architecture d’Aujourd’hui
  • Daniel Siret, directeur de l’UMR AAU ‘Ambiance, Architecture, Urbanité), Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes
UNStudio remporte la compétition pour le nouveau pont de Budapest

UNStudio remporte la compétition pour le nouveau pont de Budapest

En 2017, le gouvernement municipal de Budapest a annoncé un concours international de conception architecturale pour imaginer le design d’un nouveau pont sur le Danube, dans la zone sud post-industrielle de Budapest. La nouvelle route, tram, piéton et passage à vélo est jugée nécessaire pour réduire la congestion routière et accélérer le développement des anciennes zones industrielles au sud du centre-ville. Le concept proposé par UNStudio avec Buro Happold Engineering a été désigné lauréat de cette compétition.

Le nouveau pont de Budapest: en équilibre

Le nouveau pont de Budapest: en équilibre

Conçu comme une porte d’entrée entre Ujbuda et Csepel, le concept d’UNStudio pour le nouveau pont de Budapest met en place un nouveau pont historique dans le paysage de Budapest qui est à la fois contemporain dans la conception et innovateur dans la forme structurale. Le design relie directement le pont à l’ADN urbain de son emplacement, son développement futur et son paysage naissant.
Grâce à une étude attentive du contexte et des proportions, à l’optimisation structurelle, à l’adaptation aux contraintes existantes et à la vision future de Budapest, le pont est conçu pour une expérience urbaine, qui non seulement permet le transport durable entre Ujbuda et Csepel, mais qui s’inscrit aussi comme une passerelle vers la ville.

Echelle urbaine

Échelle urbaine

L’étude d’UNStudio a inclus le paysage, l’urbanisme et la vision d’avenir de Budapest avec un passage à niveau de 500m accueillant des voitures, des tramways, des piétons et des cyclistes.

«D’un point de vue urbanistique, c’est l’entrée la plus réfléchie: le pont serait à la fois un symbole architectural et un paysage urbain, mais en même temps une structure de pont traditionnelle et fonctionnelle qui n’empiète pas sur son environnement. L’éclairage des portails et des jetées permet une vue élégante du soir, digne d’un pont de Budapest. Avec sa structure de pont […], ce pont est statiquement l’une des propositions les mieux conçues […] Aucune structure de passage supérieur n’est utilisée -rampe, ce qui lui permet de se connecter au réseau routier au niveau de la rue Budafoki, ce qui rend la zone autour de l’échangeur de Budafoki beaucoup plus humaine, utilisable et urbaine […] Ceci est exactement le type de solution nécessaire pour soutenir le développement du sous-centre de la ville, et d’étendre le centre de Budapest vers le sud. « , explique le jury.

La proposition vise à amplifier le développement futur de Budapest sur le côté sud de la ville. Des typologies structurelles multiples ont été testées dans le paysage et une configuration appropriée a finalement été sélectionnée, soulignant le caractère de l’emplacement et ses développements futurs.

Selon Ben van Berkel,  « Il était essentiel que le pont soit en harmonie avec Budapest – qui doit beaucoup de sa configuration au paysage environnant – et sa vision future.Il était également important que le pont permette une vue dégagée sous et au-dessus du pont Nous voulions qu’il fonctionne comme une passerelle claire vers la ville, comme un geste de main invitant. »

Un pont à haubans avec une travée principale de 220m offre des vues dégagées à plusieurs niveaux depuis et vers le pont créant un nouveau repère urbain qui souligne le développement du sud de Budapest.

Les pylônes sont fabriqués à partir d’acier et recouverts de peinture blanche à reflet conférant au pont une apparence en constante évolution, grâce à sa capacité à capter les teintes et les tons de l’environnement. Les dernières technologies et matériaux ont été utilisés afin d’améliorer le processus de conception, le coût en capital et le coût total du pont.

Architecte: UNStudio (Ben van Berkel avec Kristoph Nowak et Leon Hansmann, Jay Tsai)
Ingénierie: Buro Happold (Davood Liaghat, Edmund Matters, Anthony Holder, Laura Phillips)
Client: KKBK Kiemelt Kormányzati Beruházások Központja Non lucratif Zrt.
(KKBK Centre des investissements clés du gouvernement à but non lucratif Plc.)
Rendus 3D : VA Render

Concours Pool Design Awards 2018

Concours Pool Design Awards 2018

La piscine est devenue un équipement à forte valeur ajoutée pour un projet immobilier, tant pour des constructions résidentielles, que des projets publics (piscine municipale) ou encore les hôtels / centres de loisirs/ campings.

C’est pour mettre en avant la créativité et la technicité dont font preuve les architectes lors de la réalisation de piscines d’exception que le concours Pool Design Awards a été créé, dans le cadre du salon Piscine Global Europe, événement professionnel référent de la filière avec 596 exposants et près de 18 000 visiteurs en 2016.

Ce concours est ouvert aux architectes, architectes d’intérieur, designers et paysagistes.

Les bénéfices de votre participation au concours sont nombreux :
₋ Une reconnaissance de votre travail
– Une notoriété importante dans le secteur de la piscine et du spa
– Développer votre réseau
– Bénéficier de la communication spécifique au concours
– …

Vous avez fait des projets de piscines exceptionnelles et vous souhaitez vous faire connaitre dans le milieu de la piscine et du spa ?

Participez au Pool Design Awards !

Vous pourrez présenter votre projet dans une des cinq catégories suivantes :
– La plus belle piscine résidentielle
– La plus belle piscine de tourisme et loisirs
– La plus belle piscine publique (municipale)
– La plus belle piscine rénovée
– La piscine la plus innovante

Vous avez jusqu’au 15 mai 2018 pour vous inscrire sur le site www.piscine-global.com. Vous y retrouverez aussi toutes les modalités de participation et le règlement.

Les gagnants de chaque catégorie seront invités sur le salon pour la remise des prix.

Contact : Clarisse ACHARD
clarisse.achard@gl-events.com
+ 33 4 78 176 350

 

Landau+Kindelbacher Architects Interior Designer © All rights reserved
Dominique Coulon & Associés © David Romero Uzeda
© Andy Dean

 

Palmarès du Concours BIM 2018 : un « Nouvel Air » pour Suresnes

Le 26 avril 2018 s’est tenue la cérémonie de remise de prix du Concours BIM 2018. Les convives, tous professionnels de la construction, ont été accueillis par Polantis et ses partenaires à la Halle Pajol (Paris 18ème) pour découvrir les lauréats de cette année très spéciale.

Pour cette 3 édition, Polantis s’est associé à la ville de Suresnes et à L’INS HEA (Institut National Supérieur de Formation et de Recherche pour l’Éducation des Jeunes Handicapés) afin de faire susciter une réflexion sur un trésor urbanistique des années 30 : l’École de Plein Air de Suresnes (classée Monument historique).
L’École de Plein Air devait faire l’objet d’une proposition de réaffectation. Les candidats –architectes et étudiants en architecture – devaient aussi concevoir la maquette numérique d’un collège de 500 élèves qui serait situé sur le terrain adjacent à l’école, en lieu et place de l’INS HEA (amené à déménager prochainement).
Les propositions des candidats ont été évaluées selon cinq critères. Le respect du programme et des attentes de la ville et de l’INS HEA (notamment l’accessibilité à toutes les personnes handicapées).
La qualité architecturale et l’intégration maîtrisée du projet dans le site. La méthodologie BIM devait être respectée et prouvée. Enfin, les produits des sponsors industriels du concours devaient être intégrés dans la maquette numérique.

1er prix pour le projet « Nouvel Air » de Marisol Declercq et Emmanuel Lara  
Marisol Declercq est étudiante en architecture à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Val de Seine, Emmanuel Lara est architecte. Finalistes malheureux des deux premières éditions, ils se hissent brillamment à la première place en 2018.

1er prix pour le projet « Nouvel Air » de Marisol Declercq et Emmanuel Lara
1er prix pour le projet « Nouvel Air » de Marisol Declercq et Emmanuel Lara

Les délibérations :
Instantanément renommé par les membres du jury le « projet environnemental », ce projet a provoqué l’enthousiasme. Il faut dire que le bâtiment ne laisse pas indifférent.

De la forme du projet : rectangle modeste et puissant parallèle à l’École de Plein Air, pensé pour créer un lien intime avec le site et un lien étroit avec la nature… jusqu’à l’attention portée au moindre… Tout s’explique, tout se justifie, tout est intelligent, organique… naturel. Un membre du jury parle du parfait équilibre entre rigueur et folie, d’une proposition « super poétique ». Un autre évoque « l’intelligence du geste, la singularité de l’intention, l’élégance de la proposition ».

Du côté de l’École de Plein Air, Suresnes explique : « Ce projet de réaffectation est à la mode… oui… mais il est aussi très pertinent ». La volonté d’Henri Sellier, maire de Suresnes de 1919 à 1941, de faire l’École un lieu privilégié pour le développement du bien-être et de la santé est respectée.
Enfin, last but not least, la maquette numérique est admirable : légère, complète, navigable. L’export de paramètres pour compléter le COBIe est impeccable. La maîtrise du BIM (Building Information Modeling), cette méthode de construction du futur, est parfaite.

2ème prix pour le projet « Le Collège Beaudouin & Lods / L’École de Plein Temps » de Jean-René Manon, Aurore Crouzet et Aurélien Ferry

2ème prix pour le projet « Le Collège Beaudouin & Lods / L’École de Plein Temps » de Jean-René Manon, Aurore Crouzet et Aurélien Ferry
2ème prix pour le projet « Le Collège Beaudouin & Lods / L’École de Plein Temps » de Jean-René Manon, Aurore Crouzet et Aurélien Ferry

Les délibérations :
A première vue, la façade de ce projet peut paraître « austère », la forme des bâtiments simpliste… mais en réalité … les candidats relèvent un pari audacieux : il s’agit d’un bâtiment contemporain de style moderne.

Le bâtiment est un hybride très intéressant sur le plan esthétique. Vert, épuré, minéral et puissant, en accord parfait avec l’École.

La pérennité du collège se retrouve aussi dans la réaffectation proposée : des logements et des activités pouvant générer du lien intergénérationnel et … des finances ! « Cela ouvre des perspectives pour la ville et pourrait faire revivre le site » précise Suresnes.

3ème prix pour le projet « EMA – École à Mobilité Augmentée » de Roberto Fioretti, Lorenzo Pede, Gianmarco Tancioni et Arianna Cavallo

3ème prix pour le projet « EMA – École à Mobilité Augmentée » de Roberto Fioretti, Lorenzo Pede, Gianmarco Tancioni et Arianna Cavallo
3ème prix pour le projet « EMA – École à Mobilité Augmentée » de Roberto Fioretti, Lorenzo Pede, Gianmarco Tancioni et Arianna Cavallo

Les délibérations :
Lorsque vient le tour de ce projet d’être observé… c’est d’abord le fouillis parmi les membres du jury… certains détails gênent l’œil…
Et puis le jury se replonge dans les notes d’intention et fait un zoom sur les planches – belles, mais dramatiques – …

On souligne que le projet « n’a pas peur du site actuel » : c’est la proposition qui s’intègre le mieux au site. On comprend aussi la grande ambition de l’équipe : créer une nouvelle perspective éducative, faisant de tout lieu, un lieu d’apprentissage…

Le jury est aussi particulièrement enthousiaste à la lecture de la notice d’accessibilité. « C’est une des équipes qui est allée le plus loin sur ce point-là, on voit que c’est très travaillé : l’accès pour les personnes handicapées est un point fort du projet ».

Côté BIM, c’est impeccable, le contrat est respecté.

En somme, il semble évident que ce projet est le fruit d’un grand investissement et d’un travail où rien n’a été laissé au hasard.

Composition du jury : Marie-Pierre Deguillaume, Directrice du MUS de Suresnes ; Didier Sadoine, chargé d’opérations pour l’INS HEA ; Pierre-Gilles Parra, Responsable de la prescription chez ISOBOX isolation ; Emmanuel di Giacomo, Responsable Europe Développement des écosystèmes BIM chez Autodesk ; Eddie Alix, Chef de Projet du Plan Transition Numérique dans le Bâtiment ; Jérôme Bonnet, BIM Manager Groupe chez AIA associés ; Jacques Lévy-Bencheton, Vice-Président SIGHTLINE GROUP et Architecte Associé de Brunet Saunier Architecture ; Fabrice Lagarde et Vladimir Doray, Architectes associés chez WRA ; Kévin Bailly, Lauréat du 2ème prix du Concours BIM 2017 et Itaï Cellier, Architecte, Fondateur et PDG de Polantis.

La Fondation Wilmotte récompense les lauréats du Prix W 2018 pour la réhabilitation du Fort de Villers en une fabrique sportive

Depuis 12 ans, la Fondation Wilmotte favorise la rencontre du patrimoine et de la création contemporaine à travers l’organisation du Prix W. Pour sa huitième édition, les participants, étudiants ou diplômés d’écoles d’architecture européennes ou suisses, étaient invités à redonner vie au Fort de Villiers, dans la petite couronne parisienne, dans le but d’en faire un lieu ouvert, propice à la rencontre et à la promenade, et porteur d’un programme culturel et sportif dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024. Les candidats étaient tenus de respecter certaines contraintes pour proposer un projet à la hauteur du site et de ses ambitions futures. Le concours d’idées a séduit pas moins de 132 participants et après examens des 80 projets soumis, le jury a choisi trois projets lauréats et en a mentionné cinq autres. Une exposition se tiendra à la galerie de la Fondation à Venise, dans le cadre de la Biennale internationale d’architecture.

Le contexte

Le Fort de Villiers est situé dans la petite couronne de Paris, sur la commune de Noisy-le-Grand à 1 km au sud de son centre ville. Bordé par l’autoroute A4, son environnement proche est constitué d’équipements municipaux et sportifs, d’un ensemble résidentiel. Erigé sur un terrain de 4 hectares, cet ouvrage a été conçu pour protéger Paris, par le Général Séré de Rivières de 1878 à1880.  Propriété du Ministère de la Défense, il abrite à l’origine un casernement militaire. Du centre d’hébergement au lieu d’accueil des associations sportives, le Fort a connu de multiples usages.

Le programme

Le Fort de Villiers de demain sera résolument tourné vers l’avenir dans toutes ses dimensions. Cette « fabrique sportive » d’une surface pourra accueillir festivals et manifestations éphémères se traduisant comme :

-un lieu de rencontre ouvert au public, support global pour les rencontres, les échanges et les évènements sportifs et culturels.

– un centre dédié à l’innovation, au sport et à la culture. Cette enceinte accueillera activités sportives et culturelles qui inventent, innovent et accompagnent l’émergence de nouveaux usages, de nouveaux projets ainsi qu’une programmation évènementielle liée aux Jeux Olympiques de 2024 contribuant au rayonnement du Grand Paris.

– un poumon vert, révélant le potentiel paysager du site, afin d’en faire un véritable lieu de promenade, de découverte et de détente : parcours sportifs, aires de jeux, agriculture urbaine, jardins familiaux, parc de sculptures, etc.

Les étudiants et jeunes diplômés ont rendu leurs projets le18 avril, le jury s’est réuni le 24 avril 2018 pour élire les gagnants et mentionnés de l’édition 2018 du Prix W.

Les membres du jury et la présidence de la Fondation Wilmotte, de gauche à droite :

Mme Brigitte MARSIGNY, Maire de Noisy-le-Grand, Présidente du jury / Mme Pascale COTTE-MORRETON, Maire Adjointe déléguée au patrimoine / (M. Jean-Michel WILMOTTE, Architecte, Président de la Fondation Wilmotte – hors jury) / Mme Pauline POLGAR, Journaliste – Batiactu / Mme Anne DEMIANS, Architecte / M. Andrea BRUNO, Architecte / Mme Marie-Douce ALBERT, Journaliste – Le Moniteur / M. Julien ROUSSEAU, Architecte / Mme Saadia TAMELIKECHT, AUCE ABF, cheffe du service territorial de l’architecture et du patrimoine de Seine-Saint-Denis / (Mme Borina ANDRIEU, Directrice de la Fondation Wilmotte – hors jury) / M. Patrick COTTE, Président de l’Association de sauvegarde du Fort de Villiers / M. Olivier BROCHET, Architecte

Lauréats :

1er prix : projet «  Casus Belli » – Clément Raimbault, 26 ans, et Enguerran Willaume-Real, 24 ans, tous deux Français et diplômés de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nancy. Ils seront récompensés par un prix de 7 000 €.

2e prix : projet « E-Fort » – Arnaud Jouanchicot, 27 ans, Français, diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Toulouse. Il recevra un prix de 5 000 €.

3e prix : Projet « O » – Andrei Ionita, 27 ans, et Ioana Penescu, 27 ans. De nationalité roumaine, ils sont diplômés de l’University of architecture and urbanism Ion Mincu de Bucarest. Ils recevront un prix de 2 000 €.

Mentions :

Projet « Le Fort » – Margaux Bitton, 25 ans, Française, diplômée de l’Ecole spéciale d’architecture de Paris, et Daphné Zanzen, 26 ans, Belge, diplômée de l’Université de Liège.

Projet « Au-delà de la colline » – Emanuele Piersanti, 28 ans, Italien, diplômé de l’Università degli studi Gabriele D’Annunzio, à Pescara, et Romain Alies, 25 ans, Français, diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux.

Projet « Double host » – Petar Petricevic, 25 ans, Bosniaque, et Ksenia Chernobrovtseva, 26 ans, Russe, tous deux diplômés de la Hochschule Anhalt – University of applied sciences de Berlin.

Projet « Un fort data ville » – Clément Besnault, 28 ans, et Chloé Coffre, 24 ans, tous deux Français et diplômés de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La villette.

Projet « La fabrique des champions » – Jeanne Chaley, 25 ans, Française, diplômée de l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Val de Seine.

SMAR Architecture Studio lauréat du concours de design « Science Island »

SMAR Architecture Studio lauréat du concours de design « Science Island »

Suite à l’appel à projet visant à concevoir le nouveau Centre national des sciences et de l’innovation de la Lituanie, connu sous le nom de «Science Island», la  municipalité de Kaunas a annoncé que SMAR Architecture Studio était le grand gagnant de cette  compétition internationale de design ayant attirée 144 équipes de 44 pays.

© SMAR Architecture Studio

Fernando Jerez, fondateur et directeur créatif de l’agence SMAR Architecture Studio , fait référence au paysage existant de ce site unique, au coeur de la ville, comme étant le moteur de la conception, «surmontée d’un disque supérieur incliné et réfléchissant». Le projet d’une valeur de 25 millions d’euros, tout près du quartier historique de Centras, sera un vecteur de développement et de croissance pour Kaunas.

© SMAR Architecture Studio

«Ce sera un nouveau soleil pour Kaunas , preuve que la science est toujours éveillée et à la recherche de nouvelles réponses », affirme Fernando Jerez.

© SMAR Architecture Studio

Le directeur du concours et président du jury Malcolm Reading a déclaré à propos du projet: «Science Island a les ingrédients pour être un succès international majeur: un projet bien conçu, un client très engagé et une équipe de conception exceptionnelle».

© SMAR Architecture Studio

La phase de conception détaillée devrait être terminée d’ici début 2019, et le centre devrait ouvrir ses portes en 2021, juste avant le mandat de Kaunas en tant que Capitale européenne de la culture 2022.

FAIRE 2018 Design Urbain – Appel à projets innovants

FAIRE 2018 Design Urbain – Appel à projets innovants

Lancement le mercredi 11 avril 2018 à 9h de FAIRE 2018 Design Urbain qui entend disrupter le système de production d’objets urbains en accélérant et finançant une courte série de prototypes sélectionnés par un jury d’experts pour leurs visions, leurs valeurs et les solutions proposées. FAIRE 2018 DESIGN URBAIN invite les designers, les équipes pluridisciplinaires réunissant designers, « makers », start-up, collectifs, concepteurs émergents ou confirmés ainsi que les étudiants des écoles de design à proposer de nouvelles stratégies pour l’espace public parisien.

FAIRE 2018 Design Urbain

Après le succès de FAIRE 2017, dédié aux expérimentations architecturales, cette nouvelle session du programme FAIRE entend disrupter le système de production d’objets urbains en accélérant et finançant une courte série de prototypes sélectionnés par un jury d’experts pour leurs visions, leurs valeurs et les solutions proposées.

Lancé par le Pavillon de l’Arsenal et la Ville de Paris, en collaboration avec MINI et le soutien de la Caisse des Dépots, FAIRE 2018 DESIGN URBAIN interpelle directement les designers sur les grands défis et enjeux des métropoles : solidarité, bienveillance, place du sport ou des plus jeunes, questions de mobilité et de sécurité, engagement climatiques et énergétiques, gestion des flux, des déchets, problématiques de chaleur, de sècheresse ou de crue, résilience, mutations technologiques …

FAIRE 2018 Design Urbain

CALENDRIER

11 avril 2018 
Lancement de FAIRE 2018 DESIGN URBAIN

31 mai 2018
Date limite de remise des projets sur la plateforme faireparis.com

Juin 2018
Analyse des projets

Eté 2018
Proclamation des projets lauréats

MATINEE DE LANCEMENT
Mercredi 11 avril 2018 de 9h à 12h au Pavillon de l’Arsenal
Matinée animée par Jean-Louis Frechin, fondateur Nodesign

Inscription à la matinée de lancement !

9h00 – LANCEMENT DE FAIRE 2018 DESIGN URBAIN 

Alexandre Labasse, Directeur général du Pavillon de l’Arsenal

Jean-Louis Missika, Adjoint à la Maire de Paris chargé de l’Urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité

Frédéric Hocquart, 
Adjoint à la Maire de Paris chargé de la vie nocturne et de l’économie culturelle (en charge des métiers d’art, de la mode, du design et des commerces culturels)

Marianne Louradour, 
Directrice régionale Ile-de-France de la Caisse des Dépôts

Edith Lalliard, Directrice du Département Mécénat et Partenariats, Groupe Caisse des Dépôts

Pierre Jalady, 
Directeur général de MINI France

10h00 – 12h00  MEET-UP
Espaces thématiques autour des grands enjeux et défis des métropoles : solidarité, bienveillance, place du sport ou des plus jeunes, questions de mobilité et de sécurité, engagement climatiques et énergétiques, gestion des flux, des déchets, problématiques de chaleur, de sécheresse ou de crue, résilience, mutations technologiques … Rencontrez et échangez entre designers, architectes, start-up, industriels, collectifs, makers, … !

Edition 2017 : Pont trampoline gonflable Atelier Zündel Cristea
Edition 2017 : Le hall contributif, proposé par l’équipe MAJMA, Martin Jaubert & Antoine Maitre, MNAi et Maya Nemeta, entend faire vivre les espaces non exploités comme les entrées d’immeubles.
Edition 2017 : Axel de Stampa, Romain De Santis et Sophie Picoty ont imaginé une mini-base nautique, flottante et mobile, doublée d’une station écologique dépolluante. Le canal Saint-Martin pourrait accueillir la structure en été 2018.
Edition 2017 : Frédéric Leyre, Clément Carrière et Nicolas Didier proposent de végétaliser les échafaudages pour compenser les désagréments visuels et sonores des grands chantiers et lutter contre les îlots de chaleur.

 

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MVRDV voit la vie en rose avec le Musée d’art de Taoyuan

MVRDV vient de dévoiler sa proposition pour un grand musée d’art à Taiwan. Un design qui s’est classé troisième dans le cadre d’un concours international. Située à proximité de Taipei, la capitale du pays, ainsi que de l’aéroport national, la ville de Taoyuan s’est agrandie ces dernières années. En tant que nouvelle institution culturelle, le Musée d’art de Taoyuan cherche à donner à la région un sentiment d’identité et de caractère pour sa population croissante.

©MVRD
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La conception de MVRDV, agence néerlandaise basée à Rotterdam, pour le musée de 29 000 mètres carrés est inspirée du symbole de la fleur de pêche de Taoyuan. Le plan directeur du vaste complexe comprend une série de salles qui contiennent différents aspects du programme global. Le musée, qui se trouve dans la zone rose (ou cerise), comprend une série de bâtiments à échelle humaine. 

©MVRD
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Le projet se définit principalement par une programmation répartie au sein d’une configuration spatiale circulaire, une superposition de volumes semblables à des pétales et un jeu de connexions organiques. Ces figures en forme de fleurs se dessinent dans le parc donnant ainsi naissance à des ombres aussi subtiles que délicates. A travers cette expression architecturale et paysagère, MVRDV souhaitait réaffirmer l’héritage culturel et identitaire du lieu grâce à une ré-interprétation des symboles locaux.

©MVRD
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Les façades, en aluminium rosé, sont utilisées tout au long du projet pour donner un caractère unique et reconnaissable au site. Pour MVRDV, «le Musée d’art Taoyuan et son paysage environnant deviennent une véritable destination culturelle avec un parc qui transforme la région en une sorte de salle de cerisiers pour la ville» . La compétition a finalement été remportée par Joe Shih architect, Riken Yamamoto et Field shop.

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Outre le résultat de ce concours, cette semaine marque aussi le début de la construction de Lyon Part-Dieu, la proposition primée de MVRDV pour transformer le centre commercial de la ville datant de 1975. Le complexe de 166 000 m2 sera réaménagé en un mélange de centre commercial et de loisirs associé à un nouvel espace public qui intègrera le centre commercial à la ville. Dans le but d’améliorer le complexe original, le design de MVRDV a pour objectif de revitaliser la façade existante en lui donnant une touche contemporaine. En cohérence avec l’identité existante et pour réduire l’empreinte de construction du bâtiment, les panneaux de façade actuels seront redistribués tout au long de la conception afin de mettre en place une entrée distincte, semi-transparente et accueillante. « Lyon Part-Dieu, nous dessinons cette façade avec de grands pixels qui, nous l’espérons, donneront une dimension plus humaine non seulement au centre commercial, mais à l’ensemble du site« , explique Winy Maas, co-fondateur de MVRDV. « En 2020, Lyon Part-Dieu sera à la fois un lieu de vie et de shopping, mais aussi de culture et de détente dans un cadre réinventé. » Les bâtiments resteront ouverts pendant la construction.

 

TVK remporte le réaménagement de la Place de la Gare

Porte d’entrée dans la ville de Lausanne (Suisse), la Place de la Gare sera réaménagée par l’agence TVK. Projetant un horizon, les architectes proposent de simplifier et d’unifier cet espace majeur, qui s’inscrit dans le projet de refonte du Pôle Gare.

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Équipe en place

L’équipe* menée par l’agence d’architecture et d’urbanisme parisienne TVK, de Pierre Alain Trévelo et Antoine Viger-Kohler, a été retenue parmi six finalistes par la municipalité lausannoise pour la transformation de la Place de la Gare. Ils ont répondu à un Mandat d’Études Parallèles (MEP), soit une démarche similaire à un concours mais qui a pour spécificité de ne pas être anonyme, ouvrant ainsi le dialogue.

Fondée à Paris en 2003 par deux associés, l’agence TVK figure au Palmarès des Jeunes Urbanistes en 2005 et est lauréate des Nouveaux Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes en 2006. Auteur du renouveau de la Place de la République à Paris en 2013, l’agence n’en est pas à son premier coup d’essai.

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Ici, à Lausanne, elle propose quatre dispositifs conceptuels et spatiaux articulés entre eux : le balcon, le parcours, le sol unifié et la promenade plantée.

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Un grand balcon à l’horizon

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Vue devant les façades nord

Au cœur de la ville, la Place de la Gare bénéficie d’une grande dimension où converge les flux. Cependant, c’est aujourd’hui un espace technique encombré et morcelé, largement nivelé (1,7 m de différence de niveau entre les façades nord et sud), laissant peu de place au piéton. L’objectif est de repositionner la place au cœur de la vie lausannoise par des usages quotidiens comme exceptionnels, répartissant justement les déplacements.

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« Il est nécessaire de prévoir que la Place puisse s’adapter aux modifications des modes de vie des générations futures. »

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Vue des deux esplanades

Dans un unique mouvement de composition, les architectes affirment, dans une ville ou la pente est omniprésente, une grande horizontale allant d’est en ouest, de la Rasude jusqu’au futur Pôle Muséal. Ils commencent par modeler la topographie, étirant ici etlà les courbes de niveau, les resserrant, planifiant le sol. Ainsi, les niveaux haut et bas seront prolongés vers le centre de la Place, lissés de façade à façade dans un matériau unique qu’est le béton. Ils seront reliés entre eux par de simples emmarchements (7 marches de 13 cm) marquant le nouveau seuil de la Gare, des pentes larges et douces (6%) servant de lieux de transit. Deux grandes esplanades seront donc dégagées, dont la pente minimale de 1,5% recueillera les eaux pluviales. Lieu d’appropriation par excellence, ces terrasses permettront des occupations exceptionnelles et temporaires, tout en dégageant un nouveau point de vue sur le bâtiment visiteur de la gare, à forte valeur patrimoniale.

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« L’unité provient ici de la composition générale : un seul grand mouvement de composition; ainsi que du travail sur le sol : un seul sol minéral. »

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Vue depuis le nord de la place

Redonnant la « place » au piéton, cette dernière revalorisera aussi les usages fonctionnels essentiels que sont les accès aux trains, l’intermodalité, les passages de transition mais aussi les lieux de séjour. Mobilier, abris, plantations assureront les différents besoins : d’une part, trois abribus aux toitures légères et dimensions atypiques (4,5 m x 18 m, plus de 80 m2) seront disposés en quinconce sur la place ; d’autre part, le mobilier sera dessiné dans une même gamme, confortant l’unité du lieu. Enfin, des mâts effilés de grandes hauteurs, supports d’éclairage et des caténaires liés aux lignes de bus, seront alignés en partie centrale, dégageant le reste de l’espace. Quant aux plantations, elles renforceront les alignements déjà constitués le long des avenues de la Gare et Ruchonnet et seront prolongés jusqu’au seuil de la place, dégageant la perspective.

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Démarche participative

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Ce projet de transformation de la Place de la Gare met à profit une démarche participative orchestrée par la municipalité ; il tient compte des résultats du sondage « C’est le moment de faire votre place! » et d’ateliers consultatifs réalisés au printemps 2015 auprès de la population. De cette concertation s’est dégagée une volonté d’optimiser la place comme nœud modal, de respecter l’identité du lieu, aussi convivial que foisonnant, de donner la priorité aux piétons sans exclure les autres modes de transport et d’utiliser la verdure comme source d’apaisement et de valorisation esthétique. Autant de points auxquelles se sont attelés Pierre Alain Trévelo et Antoine Viger-Kohler.

« La Gare et ses Places ne doivent plus être une césure dans la Ville, mais bien un lieu fédérateur. »

TVK_LAUSANNE_perimetreLa réflexion sur cette place est également associée à un projet de grande ampleur : le Concept Directeur des espaces publics du Pôle Gare, qui cherche à reconnecter les places de la gare d’ici à 2030, considérant des polarités étendues. La Place de la Gare doit donc intégrer les évolutions futures, que sont l’agrandissement des infrastructures, l’implantation du Pôle Muséal à l’ouest et la reconversion de la Rasude à l’est.

 

 

* TVK – Trévelo & Viger-Kohler, architectes urbanistes (pilote); B+S AG (ingénieur civil); Roland Ribi & Associés, ingénieurs-conseils et urbanistes (ingénieur mobilité); BSAU – Blaise Sahy (architecte urbaniste); OLM – Philippe Coignet, (paysagiste)

 

Amélie Luquain

Courtesy TVK Architectes Urbanistes / Poltred