Le MAAT de Lisbonne, une architecture au coeur du dialogue

Le MAAT – Museum of Art, Architecture and Technology – de Lisbonne a ré-ouvert ses portes il y a un peu moins de deux ans, à l’automne 2016. La première partie prend place dans une ancienne centrale électrique réhabilitée, alors que la seconde a été conçue par l’architecte Amanda Leveete, de l’agence anglaise AL_A. Ce nouveau bâtiment contemporain dialogue avec l’édifice industriel du Central Tejo.

 

 

Il se trouve à l’ouest de la capitale portugaise, dans le quartier Bélèm. Historiquement, ce quartier est celui d’où partaient les grands explorateurs à la conquête du «nouveau monde ». Se rendre au MAAT, c’est comme prendre la direction d’un monde à explorer, de nouveautés à découvrir.

 

Son intégration urbanistique participe à la création de liens avec le Tage. En effet, une grande esplanade et une succession de marches descendent vers la rivière voisine. De nombreux espaces publics- près de 7 000 m², sont ainsi créés au sein d’un campus dédié à l’art. Une passerelle le relie à la ville, et il est possible de se déplacer dans, sur et sous le bâtiment.

 

 

Par l’architecture qu’elle dessine, l’architecte établie aussi un lien avec la mer et l’eau. La forme organique du bâtiment et les ondulations du toit reprennent le mouvement des vagues et les reflets scintillants de l’eau. Celui ci est accessible et les visiteurs peuvent profiter d’une vue sur la ville. Les espaces d’exposition sont la continuité de l’espace public. Au rez de chaussée, ceux ci dévoilent des œuvres des trois domaines : art, architecture et technologie.

 

Le musée MAAT présentera des œuvres d’artistes et d’architectes contemporains. Un dialogue entre deux domaines artistiques différents mais qui savent communiquer. Cette proposition culturelle prend place au côté du Central Tejo, l’un des plus anciens musées portugais et l’un des plus beaux patrimoines industriels du pays. Le savoir-faire portugais dans l’artisanat et la céramique n’est plus à démontrer. Ainsi, la façade se couvre de tuiles blanches, dont la géométrie complexe crée une façade en mouvement.

 

OMA / Shohei Shigematsu : conception dévoilée pour Audrey Irmas Pavilion, une nouvelle extension du temple de Wilshire Boulevard à Los Angeles 

OMA / Shohei Shigematsu : conception dévoilée pour Audrey Irmas Pavilion, une nouvelle extension du temple de Wilshire Boulevard à Los Angeles 

Le projet imaginé par OMA New York en partenariat avec Shohei Shigematsu, Jake Forster et Gruen Associates (architecte exécutif) est la première commande d’institution religieuse et le premier bâtiment culturel en Californie pour OMA. Audrey Irmas Pavilion servira de lieu de rassemblement polyvalent, établissant de nouvelles connexions au sein du campus existant et créant une nouvelle présence urbaine pour impliquer Los Angeles dans ce projet. 

© OMA

Ce pavillon, qui porte le nom du principal donateur du centre culturel, sera voisin du temple juif du Boulevard Wilshire à mi-chemin entre le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) et le Walt Disney Center Hall. L’édifice incliné de cinq étages descendra de la synagogue byzantine historique datant de 1929, symbolisant la déférence pour la plus ancienne congrégation juive de Los Angeles.

«Audrey Irmas Pavilion, offrira une invitation irrésistible à se rassembler, célébrer, apprendre et atteindre les autres. Dans une ville aussi vaste et diversifiée, nous avons besoin d’une communauté et nous avons besoin d’endroits inspirants et accueillants. Los Angeles mérite un chef-d’œuvre moderne consacré à rassembler les gens, situé au cœur du quartier le plus diversifié de la ville. Nous sommes très fiers que le temple de Wilshire Boulevard soit une partie vitale d’une conversation culturelle, religieuse et socialement responsable qui définit le 21ème siècle à Los Angeles.» déclare le rabbin Steve Leder.

La forme résultante, sculptée par ses relations avec ses voisins, est à la fois énigmatique et familière, permettant également d’établir une nouvelle présence urbaine. 

«Nous voulions nous concentrer sur la communication de l’énergie de la collecte et de l’échange», explique Shohei Shigematsu. «Le pavillon est un geste actif, formé par des mouvements respectueux loin des bâtiments historiques environnants, qui s’étend sur le boulevard Wilshire pour créer une nouvelle présence. A l’intérieur du bâtiment, une série d’espaces de réunion interconnectés à plusieurs échelles offre une flexibilité ultime pour l’assemblage tout en maintenant des connexions visuelles qui établissent la porosité intérieure extérieure et des moments de rencontres surprises.»

À l’intérieur, le bâtiment comprendra trois espaces principaux : un espace principal d’événements, une salle polyvalente plus petite et un jardin immergé. Ces trois espaces de rassemblement imbriqués sont empilés les uns sur les autres pour établir des points de vue et des vues encadrées à l’intérieur mais aussi en dehors de chaque espace tout en créant une série d’ouvertures qui filtrent la lumière et réorientent les visiteurs vers le complexe et au-delà.

 «Wilshire Boulevard Temple a été une partie importante de ma famille depuis des générations. Je suis si heureux d’avoir fourni le premier don majeur, et j’espère que les autres seront inspirés pour soutenir le pavillon Audrey Irmas et le mener à terme.» explique Audrey Irmas.

Le bâtiment devrait être inauguré fin 2018, avec une ouverture publique en 2020.