Thomas Dubuisson, admis à l’Académie d’architecture

Mercredi 21 février 2018, présentée par Jean-Michel Wilmotte, se tiendra une séance d’installation d’un nouveau membre titulaire de l’Académie d’architecture. Dans un hommage à Pierre Devinoy, Thomas Dubuisson, co-fondateur de l’agence Search, rejoindra les 220 architectes français élus au collège des membres titulaires.

Héritière de la Société centrale des architectes fondée en 1840, l’Académie d’architecture a pris son nom actuel en 1953. Installée au 9 places des Vosges, elle est présidée depuis 2016 par l’architecte Manuelle Gautrand. Les membres de l’Académie, admis par cooptation, sont répartis en quatre collèges. Le collège des membres titulaires comprend 220 architectes français élus parmi les architectes de notoriété nationale et internationale ; celui des membres associés est composé de 100 personnalités françaises ou étrangères ; 70 architectes étrangers forment le collège des membres étrangers ; le collège des membres bienfaiteurs inclue les mécènes.

 

 

Manuelle Gautrand s’inquiète de l’avenir du C42

Manuelle Gautrand s’inquiète de l’avenir du C42

Emblématique showroom de la marque Citroën installé sur l’avenue des Champs-Elysées, le C42 ferme définitivement ses portes dix ans seulement après son inauguration. Manuelle Gautrand, son architecte, fait part dans une lettre ouverte de son inquiétude quand au devenir de ce projet, qui reste son œuvre la plus connue. 

Les illuminations de Noël sont trompeuses. Tandis que les Champs-Elysées scintillaient de toutes leurs guirlandes, chez Citroën, on coupait le courant.

En ce 31 décembre 2017, après exactement dix années de loyaux services et un succès incroyable (10 millions de visiteurs), le C42, le navire amiral de la marque au chevron baissait le rideau. En cause officiellement, une nouvelle politique commerciale vouée à favoriser la multiplication des mini-espaces d’exposition au détriment des « vastes » showrooms.

 

Mais en réalité, derrière l’annonce trompeuse de cette nouvelle politique, il y a un problème bien plus ancien et plus profond : en 2012, seulement 5 ans après son inauguration, Citroën vendait son navire amiral. En cause, une sombre année où le groupe PSA a dû vendre une grande partie de ses actifs immobiliers pour renflouer les caisses d’une marque aux abois, y compris ce « bijou de famille », cet immeuble sis au 42 avenue des Champs Elysées dont le terrain avait été acquis en 1927 par André Citroën. Ce dernier avait souhaité y créer sa vitrine internationale à l’occasion du Salon de Paris de 1928, avec déjà une architecture très avant-gardiste.

 

C’est donc en 2012 que l’avenir du C42 actuel a basculé : il a été cédé à un investisseur pour une très belle somme en contrepartie d’un loyer très élevé. C’est, à n’en pas douter, la raison principale de l’abandon du C42 par Citroën fin 2017.

Citroën nous indiquait pourtant à ce moment-là, la main sur le cœur, vouloir en rester locataire pour « très longtemps » et que cela ne changerait rien, ni en terme d’usage, ni en terme d’aspect architectural puisqu’ils ne quitteraient pas les lieux. ….

 

Pourtant, lorsque Citroën a lancé en 2002 une consultation internationale d’architecture, le programme était clair : imaginer un bâtiment dont l’architecture elle-même puisse exprimer profondément l’ « ADN » de la marque, son histoire et ses ambitions, et en faire un lieu d’exposition et d’échange baigné dans cet univers automobile si particulier : une marque éminemment française et attachante, qui a fait rêver des millions de personnes dans et hors de nos frontières. Le programme était clair parce que l’ambition de Citroën était claire : se réinstaller définitivement sur les Champs Elysées avec un lieu capable de faire rayonner la marque.

 

Si j’ai gagné cette consultation, à l’unanimité du jury, face à des concurrents prestigieux (dont deux lauréats du prix Pritzker – le « Nobel » de l’architecture –  Zaha Hadid et Christian de Portzamparc), c’est justement parce que ce jury a estimé que ma proposition architecturale symbolisait parfaitement cet univers de la marque, son « ADN ».

 

Sous son origami de verre, le projet est conçu comme un présentoir géant évocateur des rampes qui grimpaient en hélice dans les garages de notre enfance, il est fort d’une structure porteuse complexe qui le rend totalement indépendant des bâtiments qui le flanquent, et sa façade s’inspire des chevrons, logo de la marque. En fait, tandis que le « contenant » (l’enveloppe) fait rayonner le chevron,  le « contenu » (l’intérieur) fait rayonner les voitures, installées comme les œuvres d’un musée…

 

C’est ainsi que le C42 a connu les honneurs de la presse internationale, fait l’objet de nombreuses couvertures de magazines, reçu de multiple prix d’architecture et a été le sujet de plusieurs films documentaires. Ses représentations (maquettes, dessins, plans, etc…) sont rentrées dans les collections permanentes de deux institutions culturelles nationales : le Centre Georges Pompidou et le Musée des Monuments Nationaux – la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

 

 

Pourtant Citroën est parti, et le bâtiment est désormais vide, sombre, inhabité et sans entretien. C’est pour moi terrible d’un point de vue de l’esprit et du cœur, mais aussi pour mon image professionnelle: le préjudice moral que je subis est indiscutable, d’autant plus que sa localisation sur les Champs Elysées en fait  un bâtiment « observé » par des milliers de personnes qui passent devant tous les jours.

 

Ce bâtiment est intimement rattaché à mon nom et c’est sans aucun doute mon œuvre la plus connue. Peu d’architectes ont eu la chance de construire un  bâtiment entier et neuf sur la plus belle avenue du monde. D’ailleurs, depuis 1975 aucun bâtiment neuf n’a vu le jour sur les Champs-Elysées à part celui-ci. Mais peu d’architectes voient un de leurs bâtiments remis en cause à peine 10 ans après son ouverture…

 

Pourtant Citroën est parti, et le propriétaire actuel se retrouve avec ce bâtiment, conçu comme un musée automobile. Je peux comprendre son désarroi et sa perplexité. Que va-t-il en faire ? Le transformer, le démolir ?

Qu’il soit démoli serait un crève-cœur pour moi, et sa dénaturation serait cruelle. Que le bâtiment soit transformé au mépris de tout respect du droit d’auteur, que son atrium soit comblé (pression foncière oblige…), qu’il soit cloisonné et défiguré, cela serait une erreur et même une trahison.

 

Depuis sa fermeture il y a un mois, pas un rendez-vous ne se passe sans que mon interlocuteur ne m’interroge sur ce qui arrive au C42… Je tenais donc à porter ces informations à la connaissance du public afin de répondre aux questions que nombre de personnes ne manquent pas de se poser concernant cette soudaine fermeture.

 

Manuelle Gautrand, architecte.

 

 

Manuelle Gautrand remporte le prix européen d’architecture

Manuelle Gautrand remporte le prix européen d’architecture

L’architecte française Manuelle Gautrand a été nommée lauréate du Prix européen d’architecture de cette année, ce qui en fait la première femme et première architecte française à recevoir cette distinction.

Créé en 2010 par le Centre européen d’architecture, de design et d’études urbaines et le Chicago Athenaeum: Museum of Architecture and Design, ce prix récompense les architectes européens qui se sont engagés à faire progresser « les principes de l’humanisme européen et l’art de l’architecture ».

L’architecte danois Bjarke Ingels, fondateur du cabinet d’architecture BIG, et l’architecte espagnol Santiago Calatrava sont parmi les précédents lauréats du prix décrit comme le « plus haut prix d’architecture ».

Diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier en 1985, Manuelle Gautrand a travaillé pendant six ans dans les studios d’architecture parisiens avant de fonder son studio éponyme à Lyon en 1991 avec son associé Marc Blaising. Trois ans plus tard, l’équipe s’installe à Paris et construit de nombreux équipements culturels tels que théâtres, musées, centres culturels, immeubles de bureaux, logements et espaces commerciaux : le forum de Saint-Louis (2017), qui se distingue par ses 13 blocs orange ; la cité des affaires de Saint-Etienne (2010) ; le Musée d’art moderne de Lille Métropole, d’art contemporain et d’art brut de Villeneuve d’Ascq (2009). Manuelle Gautrand est aujourd’hui présidente de l’Académie d’Architecture.

Reconstruction du cinéma Alésia par Manuelle Gautrand

Manuelle Gautrand reconstruit le cinéma Alésia (Paris 14e), projetant le spectacle en ville.

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© Luc Boegly

 

Vide sculptural

Créé en 1921, le Montrouge-Palace comportait une salle unique de 2800 places, morcelées en 4 salles en 1973, alors qu’il passe sous l’enseigne Gaumont, qui deviennent 7 salles en 1986. Sous l’impulsion du groupe Gaumont-Pathé, il renouvelle son image urbaine. Proche de la place Victor et Helene Basch, sa façade principale orientée plein ouest s’ouvre sur le boulevard du Général Leclerc tandis que la seconde est située sur la rue d’Alésia. L’architecte Manuelle Gautrand profite de cette double orientation pour fabriquer un hall d’accueil traversant, sculpté en creux par la salle qui le surplombe ; le concept est perturbé par le plan Vigipirate, condamnant l’entrée sud. Derrière la façade principale, les circulations sont scénarisées, entrecoupées de vide. Les doubles hauteurs sont scindées de gradins, espaces intermédiaires libres offrant des pauses dans le mouvement continu vers les salles. Le public peut y assister à des projections en off, une façon de démultiplier les écrans. Pour l’instant dévolues à la projection de bandes-annonces et de publicité, ces salles ouvertes transforment le cinéma en lieu de projection totale. S’ajoute à la générosité du dispositif, rare dans une architecture commerciale, un parti-pris sculptural jouant sur la prolongation/inversion des gradins. Le gradinage devient un thème décliné dans tous les espaces servants du complexe, des halls aux circulations. Il est généré par une contrainte particulière de Gaumont, qui se distingue des autres exploitants par l’échappé de tête de 15 à 18 cm entre chaque rang, valeur élevée qui a produit des salles particulièrement inclinées. À l’intérieur des salles de projection, les interventions restent limitées par les codes Gaumont-Pathe, imposant les sièges rouges sur fonds noirs.

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© Luc Boegly
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© Guillaume GUERIN
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© Luc Boegly

 

Mitoyenneté

Le cinéma est inséré entre deux mitoyens de nature différente. L’un est un immeuble de logements sur 7 niveaux et l’autre un bâtiment mixte sur 2 niveaux. Pour assurer le maintien des ouvrages, les spectaculaires arches en béton de l’ancien cinéma vouées à la démolition ont été préservées pour maintenir les murs durant une bonne partie du chantier. Concernant l’acoustique, les concepteurs ont limité autant que possible les points d’appui structurels, pour isoler les salles de projection entre elles et vis-à-vis du voisinage. Les problématiques acoustiques usuelles des cinémas ont été accrues du fait d’une mitoyenneté directe et d’une structure mixte béton/charpente métallique. Il a fallu limiter les points d’appui et mettre en place des principes de doublages isolants et autoportants sur les parois des salles, en plafond (faux plafonds isolants sur suspentes à ressorts) et en plancher (faux planchers et gradins désolidarisés sur plot anivibratiles).

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Plan du RDC, coupe longitudinale et maquettes conceptuelles © Manuelle Gautrand Architectured

 

Écran lumineux

La mitoyenneté fut également difficile à appréhender en façade, les bâtiments adjacents ne pouvant accepter de nuisances, qu’elles soient sonores ou visuelles. Or, dans une référence à Blade Runner, l’architecte qui se dit volontiers cinéphile projette les films directement sur la façade, support de multiples animations. Haute de 21 mètres et large de 25, elle supporte douze grands rubans verticaux vitrés aux plans inclinés, se terminant en marquise accueillante et protectrice en partie basse, en débords d’environ 3 m sur le trottoir. Y sont disposées 3730 barrettes de LED, formant une grande résille animée. À mi-chemin entre l’installation et la peau numérique, 229 500 points LED sont contrôlés indépendamment, permettant la diffusion d’images et d’ambiances lumineuses sur l’avenue du Général-Leclerc. La largeur de l’avenue libère cette façade média des problématiques de nuisances visuelles en vis-à-vis, mais pas des nuisances latérales, à tel point que les extrémités de la façade n’ont pu être habillées de LED, définissant un cadre noir. Quant à la façade arrière, le principe de rubans plissés s’y décline timidement, mais abandonne l’éclairage artificiel.

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© Guillaume GUERIN

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© Guillaume GUERIN
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© Guillaume GUERIN

 

Le cinéma Alésia n’est pas le seul à avoir fait peau neuve. La politique du groupe Gaumont-Pathe s’est appliquée à d’autres salles, reconstruites elles aussi par des architectes choisis à l’issue d’une étude de faisabilité. Le cinéma Gobelins (Paris 13e) reprend son nom historique, Les fauvettes. Là encore, le temps des affiches semble bien révolu, l’agence d’architecture Loci Anima de Françoise Raynaud optant pour un mur pixelisé conçu avec l’artiste Miguel Chevalier. Au Gaumont-Convention (Paris 15e) pas d’affiches bariolées, ni de néons qui clignotent pour Jean-Pierre Buffi mais une façade « lanterne » qui signale sa présence derrière sa peau de verre. Tout est bon pour renouer l’esprit de la Ville lumière et le spectacle du cinéma dans la ville !

Amélie Luquain

 

Fiche technique

Reconstruction du cinéma « Alésia ». Maîtrise d’ouvrage : Gaumont-Pathe Maîtrise d’œuvre : Manuelle Gautrand Architecture BET : ON concepteur lumière. TESS ingénierie façades. KHEPHREN INGENIERE ingénierie structure. INEX ingénierie fluides et ascenseurs. PEUTZ : ingénierie acoustique. GETRAP maitrise d’œuvre d’exécution. Localisation : 73 avenue du Général Leclerc Paris 14e. Programme : 8 salles de cinéma avec 1380 places au total, hall d’accueil, espace atrium, bureaux Surface SDP : 3600 m² Montant des travaux : 12 M HT Dates : études 2011 chantier 2014 livraison 2016

 

A retrouver dans CREE 379, rubrique Matières Réfléchies – Lumières

Manuelle Gautrand, doublé gagnant

 

L’agence d’architecture française Manuelle Gautrand Architecture remporte deux projets à l’international : l’un à Stockholm (Suède) pour la restructuration-extension d’un ensemble immobilier tertiaire, l’autre à Parramatta (Australie) pour la construction d’un bâtiment communautaire et municipal.

Manuelle-Gautrand_Parramatta_australie
Axonométrie des plateaux du bâtiment communautaire et municipal à Parramatta (Sydney)

 

Restructuration-extension du Brädstapeln à Stockholm

Manuelle-Gautrand_Brädstapeln_Stockholm_Suède

Situé en plein cœur de Stockholm, proche de la gare centrale, l’ensemble immobilier de 40 000 m2 nommé « Brädstapeln » est emblématique de l’architecture brutaliste qui s’est imposée en Suède dans les années 70-80. Émanent d’une consultation privée lancée par les copropriétaires de l’ensemble, l’opération est confiée à Manuelle Gautrand pour la conception des 15 000 m2 de surélévation, associée à l’agence suédoise Equator pour la restructuration lourde du socle du bâtiment existant. Fruit du hasard, on notera que l’agence Equator avait implanté un village sur le toit du Klara Zenit (Stockholm), un autre immeuble des années 70.

Manuelle-Gautrand_Brädstapeln_Stockholm_Suède

L’idée : réveiller ce patrimoine en le dotant d’une coiffe digne de ce nom. Celle-ci sera formée de volumes losangés, juxtaposés les uns aux autres dans un mouvement ascendant, étagés sur deux niveaux en partie sud, coté ville historique et sur quatre en partie nord, face au canal. Entre l’existant et la surélévation, se glissera un espace de respiration constitué d’un jardin en belvédère sur le territoire. Le chantier devrait démarrer en 2017.

Manuelle-Gautrand_Brädstapeln_Stockholm_Suède

Manuelle-Gautrand_Brädstapeln_Stockholm_Suède

Équipes concurrentes

MANUELLE GAUTRAND ARCHITECTURE (Paris-France) associée avec EQUATOR (Stockholm – Suède)

SNøHETTA (Oslo – Norvège)

SRATEGISK (Stockholm – Suède)

 

 

Construction d’un bâtiment communautaire et municipal à Parramatta

Manuelle-Gautrand_Parramatta_australie

Manuelle-Gautrand_Parramatta_australie

Cette fois-ci issue d’un concours public lancé par le Parramatta City Council, un quartier de Sydney, la future construction d’un bâtiment communautaire et municipal dénommé PS4 prendra place au sein d’un important aménagement urbain, le Parramatta Square Urban Development. Toute une logique !

Pour cet équipement mixte de 12 000 m2, qui regroupera des salles du conseil municipal, une médiathèque, un « hub technologique », des espaces associatifs, un « centre de contrôle Smart City », etc… la ville de Parramatta souhaitait « un objet architectural iconique ».

 

Manuelle-Gautrand_Parramatta_australie

Face à une vaste esplanade, le bâtiment prolongera l’Hôtel de Ville historique. La volumétrie sera sculptée selon la course du soleil, les contraintes urbaines imposant le respect de l’ensoleillement de l’espace public. Ainsi, le plan de la façade sud s’inclinera, tandis que la façade nord s’élèvera vers le ciel. L’ensemble, marqué par le jeu de décalage des volumes cristallins, sera parsemé de terrasses, jusqu’au haut du bâtiment qui semblera se dématérialiser.  Manuelle-Gautrand_Parramatta_australie

Équipes concurrentes

MANUELLE GAUTRAND ARCHITECTURE (Paris-France), associé avec les agences DESIGNINC (Sydney-Australie) et LACOSTE+STEVENSON(Sydney – Australie)

JOHNSON PILTON WALKER (Sydney – Australie)

FRANCIS-JONES MEREHEN THORP (Sydney – Australie)

S.J.B. (Melbourne – Sydney – Australie) associés à LAHZNIMMO ARCHITECTS (Sydney – Australie)

 

Suivant l’exemple de l’architecte français Michel Rémon qui s’exporte à Tel Aviv, Manuelle Gautrand va construire elle aussi, à double reprise, des projets en territoires étrangers face à des équipes d’architectes locales. Est-ce là le début d’un renouveau pour l’architecture française qui peine à accéder à des commandes emblématiques sur son propre sol face aux « starchitectes » étrangères ?

Amélie Luquain

 

Courtesy Manuelle Gautrand Architecture