Le MAAT de Lisbonne, une architecture au coeur du dialogue

Le MAAT – Museum of Art, Architecture and Technology – de Lisbonne a ré-ouvert ses portes il y a un peu moins de deux ans, à l’automne 2016. La première partie prend place dans une ancienne centrale électrique réhabilitée, alors que la seconde a été conçue par l’architecte Amanda Leveete, de l’agence anglaise AL_A. Ce nouveau bâtiment contemporain dialogue avec l’édifice industriel du Central Tejo.

 

 

Il se trouve à l’ouest de la capitale portugaise, dans le quartier Bélèm. Historiquement, ce quartier est celui d’où partaient les grands explorateurs à la conquête du «nouveau monde ». Se rendre au MAAT, c’est comme prendre la direction d’un monde à explorer, de nouveautés à découvrir.

 

Son intégration urbanistique participe à la création de liens avec le Tage. En effet, une grande esplanade et une succession de marches descendent vers la rivière voisine. De nombreux espaces publics- près de 7 000 m², sont ainsi créés au sein d’un campus dédié à l’art. Une passerelle le relie à la ville, et il est possible de se déplacer dans, sur et sous le bâtiment.

 

 

Par l’architecture qu’elle dessine, l’architecte établie aussi un lien avec la mer et l’eau. La forme organique du bâtiment et les ondulations du toit reprennent le mouvement des vagues et les reflets scintillants de l’eau. Celui ci est accessible et les visiteurs peuvent profiter d’une vue sur la ville. Les espaces d’exposition sont la continuité de l’espace public. Au rez de chaussée, ceux ci dévoilent des œuvres des trois domaines : art, architecture et technologie.

 

Le musée MAAT présentera des œuvres d’artistes et d’architectes contemporains. Un dialogue entre deux domaines artistiques différents mais qui savent communiquer. Cette proposition culturelle prend place au côté du Central Tejo, l’un des plus anciens musées portugais et l’un des plus beaux patrimoines industriels du pays. Le savoir-faire portugais dans l’artisanat et la céramique n’est plus à démontrer. Ainsi, la façade se couvre de tuiles blanches, dont la géométrie complexe crée une façade en mouvement.

 

L’Institute for Contemporary Art de Richmond ouvert au public !

 

L’Institut pour l’Art Contemporain (ICA – Institute for Contemporary Art) vient d’ouvrir ses portes, à Richmond, dans l’Etat de Virginie, aux Etats-Unis.  Ouvert au public le 21 avril 2018, le bâtiment, réalisé par l’agence d’architecture Steven Holl Architects, compte 4 000 m² d’espaces dédiés à l’exposition d’œuvres d’Art Contemporain.

 

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En 2011, l’agence de l’architecte Steven Holl est sélectionnée par la Virginia Commonwealth University pour la réalisation de l’Institut pour l’Art Contemporain. Sur le Campus de l’Université de Richmond, le nouveau bâtiment permet d’établir un lien spatial entre le quartier étudiant et le reste de la ville. Situé à un carrefour très dense, l’architecture du ICA, par sa transparence et ses différents volumes articulés, crée une transition entre ces deux entités urbaines. Les espaces extérieurs du projet ont été travaillé afin de faciliter cette jonction.  Un plan d’eau reflète l’architecture, et les portes à faux de celle-ci créent des espaces extérieurs abrités. Les volumes alternent entre vitrage translucide et parois opaques de béton. Leur intersection délimite l’entrée du bâtiment. L’architecte ne souhaitait pas s’aligner sur l’orthogonalité insufflée par les routes perpendiculaires alentours, il donne alors une dimension verticale à un lieu urbain qui ne se traversait qu’en long et en large.

 

Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan

 

Le rez-de-chaussée de l’ICA est un espace tourné vers l’urbain et le public. Il se compose d’une galerie, d’un café-bar, d’un hall et d’une boutique. L’espace premier est donc redonné à la vie locale. Le jardin extérieur permettra d’accueillir des événements publics. On y retrouve également l’auditorium de 247 places, idéalement conçu pour le théâtre, la projection de film, les conférences…  Au premier étage se trouve d’autres galeries et une terrasse, accessible au public. Les trois autres terrasses qui composent le bâtit sont réservées aux expositions.  Le dernier étage se distingue par sa hauteur sous plafond de 10 mètres. Au sein du ICA, chaque galerie a une ambiance particulière. En effet, l’art contemporain étant composé de multiples domaines, il fallait que les espaces diffèrent. Cependant, ces derniers peuvent être combinés pour se transformer en une unique galerie. De nombreux types d’accroches sont à la disposition des artistes : du mur au plafond, sans oublier le sol.

 

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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan
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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan

 

Le sous-sol abrite des espaces administratifs, du stockage et le vestiaire des visiteurs.  La nuit, des vidéos peuvent être projetées sur les vitrages du musée. Ceux-ci sont littéralement des murs de verre qui ne dévoilent que des silhouettes depuis l’extérieur, ce qui intriguent les passants, les incitant à entrer au sein du bâtiment. Le projet a obtenu la certification LEED Gold, qui souligne l’utilisation intelligente de la technologie pour le respect de l’environnement. Le bâtiment utilise la géothermie pour générer l’énergie dont elle a besoin pour se chauffer en hiver, mais aussi pour ventiler les locaux durant les chaleurs estivales.

 

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Institute for Contemporary Art – Steven Holl Architects
Photos : Iwan Baan

 

A la découverte du MAD de Bruxelles…

Au coeur de la capitale belge, le MAD a installé ses nouveaux quartiers depuis plus d’un an.  Ouvert le 20 avril 2017, il s’agit d’une plateforme artistique qui permet de favoriser la rencontre entres les professionnels de la Mode et du Design. Dédiés aux domaines créatifs du design, les locaux sont à la fois tournés vers le public, les designers, et les jeunes. Ce sont les cabinets d’architecture Vers plus de bien être et de design Rotor qui étaient chargés du projet.

 

Le duo V+ et Rotor remporte l’appel d’offre grâce à leur volonté de conserver les bâtiments existants. Le projet de réhabilitation qu’ils proposaient ne prévoyaient en effet que très peu de démolition, si ce n’est de manière chirurgicale, pour n’enlever que peu de matière. Le bâtiment du MAD se nourrit du patrimoine architectural bruxellois, le revalorise pour aller de l’avant. Le projet s’insère dans un quartier en pleine transformation, qui cherche à se dynamiser : le quartier Dansaert. Le projet prend en compte le remaniement de trois bâtiments, qui traversent un ilôt complet : un bâtiment des années 70, un local industriel au centre, et un immeuble de logements. Ensemble, ils portent la surface à 3 000 m².

 

Photos : Maxime Delvaux

 

Pour le MAD, le programme est double. Le rez de chaussé accueille des espaces destinés au public : expositions et vernissages, conférences ou séminaires… Les halls se succèdent, à travers l’îlot, et appellent le visiteur à s’engouffrer en son coeur. Le projet participe à la mutation du patrimoine de la capitale. L’autre partie du programme concerne des ateliers de création qui sont mis à disposition de designers et stylistes. Le MadLab accueille également de jeunes designers ou étudiants qui souhaitent réaliser un projet : un véritable incubateur. Des passerelles relient les différents étages des bâtiments. Ce sont finalement les domaines du design et de la mode qui sont connectés les uns aux autres.

 

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Photos : Maxime Delvaux
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Photos : Maxime Delvaux

 

Malgré les différents types d’architectures réhabilités, V+ a réussi à créer une unité dans le projet. En effet, entre les éléments réhabilités, et les extensions ou surélévations nécessaires, le couleur blanche vient unifier le tout. Elle plonge les espaces dans un monochrome qu’on pourrait penser stérile, mais qui, au contraire, révèle les matières. Elles sont diverses : brique, métal, béton… Recouvertes de blanc, elles englobent un espace appropriable par chacun.

 

La signalétique du bâtiment a été conçue par le studio local Pam & Jerry, et les pièces de mobilier nécessaires à l’aménagement sont tirées des collections de designers belges : Sylvain Willenz, Alain Berteau, Jean François D’Or…  Il est possible de louer des salles du MAD pour y organiser divers événements. L’architecture polyvalente de ces « boites blanches » laisse une appropriation quasi infinie de l’espace.

 

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Photos : Maxime Delvaux
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Photos : Maxime Delvaux
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Photos : Maxime Delvaux
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Photos : Maxime Delvaux
Patrick Bouchain et l’architecture H.Q.H…

Patrick Bouchain et l’architecture H.Q.H…

H.Q.H : Haute Qualité Humaine.

 

Patrick Bouchain est un architecte, scénographe français. Né le 31 mai 1945 à Paris, il étudie les Beaux-Arts dans la capitale. Il commence sa carrière en tant qu’enseignement. Dans un premier temps il est professeur à l’école Camondo à Paris, puis à l’Ecole des Beaux-arts de Bourges. En 1981, il crée Les Ateliers – École nationale supérieure de création industrielle ( ENSCI ). Cette école encadre tous les champs de la création industrielle et du design de produit. Autant l’espace, la communication, les services ou le design numérique.  Rapidement, il développe un sens critique qui surprend. Il s’intéresse tout particulièrement à la politique, au sens large de sa signification : La cité, les citoyens, le peuple.

 

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©Julie Balagué

 

Il commence à construire alors qu’il a déjà 40 ans, après avoir mûri ses convictions durant des années. Ce temps de réflexion lui a également permis de comprendre les besoins des français, afin de s’investir pleinement dans des projets qui ont du sens. Son attrait pour la pédagogie pendant ses années d’enseignement lui permet d’être à l’écoute des habitants et occupants des lieux qu’il transforme. Patrick Bouchain accorde une part très importante à la participation active des citoyens, et à la défense de l’intérêt général, bien avant ses propres intérêts. Ces valeurs ci sont présentes aussi bien dans ses théories et ses réflexions lors de la phase de conception, mais également au cours des chantiers qu’il supervise. De toute manière, la conception d’un projet signé Patrick Bouchain ne se fait pas sans concertation ! Sa personnalité humble l’emmène loin de la carrure d’une starchitecte. Il se met en retrait afin de livrer des projets où l’humain occupe une part prépondérante.

 

Réunion avec les habitants des logements réhabilités de Roubaix
Photo : Sébastien Jarry

 

En 2016, Patrick Bouchain publie « Pas de toit sans toi », ouvrage dans lequel il explique la manière dont il a géré la participation citoyenne lors de trois chantiers : un à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-calais), un autre à Tourcoing près de Lille et le dernier à Beaumont (Ardèche). Ouvert et favorable aux échanges avec les habitants, il prend le temps d’expliquer ses interventions et le déroulé du projet et du chantier. Il milite pour une architecture engagée, autant sur le plan humain, économique et culturel.

Il est reconnu pour avoir réhabilité de nombreux lieux industriels en espace culturel. C’est le cas de La Condition à Roubaix, ou encore du Magasin de Grenoble. Ses chantiers surprennent par leurs interventions. Il n’est pas rare que les équipes de son agence viennent habiter les lieux quelques semaines, qu’ils installent une architecture temporaire pour accueillir les occupants, ou qu’il organise de grands repas entre ouvriers, architectes et habitants.

 

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La condition – Roubaix © La condition
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Espace muséal – Le magasin, Grenoble
Photo : Blaise Adilon.

 

Le parcours de Patrick Bouchain n’est pas des plus ordinaires. Il se nourrit d’expériences et de fragments de vie, afin de construire une architecture qui répond au plus près aux attentes des occupants. Une humilité qui surprend, mais qui semble parfois nécessaire de rappeler, dans un monde qui court souvent après l’argent et le succès, parfois au détriment des projets architecturaux.

Arc en Rêve oeuvre pour la sensibilisation à l’architecture

Arc en Rêve oeuvre pour la sensibilisation à l’architecture

En 1981, Francine Fort et Michel Jacques créent Arc en rêve, à Bordeaux, un centre culturel dédié à l’architecture, mais aussi au design, au paysage, et à l’urbanisme. Ils avaient bien pris conscience que notre monde évolue à grande vitesse. La croissance démographique ne cesse d’augmenter, la société consomme de plus en plus, autant les biens, les marchandises, que les territoires. Des bouleversements qui impactent sur nos modes de vie, et donc influent sur nos manières d’habiter. Une inquiétude née de tous ces changements. Ils décident alors de créer Arc en rêve.

 

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Apprendre à aimer l’architecture

Arc en rêve oeuvre pour la sensibilisation à la culture architecturale et à la qualité du cadre de vie. L’équipe du centre organise de nombreux événements : Expositions, conférences et débats, séminaires, activités pour enfants autour d’expérimentations, ou encore des visites guidées de bâtiments, de villes ou de chantiers. Ces actions ludiques, interactives, sont bien évidemment à but pédagogique. Le centre propose également des ateliers pour les scolaires. A l’issue de certains expositions ou conférences, Arc en rêve édite des ouvrages qui sont co-édités par le centre lui même. L’idée est de partager au plus grand nombre ce sur quoi les intellectuels de l’architecture se penchent. Le public doit être acteur et non subir l’architecture qui l’entoure. La culture joue un rôle essentiel et donne une impulsion dynamique pour construire un avenir qui nous sera propre.

 

Pour cela, Arc en rêve s’entoure d’architectes et d’urbanistes, d’ingénieurs, mais aussi d’élus, de promoteurs et de maîtres d’ouvrages, qui permettent aux habitants, petits et grands, de découvrir le monde de l’architecture, de l’urbanisme, du design et du paysage.

 

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Le centre culturel Arc en rêve s’est installé dès son ouverture dans les locaux réhabilités de l’Entrepôt, qu’il partage avec le Musée d’Art Contemporain de Bordeaux. Ce lieu a été réhabilité par l’agence Valode & Pistre, et permet au public de bénéficier de salles d’expositions et de réunions, d’un auditorium, d’une salle de projection ou encore d’ateliers. Ces infrastructures sont nécessaires pour faire expérimenter l’architecture, faire comprendre la ville et développer la sensibilité du public.

 

La programmation du centre est fournie. Chaque mois, de nombreux événements y prennent part. Dans les dernières actualités, une exposition sur l’architecte Jacques Hondelatte se tient jusqu’au 27 mai 2018. Vous pourrez également assister à une grande conférence organisée le 25 avril 2018, à 18h30. Cette conférence de Dominique Perrault, architecte et urbaniste français, a pour thématique « Groundscape Stories », repris de son ouvrage « Groundscapes: autres topographies », publié en 2016.  Au mois de juin aura lieu une exposition sur les architectes chinois  Wang Shu et Lu Wenyu .

 

Centre Arc en rêve
Adresse : Entrepôt, 7 Rue Ferrere, 33000 Bordeaux
Ouverture : Du mardi au dimanche, de 11h à 18h, jusque 20h le mercredi.
Contact : info[at]arcenreve.com – 05 56 52 78 36

 

Anne Vanrapenbusch

Laraqui Bringer équipe la périphérie parisienne

Laraqui Bringer équipe la périphérie parisienne

Laraqui Bringer Architecture, agence d’architecture parisienne créée en 2010 par Ilham Laraqui et Marc Bringer est lauréate des Albums des jeunes Architectes et paysagistes, session 2009-2010, et a remporté déjà d’autres nombreux prix. Cette année 2015, la jeune agence a livré deux bâtiments qui méritent qu’on leur porte attention.

Maison de la Vie Associative et du Citoyen

Le premier, la Maison de la Vie Associative et du Citoyen (MVAC) à Saint Ouen (93) a été livrée en janvier. Situé à l’angle de deux voies publiques, l’avenue Gabriel Peri et la rue Jean, le bâtiment prend place dans un site contraint par sa taille réduite et sa forme irrégulière. Il marque sa différence programmatique avec les immeubles d’habitations environnants par sa peau en bois – la façade principale est en bardage à claire-voie en mélèze – et par ses touches de couleur en façade.

façade ouest MVAC
Façade ouest MVAC. ©Ecliptique – Laurent Thion

Dans le même temps, il joue des continuités urbaines en respectant les alignements des façades existantes. La MVAC exprime clairement sa qualité d’équipement associatif. Dans ses 1 235 m² se trouvent une salle de spectacle, un centre de ressource, des salles de réunions, un hall d’exposition, un patio et des bureaux. Malgré le manque de surface au sol, le projet propose de retrouver un sol extérieur en créant de grands balcons et terrasses aux R+2 et R+3. Du haut de ses cinq niveaux, l’équipement est en équilibre formel avec l’immeuble haussmannien qui lui fait front.

facade ouest MVAC
Zoom façade ouest MVAC ©Ecliptique – Laurent Thion

Espace Culturel et de Loisirs

Le second bâtiment est l’Espace Culturel et de Loisirs (ECL) livré en avril. Il est situé dans la ZAC du centre-ville de Chaville (92), actuellement en construction. Laraqui et Bringer ont imaginé un bâtiment sculptural qui s’inspire de l’omniprésence des forêts avoisinantes ; la moitié du territoire communal étant boisé. En effet, le bâtiment est habillé d’une peau de bois enveloppant l’enceinte de béton noir réfléchissant. 57 modules d’arbres en mélèze, de 15 m de hauteur x 2,21 m de largeur et 14 cm d’épaisseur sont accrochés mécaniquement aux murs en béton autoplaçant noir, teinté dans la masse.

FA-compressed

Cette construction s’accroche sur une pente douce et se développe sur cinq niveaux : 1 en infrastructure, 4 en superstructure. A chaque étage, son programme. Au sous-sol se trouvent les espaces dédiés à la production musicale avec les studios d’enregistrement ainsi que les studios techniques. Le rez-de-chaussée abrite les espaces dédiés à l’accueil du public : hall d’accueil, patio et café-théâtre. L’entresol est entièrement dédié à l’administration. Au premier et deuxième étage, des salles d’activités et des salles de cours, une ludothèque et des terrasses. Ainsi, ce bâtiment de 2 095 m² et d’un coût de 7,3 M€ HT créé une nouvelle identité urbaine et paysagère au centre ville, en révélant symboliquement le paysage de Chaville à ses habitants et ses visiteurs.

Amélie Luquain

Patio ECL. ©Ecliptique - Laurent Thion
Patio ECL. ©Ecliptique – Laurent Thion