La France vue de Venise, épisode 7/8 : les activités industrielles et agricoles

La France vue de Venise, épisode 7/8 : les activités industrielles et agricoles

Pour prolonger la présentation du Terreau français exposé à la 15e biennale d’architecture de Venise, sont mis en exergue les bâtiments à caractère industriel. Souvent repoussées à la périphérie, car consommatrices d’espace et génératrices de nuisances, les infrastructures industrielles scarifient le paysage des entrées de villes. On ne connaît que trop bien ces grands hangars indifférents aux contextes qui les entourent, posés là comme des détritus. Et pourtant, leur apporter de la valeur ajoutée permet de transformer le banal en précieux. En portant une attention aux détails et une tendresse dans les matières, souvent puisées dans le vocabulaire industriel, ils ouvrent de nouvelles perspectives au développement suburbain. AL

 

Cité artisanale, Alpes-Maritimes

« Alors qu’elle est souvent vécue comme une contrainte, nous préférons considérer l’économie de moyens comme le berceau d’une nouvelle éthique. Cette dernière consiste en une attention pour les détails et une tendresse pour les matières et les lieux. Nous aimerions contribuer à ce que l’œil perçoive la matérialité de l’architecture partout, dans un rapport de proximité inattendu. Comme l’écrivait Gottfried Honegger : « Nos yeux doivent impérativement apprendre à penser ». (…) Traité avec soin, le banal devient précieux, échappe à sa condition et fait sens. »

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Localisation : Valbonne. Programme : Cité artisanale. Architectes : Comte Vollenweider. Crédit photo : Serge Demailly

 

Locaux de l’opérateur public de collecte, Loire-Atlantique

« Le projet est situé sur un terrain en friche, une ancienne carrière remblayée servant de dépôt de carburant, voisinant avec une aire d’accueil des gens du voyage et une entreprise de charpente, dans un contexte d’entrée de ville marquée par les grandes infrastructures industrielles et portuaires. (…) Sans compromettre la fonctionnalité de cet équipement technique, le projet puise dans le vocabulaire de l’architecture industrielle pour proposer un bâtiment lumineux et urbain, qui s’étire de manière franche et tout en transparence le long du boulevard. »

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Localisation : Nantes. Programme : Locaux de l’opérateur public de collecte. Architectes : DLW architectes. Crédit photo : Stéphane Chalmeau

 

Usine de salaison de jambons, Pyrénées-Atlantiques

« L’insertion paysagère est totalement induite par la logique d’implantation qui a été retenue. L’hypothèse habituelle d’une grande plateforme horizontale provoquant des mouvements de terre a été écartée, au profit d’un encastrement du projet dans la pente naturelle du terrain.La volumétrie du bâtiment ne vient donc pas lutter contre la déclivité, mais cherche plutôt à utiliser celle-ci afin de réduire l’impact visuel de l’édifice, et profiter de l’inertie thermique liée aux parois enterrées. »

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Localisation : Aicrïts. Programme : Usine de salaison de jambons. Architectes : Leibar et Seigneurin. Crédit photo : Leibar et Seigneurin

 

Unité cynophile, Seine-et-Marne

« Un coin perdu entre le chemin de fer, les lignes à haute tension, les usines et la route. Une pure et banale résultante du développement suburbain. Un délaissé de l’agriculture. Un endroit dont l’âme a disparu depuis longtemps. Un territoire délaissé, un programme ascétique pour accueillir des chiens et des policiers. Un bâtiment triangulaire révélant une cour triangle. Symbole de la stabilité, de la sécurité civile. Les angles vifs, les murs massifs définissent une figure militaire défense. Un objet noir absorbant la lumière pour mieux la révéler au cœur de sa masse. Structurée, délimitée et pointant vers le ciel. Une architecture de silence. Pas de compromis ni complaisance. La cour, jardin exubérant et les murs d’un blanc pur. On pourrait y entendre rire et jouer les enfants. Non des chiens qui aboient et que personne n’entend. »

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Localisation : Moissy-Cramayel. Programme : Unité cynophile. Architectes : DDA & Fassio Viaud architectes. Crédit photo : Joan Bracco

 

Bâtiment pour le personnel de l’exploitation viticole, Gironde

« Malgré ses modestes dimensions, le nouveau bâtiment répond à un programme varié traitant à la fois de l’outil de production, des activités pour le personnel et de réception d’hôtes. Il en fait la synthèse sous la forme dense d’espaces imbriqués entre eux, formant une grande maison. Car c’est cela que nous cherchions : que la nouvelle construction incarne la propriété artisanale et familiale et en soit l’image contemporaine. »

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Localisation : Pomerol. Programme : Bâtiment pour le personnel de l’exploitation viticole. Architectes : Fabre de Marien. Crédit photo : Stéphane Chalmeau

Atelier de transformation de légumes bio, Loire-Atlantique

« L’atelier est un process abrité. La notion de filière courte implique en effet une reproductibilité du process. Constitués d’éléments modulaires ou industriels, les éléments de programme prennent place sous une grande couverture qui, en plus de les abriter, inscrit le projet dans son site propre. Nous avons souhaité établir ainsi un lien avec la dimension paysagère du site mais aussi avec l’enseignement dispensé au sein du lycée, mettre en rapport le sud du site avec le Jardin en Mouvement au nord. Nous avons donc déployé une grande treille, objet qui associe l’Architecture, par sa géométrie rigoureuse, au végétal dont il est le support. Le végétal est ici figuré par le tressage de saule, qui rappelle le panier, le contenant de légumes. »

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Localisation : Saint-Herblain. Programme : Atelier de transformation de légumes bio. Architectes : Mabire et Reich. Crédit photo : Guillaume Satre.

 

Pôle agricole et administratif du château Chasse-Spleen, Gironde

« Deux monolithes horizontaux anthracite contenant une enceinte de services et de manœuvre des engins agricoles constituent le nouveau pôle agricole et administratif du château Chasse-Spleen. La gémellité de ces deux bâtiment participe d’un certain sentiment d’étrangeté et leur parallélisme est à l’échelle et dans la logique d’un parcellaire de vignes. Le projet est issu de l’utilisation des codes habituels d’un hangar agricole à la fois poussés à l’extrême et à la fois simplifiés jusqu’à lui conférer une forme d’abstraction dans le paysage. »

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Localisation : Moulis-en-Médoc. Programme : Pôle agricole et administratif. Architectes : Lanoire & Courrian. Crédit photo : Lanoire & Courrian.

 

Bureaux pour des agriculteurs, Landes

« En parcourant les routes rectilignes de la région landaise, une image frappe l’esprit, celle des séquences répétitives des pins qui les longent. Le rythme changeant des arbres sous les effets de la cinétique trouble les sens et appelle l’esprit à s’évader. C’est ce sentiment primitif qui est à la base du projet, situé au cœur de la forêt : retrouver l’alternance des troncs de bois qui s’alignent et laissent passer ou non la lumière et les vues. Cela parle d’un inconscient collectif que nous cherchons à provoquer et qui est influencé, voire enrichi, par les paysages de nos régions. Cet imaginaire commun conditionne les représentations individuelles et collectives, qui émergent de la conscience sous forme de symboles. »

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Localisation : Liposthey. Programme : Bureaux pour des agriculteurs. Architectes : OCEO architectes. Crédit photo : OCEO architectes

 

Citations et iconographie issues du Catalogue du Pavillon français, 15e exposition internationale d’architecture, la biennale de Venise. Nouvelles Richesses, Obras/Collectif AJAP14, Éditions Fourre-Tout, 2016

Mardi prochain 20 septembre, épisode 8 : épilogue

A voir aussi : Prologue : voir la France à Venise

La France vue de Venise, épisode 6/8 : les aménagements urbains

La France vue de Venise, épisode 6/8 : les aménagements urbains

Continuons l’exposition du Terreau français présentée à la 15e biennale de Venise avec une série d’aménagements urbains. Urbanisme fonctionnaliste ou situationniste, quoi qu’il en soit, les aménagements urbains modulent le sol, comportant des dispositifs à dimension sociétale. Toile de fond bidimensionnelle des volumétries bâti, ils viennent mettre en valeur les objets architecturaux, prolongeant leur intérieur jusqu’à les relier entre eux. AL

 

Centre d’expérimentation du développement durable, Meuse

« L’année 2015 d’Ecurey a bien été le démarrage d’un centre d’expérimentation du développement durable en milieu rural (…) Le site d’Écurey, situé en Meuse, est l’un des nombreux exemples de territoires lorrains à avoir été entièrement voué à l’industrie sidérurgique pendant des décennies, puis abandonné progressivement depuis les années 1980. »

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Localisation : Ecurey. Programme : Centre d’expérimentation du développement durable en milieu rural. Architectes : B2H et Jérôme Piquand architectes. Crédit photo : Nicolas Waltefaugle

 

Parc ludico-sportif de Sormiou, Bouches-du-Rhône

« Dans cette enclave sociale, dans ce terrain à très forte déclivité, la démarche du projet s’est évertuée à créer un espace public pour tous et à détourner les programmes à caractère divertissant pour lui donner une dimension plus sociétale, plus humaine. Inspiré de l’œuvre de Levinas et du travail de Natalini, nous avons cherché à mettre en place un ensemble de dispositifs simples, économes et fédérateurs d’altérité et d’empathie. »

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Localisation : Marseille. Programme : Parc ludico-sportif de Sormiou. Architectes : Atelier d’architecture Yvann Pluskwa. Crédit photo : Atelier d’architecture Yvann Pluskwa

 

Aire de pique-nique et lavoir, Jura

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Localisation : Sermange. Programme : Aire de pique-nique, lavoir. Architectes : Territoires. Crédit photo : Nicolas Waltefaugle

 

Renouvellement urbain, Loire-Atlantique

« Il était une fois une barre et une tour au sommet de Saint Nazaire. La barre regardait la rue des troènes sans troènes pendant que la tour regardait la rue des ajoncs sans ajoncs. Toutes deux tournaient le dos à un espace d’un vert sans intérêt. Quelques chênes du bocage effacé cohabitaient avec de nouveaux venus : le cèdre bleu de l’Atlas, le cyprès Lambert et le peuplier blanc. C’est ainsi que s’entendait la verte conversation dehors engagée depuis mille neuf cent soixante quinze. Dans le carnaval des bâtisseurs d’un rêve nouveau en terre rurale, on avait planté ces arbres tel un semis de confettis, et, dans la promesse d’eau et de plein ciel à tous les étages, on en avait perdu le paradis au pied : la terre. »

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Localisation : Saint-Nazaire. Programme : Projet de renouvellement urbain. Architectes : La Terre Ferme. Crédit photo : Myriam Héaulmé

 

Réhabilitation parking et dalle de la Plaine, Val-de-Marne

« Le programme visait à redonner un usage à ce lieu déserté, rendre le parking à nouveau « fréquentable » en améliorant confort, aspect et sécurité. Un programme « banal » pour un quartier de tours de logements, en grande banlieue parisienne. Pas de financement de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et son lot de démolitions mais un budget permettant de requalifier ce qui existe, de retrouver simplement la valeur d’usage au service des habitants, dans un territoire défavorisé mais bénéficiant de la proximité de la capitale. (…) La façade pleine en béton préfabriqué, que la municipalité s’était jusqu’alors efforcée de cacher par la végétation, a été remplacée par une clôture en lattes de bois, laissant abondamment entrer l’air et la lumière. »

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Localisation : Cachan. Programme : Réhabilitation parking et dalle de la Plaine. Architectes : Architectures Amiot Lombard. Crédit photo : Luc Boegly

 

Hameau « Le Clos des Fées », Seine-Maritime

« La logique qui a présidé à l’organisation du Clos des Fées est celle d’un éco-hameau. Les dispositifs mis en place par l’agence CoBe visent à obtenir des effets positifs autant d’un point de vue écologique que d’un point de vue social. (…) Pour lutter contre les mécanismes de repli sur soi propres aux secteurs pavillonnaires, le quartier a été pensé dès l’origine comme le point de rencontre des générations. (…) Ces programmes sont implantés dans un parc paysagé de deux hectares composé de différents espaces publics. (…) La partie habitation, implantée dans la continuité du lotissement existant, compte dix huit chaumières.  Ni clôture, ni barrière, un réseau de noues délimite simplement les parcelles. »

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Localisation : Paluel. Programme : Hameau. Architectes : CoBe. Crédit photo : Luc Boegly.

 

Pavillon et square du centre-ville, Bouches-du-Rhône

« La maison démolie présentait un sol revêtu de carreaux ciments colorés typique de la région et d’une époque. Ces éléments déposés et conservés ont été réemployés pour habiller la table maçonnée de la grange à ciel ouvert. Ils sont également à l’origine du motif faïencé présent sur les façades du pavillon. C’est à partir du dessin originel des carreaux, réinterprété dans les couleurs du drapeau provençal que ces façades ont été dessinées. Le motif permet aujourd’hui d’identifier le projet en lui conférant une image de modernité au travers d’un symbole issu de la tradition locale de la construction. »

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Localisation : Gignac-la-Nerthe. Programme : Pavillon, square urbain, grange, lavoir, jeux d’enfant. Architectes : Bastien Beguier et François Jaubert (COMAC). Crédit photo : Philippe Ruault

 

 

Dépollution des anciennes papeteries Vallée, Côtes-d’Armor

« Situées en Bretagne, les papeteries Vallée, créées en 1855, se sont progressivement déployées dans la vallée du Léguer, rivière qui alimentait l’activité en eau et en électricité. L’usine a fermé en 1965 mais le site a gardé de son passé industriel une charge sociale et affective forte dans le contexte local rural. Le terrain de l’usine fut racheté par deux communautés de communes dans les années 1990. Elles avaient comme programme de commande la dépollution et la mise en sécurité du site. (…) Nous avons décidé d’aller au-delà de la commande technique afin de restituer la forte charge poétique et affective qui se dégage des lieux, en organisant le projet autour de quatre axes de réflexion : eau, topographie, environnement, art. »

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Localisation : Belle-Isle-en-Terre. Programme : Dépollution et mise en sécurité d’un ancien site industriel. Architectes : Agence Laure Planchais. Crédit photo : Agence Laure Planchais

 

Citations et iconographie issues du Catalogue du Pavillon français, 15e exposition internationale d’architecture, la biennale de Venise. Nouvelles Richesses, Obras/Collectif AJAP14, Éditions Fourre-Tout, 2016

Mardi prochain 13 septembre, épisode 7 : les activités industrielles

A voir aussi : Prologue : voir la France à Venise

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La France vue de Venise, épisode 5/8 : les équipements culturels

La France vue de Venise, épisode 5/8 : les équipements culturels

S’en suivent les quelques équipements culturels exposés dans la salle Terreau du pavillon français à la 15e biennale d’architecture de Venise. Bien souvent issus de la volonté d’un maire pour singulariser et animer sa commune, les équipements culturels font signe dans les paysages périurbains, tout en s’inscrivant dans leur contexte. Espaces dichotomiques, ils sont en rupture délibérée avec l’écriture architecturale des constructions voisines, tout en recherchant une sorte de réconciliation. Échelles, formes et matériaux deviennent le faire-valoir d’une insertion ou d’une singularisation urbaine et paysagère. AL

 

Centre socio-culturel, Val-de-Marne

« Le bâtiment dessine entre place et parc un nouveau panorama, en rupture délibérée avec l’écriture architecturale des immeubles voisins tout en se portant garant de leur réconciliation d’échelle. (…) La singularité du bâtiment est renforcée par son bardage de bois brut, matériau exogène à l’écriture architecturale du quartier, visant à affirmer le désir d’en enrichir l’offre architecturale et à évoquer pédagogiquement les engagements écologiques de sa mutation. (…) La mezzanine et le hall-atrium en double hauteur qui les organisent incarnent, physiquement et symboliquement, ce désir de « vivre ensemble ». »

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Localisation : Limeil Brévannes. Programme : Centre socio-culturel. Architectes : Guillaume Ramilien. Crédit photo : Pascal Amoyel.

 

Espace polyvalent, Bas-Rhin

« Son esthétique intemporelle assure une pérennité hors des modes en entrée de village. Son horizontalité marque un nouveau socle de référence au contexte vallonné des environs et du paysage lointain des piémonts du Parc régional des Vosges du Nord. (…) Le projet oscille entre rusticité et contemporanéité, moderne et pittoresque, mais aussi entre simple épure et détails sophistiqués. Généreux avec le privilège du site, un archaïsme contemporain. Une nouvelle sobriété ? »

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Localisation : Hunspach. Programme : Espace polyvalent à vocation culturelle. Architectes : Heintz-Kehr et associés. Crédit photo : Heintz-Kehr et associés

 

Complexe culturel, Haute-Garonne

« Situé sur la commune de Plaisance du Touch, à une quinzaine de kilomètres du centre de la métropole, le projet s’inscrit dans un territoire ordinaire caractéristique des espaces périurbains. Localisé à la sortie du centre ancien, en retrait de la route départementale, dans une zone diffuse et hétérogène, le site est constitué par des bâtiments d’activités (concessionnaires et entrepôts), des résidences de promotions immobilières, un groupe scolaire, un parking et le bâtiment existant. La volumétrie, l’enveloppe unitaire et le mode constructif industriel assurent la continuité avec le contexte. En revanche, avec l’utilisation de matériaux réagissant aux conditions atmosphériques, l’expression architecturale complexe et vivante lui confère une présence singulière. »

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Localisation : Plaisance du Touch. Programme : Complexe culturel. Architectes : PPA architectes. Crédit photo : Philippe Ruault.

 

Le centre d’art de « Grosser Garten », Moselle

« À l’origine du projet, une devise portée par Claude et Jacqueline Reslinger : « Recevoir, donner ». La démarche de ce couple, de commerçants à la retraite, les a amenés à se passionner pour l’art en s’investissant dans une association locale d’expression et de partage artistiques. Ils ont poussé à élargir son rayonnement. Leur curiosité leur a notamment fait découvrir entre autres Joseph Pyrz, sculpteur dont ils sont devenus les mécènes. Le projet du Centre d’Art s’est ainsi organisé autour d’œuvres de cet artiste polonais, avec pour objectif d’incarner et de transcender la diffusion d’un art partagé, au cœur du milieu rural. »

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Localisation : Schorbach. Programme : Centre d’art. Architectes : Gabriel Marot. Crédit photo : Gabriel Marot

 

Musée ornithologique des Hauts de Bonaguil, Lot

« Le bâtiment, par ses volumes, ses matériaux, ses volets, s’inspire de l’architecture des séchoirs à tabac, qui font partie du paysage rural du sud-ouest de la France. Construit en bois de châtaignier, issu de la forêt qui l’entoure, il fait une large place au verre, en façade, comme en toiture, pour représenter ce cadre boisé, fait d’ombre et de lumière. La scénographie fait appel à la symbolique de l’oiseau, symbole de l’âme, qui relie la terre au ciel, d’où leur présentation verticale, sur des mâts et plateaux de tôle perforée, comme s’ils étaient posés sur les branches d’un arbre. »

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Localisation : Les Hauts de Bonaguil. Programme : Musée ornithologique. Architectes : Pascale de Redon. Crédit photo : Vincent Monthiers

 

La médiathèque d’Onet-Le-Château, Aveyron

« Le programme du projet Médiathèque d’Onet-le-Château, en Aveyron, au cœur de la France rurale, visait la mise aux normes d’une bibliothèque très fréquentée à l’architecture datée. (…) En partant de l’indispensable réfection de la toiture, le projet réorganise complètement le programme, le développe sur deux niveaux tout en conservant l’emprise de l’existant. Ce parti permet d’une part de générer un accès à l’étage, ouvert sur une terrasse ensoleillée, et, d’autre part, de créer un gain de surface appréciable sans empiéter sur le parking, indispensable dans cette petite ville rurale. De l’extérieur, la lecture du projet est claire, identifiable par les deux nouveaux volumes en bardage inox, en double hauteur avec mezzanines. »

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Localisation : Onet-le-Château. Programme : Réhabilitation de la médiathèque. Architectes : Raphaël Bétillon et Nicolas Dorval-Bory. Crédit photo : Nicolas Dorval-Bory

 

Centre d’art, Lot

« Il nous semble que tout est là, que nous devons être attentifs, repérer ce qui constitue la singularité du lieu et la conforter. La découverte de cette construction qui exprime avec des moyens réduits l’évidence des usages qui l’ont habitée procure un plaisir proche de celui que donne la lecture d’un discours exposant avec clarté, sans jargon, des phénomènes complexes. La beauté des étables, des auvents et des cours réside dans la capacité de ces ouvrages à témoigner de leur usage, de leur fonction symbolique, de leur construction entendue comme le sens accordé au choix et à la disposition ensemble des éléments qui constituent le tout. »

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Localisation : Beauregard. Programme : Transformation d’une ferme et de ses dépendances. Architectes : FACES. Crédit photo : FACES

 

Salle multiculturelle « la boiserie », Vaucluse

« La grande salle, d’une capacité totale de 1 000 personnes dont 640 assises, est composée d’une scène fixe et de 415 sièges sur gradins télescopiques. Elle est dotée d’espaces d’accompagnement : salle multi-activités pour 30 personnes, espace d’accueil-exposition, foyer, bar, loges, un grand parking. (…) Cet édifice ne se fonde pas ; il s’arrime. À la manière des cartes portulans, il définit sa position exacte par une triangulation à grande échelle. Le point de visée est le massif du Ventoux, et les deux ailes de la construction se déboitent en s’ouvrant vers le Levant. »

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Localisation : Mazan. Programme : Salle multiculturelle. Architectes : DE-SO. Crédit photo : Hervé Abbadie

 

Citations et iconographie issues du Catalogue du Pavillon français, 15e exposition internationale d’architecture, la biennale de Venise. Nouvelles Richesses, Obras/Collectif AJAP14, Éditions Fourre-Tout, 2016

Mardi prochain 6 septembre, épisode 6 : l’aménagement urbain

A voir aussi : Prologue : voir la France à Venise

La France vue de Venise, épisode 4/8 : le logement collectif

La France vue de Venise, épisode 4/8 : le logement collectif

Un Terreau français exposé à la 15e biennale d’architecture de Venise foisonnant, y compris pour le logement collectif. Aux antipodes des mégalopoles qui prônent la verticalité et la densité, le logement collectif en périphérie s’étale. Profitant d’un vaste territoire à disposition, les bâtiments de logements soulignent l’horizon, leur morphologie s’adaptant aux villages ou quartiers dans lesquels ils s’insèrent. Alternative possible aux doux rêves populaires de maison individuelle avec jardinet, répondant aux attentes d’individualisation des habitants, tout en limitant à minima l’étalement urbain, l’habitat intermédiaire ou semi-collectif, comprenant accès individualisés et espaces extérieurs privatifs, est privilégié. AL

 

Quartier Schweitzer, Haut-Rhin

« Le site du projet est celui d’une école des années 1960, inadaptée aux exigences et réglementations actuelles. Loin du centre de la ville dont il est séparé par un canal et une voie ferrée, il se situe dans le quartier nord de Riedisheim qui est en pleine restructuration. (…) Le projet est constitué de quatre bâtiments de deux à trois niveaux, positionnés presque parallèlement sur le site afin d’offrir les décalages nécessaires au bon ensoleillement de chaque logement ainsi que des vues sur le canal voisin. Ces constructions combinent le gabarit traditionnel d’un toit à deux pans et une conception innovante des logements et des matériaux. »

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Localisation : Riedisheim. Programme : école maternelle et 36 logements sociaux. Architectes : DeA architectes. Crédit photo : PM Rouxel

 

La Roche-sur-Yon, Vendée

« Ce projet est d’une échelle « modeste ». Il cristallise un désir souvent partagé de nos contemporains : une maison individuelle avec un jardin et un garage, sans mitoyennetés si possible. (…) Une volonté de mener un projet « intègre », « radical » et « curieux ». « Intègre » parce que nous le souhaitons intact à l’idée première du projet : apporter un espace supplémentaire au logement dans le budget imparti. « Radical » parce qu’il manipule les archétypes de la maison ainsi que les codes vernaculaires locaux en les détournant et en les esthétisant, leur donnant ainsi une autre sonorité. « Curieux » parce que cette construction porte un intérêt prospectif à des modes de vie, dans un espace non qualifié. »

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Localisation : La Roche-sur-Yon. Programme : 7 logements locatifs sociaux. Architectes : Détroit architectes. Crédit photo : Javier Callejas.

 

Caussade, Tarn-et-Garonne

« Le métier d’architecte nécessite aujourd’hui plus que jamais, à la fois, une acuité à lire, interpréter chaque situation et programme et, à la fois, une force de proposition associée à une forme de résistance dans un contexte aux valeurs souvent imposées. »

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Localisation : Caussade. Programme : Maison médicale, logements, aménagements urbains. Architectes : Véronique Joffre. Crédit photo : Véronique Joffre

 

Croix de Montfleury, Isère

« Au cœur de la Tronche (Isère), en limite d’un Espace Boisé Classé qui forme une barrière végétale remarquable pour l’entrée de cette petite agglomération, le projet de douze logements BBC (Bâtiment Basse Consommation) est constitué d’un seul volume. »

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Localisation : La Tronche. Programme : 12 logements. Architectes : Paul & Seguin architectes. Crédit photo : Paul & Seguin architectes

 

Dijon, Côte-d’Or

« Ce projet illustre à sa manière la réconciliation entre production industrielle et petite échelle, préfabrication et qualité du détail, standardisation et caractère. La préfabrication béton est ici un choix pour apporter un surplus de richesse à l’échelle locale par un matériau riche en solutions et aspects. »

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Localisation : Dijon. Programme : 20 logements. Architectes: Ateliers O-S architectes. Crédit photo : Ateliers O-S architectes

 

Saint-Germain-sur-île, Ille-et-Vilaine

« La Cie.Rit est le nom d’un collectif d’habitants de 4 foyers réunis autour d’envies « communes » d’habiter en partageant des espaces, des biens et des façons de faire. (…) Dans une trame régulière poteau-poutre bois, l’auto-construction a permis des typologies adaptées aux foyers et à leur budget sans surcoût. L’évolutivité des structures familiales et des modes de vie a été prévue dès la conception. Par exemple, deux logements superposés permettent une cession de chambres d’une famille à l’autre (l’une sans enfant et l’autre avec des jeunes adultes) ; l’atelier commun peut évoluer en lieu de travail ou de commerce ; la salle commune est à la fois une salle de jeux des enfants, une salle de travail et de réunion des parents, ou une salle de projection et de fête la nuit. »

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Localisation : Saint-Germain-sur-île. Programme : 4 logements groupés. Architectes : Cécile Gaudoin architecte. Crédit photo : GLG.

 

ZAC Monges-Croix-du-Sud, Haute-Garonne

« La pierre massive permet une construction « à sec », très rapide. Les nuisances de chantier sont très faibles et le temps de montage réduit.Ses propriétés d’inertie, de déphasage, de régulation hygrothermique en font un matériau de construction sain et pérenne. Un éventuel recyclage se limitera à une déconstruction et à une réutilisation des pierres à l’identique de l’initial. »

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Localisation : Cornebarrieu. Programme : 20 logements sociaux. Architectes : Perraudin architecte. Crédit photo : Serge Demailly.

 

Citations et iconographie issues du Catalogue du Pavillon français, 15e exposition internationale d’architecture, la biennale de Venise. Nouvelles Richesses, Obras/Collectif AJAP14, Éditions Fourre-Tout, 2016

Mardi prochain 30 août, épisode 5 : les équipements culturels

A voir aussi : Prologue : voir la France à Venise

La France vue de Venise, épisode 3/8 : les équipements touristiques

La France vue de Venise, épisode 3/8 : les équipements touristiques

Continuons l’exposition du Terreau français présentée à la 15e biennale de Venise, avec les équipements touristiques au service d’une activité qui représente 6,5% du PIB. Ici, pas de règles ni de modèles, juste le besoin de donner envie, d’apporter confort et sérénité, dans ces lieux destinés à y passer des moments conviviaux, havre de paix et de repos. A la mer, à la montagne ou à la campagne, les équipements répondent chacun à un contexte particulier sans faux-semblant, sans gestes grandiloquents, préférant à la démonstration de force une rêverie douce, à l’image de la chapelle Sainte-Geneviève, propice à l’imagination. AL

 

Restaurant « La pibale », Landes

« Le village de Contis a été construit dans la lette, territoire entre l’océan Atlantique et la forêt des Landes. Il est apparu évident que ces deux paysages se laissent découvrir au travers du bâtiment. La nouvelle Pibale a été pensée comme totalement transparente d’est en ouest. Elle est fermée au nord pour se protéger des vents les plus violents. Au sud, elle s’ouvre ponctuellement pour cadrer des vues vers le linéaire de dunes vierges. La nuit, lorsque le paysage s’efface, c’est le bâtiment qui s’anime en restituant une géométrie dévoilée par ses transparences. Le ciel apparaît alors au travers des carrelets de bois, conférant au bâtiment une certaine légèreté. »

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Localisation : Contis Plage. Programme : Maison, boutique et restaurant. Architectes : Atelier Ferret architectures. Crédit photo : Hervé Lefebvre

Reconversion de la chapelle Sainte-Geneviève, Meuse

« Ce qui frappe d’emblée dans le travail de Katarina Malingrey et Caroline Leloup, c’est cette capacité à allier une approche pragmatique, un « bon sens paysan » qu’elles revendiquent, et un univers poétique qui en appelle à l’enfant qui demeure en chacun de nous. Raconter des histoires au travers de leur projet est au cœur de leur pratique. Il s’agit autant de se figurer des usages futurs, des postures, que de développer au sein même du quotidien, un imaginaire autour du projet et de ses significations. La petite extension de la chapelle Sainte-Geneviève, destinée à accueillir les randonneurs, devient ainsi « une belle au bois dormant » qui semble avoir toujours été là à nous attendre à la lisière de la forêt. »

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Localisation : Saint-Maurice-sous-les-Côtes. Programme : Lieu d’accueil pour les randonneurs. Architectes : OBIKA. Crédit photo : Nicolas Waltefaugle.

 

Site naturel de tourisme vert « U Mulinu Vivu », Haute-Corse

Captée en amont, l’eau est canalisée puis envoyée dans une microturbine en aval pour produire de l’électricité dans un petit édifice baptisé Mulinucciu (petit moulin), édifié à côté du moulin à grains historique, à présent désaffecté et transformé en local commun. L’excédent d’énergie produit est transformé en lumière ; à travers les jours laissés entre les pierres, la lumière filtre et transforme l’édifice en lanterne dans la nuit. Le jour, la chaux arboricole, dont les arbres du site sont badigeonnés, figure une ligne qui représente la hauteur d’eau nécessaire à la production. L’énergie, a priori insaisissable et invisible, s’incarne dans l’espace.

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Localisation : Vallée de Pietracorbara. Programme : Site naturel de tourisme vert. Architectes : Damien Antoni. Crédit photo : Stéphane Guiraud

 

Parc aquatique, Lot-et-Garonne

« Le site est traité comme un fragment de paysage en continuité avec le milieu naturel en place. Un travail de modelage des terres rétablit une géographie en cohérence avec le coteau : un relief naturel accueille en contraste les objets singuliers et géométriques du programme. Une jeune chênaie est par ailleurs implantée pour créer une continuité aux structures végétales existantes. (…) Tantôt limite, tantôt passage ou lien, la clôture est aussi support des fonctions « vitales » de la piscine et se transforme, se dilate à leur contact. Elle sert de guide à une véritable promenade dès l’entrée aux bassins. Cette mise en scène des éléments de programme sur l’ensemble du site crée un lieu vivant plus vaste et généreux qu’une piscine : un bâtiment paysage que chacun peut s’approprier, au gré de ses envies. »

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Localisation : Fumel. Programme : Parc aquatique. Architectes : LOG architectes. Crédit photo : Edouard Decam

 

Centre de vacances, Puy-de-Dôme

« Nous démarrons en 1998, jeunes architectes, à Clermont-Ferrand, sur une intuition initiale –nourrie par la notion de « régionalisme critique » chère à Kenneth Frampton – celle des liens mouvants et en Mouvement entre Territoire et Architecture… intuition qui incorpore nos propres initiales et forme MTA. Doucement, nous allons être confronté à la mutation de cette « terre du milieu » : déprise du monde rural, mise en friche, désindustrialisation aussi. Là où Frampton associait l’émergence du régionalisme critique à une certaine prospérité d’un territoire, il nous fallait changer de concept, d’attitude face à l’abandon constaté et l’appauvrissement grandissant. »

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Localisation : Viscomtat. Programme : Centre de vacances. Architectes : MTA architectes. Crédit photo : Joël Damase

 

Sanitaires du Lac du Lit du Roi, Ain

« L’enjeu principal est de répondre au besoin de créer un lieu mieux proportionné avec un objectif d’espace plus qualitatif et rationnel. L’attitude principale est de se protéger des vues directes sur le programme et ainsi d’introvertir un espace central ouvert vers le ciel. Une vue traversante oblique est permise par les ouvertures opposées tout en proposant des perceptions sur le lac et le paysage lointain. »

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Localisation : Massignieu-de-Rives. Programme : Sanitaires d’une base de loisirs. Architectes : Ateliers Régis Roudil. Crédit photo : Erick Saillet

 

La ferme du Marais Girard, Vendée

« L’ancienne ferme du Marais Girard est située dans un espace de marais, au bord de l’océan, rattrapé par l’urbanisation pavillonnaire : un territoire littoral ordinaire. (…) Ce village de vacances est composé de 16 villas groupées (pontons, perchées ou patios) où l’on séjourne en lien avec l’environnement, en décalage avec les habitudes quotidiennes. Le dispositif est complété par cinq chambres d’hôtes, un logement de fonction et des bâtiments communs (accueil, restaurant, bar, halle d’animation, piscine, cuisine participative, serre, séchoir, halle aux créations). »

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Localisation : Batignolles-sur-Mer. Programme : Villas touristiques, chambres d’hôtes, restaurant, bar, etc. Architectes : TICA. Crédit photo : François Dantard

 

Maison du Parc naturel régional du Haut-Jura, Jura

Le principal objectif de notre démarche est d’exprimer cette médiation entre préservation et développement. La lecture du nouvel équipement ne doit pas permettre d’identifier ce qui vient de l’histoire et de la culture locale de ce qui procède d’une démarche contemporaine et globale. La forme du nouveau bâtiment est une évolution directe de l’architecture traditionnelle, transcrite avec une plus grande abstraction géométrique et une matérialité différente, qui confirment le caractère contemporain de notre intervention.

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Localisation : Lajoux. Programme : Maison du Parc naturel régional du Haut-Jura. Contributeurs : Tectoniques et Architectures Adelfo Scaranello. Crédit photo : André Morin. 

 

Citations et iconographie issues du Catalogue du Pavillon français, 15e exposition internationale d’architecture, la biennale de Venise. Nouvelles Richesses, Obras/Collectif AJAP14, Éditions Fourre-Tout, 2016

Mardi prochain 23 août, épisode 4 : le logement collectif

A voir aussi : Prologue : voir la France à Venise

La France vue de Venise, épisode 2/8 : la maison individuelle

La France vue de Venise, épisode 2/8 : la maison individuelle

La présentation des projets exposés dans la salle Terreau du pavillon français à la 15e biennale de Venise continue avec une sélection de maisons individuelles. A la question de l’agence Block, « comment en finir avec le pavillonnaire sur catalogue ? », les architectes répondent bien souvent par la reprise et le détournement de l’archétype en l’adaptant aux usages et besoins contemporains. Ainsi, la maison péri-urbaine adopte une posture individuelle, posée sur de vastes espaces, prenant la mesure du corps et ouvrant des perspectives sur le territoire. AL

 

Maison Seguin, Vendée

« 2002, Les Herbiers, commune moyenne, un règlement, des règlements… Un Plan d’Occupation des Sols en Zone patrimoniale, une parcelle inondable. Gabarit et matériaux imposés, enduit gratté, tuile canal. « On a des modèles tout faits ma petite dame, choisissez dans notre catalogue… Je vous en met pour combien? » Situation qui conduit presque à chaque fois au modèle néo-régionaliste des pavillonneurs. Comment échapper à cette situation sans être hors-la-loi ? Comment proposer autre chose ? Sortir du catalogue, l’abandon d’un modèle vide de sens. »

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Localisation : Les Herbiers. Programme : Maison individuelle. Architectes : BLOCK architectes. Crédit photo : Valérie Fillon

 

Maison « Los-Toen », Finistère

« Un pavillon des années 1970 dans la campagne finistérienne. Projet : chercher les potentiels du lieu, sublimer ses atouts. (…)  L’extension s’installe en continuité exacte du volume contre le pignon est existant : elle donne de l’intérêt au pignon. Il est « sculpté » pour devenir l’entrée principale. La toiture se prolonge par un large auvent qui marque le seuil. Ce débord généreux donne de l’ampleur, devient essentiel. Les habitants s’y tiennent, s’arrêtent un moment. Il marque la maison. Les propriétaires le nomment immédiatement pendant le chantier le «los-toen » , littéralement « queue de toit » en breton, et terme plus adapté que « auvent » ou « casquette ». »

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Localisation : Dirinon. Programme : Maison individuelle. Architectes : Bodenez et Le Gal La Salle architectes. Crédit photo : Bodenez et Le Gal La Salle architectes

 

Maison à Crac’h, Morbihan

« Parce qu’il est difficilement accessible, non raccordé aux réseaux, administrativement complexe, le site va énoncer l’équation à résoudre. À Crac’h, l’intégration au contexte ne cherche pas la déférence absolue par une approche mimétique. Le projet ne s’intègre pas à son environnement, il crée des relations avec son milieu, celui qui a imposé les règles du jeu. (…) La maison fonctionne en autonomie non pas par posture intellectuelle mais par nécessité. Elle est le résultat de la rencontre entre un architecte, une famille, son mode de vie et un milieu. »

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Localisation : Crac’h. Programme : Maison individuelle. Architectes : Alexandre Favé. Crédit photo : Stéphane Chalmeau

 

La maison dans le jardin, Seine-et-Marne

« La Maison dans le Jardin est posée sans dérangement dans un verger clos sur 12 dès béton. Le volume compact est décomposé horizontalement en deux parties :

– en bas, des modules de bardages préfabriqués, pleins ou transparents, organisent la relation de proximité au jardin et qualifient les vues. Les surfaces de verre sérigraphié composent des cadrages lumineux sur les quatre orientations.

– en haut, de longs tasseaux de mélèze soigneusement disposés composent une masse homogène et fluide qui répond à la canopée. Cette vêture génère des éclairages à claire-voie dans l’espace central de l’étage. »

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Localisation : Verneux-Les-Sablons. Programme : Maison individuelle. Architectes : Arba-. Crédit photo : Hervé Abbadie.

 

Maison PEN.DU, Morbihan

« L’architecture se déploie, projetant l’espace d’usage avec mesure, celle du corps qui se déplace, anticipant la posture, investissant les entre-deux, ouvrant les perspectives. Elle témoigne de l’aptitude des hommes à construire avec des choses concrètes. Ici la botte de paille donne la mesure : 35x50x90, posée sur chant, dressée à la main dans une double ossature formant caisson. Comme une partition faite de plein et de vide, l’architecture s’impose en rythme. (…) Les panneaux translucides en pvc se sont imposés comme une solution technique et économique pour répondre à l’usage du jardin d’hiver et envelopper toute la construction. Cette posture radicale nous a permis de révéler la dimension plastique du matériau. L’expression juste et immédiate de la matière, révélant la structure et vibrant avec la lumière. »

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Localisation : Pénestin. Programme : Maison individuelle. Architectes : BRUT. Crédit photo : Maxime Castric

 

Citations et iconographie issues du Catalogue du Pavillon français, 15e exposition internationale d’architecture, la biennale de Venise. Nouvelles Richesses, Obras/Collectif AJAP14, Éditions Fourre-Tout, 2016

Mardi prochain 16 août, épisode 3, les équipements touristiques

A voir aussi : Prologue : voir la France à Venise

La France vue de Venise, épisode 1/8 : les équipements sportifs et sanitaires

La France vue de Venise, épisode 1/8 : les équipements sportifs et sanitaires

Nous débutons notre présentation des projets français exposés à la 15e biennale de Venise par une série d’équipements. Pour faciliter la lecture et pour des raisons éditoriales, nous avons regroupé les projets par programmes, adoptant un parti-pris très différent de celui des commissaires du Pavillon, qui ont plutôt articulé leur propos autour de questions territoriales. Tous les textes entre guillemets sont tirés du catalogue de l’exposition. On s’y reportera pour mieux comprendre les positions des commissaires, ou pour prendre connaissance de l’ensemble des projets et études montrés à Venise, notre sélection ne reprenant que les réalisations exposées dans la salle Terreau. 

 

Les équipements sportifs témoignent de l’émergence des pratiques accentuant le coté ludique d’un exercice physique longtemps prisonnier du culte de la performance. Devenues moins compétitives, elles étendent leur fonction de socialisation au-delà de l’horizon du club, et semblent s’adresser à une population plus large. Des maîtrises d’ouvrages privées peuvent s’intéresser au secteur, aboutissant à l’implantation de programmes hybrides dans des espaces périurbains peu qualitatifs, comme l’étonnant Blok de l’agence MOA. Assurant par les soins le maintien d’un niveau de santé qui ne peut plus être atteint par l’exercice physique, les équipements à vocation médicale sont, avec les équipements sportifs, un rouage important du territoire. 

 

Salle de foot à deux « Blok », Bouches-du-Rhône

« L’architecture contemporaine n’a pas bonne presse. Si la commande publique limite les dégâts, qui ne fustige pas l’architecture privée qui massacre les entrées de villes ? Et comment le contester – malgré Venturi, Goulet, Koolhaas, Mangin ­–, etc ? (…)  Le projet s’intercale entre deux immenses écrans vitrés : le premier pour être vu. Le second pour voir. (…) À l’intérieur, les fonctions deviennent spectacle : en haut, un énorme aquarium vitré rempli de sportifs déchaînés. Au premier étage, notre théâtre met cette fois en scène une immense cuisine ouverte sur une largeur de plus de quinze mètres. (…) Le dispositif est assez puissant pour se passer d’une matérialité noble. Le Blok s’accommode ainsi des matériaux les plus simples, et transforme ses réseaux techniques apparents en ornement. Contexte encore. N’oublions pas que c’est à Marseille qu’a été inventé le « Brutalisme », par un certain Le Corbusier. »

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Localisation : Marseille. Programme : Salle de « foot à deux » et snack. Architectes : MOA architectes. Crédit photo : Philippe Ruault.

 

Centre d’activités et de danse, Nord 

« Cette commande particulière a été réalisée à l’issue d’une consultation sans concours avec remise de prestations, sans programme et sans budget défini. (…) Le projet, qui avait initialement l’ambition de remplacer une école de danse installée dans une construction préfabriquée obsolète, est devenu un projet de vivre ensemble plus ambitieux pour la commune. Ce nouvel édifice joue du contexte, en se plaçant, au sud, au plus près des mitoyens pour dégager, à l’ouest, un jardin partagé avec deux autres écoles proches. Le recul ainsi créé permet aux trois salles de loisir de s’ouvrir par de larges baies sur un espace extérieur, encadré par un long mur périphérique. Ce mur cerne la nouvelle construction pour la mettre à distance des ensembles pavillonnaires voisins. »

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Localisation : Quesnoy-sur-Deûle. Programme : Centre d’activités et de danse. Architectes : Hart Berteloot. Crédit photo : PM Rouxel

 

Equipement sportif de quartier « Futsal », Alpes-Maritimes

« C’est la pointe de Nice. L’extrémité. Quand on a glissé sous l’autoroute vers l’arrière pays, qu’on a longé la berge délaissée du Paillon et dépassé l’usine d’incinération, on est à l’Ariane. Un joli nom pour un lieu vilipendé. Au-delà, ce sont les villages de fond de vallée et de l’autre côté du fleuve, une voie rapide derrière des murs anti-bruit, puis la voie ferrée et la route. (…) Dans la ville dense, les rues orientées est/ouest cadrent les versants arborés des collines. Être à Nice, c’est se trouver entre minéralité et nature, pourtant dans les vallées, l’urbanisme « corridor » empêche la vue vers le paysage. Le futsal ancré perpendiculairement au fleuve et à la rue illustre cette nécessité de pouvoir laisser glisser le regard de la rue au fleuve, du fleuve aux collines. »

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Localisation : Nice. Programme : Equipement sportif de quartier. Architectes : CAB architectes. Crédit photo : Aldo Amoretti

 

Vestiaire du stade, Gironde

« La toiture est un pliage en tôle ondulée d’acier blanc, une même enveloppe légère pour les deux bâtiments. Le mur de soubassement est un socle en béton, une assise solide en harmonie avec les gradins existants. Le creux central est un seuil à l’abri participant à la mise en scène de l’entrée et l’appel vers le terrain. La volumétrie simple de l’extension s’inspire de l’existant et propose une lecture unitaire des deux entités, le déjà-là et le nouveau venu, pour ne former qu’un seul bâtiment. »

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Localisation : Floirac. Programme : Vestiaires sportifs. Architectes : Brachard de Tourdonnet. Crédit photo : Jean-Christophe Garcia

 

Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique « Le Home », Haute-Garonne

« Sur un « foncier abordable » acquis par l’APEAJ (Association pour l’Education et l’Apprentissage des Jeunes), le nouvel ITEP est projeté au cœur d’un site tailladé par des transformations urbaines brutales, un entre-deux livré à l’automobile, parfaite image d’un « paillasson de ville ». (…) Refusant les schémas d’organisation classique promus par l’éducation nationale – bâtiments autour d’une cour – le projet tend à isoler les fonctions afin de les rendre identifiables par des bâtiments autonomes et distincts, densifiant ainsi le parcellaire et rendant plus riche les espaces extérieurs. Ainsi organisé, le nouvel ITEP rassemble un groupe de sept bâtiments composant un ensemble de cours, placettes, jardin et cheminement où l’on se perd et découvre, effaçant la notion « d’institut » au profit de « hameau ». »

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Localisation : Toulouse. Programme : L’institut thérapeutique éducatif et pédagogique. Architectes : Laurens et Loustau architectes. Crédit photo : Laurens et Loustau

 

Réhabilitation-extension d’un presbytère, Haute-Savoie

« Le presbytère construit durant la première moitié du XIXe siècle est rénové pour accueillir la maison médicale et le logement du prêtre. (…) L’intervention cultive l’attachement à « l’état des choses » : les pièces commandées et le plan en enfilade, les matières et les surfaces altérées et patinées, l’inclusion du neuf dans le palimpseste du passé, le jardin en tablier rabattu de la façade, le retirement et l’intériorité recherchée du jardin clos, l’effacement du volume de la salle communale au bord du jardin. »

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Localisation : Thorens-Glières. Programme : Maison médicale, locaux paroissiaux, salle communale. Architectes : Guyard Bregman architectes urbanistes. Crédit photo : Guyard Bregman architectes urbanistes.

 

Maison d’accueil spécialisée pour épileptiques, Meurthe-et-Moselle

« Les contraintes économiques ont poussé l’Atelier à concevoir une méthode de travail qui se concentre sur l’essentiel : implanter un édifice à rez-de-chaussée, percer le volume de quatre grands patios, adoucir le béton brut par une matrice incurvée, parer les murs de tapisseries en laine colorée. Ces quelques décisions suffisent à flouter les frontières entre les mondes et à convoquer un cortège d’images qui complexifient l’univers du projet : c’est un hangar mais aussi un cloître, une maison, une place publique, une école, un terrain de jeu, un jardin. »

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Localisation : Dommartin-lès-Toul. Programme : Maison d’accueil spécialisée pour épileptiques. Architectes : Atelier Martel. Crédit photo : Atelier Martel

 

Groupe scolaire, Loire-Atlantique

« L’apparition d’un hangar métallique dissimulant un « ventre » aux parois en terre crue au bord de l’ancienne école ne pouvait être partagée et comprise qu’à la condition que ce projet émane collectivement des esprits de tous les acteurs réunis pour imaginer leur école du futur. (…) Quoi de mieux qu’une école construite par des éco-bâtisseurs en formation : une école où apprendre à apprendre devient un jeu d’enfant ! La terre du site comme matière première pour l’ensemble des murs intérieurs en est le fil conducteur : la fabrication d’igloo pour les enfants est une invention née d’un processus de création en mouvement, de la concertation à sa réalisation. »

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Localisation : Bouvron. Programme : Groupe scolaire. Architectes: Atelier Daubas Belenfant. Crédit photo : Bruno Belenfant

 

Citations et iconographies issues du Catalogue du Pavillon français, 15e exposition internationale d’architecture, la biennale de Venise. Nouvelles Richesses, Obras/Collectif AJAP14, Éditions Fourre-Tout, 2016

Mardi prochain 9 août, épisode 2 : la maison individuelle

A voir aussi : Prologue : voir la France à Venise