Une vente exceptionnelle d’appliques signées Le Corbusier

Une vente exceptionnelle d’appliques signées Le Corbusier

Après avoir été exposées au public durant quatre jours, quelques 106 lots design seront mis aux enchères chez Artcurial le 30 mai prochain à 20 heures. Parmi eux, du mobilier et des objets signés par de grands noms, tels Jean Prouvé, Ettore Sottsass ou encore Le Corbusier, avec un exceptionnel ensemble d’appliques issues de l’unité d’habitation de Firminy.

 

A quelques kilomètres de Saint-Etienne, la ville porte plus que toute autre commune française l’empreinte de l’architecte. Véritable incarnation de son modèle utopique de société, le site de Le Corbusier est constitué d’une église, d’une maison de la culture, d’un stade et d’une unité d’habitation, construite sur le même modèle que la Cité radieuse marseillaise. Son chantier sera conduit par André Wogenscky car Le Corbusier décède trois mois après la pause de la première pierre.

 

Habitée depuis son inauguration en 1969, elle a fait, au début des années 2000, l’objet de travaux de rénovation au cours desquels les appliques imaginées par Le Corbusier pour éclairer les « rues centrales » ont été remplacées. Ce sont donc ces luminaires originels qui chercheront très prochainement acquéreurs et dont Emmanuel Bérard, directeur du département Design de la maison de vente, nous révèle plus précisément l’histoire et l’esthétique.

 

 

Vente « Design » le 30 mai 2017 à 20h chez Artcurial,

7 Rond-Point des Champs Élysées

75008 Paris

 

Lire aussi : Firminy, la cité méconnue de Le Corbusier

 

D’une Rome schizophrène aux 50 nuances de Gehry : la revue de presse du 01/03/2017

D’une Rome schizophrène aux 50 nuances de Gehry : la revue de presse du 01/03/2017

Le 3e âge de l’architecture, La Rome sans qualités, Beetlemania : les matériaux aussi, Menace sur le Concorde, 50 nuances de Gehry, Acouphènes architectoniques, Orléans turbulent, la probabilité d’un retard, Béton, banc cher : la revue de presse du 1 mars 2017

 

Le 3e âge de l’architecture

Après Bishops Cleeve, Cheltenham et Tewkesbury, Winchombe, une commune de 4 379 habitants du comté du Gloucester, va se doter d’une université du troisième âge (U3A), établissement sans vocation diplômante fonctionnant sur la mise en commun des savoirs. Pas de limite d’âge supérieure ou inférieure, « la seule qualification requise est l’enthousiasme », fait savoir le Gloucestershire live. Parmi les matières proposées, l’histoire de l’art, les échecs, la maquette de machines mécaniques, la marche (sic), l’observation ornithologique (le fameux Birdwatching), et… l’architecture ! La moindre nichée de faucons pouvant interrompre un projet – le cas s’est présenté récemment sur la caserne de Reuilly, à Paris – l’U3A se montre d’une acuité hors du commun, d’une pertinence dont elle n’a peut-être même pas conscience…

Via Gloucestershire Live 

 

La Rome sans qualités

Architecte, chercheur et photographe, Alessandro Lanzetta dresse dans les colonnes du Giornale dell’Architettura le portrait d’une Rome schizophrène. Le centre de la ville éternelle n’est plus qu’un ensemble hybridant le musée à péage et le mall pour touriste, la périphérie une nébuleuse hétéroclite de quartiers pavillonnaires plus ou moins prisés, de zones ravagées par la spéculation ou construites hors des lois de l’urbanisme en vigueur. Seul le GRA — l’équivalent local du boulevard périphérique — relie encore cet archipel que les règlements urbains se sont ingéniés à fragmenter en près d’une cinquantaine de morceaux, et ce depuis l’après-guerre. « Depuis de nombreuses années, on ne parle plus de projet urbain, d’idée forte, de vision d’ensemble capable de réunir les fragments bâtis d’une métropole qui tombe dans une situation infrastructurelle confinant à l’absurde ». Avant la ville avait des idées, comme orienter son développement vers la mer, ou se doter d’une myriade de cités-jardins. Époque révolue. « Le marché, qui a vendu immeubles et terrains en corrompant tous et tout, ne se sent pas intéressé par ce droit à la ville implicitement contenue dans les formes urbaines réfléchies et cohérences. Les politiciens ne veulent pas en parler : les habitants sont des votes facilement achetés à coup de promesses à coût zéro. Les urbanistes et les architectes, ceux disposant d’un miminum de compétence survolent le problème, trop occupés qu’ils sont à courir derrière le prochain marché public. » Au moins, tout le monde semble d’accord pour tourner la tête et se boucher le nez.

Via Il Giornale dell’architettura

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via il giornale dell architettura

 

Beetlemania : les matériaux aussi

C’est en observant le Cotinis mutabilis – en anglais le Figeater Beetle (Lit. Coléoptère mange-figue) que les chercheurs de département d’ingénierie de l’université du Nebraska Lincoln ont découvert un nouveau matériau à la fois ultra-résistant et ultraléger. L’exosquelette de l’insecte est composé de fibres de chitine d’un diamètre de 20 nanomètres (3 750 fois plus fin que le cheveu dont le diamètre atteint 75 000 nanomètres), arrangées en spirale, configuration connue sous le nom de Bouligand, ou plus trivialement d’escalier en colimaçon. Les recherches n’en sont qu’au début. Retrouvera-t-on ce matériau facilement incorporable dans les matières fibrés dans un béton coléoptère ultra haute performance ? Pour l’instant, on envisage l’utilisation de ces fils de carapace dans les transports aériens ou le secteur de la défense.

via Science Daily 

 

Menace sur le Concorde

Arrondi sur tous les angles, lisses et sans aspérités, le Concorde, cinéma de La Roche-sur-Yon, est menacé de destruction à l’horizon 2020, lorsque le cinéma d’art et d’essai qui occupe le lieu l’aura quitté pour rejoindre un cinéma plus neuf. Pourtant, le bâtiment « sort du lot », explique un membre du collectif Argone, qui se mobilise pour la sauvegarde de cette architecture 70 conçue par l’architecte René Naulleau, en association avec l’agence Barto. Le collectif réclame la labellisation du bâtiment au titre de « patrimoine du XXe siècle » contre la volonté de la mairie, qui se retrouverait alors avec un bâtiment intransformable. Pour l’adjoint à l’urbanisme, « le bâtiment est intéressant, mais difficilement reconvertible. Il y a peu d’ouvertures, par exemple. Si on interdit toute transformation et qu’aucune autre destination que le cinéma n’y est possible, le risque est qu’il devienne une friche et la Ville veut l’éviter à tout prix. » La lutte pour un atterrissage en douceur continue sur Change.Org, où le collectif Argone a déposé une pétition.

Via Ouest-France 

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Via Ouest-France

 

50 nuances de Gehry

Prophétique «Votre créativité commence avec votre curiosité». Introspectif « Vous devez trouver votre voix ». Implorant « promettez-moi de prendre le risque de faire quelque chose pour l’humanité ». Voici quelques phrases que l’on peut entendre dans la présentation vidéo de la master class de Gehry. Le Pritzker endosse les habits de coach pour apprendre tout ce qu’il sait de l’architecture en 15 leçons, rien que ça, pour la modique somme de 90 US$. Les plus chanceux auront le droit à une correction avec le maestro. Faut-il se ruer sur l’offre, ou attendre la sortie de la version holographique, avec enseignement du fameux doigt d’honneur de Frank O. en bonus ?

Via FastcoDesign

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Photo: Jason LaVeris/FilmMagic/Getty Images Via FastcoDesign

 

Acouphènes architectoniques

« Pourquoi ça tombe ? », demandait faussement candide l’ingénieur Mario Salvadori en titre d’un de ses ouvrages expliquant l’art des structures par leur faillite. « Pourquoi ça siffle ? », s’interroge le Guardian après que la tempête Doris ait mis en avant la propension siffloteuse de nombreux immeubles « les réseaux sociaux regorgent de plaintes contre les immeubles sifflants. Des ensembles de bureaux entiers ont été transformés en flûte divine par la tempête. Des vidéos chargées sur YouTube montrent la nouvelle aile d’un hôpital de Torbay en train de chantonner dans le vent… ». Et le phénomène n’a pas attendu le passage de Doris pour se manifester. À Manchester, la Beetham Tower conçue par l’architecte Ian Simpson s’est rendue célèbre pour ses penchants siffleurs avant même sa livraison. Le problème est lié à « des mécanismes de rétroaction lors de l’émission de tourbillons détachés » expliquent des scientifiques du département de recherche son et vibration de l’Université de Southampton. « Le remède aux sifflements est aussi unique que le bâtiment » détaille les chercheurs. Ainsi, le Cityspire de New York s’est fait dépouiller de tous ses stores à seul fin de lui couper le sifflet.

Via The Guardian 

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1WTC … sounded ‘like a train passing by’. Photograph: Siegfried Layda/Getty Images via The Guardian

 

Orléans turbulent

Coup de foudre dans la cité Johannique : la mairie d’Orléans et le Frac Centre décident de collaborer. « C’est la première fois en France, explique Abdelkader Damani, directeur du Frac centre, qu’un Frac s’associe à une collectivité locale pour ce que j’appelle la “fabrique du réel”. » Concrètement, le centre dédié à l’architecture contemporaine est désormais associé à l’élaboration des grands projets d’urbanisme de la municipalité ». Le FRAC va participer au choix du « MOBE (musée d’Orléans pour la biodiversité et l’environnement), CO’Met (la grande salle au parc des expositions), la Vinaigrerie Dessaux, la future piscine ou encore la cité musicale sur le site Porte-Madeleine. » « Petit à petit, le but est de construire une identité architecturale contemporaine à la ville, de positionner notre métropole comme une métropole d’innovation architecturale », précise Abdelkader Damani.« Mais la coopération ne s’arrête pas là. Elle se fait aussi dans le domaine culturel. Les Turbulences participent désormais aux actions “hors les murs” de la municipalité. Surtout, la ville s’associe à la Biennale d’architecture lancée cette année par le Frac (lire par ailleurs), qu’elle financera à hauteur de 100.000 € par édition. “Pendant six mois, Orléans sera la capitale de l’architecture française voire mondiale !”, se félicite Nathalie Kerrien, adjointe à la culture ». Voire la capitale de l’architecture pour tout l’univers, vu le vaisseau rebelle qui fait office du siège du Frac Centre.

Via La République du centre 

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Via La République du Centre

 

La probabilité d’un retard

« Les professionnels le savent, les chantiers sont généralement en retard et coûtent plus cher que les devis établis. On peut rager contre les responsables ou la malchance. On peut aussi se demander : et si les coups du sort qui paraissent s’acharner sur ces vastes chantiers n’en étaient pas vraiment ? » Professeur de sociologie de l’université Paris-Diderot, Gérald Bronner mène l’enquête sur les fameux retards qui émaillent malheureusement trop souvent les chantiers. « Prenons un tout petit peu de hauteur, explique Bronner en montant dans sa grue. Ce type de projets ne peut être achevé qu’en respectant de nombreuses conditions : pas de retard dans la livraison du matériel, pas de météo trop défavorable, pas de mouvements sociaux, etc. Dans l’esprit de ceux qui ont à juger du calendrier de tels projets, la probabilité de rencontrer chacun de ces problèmes séparément est suffisamment faible pour inciter à l’optimisme. Cet optimisme est en réalité déraisonnable, car la probabilité qu’un projet se réalise sans encombre est la probabilité conjointe de la non-réalisation de chacun de ces événements. En d’autres termes, il aboutira dans les temps si telle condition est remplie, et telle autre, et telle autre, etc. Or l’esprit humain est mal équipé pour bien évaluer cette structure de probabilités composées : il a tendance à les surestimer largement ». Bronner poursuit « Ainsi, puisque nous posons rarement sur papier les probabilités (même grossièrement évaluées) associées à chacune de ces étapes, nous pouvons aisément avoir l’impression que le projet sera réalisé dans les temps. ». Les dépassements budgétaires observés sur les Philharmonies – à Hambourg ou Paris – les parlements écossais ou autre station du PATH à New York seraient les simples manifestations d’une foi inoxydable en l’avenir. Incurable optimisme du BTP !

via Pour la science 

philarmonie_chantier en retard
Via Pour la Science

 

Béton, banc cher

Les néophytes trouveront sans doute moche ce banc en béton trouvé dans le jardin de la maison d’un électricien de la métropole stéphanoise. Pourtant, ce banc-borne du modèle « Firminy » avait été dessiné par Le Corbusier, et aurait dû « civiliser » et éclairer les environs de la maison de la Culture de Firminy. L’artisan chargé de leur électrification avait gardé cet exemplaire du banc après que la mairie eut décidé de n’en installer que 18 sur les 20 initialement prévus par l’architecte- elle avait revu les plans du Corbu juste après son décès en 1965. Le banc est estimé à 18/22 000 euros par la maison Artcurial qui l’a mis aux enchères mardi dernier. Les trésors du XXe siècle sont des blocs en béton…

Via FranceTV info 

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Olivier Namias

Firminy, la cité méconnue de Le Corbusier

A Firminy (Loire), située à proximité de Saint-Étienne, deux évènements font l’actualité : d’une part la candidature à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité de la Maison de la Culture conçue par Le Corbusier, d’autres part l’exposition Traverses – l’art d’aujourd’hui rencontre Le Corbusier. Celle-ci met en regard son œuvre – aussi bien picturale et théorique qu’architecturale – avec celles de sept artistes internationaux. L’occasion de redécouvrir un site urbain trop peu connu, comprenant pourtant le plus grand ensemble architectural européen construit par l’un des principaux représentants du mouvement moderne.

Firminy_Corbusier

 

Firminy-Vert, un quartier emblématique de la pensée corbuséenne

 

Patrimoine vivant de l’œuvre de Le Corbusier, le site de Firminy est, après la ville indienne de Chandigarh, le deuxième plus grand ensemble architectural au monde et le premier en Europe construit par le maître des modernistes. Véritable incarnation de l’utopie corbuséenne, il abrite une Maison de la Culture, candidate à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité, une unité d’habitation, un stade et une église.

L’ensemble de Firminy est né de la rencontre de son maire, Eugène Claudius-Petit, ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme d’après-guerre, et de Charles Édouard Jeanneret dit Le Corbusier. Dès 1953, le maire lance l’ambitieux projet urbain Firminy-Vert, un quartier construit selon les principes de la Charte d’Athènes, mais ne fait appel à Le Corbusier que pour quelques réalisations emblématiques, en raison de la polémique qui fait rage à son égard suite à la livraison un an auparavant de la Cité Radieuse à Marseille.

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Site le Corbusier Firminy

 

La Maison de la Culture, inclinaison remarquée

Le Corbusier se voit alors confier la réalisation de la Maison de la Culture, érigée entre 1961 et 1965. S’appuyant sur la roche laissée à nu d’une ancienne carrière de grès houiller, elle surplombe le stade en contrebas qui s’inscrit parfaitement dans la cuvette creusée. Du long de ses 112 m, la façade inclinée est rythmée par une composition alternant montants colorés et ouvertures vitrées, dessinée par Iannis Xenakis. La toiture incurvée est le fruit d’une solution technique innovante : les dalles de béton sont posés sur des câbles tendus entre deux façades. Restaurée entre 2009 et 2013, la Maison de la Culture est un patrimoine vivant où se déroulent toujours des activités culturelles prévues initialement, les espaces intérieurs comprenant une salle de théâtre, une bibliothèque, un auditorium, une salle d’art plastique, un foyer-bar… Elle est aujourd’hui proposée à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité, parmi une série de 17 autres œuvres de Le Corbusier*.

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Maison de la Culture Le Corbusier
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Maison de la Culture Le Corbusier
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Site Le Corbusier : Maison de la Culture © Fondation Le Corbusier / Hubert Genouilhac / PhotUpDesign

 

Le stade de Firminy, topographie appréciée

A ses cotés donc, le stade est le seul de l’architecte en France. Construit entre 1966 et 1969, il est actuellement en cours de rénovation. Pour sa conception, l’architecte a su tirer parti du terrain, épousant la forme en cuvette de la carrière. Prouesse technique, l’auvent en béton qui vient couvrir en partie les gradins est en porte-à-faux sur 16 m de profondeur et 32 m de long.

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Stade et Eglise du Patrimoine Le Corbusier
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Stade du Patrimoine Le Corbusier

 

L’unité d’habitation, modèle renouvelé

Le maire de Firminy avait également confié à Le Corbusier la réalisation de trois unités d’habitation, dont une seule verra le jour, inaugurée en 1967. La maîtrise d’œuvre est assurée par André Wogensky, exécuteur testamentaire à la mort de l’architecte en 1965 ; cherchant à éviter une « pale copie » du maître, il manifestera son intervention par l’utilisation du orange et du bleu foncé. Il va sans dire que la construction sur pilotis est fondée sur l’utopie de la ville verticale, avec ses rues colorées desservant 6 types d’appartements différents, des « machines à habiter » où s’appliquent la mesure du Modulor. Aujourd’hui encore, un millier de résidents profitent des quelques 414 appartements.

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Site Le Corbusier : Unité d’habitation
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Site Le Corbusier : Unité d’habitation © Fondation Le Corbusier / Hubert Genouilhac / PhotUpDesign
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Rue de l’Unité d’Habitation
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Appartement témoin situé dans la « première rue »
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L’école maternelle, conservée avec son mobilier, ferme en 1998 après 30 ans d’utilisation

 

L’église Saint-Pierre, culture favorisée

Le clou de la visite est l’église Saint-Pierre, livrée en 2006 selon les plans du Corbusier. Elle a pour particularité d’être une co-création avec José Oubrerie, assistant de Le Corbusier et auteur du projet d’exécution et de l’achèvement du chantier. Visible depuis un promontoire attenant à la Maison de la Culture, l’église est une pyramide de béton à base carrée évoluant en un cône tronqué culminant à 33 m de haut. Véritable promenade architecturale, elle est conçue pour être appréciée en mouvement, l’utilisation de la rampe permettant de multiplier les points de vue sur l’objet architectural. A l’intérieur, les percements dans le béton dessinent une constellation, offrant une lumière changeante au cours de la journée. L’église est aujourd’hui un lieu culturel plus que cultuel, le socle du bâtiment ayant changé d’affectation au profit d’un centre d’interprétation. Depuis le 28 mai, elle accueille l’exposition Traverses, mettant en regard le parcours artistique de Le Corbusier et de sept artistes internationaux.

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Eglise Saint-Pierre
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Site Le Corbusier : Eglise Saint-Pierre
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Site Le Corbusier : Eglise Saint-Pierre

Un site d’exception donc, dont le Corbusier ne verra pas la fin. Aujourd’hui patrimoine vivant, dont une grande partie est classée au Monuments Historiques, l’ensemble constitue le plus grand témoignage européen de la pensée corbuséenne.

 

*Marc Petit, maire de Firminy et président fondateur de l’Association des Sites de le Corbusier, appuie la candidature sérielle et transnationale de « L’œuvre de Le Corbusier : une contribution exceptionnelle au Mouvement Moderne » au patrimoine mondial de l’Humanité. Celle-ci comprend 17 œuvres, dont la Maison de la Culture de Firminy, et implique 7 états : la France, l’Argentine, l’Allemagne, la Belgique, l’Inde, le Japon et la Suisse.

 

Amélie Luquain

 

 

Site ouvert tous les jours de 10h à 18h (sauf le mardi de septembre à juin). Plein tarif : 6,50 en visite libre et 7,50 en visite guidée. www.sitelecorbusier.com