EquipHotel 2018 toujours plus design !

EquipHotel 2018 toujours plus design !

 

Le secteur de l’hôtellerie devient de plus en plus osé et non-consensuel : on entre dans l’ère de la personnalisation, tant au niveau de l’expérience qu’au niveau du design. Ainsi, cette année, EquipHotel proposera sur le salon des espaces avec des partis pris forts (comme par exemple le Resto des Chefs qui, cette année, se transforme en scène de théâtre à la Lewis Carroll) et les exposants représenteront cette nouvelle obsession de personnaliser les expériences des clients via des applications par exemple.

L’innovation sur le salon s’exprimera à travers des espaces d’animations, d’expositions et d’interactivité, signalés sous une bannière « Le Lab ». Plus d’une dizaine de Labs rythmeront le parcours des visiteurs et valoriseront l’offre des exposants.

EquipHotel renouvèle la performance du salon de 2016 en créant un établissement éphémère sur plus de 3000 m², le STUDIO18. Cet hôtel témoin, installé sur 3 niveaux, valorisera l’interactivité et l’expérience. Le salon collabore avec des prestigieux cabinets d’architectes comme le Studio Jean-Philippe Nuel pour deux chambres ou le cabinet MHNA pour le bar et restaurant bistronomique mais également avec des profils plus artistiques comme Julie Gauthron, mi-archi mi-plasticienne, qui agence un Digital Rooftop.

Enfin, au-delà du STUDIO18, de nouvelles installations et lieux de vie apparaissent dans le salon : la Casa de Luz de Sandrine Alouf et Thierry Virvaire proposera une expérience culinaire portugaise comme si « nous y étions ». Le duo d’architectes du studio Etendart aménage un bar inédit au cœur de l’espace Signature qui regroupe les éditeurs de tissus ; dans le pavillon voisin, un espace dédié au bien-être est pensé par les architectes Didier Knoll et Elodie Goddard, en collaboration avec Vitra. Des prises de parole, conférences, « conversations » auront lieu tout au long du salon sur 4 espaces dédiés : pas moins de 100 intervenants et sujets sont à découvrir sur notre site www.equiphotel.com

EquipHotel travaille main dans la main avec des partenaires historiques et notamment : le CFAI et l’Ameublement Français. Il se sont également entourés d’architectes de renom pour rendre chaque espace impactant et mémorable. En termes d’exposants, ils ont le plaisir de compter de nombreuses jeunes pousses, à retrouver sur le Wellness Centre (univers Spa et bien-être, pavillon 4), le Digital Rooftop et l’espace digital (univers technologie, tourisme et gastronomie, pavillon 7.3). Il ont également le plaisir de compter parmi des exposants pour la deuxième édition, fort de leur succès en 2016 : la Redoute et AMPM. De nouvelles marques internationales font également leur entrée avec par exemple EMU, qui signe du mobilier haut de gamme de fabrication italienne.

 

Normal Studio signe le nouveau parcours de la Folle histoire du Design du MAD

Normal Studio signe le nouveau parcours de la Folle histoire du Design du MAD

Entamée en 2013 avec l’arrivée d’Olivier Gabet à la direction du Musée des Arts Décoratifs, la réflexion autour d’une relecture des collections du département moderne et contemporain arrive à son terme avec l’ouverture le 19 octobre 2018 d’un nouveau parcours. La scénographie est signée par les designers Eloi Chafaï et Jean-François Dingjian, fondateurs de Normal Studio. 

 

 

Proposant une vision à la fois globale et transversale des collections, le duo donne à voir sept décennies du design à travers une histoire qui débute au 3 ème étage . Retour sur une visite sens dessus dessous ! 

Privilégiant une approche thématique et pluridisciplinaire l’exposition embrasse pleinement la nouvelle identité de l’institution qui propose une présentation inédite de l’histoire des formes et des usages. Elle permet de découvrir l’évolution culturelle de la société à travers ses artefacts.

Articulées autour de grandes figures du design moderne comme Philippe Starck, Roger Tallon, Charlotte Perriand ou encore Jean Prouvé, les galeries invitent le visiteur à cheminer des arts décoratifs à la mode en passant par les jouets, les verres ou la photographie.

 

La folle histoire du design à travers un nouveau parcours

 Le parcours débute au 3ème étage ou le public découvre au travers une série de six salles, autrefois dédiées à des galeries d’étude, d’importantes scènes de l’histoire du design. Qu’il s’agisse de l’oeuvre prolifique de Starck, de modèles exclusifs de la Galerie Steph Simon ou des créations réalisées par outils numériques, le travail réalisé par le Normal Studio manifeste avant tout une réflexion particulière sur le principe de monstration des oeuvres, gommant la distance visiteur-objet.

 

Nouveau principe de monstration des oeuvres

 

La scénographie constituée d’éléments simples (estrades, socles, stèles, vitrine) est organisée en fonction d’une grille et témoigne d’une grande flexibilité. Chaque alcôve est ainsi aménagée avec la même gamme de mobilier, sur la même trame, mais selon une organisation propre à chaque oeuvre.

La visite se poursuit au 5ème étage, au niveau du Pavillon de Marsan. Une transition difficile pour le duo de designers, qui insiste sur la spatialité complexe du musée. Ne dérogeant pas à leur image de « touche à tout » et travaillant à différentes échelles, Normal Studio assure néanmoins  grâce à certains procédés habiles de signalétique, la cohérence du projet envisagé dans sa globalité permettant une fluidité dans la circulation.

 

Déshabiller l’espace pour revenir à l’architecture d’origine

Dans la continuité de leur démarche élémentaire, Normal Studio imagine pour le Pavillon de Marsan une série de transformations. Afin de garantir lumière et transparence, les mots d’ordre du projet, le duo a dû entièrement repenser la structure du pavillon privilégiant une enveloppe très légère au service des oeuvres. En redonnant à voir au visiteur les vues spectaculaires sur Paris et ses incroyables perspectives, Normal Studio parvient à faire entrer la ville dans le musée qui, dès lors, fait partie intégrante de l’expérience muséale.

Géométries sud, du Mexique à la terre de feu

Géométries sud, du Mexique à la terre de feu

 De l’art populaire à l’art abstrait, l’exposition Géométries Sud, du Mexique à la Terre de Feu rassemble quantité d’oeuvres de la période précolombienne jusqu’aux productions les plus contemporaines. Du 14 octobre 2018 au 24 février 2019 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.  

Quelques semaines après le retentissant succès de l’exposition Freeing Architecture, la Fondation Cartier revient avec un tout nouveau décor aux couleurs riches et variées de l’Amérique Latine. De la céramique à la peinture corporelle en passant par la sculpture, l’architecture ou la vannerie, l’exposition dont le propos se veut transversal, célèbre la richesse et la variété des motifs, couleurs et figures dans l’art latino-américain.

L’architecture mise à l’honneur !

Au rez-de-chaussée le bolivien Freddy Mamani, la vénézuélienne Gego ou encore les paraguayens Solano Benítez et Gloria Cabral démontrent la modernité trop souvent négligée de l’art architectural latino-américain.

S’ouvrant sur une salle de bal spécialement transposée pour l’occasion par l’architecte bolivien, les couleurs de l’exposition explosent nous plongeant dans l’esprit des fêtes populaires andines.

Dans la grande salle les paraguayens, lauréats du lion d’or de la Biennale d’Architecture de Venise en 2016, imaginent une oeuvre monumentale basée sur le principe de répétition. Utilisant leurs matériaux de prédilection, le béton et la brique, ils conçoivent des modules aux lignes géométriques prononcées oscillant habilement entre plein et vide, et rendant la rencontre avec les oeuvres de Gego d’autant plus surprenante.

L’artiste vénézuélienne joue en effet elle, de l’infinie possibilité de la ligne pour créer ses oeuvres réticulées dont la spatialité passe nécessairement par la transparence.

Géométries Sud

De la même manière que la géométrie préside à l’architecture, l’exploration des motifs géométriques constitue le trait commun de la majorité des oeuvres présentées à l’étage inférieur de la Fondation Cartier.

Les toiles modernistes de Joaquín Torres García et les sculptures néo-concrètes d’Hélio Oiticica trouvent dans les photographies de Pablo López Luz, dans les peintures de Guillermo Kuitca ou dans l’installation d’Olga de Amaral, toutes liées aux formes de l’architecture précolombienne, un reflet inattendu. Des artistes rares et longtemps oubliés sont également mis en lumière ; ainsi, les toiles de paysages urbains quasi abstraits d’Alfredo Volpi et les photographies de peintures murales du Nordeste brésilien d’Anna Mariani sont l’expression du raffinement formel des cultures populaires.

Spectacle assuré dans ce parcours d’oeuvres monumentales et colorées.

 

 

Neolith : « La seule limite au design est l’imagination » 

Neolith : « La seule limite au design est l’imagination » 

Nouvelle méthode de conception et nouvelles couleurs pour le fabricant de Pierre Frittée Neolith ! L’entreprise espagnole propose désormais de réaliser des sondages en direct auprès des consommateurs pour élaborer sa future collection. Une manière d’encourager architectes, designers et utilisateurs à prendre par au processus de conception des produits qui leur sont proposés.

Afin d’élargir sa gamme de surfaces compactes, Neolith propose désormais aux principaux intéressés de participer activement à l’élaboration des collections. Suite à une série d’évènements et de présentations de par le monde, le processus de sélection prévoit désormais votes et réactions en ligne. Une démarche inédite permettant de cibler au plus près la demande. 

 

C’est à Paris, lors de la soirée organisée le 11 septembre 2018, en clôture de Maison et Objet que l’on a pu découvrir les 8 modèles pré-sélectionnés. Les surfaces en Pierre Frittée, à disposition du public, plaçaient l’exposition sous le signe de la découverte multisensorielle.

New York, Mont Blanc, Moonlight, Sofía Iron 1 et 2, Scandinavia, Venice Midnight, Mar de Plata. La sélection, particulièrement séduisante, est influencée par une gamme riche et variée de matériaux. Elle laisse libre cours à l’imagination et invite au voyage. Bois naturels, quartzites ou encore Terrazzo et béton, les possibilités sont innombrables !

Du ton neutre et captivant de Mont Blanc rappelant les pistes enneigées de Chamonix, à l’aspect brut et tumultueux de New York, Néolith donne de la profondeur à son matériau et raconte une histoire.

                        

                       

New York : cette surface est influencée par l’énergie contagieuse de la ville, ses avenues emblématiques et ses gratte-ciels. Le modèle répond à un regain d’intérêt pour le béton, pour les applications intérieures en particulier les plans de travail. Il offre un style urbain tendance, parfait pour toutes les applications de revêtement. Il mélange des particules mates et brillantes, ce qui lui donne un effet visuel agréable.

Mont Blanc : rend hommage au quartzite blanc, l’un des modèles de pierre les plus populaires sur le marché. Il propose un ton neutre captivant, combiné à un fond blanc crémeux et des veinures dans des tons noir profond, oxyde et ocre. Grâce à une technique spéciale, Neolith crée un relief intérieur là ou se trouvent les veines. Ceci offre une texture agréable et originale.

Moonlight : le modèle moonlight s’inspire de la lune et de son paysage inhabituel en reprenant la texture de Jura (une pierre connue pour imiter la surface lunaire). Neolith réinvente le calcaire brun, exploitant la tendance actuelle des nuances fumées pour produire une variation de gris discrète et sophistiquée.

Sofía Iron 1 & 2 : ces deux surfaces foncées et sobres représentent une évolution de l’Iron Collection. Elles ont vu le jour au début des années 2000 lorsque l’architecte Jean Nouvel conçoit le nouveau bâtiment du Musée Reina Sofía à Madrid. Sofía Iron est née de ses expérimentations audacieuses et visionnaires. La finition semi-polie de ces pierres crée un effet bruni irrégulier et donne à la surface un toucher et une sensation plus usée. La surface a été présentée en deux finitions, « copper » et « moss ».

Scandinavia : les motifs en bois sont au coeur de l’approche de la décoration intérieure et, suite au succès du modèle La Bohème (lauréat de plusieurs prix), Neolith a développé Scandinavia. Cette surface légèrement pale apaise l’oeil et s’inspire du chêne non traité. Avec les contrastes subtils des courbes et des noeuds, sa douceur ajoute un équilibre à l’espace, en étant à la fois originale et discrète. Grâce à une texture prononcée qui correspond aux légères stries, Scandinavia est aussi agréable au toucher.

Venice Midnight : la popularité croissante du Terrazzo a influencé le modèle Retrostone de Neolith et a conduit au développement d’une autre variante, Venice Midnight. Cette dalle audacieuse et percutante est une Terrazzo avec une touche qui augmente le contraste pour obtenir un effet visuel saisissant. Présentant un grain plus gros que le matériau traditionnel, une technique spéciale a été utilisée pour accentuer les contours de la pierre blanche, créant ainsi une texture intéressante.

Mar de Plata : inspirée du granit exotique Dark Pearl, une  pierre brésilienne appartenant à la Granith Collection de TheSize, cette dalle ondulée présente des rayures de quartz blanc ondulées sur un fond gris. Le relief en ardoise de la dalle, offre une imitation hypnotique de la fluidité. Les stries grises plus claires sont produites à l’aide d’une technique spéciale qui donne de la texture aux veinures. Des éclats de particules brillantes créent également un effet de nacre.

« Nous avons surtout cherché à créer des surfaces hyperréalistes qui, non seulement représentent fièrement le matériau d’origine, mais aussi intègre réellement sa texture unique », déclare Mar Esteve Cortes directrice marketing de Neolith. Ce qui explique la volonté du fabricant de soumettre les 8 modèles pré-sélectionnés à l’examen d’experts comme d’usagers. Une façon d’insister sur l’aspect multisensoriel de l’expérience des produits Neolith.

Seuls les prototypes les plus populaires rejoindront le catalogue des nouveautés 2019. Et vous, vous en pensez quoi ?

Pour visualiser toutes les images de la soirée, cliquez ici !

Photographies

www.neolith.com

Hono Izakaya : un pub urbain japonais alliant sobriété et matériaux bruts

Hono Izakaya : un pub urbain japonais alliant sobriété et matériaux bruts

Entre minimalisme et rusticité, cette taverne japonaise, logée en plein Québec sur la rue Saint-Joseph et designée par l’architecte Charlène Bourgeois, est un savant mélange de lignes épurés asiatiques combinées avec le caractère populaire des bistrots de la région.

L’izakaya est la cousines japonaises des bistrots parisiens ou pubs londoniens. Concernant la taverne québécoise Hono Izakaya de l’espace du restaurant a été divisé en plusieurs zones délimitées par une large structure en bois.

Charlène Bourgeois a également souhaité conserver des traces du lieu en gardant certaines caractéristiques qui le composaient avec notamment un mur de pierres situé près de l’entrée,camouflé autrefois par des panneaux à motifs de briques. Ce choix conceptuel s’inscrit comme un rappel au passé du bâtiment, tout en tranchant avec l’aspect minimaliste et l’esthétisme épuré de la culture japonaise.

Pour créer différents paliers de places assises, la designer a choisi de surélever le plancher. Des marches permettant d’accéder du bar à la cuisine créent une certaine intimité dans les divers espaces.

Concernant le mobilier, elle a opté pour un contraste de teintes avec des chaises « bistro » vintage en bois brun et des tabourets au piétement noir mis en opposition avec les couleurs naturelles des matériaux laissés bruts, les tuiles « métro » blanches et les tables aux essences claires. Vaisselle et objets décoratifs minimalistes, meubles encastrés, luminaires modernes et jardinières suspendues complètent harmonieusement l’espace baigné de lumière de la taverne japonaise.

Pour aménager ce local et lui apporter une atmosphère  à la fois moderne et industrielle, la conceptrice a choisi des matériaux simples, mais non moins élégants, comme le bois et le contreplaqué. Une association subtile et harmonieuse qui détermine parfaitement l’identité et l’essence même du lieu.

Photos de Maxime Brouillet

Quand Miami rencontre Memphis au Paradiso Ibiza Art Hotel

Le Paradiso Ibiza Art Hotel a ouvert ses portes le mois dernier à Ibiza sur la côte nord-ouest de l’île des Baléares. C’est dans une ambiance art déco et un univers pop-art criard, que l’on séjourne dans cet hôtel haut en couleurs. L’objectif de cet hôtel vise à proposer une alternative d’hébergement sur l’île de la fête, en accueillant un programme artistique. Un moyen de se démarquer de ses concurrents grâce à l’art et la culture réunis dans une atmosphère extravagante dans la baie de San Antonio.

« Dévoué à l’art et à la création contemporaine, s’inspirant de l’esthétique de MiMo – Miami Modern, le nouvel hôtel propose une toute nouvelle façon de visiter l’île, entourée d’œuvres d’art de qualité« , a déclaré le groupe Concept Hotel qui exploite la propriété.

Conçu par le studio espagnol Ilmiodesign , l’extérieur du bâtiment évoque l’architecture art déco de Miami Beach avec sa façade blanche et ses formes simples, rehaussées d’un éclairage coloré. Tandis que, les teintes acidulées que l’on retrouve à l’intérieur rappellent le mouvement design de Memphis des années 1980.

Les œuvres d’artistes accrochées dans les chambre sont directement affiliées au programme artistique de l’hôtel, dirigé par l’artiste et conservateur Iñaki Domingo, et la photographe et cinéaste Diana Kunst. On peut ainsi retrouver en guise de tête de lit, des illustrations de la Japonaise Yoko Honda ou de la Parisienne Marylou Faure.

« Les clients seront complètement entourés d’art dans un cadre unique, avec des œuvres d’artistes contemporains installés dans toutes les salles d’art de l’hôtel« , a déclaré l’hôtel.

Une des chambres se distingue encore plus que le reste : la Suite Zéro. Entièrement vitrée et située au milieu du lobby de l’hôtel, cette suite marque d’emblée la singularité de l’hôtel. Elle est accessible gratuitement et peut se transformer en atelier. En effet, chaque mois elle héberge un artiste différent venu effectuer une micro résidence, offrant ainsi à ses hôtes des moments de création uniques.

Disponible un week-end par mois, les résidences encouragent les participants internationaux à créer des interventions spécifiques au site pendant leur séjour dans la zone jaune vif.

Enfin, l’hôtel dispose de sa propre galerie d’art abritant trois expositions pendant chaque haute saison, mais également une bibliothèque d’art permettant aux invités de parcourir des œuvres contemporaines toute l’année. « Paradiso Ibiza Art Hotel aspire à devenir une référence pour la scène artistique locale« , a déclaré l’hôtel.

 

Le nouvel Apple Store de Macao par Foster + Partners, un havre de paix minimaliste où se mêlent technologie, design et nature

Foster + Partners vient de dévoiler son nouveau projet pour l’incontournable marque à la pomme croquée. Le tout récent Apple Store situé à Macao, le Las Vegas de la Chine, est un savant mélange entre un design minimaliste, nature et technologie.

Implanté sur une esplanade entourée de fourrés denses de bambous, l’Apple Store se compose d’une façade réalisée en pierre et composite de verre, ainsi que d’un atrium central végétalisé grâce à une mini bambouseraie. Les couches de verre sont recouvertes par de la pierre très mince, créant l’illusion d’un mur solide laissant passer la lumière.

Foster + Partners compare cet effet à une lanterne en papier ou à un vitrail, ajoutant  « nous voulions créer une oasis de paix« .

Pour la conception de cette lanterne technologique, Foster + Partners a collaboré avec Sir Jonathan Ive, responsable du design de la firme américaine.

La lumière chaude émanant de l’extérieur est destinée à fournir un contraste avec les lumières froides des éclairages et des appareils.

« Nous voulions créer quelque chose de très pur et simple – un bâtiment magnifique et élégant qui complète les sons, les images et les couleurs de Macao, tout en incarnant un sentiment de clarté et de quietude », a déclaré Stefan Behling chef de studio de Foster + Partners.

« Le design crée deux espaces distincts, l’un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur, empreints d’un sentiment de beauté authentique découlant de l’utilisation innovante de matériaux naturels. »

L’intérieur a été conçu comme l’inverse spatial de la place, avec un «bosquet» de bambou croissant au centre de l’espace. Les feuilles de bambou poussent vers l’étage supérieur, à travers une percée de forme carrée dans le sol.

On retrouve également un écran de bambou enveloppant l’extérieur du bâtiment.

La lumière du jour pénètre dans le bâtiment par des lucarnes installées en toiture mais aussi grâce à des puits de lumière linéaire éclairant l’escalier de pierre menant au premier étage.

 

Photographies de Nigel Young .

SML imagine une suite vert citron au design complètement futuriste !

SML imagine une suite vert citron au design complètement futuriste !

L’agence coréenne SML a imaginé une suite d’hôtel unique en son genre destinée à faire vivre à ses usagers une expérience spatiale hors du commun et hors du temps.

© Chanson Yousub
© Chanson Yousub
© Chanson Yousub

Les architectes ont misé sur la couleur vert citron apportant ainsi à l’espace des teintes rafraîchissantes et lumineuses. Ils ont également joué sur des matériaux tout en transparence pour pimenter cette aventure sensorielle. En effet, les architectes de SML ont décidé d’aller à contre courant et ont eu l’idée l’originale de séparés les espaces intimes -salle de bain et wc – dans des bulles de verre transparent. Ces zones de service sont pourvues de rideaux placés le long des contours pour plus d’intimité une fois à l’intérieur de ces capsules verdoyantes.

 

© Chanson Yousub

Pour la partie nuit, on retrouve un lit en lévitation posé sur un podium suspendu illuminé en sous face et des éclairages aux lignes organiques et futuristes ondulant sur le plafond.

© Chanson Yousub
© Chanson Yousub
© Chanson Yousub
© Chanson Yousub

De plus, la suite semble sortie tout droit d’un vaisseau spatial et trompe la perception du visiteur en raison de l’absence de coins anguleux.

© Chanson Yousub

       
« La construction est une tâche qui implique des possibilités. Les vraisemblances sont généralement visualisées dans la forme et dans l’espace, mais elles sont ressenties dans la texture et la couleur du matériau, parfois dans de subtiles vibrations de la lumière et du son. Notre travail consiste à créer des compositions en combinant et en construisant  soigneusement des possibilités sans être fixé sur un ensemble de conditions données mais en posant des questions sur les alternatives présentes et parfois en renversant les codes. Notre architecture englobe tous ces possibilité en considérant les interactions entre les conditions environnementales, les théories scientifiques, l’espace et les fonctions, les facteurs sociaux et humains. »

 

FAIRE 2018 : qui sont les lauréats de cette deuxième édition ?

FAIRE 2018 : qui sont les lauréats de cette deuxième édition ?

Il y a quelques temps nous vous parlions du concours de design urbain FAIRE 2018 lancé par le Pavillon de l’Arsenal et la Ville de Paris, en collaboration avec MINI et le soutien de la Caisse des Dépots. Le 26 juin 2018, les 12 projets lauréats de cette deuxième édition d’appel à projets innovants ont été annoncés par l’adjoint à la Maire de Paris, Jean-Louis Missika.

Sur 261 projets reçus, 12 propositions explorant et interrogeant les usages et stratégies de l’espace urbain parisien ont été sélectionnées par un jury d’experts présidé par Jean-Louis Missaka. Selon lui, « les nouveaux usages et les nouvelles contraints dans l’espace public sont ds défis tant pour les designers que pour les élus. FAIRE DESIGN permet d’explorer de nouvelles manières de travailler ensemble. »

STRIES ET COMPAGNIE AIRE DE JEUX , Matali Crasset, designer

Matali Crasset propose un projet, entre sculpture et installation, qui n’interroge pas le monumental mais une échelle plus réduite et propose une vision du jeu expérimentale et inattendu. Le lien entre les différents espaces de jeu ne tient pas à une thématique mais à un effet d’optique combiné à l’utilisation d’une forme conique. Ces rythmes permettent de faire un équilibre subtil entre des formes suffisamment fermées pour se sentir à l’intérieur et assez ouvertes pour voir ce qui s’y déroule et rester au grand air.

STRIES ET COMPAGNIE AIRE DE JEUX , Matali Crasset, designer

INVENTER UNE SIGNALÉTIQUE MÉTROPOLITAINE, Enlarge your Paris, Magasins généraux

Afin de promouvoir le périmètre du Grand Paris, l’équipe propose d’implanter une signalétique métropolitaine dans les quartiers parisiens pour indiquer une série de destinations franciliennes remarquables et facilement accessible à vélo ou en transports en commun mais qui ne figurent pas aujourd’hui dans l’imaginaire des Parisiens.

 

INVENTER UNE SIGNALÉTIQUE MÉTROPOLITAINE, Enlarge your Paris, Magasins généraux

AIR DES CARRIÈRES, Emma Lelong et Rémi Nguyen, designers / Frédéric Blaise, Guillaume Duranel et Julia Lenoir, architectes

Réinterprétant le principe du puits canadien, le banc climatique, en terre crue, exploite l’air frais disponible dans les carrières parisiennes pour rafraîchir ponctuellement l’espace public parisien en période estivale.

 

AIR DES CARRIÈRES, Emma Lelong et Rémi Nguyen, designers / Frédéric Blaise, Guillaume Duranel et Julia Lenoir, architectes

BOSSAGE, h2o architectes – Charlotte Hubert, Jean-Jacques Hubert et Antoine Santiard GGSV (Gaëlle Gabillet & Stéphane Villard)

Utilisant la pierre du bassin parisien, le projet «Bossage» propose de reproduire, par usinage numérique sur des rochers, certains fragments du paysage architectural parisien pour adoucir la massivité des éléments protecteurs des monuments et leur inscription esthétique et psychologique dans le paysage urbain.

BOSSAGE, h2o architectes – Charlotte Hubert, Jean-Jacques Hubert et Antoine Santiard GGSV (Gaëlle Gabillet & Stéphane Villard)

EMBELLIR LES COINS, Leslie Gesnouin, designer

Cette étude propose de ré-investir les retraits d’alignements des rues de Paris, sortes de bugs urbanistiques délaissés, en y installant des formes sculpturales souples et ainsi proposer de nouvelles ambiance urbaines et une nouvelle relation au corps.

EMBELLIR LES COINS, Leslie Gesnouin, designer

PODOPHONE TERRAIN DE JEU GRAPHIQUE & SONORE, Pierre Charrié, designer industriel / Sandrine Nugue, designer graphique / Roland Cahen, compositeur, designer sonore et enseignant chercheur en musique AC3, studio de création visuelle

Pour réinventer l’espace public, l’équipe propose un moyen ludique pour les habitants de se le réapproprier, le détourner pour lui donner une tonalité plus humaine et musicale. Le podophone, est un jeu urbain dynamique basé sur la traduction visuelle du son et sa spatialisation qui reflète l’identité plurielle d’un quartier.

PODOPHONE TERRAIN DE JEU GRAPHIQUE & SONORE, Pierre Charrié, designer industriel / Sandrine Nugue, designer graphique / Roland Cahen, compositeur, designer sonore et enseignant chercheur en musique AC3, studio de création visuelle

OURHUB MADE FOR SHARING, Ourhub, start-up

Convaincu que lien social et résilience urbaine vont ensemble, la start-up danoise Ourhub propose une plateforme numérique de partage d’objets pour jouer dans la ville. Combinée avec des coffres qui contiennent des jeux «à partager», Ourhub a pour ambition de développer un quartier sociable, actif et jouable.

OURHUB MADE FOR SHARING, Ourhub, start-up

AÉRO-SEINE, Isabelle Daëron, designer / Ogi, bureau d’études / CSTB

Conçu par Isabelle Daëron, Aéro-Seine est une bouche de rafraîchissement qui, reliée au réseau d’eau non potable, permet en période de forte chaleur de contribuer à rafraîchir l’air ambiant grâce a un dispositif par débordement favorisant le contact entre l’eau et l’air.

AÉRO-SEINE, Isabelle Daëron, designer / Ogi, bureau d’études / CSTB

MIEL IN PARIS, Miel Factory & Silteplait

«Miel in Paris» a une ambition simple: ramener les abeilles dans l’espace urbain afin de faire prospérer l’éco-système parisien.

MIEL IN PARIS, Miel Factory & Silteplait

HIGH FIVE, Quentin Vaulot, designer

L’objectif est de proposer un mobilier offrant de multiples services pour les citoyens, un éco système support d’opportunités, tout en permettant de protéger les citoyens des nombreuses contraintes afférentes aux lieux. Maîtriser les flux, organiser la mobilité, réguler la circulation, interdire le stationnement, stopper les véhicules lourds à la manière des plots en béton pour assurer la sécurité des usagers.

HIGH FIVE, Quentin Vaulot, designer

SMART VÉLO PARKING, Vraiment vraiment

Le collectif Vraiment Vraiment propose d’engager une étude expérimentation pour densifier le maillage de stationnement vélo et mieux adapter les espaces de stationnement aux usages que rendent possibles et visibles les free float (“porte-à-porte intégral”).

SMART VÉLO PARKING, Vraiment vraiment

RÉSERVOIR D’EAU DE FAÇADE, Faltazi, Laurent Lebot et Victor Massip

Le duo des Faltazi propose la création de réservoirs de façade qui se substituent aux descentes d’eaux pluviales. L’eau de pluie, stockée dans ces citernes-tampons d’un nouveau genre ne rejoint plus directement les égouts. Elle est collectée et stockée pour une valorisation in situ: arrosage des balcons, des jardins en pied d’immeuble et des murs végétalisés.

RÉSERVOIR D’EAU DE FAÇADE, Faltazi, Laurent Lebot et Victor Massip

 

Ritz & Ghougassian : ambiance terracotta pour le design intérieur du café Bentwood

Bentwood est situé dans l’ancien showroom Thonet au 237 Napier Street, dans la banlieue de Fitzroy, une zone de Melbourne bien connue pour sa sélection éclectique de restaurants et de bars. Imaginé par l’agence australienne Ritz & Ghougassian, le projet rend hommage au patrimoine industriel brutaliste de Fitzroy à travers l’utilisation d’un revêtement mural en acier et d’un plafond dans des teintes terracotta. La façade usée du café, recouverte de briques rouges, marque le point de référence pour la conception du design intérieur du lieu.

© Tom Blachford

Au cours du siècle dernier, le bâtiment avait tout d’abord accueilli les fabricants de meubles en bois CF Rojo & Sons, avant de devenir un showroom de la marque allemande Thonet pour finalement être transformé en un café unique.

© Tom Blachford

Les architectes ont ainsi décidé d’intégrer la palette de couleurs et de matériaux de l’extérieur du bâtiment dans le décor de ses espaces intérieurs.

© Tom Blachford
© Tom Blachford

« Il ne restait pas grand-chose d’autre que la façade en brique rouge d’origine, mais je pense que l’essentiel de son passé est toujours là« , déclare Jean-Paul Ghougassian.

© Tom Blachford

L’un des murs du café a été recouvert de panneaux d’acier roux, dont certains sont perforés pour apercevoir la cuisine. D’autres plaques d’acier toujours dans les mêmes teintes ont ensuite été utilisées pour former un plafond en treillis, destinées à créer «des poches de lumière et d’ombre, de volume et d’intimité».

© Tom Blachford

Pour obtenir ce plafond tout en légèreté Ghougassian explique le processus laborieux de cet élément principal du projet.  «Une combinaison de prototypage et de travail en étroite collaboration avec les ingénieurs et notre entrepreneur pour créer un plafond sans effort, apparemment flottant».

© Tom Blachford

Alors que la plupart des murs de briques ont été laissés dans leur état original, quelques colonnes en béton au diamètre assez imposant ont été insérées comme un subtil clin d’œil visuel au patrimoine industriel de Fitzroy.

© Tom Blachford

Des chaises, des tables et des étagères en bois massif apparaissent également dans tout le café en référence aux anciens occupants du bâtiment. Des coussins en cuir couleur argile ont été utilisés pour habiller les banquettes.