La monographie de l’agence Jean-Paul Viguier et Associés en librairie !

La monographie de l’agence Jean-Paul Viguier et Associés en librairie !

Depuis les années 80, Jean-Paul Viguier a conçu des tours de bureaux et des sièges sociaux, des logements et des hôtels, des gares, des musées, des centres hospitaliers et commerciaux… Au-delà de cette diversité programmatique se dévoile la cohérence d’un parcours construit le long d’un discret fil rouge, mis en exergue dans cet ouvrage par dix réalisations – parmi lesquelles la tour Majunga à la Défense, le nouveau quartier de l’Amphithéâtre à Metz, l’Oncopole de Toulouse ou encore le musée McNay au Texas -, qui s’inscrivent dans une démarche tantôt de réinvention (des logements, de la tour, de la ville, de la symbolique du bâti), tantôt de réconciliation (entre architecture et nature, public et privé, existant et contemporain). Découvrez cette nouvelle publication de la collection « Visages de l’architecture » par CREE Éditions en librairie et sur www.shop-beemedias.fr

Drôle de futur : la revue de presse du 06/02/2017

Drôle de futur : la revue de presse du 06/02/2017

Rémunération des architectes en Europe – PLU sauvé à Thionville – Wilmotte imagine 2017 – Maison du futur à Alençon – Transports par fil ou en tube : téléphériques et Hyperloop à Metz, Brest ou dans le monde – la revue de presse du 6 Février 2017

 

 

Insomnies urbaines

«Ca m’a empêché de dormir tout le mois de janvier», confie l’adjoint au maire de Thionville Roger Schreiber au Républicain Lorrain. Ses insomnies ont une cause insolite et urbaine : le destin du PLU, que le tribunal administratif menaçait d’annuler depuis une première audience tenue début janvier, suivant les recommandations du rapporteur public. Un particulier mécontent qu’une parcelle en sa possession soit rendue inconstructible par les nouvelles dispositions réglementaires avait introduit fin 2013 un recours pour vice de forme. Bien conseillé, il était à deux doigts d’avoir gain de cause. « Sur le fond, nous aurions pu nous réjouir d’une annulation de ce PLU que nous ne cessons de critiquer depuis que nous sommes arrivés aux responsabilités, indique Roger Schreiber. Mais une annulation aurait été catastrophique pour la ville. Tous les projets auraient été gelés. Toute notre stratégie de redynamisation en aurait été affectée. ». Heureusement, la Ville a proposé un arrangement gagnant-gagnant au requérant, qui a fini par se désister au nom de l’intérêt de la ville, explique Schreiber. Le juge administratif a finalement annoncé aux parties qu’il abandonnait la procédure, qu’il aurait pu poursuivre malgré ce désistement. « On est vraiment passé à deux doigts de la catastrophe », affirme Schreiber, soulagé d’avoir sauvé in extremis le soldat PLU.

Via Le Républicain Lorrain

 

 

Patate

« Nous venons d’emporter le chantier du siège de l’ONU en Afrique de l’Ouest, 38 000 m² regroupant les 33 agences de la région à Dakar. Il prendra la forme d’un moulin à eau, avec l’auditorium au centre… Le chantier commencera à la fin de l’année, je suis impatient, c’est l’un des projets les plus excitants de 2017, un bâtiment incroyable ! Aussi, nous avons débuté il y a trois semaines les travaux pour l’extension du Centre de Gestion Sportive Ferrari de Maranello que nous avons livré en 2015… Concernant le projet auquel j’aurais aimé participer, je dirais les constructions de nouveaux stades en Russie, où nous avons remporté le concours pour le stade de Kaliningrad, et au Qatar pour la coupe du monde de football en 2022. Le sport permet des recherches architecturales pointues, j’aime cette liberté ! ». Avec tant de projets aussi excitants, Jean-Michel Wilmotte risque lui aussi bien des insomnies. L’indéniablement “architecte à succès”, tel que le qualifie The Good Life, livre dans une interview sa vision de l’année 2017. Entre autre prophéties « en 2017 on pourrait voir débarquer des chambres et des salons, au cœur des bureaux. La frontière avec la maison sera de plus en plus fine, les entreprises demandent de plus en plus de personnalisation ». Rendez-vous en pantoufle dès juin rue du faubourg Saint-Antoine, à l’agence de l’architecte, pour tâter les matelas, secouer les couettes et admirer les nouveaux papiers peints matérialisants ces mutations sociétales.

Via The Good Life 

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Le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe, inauguré en octobre 2016 à Paris via the good life

 

Salaire d’architectes : la France sous la moyenne

Le conseil des architectes d’Europe vient de diffuser l’édition 2016 de son étude biennale sur la profession. Bonne nouvelle « l’architecture en Europe est une profession en croissance, notent les auteurs de l’étude. Le nombre d’architectes en Europe est estimé à environ 600.000, soit une augmentation de 4% depuis 2014 », relève Batiactu, et par rapport à 2014 « le revenu moyen des architectes est supérieur de 10%, c’est une première depuis la réalisation de cette enquête en 2008 ». Mauvaise nouvelle : la France glisse à la 11e place en terme de revenu. Gagnant 27 986€/an en moyenne, les architectes français ont des revenus inférieurs à la moyenne européenne. « Des pays tirent par ailleurs leur épingle du jeu et enregistrent les plus fortes hausses entre 2014 et 2016, tels que la Roumanie (de 9.822 € à 15.274 €), la République Tchèque (de 13.150 € à 17.518 €), la Slovénie (de 19.808 € à 24.406 €). En revanche, les salaires moyens sont plus faibles dans une poignée de pays, les plus fortes baisses sont enregistrées par les architectes en Bulgarie (de 9.506 € à 6.564 €), aux Pays-Bas (de 54.496 € à 39.047 €) et en Espagne (de 28.354 € à 24.390 €) ». Pour gagner plus, il faudra déménager au Luxembourg, où le revenu a bondi de de 48.701 € à 58.725 €. Le paradis architectural serait-il proche du paradis fiscal ?

Via Batiactu 

 

Salaires des architectes : travailler beaucoup pour gagner peu en Italie

L’Italie totalise 27% des architectes d’Europe, avec 2,5 architectes pour 1000 habitants contre 0,96 pour le reste du vieux continent, selon un rapport du CRESME (Centre de recherche économiques et sociales du secteur du bâtiment). Bémol, leur revenu moyen de 19.000€ place les architectes de la botte en 19e position par rapport à leur confrères européens des 27, soit « en dessous des situations Turques (sic), Slovènes et Estoniennes ». Le revenu mensuel net des architectes reste en dessous des 1 190 euros, quand la moyenne européenne est de 1 360 euros. Les cours d’architectures que nos voisins transalpins recevraient à l’école primaire ne valent pas aux architectes italiens une reconnaissance financière.

Via West Info 

 

Visage du futur

Rêvons un peu : « Imaginez des poteaux imprimés en 3D qui soutiendraient votre maison, comme le feraient des murs porteurs. La lumière du jour en plus. Ou bien un hélidrone sur le toit, pour permettre à un drone de livrer vos colis même pendant votre absence. Une douche munie d’autant de boutons que de membres de la famille dans laquelle chacun retrouve, en un geste, sa température idéale. Une habitation hyperconnectée pilotée par une tablette. Des vitres photochromiques qui s’adaptent à la luminosité (les verres s’obscurcissent en cas de grand soleil, s’éclairent s’il fait sombre). Un système de récupération des calories de l’air rejetées par la maison… Toutes ces innovations, et bien d’autres, « une cinquantaine sont prévues », seront bientôt rassemblées dans une maison qui sera construite à Alençon (Orne)», que son maître d’ouvrage, Maisons France Confort, a baptisé Yris. Le constructeur de maisons individuelles leader de son département fête un siècle d’activité avec cette maison prototype, qui n’a pas vraiment de prix. « À l’aube de ses 100 ans, l’entreprise familiale, qui emploie 1 600 salariés, dont une centaine à Alençon, au siège social, veut montrer qu’elle pense déjà au logement de demain. Pour y parvenir, les dirigeants de Maisons France Confort ont également eu l’idée de réunir dix-huit partenaires « afin de réfléchir ensemble à toutes ces innovations ». Lafarge, Velux, EDF, Bosch… Chacun apporte ses idées, et sa pierre à l’édifice ! ». Glissons leur cette idée folle pour la future fête des 200 ans : inviter un architecte…

Via Ouest-France 

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via Ouest France

 

Transports de joie

Les financements permettant la construction de lignes de tramway manquant à l’appel, le téléphérique reprend de la hauteur loin de ses montagnes natales « Simple effet de mode ou moyen de transport du futur ? Le téléphérique urbain s’envisage aujourd’hui comme une alternative sérieuse. Réinventer la ville, la propulser dans la métropole de demain fait du dossier des transports l’épicentre des réflexions. Après le lancement du téléphérique brestois, Nancy y pense sérieusement et Metz n’exclut plus d’y réfléchir.» Justement, des étudiants de Nancy ont choisi Metz comme terrain d’étude pour l’implantation d’un téléphérique, hypothèse figurant dans un rapport du Conseil Economique et Social intitulé « Metz 2023 et au-delà ». Emmenés par Manuela Franzen, leur enseignante, 10 architectes en herbe ont imaginé une ligne dont l’un des terminus jouxte un projet de Maison Edouard François, agence dont Franzen est associée. « Il faut dire qu’à voir les croquis et les visuels, on se prend vite à rêver. Le téléphérique tricote un lien entre la Zac de l’Amphithéâtre et le cœur historique de la ville. Certaines lignes se poursuivent même jusqu’à Queuleu. Le long de son fil un nouveau flux se crée. Le téléphérique, plus qu’un moyen de recoudre le tissu urbain, peut aussi changer le destin d’une ville ». Un destin qui tient à un fil n’est pas forcément très enviable.

Via La semaine 
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Transports à la peine

« Pour des questions d’économie, la plupart des projets se sont calqués sur le téléphérique de Brest, à savoir un transport sur câble fixe avec une station moteur et une station d’arrivée. Le dispositif comprend 2 télécabines d’une capacité de 60 passagers chacune », expliquait Mme Franzen à propos de son étude messine. Le téléphérique brestois sert en exemple à bien des villes. Inauguré fin 2016, il peine pour l’instant à fonctionner, et ne totalise qu’une quinzaine de jours d’exploitation depuis sa mise en service novembre dernier « En décembre, après une dizaine de jours d’exploitation, au cours desquels les deux nacelles ont transporté près de 40 000 personnes, l’appareil a été mis à l’arrêt en raison d’une série de “petits défauts techniques”, tels que « l’ouverture intempestive » des portes, alors que la cabine se trouvait à une cinquantaine de mètres au-dessus du sol, alors qu’un technicien était à bord » relate Le Monde. « Comme pour tous les systèmes neufs, il faut en peu de temps pour les réglages et le rodage, a tenté de justifier lundi, Jean-Luc Bouhadana, directeur de Keolis Brest qui exploite le réseau de transports en commun de l’agglomération». Mais pour le délégué de CFDT de la société, « Tout a été fait dans la précipitation. » Avant la mise en service du téléphérique, « on avait alerté sur des effectifs sous-dimensionnés et une organisation du travail qui n’était pas au rendez-vous », a-t-il fait savoir à l’Agence France-Presse». Dernier problème vendredi, une passagère a été blessée lors du freinage d’urgence de la cabine. Un arret brusque et inexpliqué « Le poste de commandement aurait perdu la cabine », selon M. Daniel ». Envolée ?

Via Le monde 

 

Hyperfloop?

Parmi les miracles que nous promettent les gourous des technologies, l’Hyperloop tient une place de choix. Ce système de transport lancé par Elon Musk, fondateur de Tesla et Space X, promet de révolutionner les déplacements en faisant circuler sous vide des navettes à une vitesse dépassant celle du son, soit plus de 1 225 km/h. Ce qui promet de ne pas être aussi facile que de faire rouler une voiture à l’électricité, si complexe que soit cette première tâche. Les concurrents développant des systèmes similaires à l’Hyperloop ont bien réussi à passer de 0 à 100 km/h en une seconde, mais reste à une vitesse de pointe à 482 km/h. Des problèmes plus lourds tiennent à la dilatation des tubes en acier long de dizaine de kilomètres, car scellés pour maintenir le vide. Sur un tronçon de 600 km, elle représenterait 300 mètres qu’on ne saurait où caser. Quand à la réalisation du vide sur ce même tronçon, elle impliquerait d’extraire des millions de mètres cubes d’air, alors qu’on ne sait extraire de la plus grande chambre à vide au monde qu’1,5% de ce volume. La pression sur les tubes serait énorme, générant des coûts de construction et de fonctionnement qui rendraient le projet non viable économiquement, face à ses concurrents que sont le train et surtout l’avion. « Un avion dépense beaucoup d’énergie pour atteindre une altitude de 9 kilomètres, afin de rejoindre une couche de l’atmosphère dans laquelle il vole à l’aise, mais Hyperloop prétend recréer au sol l’atmosphère qui règne à 49 kilomètres de la surface terrestre. Ce qui coute très cher » résume le blog think big. Il est encore temps de se lancer dans les téléphériques.

via Think Big